Je n'aime pas les concours.
Et pourtant j'accompagne volontiers ceux des autres...
Je n'aime pas les concours.
Et pourtant, j'accompagne volontiers ceux des autres.
Ma modeste contribution à l'évolution de la relève ?
Une revanche sur moi-même ?
Allez savoir !
Et pourtant j'accompagne volontiers ceux des autres...
Demain, samedi, je serai en concours toute la journée avec une bonne quinzaine d'élèves de l'école secondaire dans une ville éloignée, en région, à 150 Km de la maison. Grosse journée !
Une autre sorte de marathon où l'on court de classe en classe à la rencontre des candidats qui attendent leur accompagnateur pour entamer leur prestation. J'y retrouverai les plus motivés des ados que j'ai côtoyés depuis deux mois : le petit blondinet compétitif avec sa trompette qui sent le vieux grenier humide (la trompette, pas lui !), le grand baraqué qui s'est cassé le petit doigt et s'en est miraculeusement remis en un rien de temps pour saxophoner fougueusement un Scaramouche plein de vélocité, une charmante jeune clainettiste copie conforme de la jeune Alice de Tim Burton qui semble défaillir avant chaque représentation, un gringalet aux épaules rentrées qui garde le son de sa clarinette pour lui et pour lui seul, un jeune Pan qui joue la Badinerie avec l'assurance d'un pro du haut de son un an de pratique et tous les autres avec lesquels il se crée une relation particulière dans cette aventure extra-muros. J'ai beaucoup d'affection pour tous ces jeunes que je vois grandir au fil de nos rencontres, chaque année à la même saison, durant leurs cinq années de secondaire.
Belle journée, donc.
Je n'aime pas les concours.
Et pourtant, j'accompagne volontiers ceux des autres.
Ma modeste contribution à l'évolution de la relève ?
Une revanche sur moi-même ?
Allez savoir !

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