mardi 30 mars 2010

Posted by Marie Posted on 10:48:00 | No comments

bientôt la fin...

Allez, je me lâche, je pousse un cri :

AAAAAAAAAAAAHHH !!!













Les ados me tapent sur le système.

dimanche 28 mars 2010

Posted by Marie Posted on 22:14:00 | No comments

victoires intimes

Pendant que j'accompagne les élèves des autres, les miens se produisent en concours.

Je n'ai jamais aimé les concours. Adolescente et jeune adulte, je les ai fui. Je suis surprise que mes élèves aient à coeur de présenter ces concours, les réclament et, en plus, y réussissent !
Autrefois, je ne voyais dans les concours qu'une compétition déloyale dans laquelle toute démonstration de virtuosité allait être largement récompensée. À quoi bon se mesurer à plus fort que soi quand on sait par avance qu'on va perdre ? Je n'ai jamais été une acrobate du clavier... Mauvaise joueuse, je n'avais pas le mental d'une athlète pour supporter le jugement des autres sur des critères qui n'étaient pas les miens...

Mes élèves, eux, ont un autre regard sur l'évènement. Les concours semblent être pour eux comme un jeu auquel il est plus important de participer que de gagner. Et quand ils reçoivent une petite récompense - une médaille, un certificat, une bonne note ou un joli commentaire -, cela semble les satisfaire.

J'avais cette année cinq de mes meilleurs élèves en compétition.

Le petit A, fier comme un paon du haut de ses 9 ans, gonflé à bloc après avoir obtenu 90 % à un premier concours, retenu pour le grand gala de ce dernier, le mental d'un champion, convaincu qu'il gagnera le grand prix du concours suivant.

Sa soeur, B, qui ne l'a pas eu facile les premières années, coincée entre deux pianistes, A son petit frère et C sa grande soeur aussi pianiste... Il a fallu que C arrête le piano pour que B se révèle subitement à 12 ans, après 5 années d'efforts et de persévérance, malgré les obstacles et les échecs, avec une assurance toute nouvelle, un jeu plus solide et stable et une belle musicalité toute mature et personnelle.

Et puis, il y a le tout jeune D, sorte de Petit Prince roux égaré sur la planête Terre, qui, à 8 ans, crève déjà les planches grâce à une belle présence, tellement expressif, et tente de maîtriser sa grande nervosité naturelle en contenant ses gestes maladroits, surveillés de près (de très près !) par un père qui cherche obsessionnellement la perfection...

Et enfin, il y a E et F, deux soeurs dont l'emploi du temps est digne d'un premier ministre, partagées entre le violon, le piano, la chorale, la natation, le canot, la ringuette (ne me demandez pas ce que c'est, mais ça prend beaucoup de temps !)... Avec tout cela, le piano devrait prendre le bord, mais non ! Elles veulent tout faire, même des concours !
Alors, un dimanche de mars de E et F ressemble à peu près à cela :
8 h: compétition de ringuette
10h: concours de piano
14h: concert de violon
18h: compétition de ringuette (suite)
(l'ordre peut varier selon les années)
Inutile de dire que la motivation est au concours mais pas forcément au travail quotidien, si vous voyez ce que je veux dire...

Cela dit, parfois sauvés par un travail acharné de dernière minute, tous ont donné le meilleur d'eux-mêmes, un jour J, à une heure H.

En réalité, le plus important pour moi n'est pas tant le résultat obtenu que l'histoire qui se trame en arrière plan. Avoir des semaines durant fourni des efforts soutenus en espérant que, le jour J, ils ne paraissent plus, avoir dans cette préparation repoussé ses propres limites et progressé autant que possible vers une meilleure maîtrise de l'instrument comme de soi-même, avoir appris à réflêchir sur sa propre pratique, appris à apprendre, avoir réussi à présenter en public un programme mené à maturité et avoir surtout eu du plaisir à le partager, ce sont là de grandes victoires qui valent bien mieux qu'un pourcentage.
Ainsi donc, bien que n'ayant que peu de considération pour la compétition, je suis devenue moi-même le coach de ces petits êtres musiciens en développement, de ces candidats à la gloire éphémère. Un comble quand on y pense ! Je les accompagne patiemment, pédagogiquement, dans la poursuite de leur rêve, les guidant vers le meilleur d'eux-mêmes, avec mesure et circonspection... pourvu que l'expérience porte ses fruits et soit vécue positivement. Finalement, se laissant guider au fil des années, traversant les épreuves avec confiance et détermination, ils m'auront tout appris de l'intérêt des concours.

mardi 23 mars 2010

Posted by Marie Posted on 20:53:00 | 2 comments

que sont nos ados devenus ?

Je vis depuis quinze jours dans un univers clos, plongée dans le monde parallèle des adolescents de 12 à 17 ans à l'école secondaire. Après avoir plutôt bien vécu les deux premières semaines de cette immersion (avec le recul, je dirais plutôt "survécu") consacrées exclusivement aux répétitions de concerts de solistes, je tente de passer au travers d'une dizaine de jours de ces concerts intimistes.
Le plus éprouvant finalement dans l'histoire n'est pas tant la masse de répertoire survolé que les conditions dans lesquelles se déroulent ces concerts.

L'initiative est louable : faire jouer tous les élèves de la concentration musique en solistes devant leurs camarades de classe, tous supposés être musiciens et avoir de l'intérêt pour la musique. Jusque là, tout est beau et bon dans le meilleur des mondes. Mais c'est sans compter la difficulté que certains ont à composer avec la discipline, le respect d'autrui, de la musique, offrant une résistance notoire face à l'autorité.
Avec une certaine candeur, j'abordais l'expérience avec un réel optimisme (naïf) de musicienne. Le plaisir de partager... Je m'imaginais que la musique saurait ramener les plus réfractaires à un semblant de savoir-vivre, celui que tout bon éducateur rêve d'inculquer à une adolescence un peu dispersée.

Hier fut un jour spécial. Mon baptême du feu, en quelques sortes.
Lors du premier concert en matinée, avec les secondaires 4 (15-16 ans), l'attention était tellement diffuse dans la salle qu'il était quasi impossible pour un ado en pleine quête d'identité de se tenir droit sur la scène et d'assumer correctement le résultat de son travail (quand travail il y avait). Aussitôt monté sur l'estrade, ce sont des cris et des commentaires grossiers qui traversent la salle pour soit disant encourager le soliste du moment. Quand le copinage rime avec sabotage... L'attitude provocatrice et perturbatrice de certains meneurs entraîne le groupe dans une déroute irrémédiable difficile à maîtriser. Je sentais le malaise de l'élève isolé sur la scène en proie aux railleries niaiseuses de ses soit-disants copains, contraint, pour ne pas s'isoler de la bande, à faire mine de ne pas croire à ce qu'il fait. Surtout ne pas avoir l'air sérieux ! Rire de ses erreurs, même la trompette dans la bouche... à en saboter presque sa propre prestation !
Où donc ai-je mis les pieds ?

J'ai trouvé l'expérience rude, pour les nerfs, et pour la concentration.
J'ai douté de l'efficacité, de l'intérêt et de l'utilité de l'exercice. Avoir consacré du temps à pratiquer avec chacun, y avoir consacré de l'énergie, avoir donné de moi un peu, beaucoup parfois, y laisser mon sommeil et un peu de ma santé, pour que tout ce travail soit balayé si facilement d'un revers de niaiseries et qu'il n'en reste rien, ou en tout cas rien d'immédiatement visible, c'est dur ! Dur pour les nerfs et dur pour le moral. J'étais découragée.

Le deuxième groupe, des secondaires 2 (13-14 ans), plus maîtrisable, a esquissé au début quelques tentatives d'indiscipline. Cette fois-ci, j'ai fait de la prévention : je suis intervenue, leur ai parlé dans l'cass'. Le silence a suivi. Ouf ! Soulagée... mais pour combien de temps ?

Aujourd'hui, j'ai accompagné d'autres groupes, ai vécu de beaux moments de musique avec les secondaires 5, ai eu du plaisir à encourager de vrais talents naissants parmi les secondaires 1 qui faisaient leurs premiers pas sur la scène... puis ai retrouvé la bande de sauvages de la veille qui semblait s'être calmée. J'ai compris que j'avais vécu hier ma pire journée.
J'ai aussi compris quelle chance immense j'ai dans la relation qui me lie à chacun de mes élèves à la maison : une relation personnelle, sereine, authentique et de confiance. Quel luxe formidable !

Demain, la suite. Ensuite, le bilan.

dimanche 21 mars 2010

Posted by Marie Posted on 20:29:00 | No comments

changement de programme


C'est le printemps ! Il neige.
Allez comprendre la logique des saisons...

Après deux grosses semaines de répétitions, commencent demain deux autres grosses semaines de concerts en journée avec les élèves solistes de l'école secondaire regroupés par niveaux, à raison de deux ou trois concerts par jour d'une heure et plus.
Comme dirait le prof de sax : il me faut changer vite de disquette, en passant d'une pièce à l'autre, d'un élève à l'autre... Des kilomètres de musique à lire et à traduire...

samedi 20 mars 2010

Posted by Marie Posted on 21:15:00 | 1 comment

halte de saison

Samedi.
Ah !... Belle journée de congé où j'ai pu profiter largement du grand air avec mon amoureux qui, après révision de son horaire par ses supérieurs, a désormais des week-ends à partager. Nous avons profité de cette merveilleuse journée de vacance pour aller inspecter l'état des sentiers de la montagne qui habituellement, à cette période de l'année, sont impraticables.
Le dégel provoque chaque année des accumulations d'eau et les sentiers se transforment habituellement en pataugeoires brunâtres dans lesquelles il ne fait pas bon traîner les pieds. Mais cette année, l'hiver nous a offert tellement peu de neige et si peu de précipitations depuis un mois que la terre n'a pas eu le loisir de se saturer d'eau.


La montagne est d'ordinaire envahie de touristes chaque week-end mais aujourd'hui, nous étions presque seuls dans cette immense forêt déplumée. Mais 0ù donc étaient les randonneurs en une si belle journée ? Dans les cabanes à sucre, bien sûr !
Là, la moitié d'entre vous doit être en train de se demander de quoi je parle. L'autre moitié se dit que je radote parce que j'ai déjà évoqué le sujet les années précédantes. Forcément, les saisons, ça se répète !
Bon, alors, petit rattrapage pour ceux qui n'auraient pas suivi. La cabane à sucre est une halte gastronomique traditionnelle et incontournable en cette saison, une halte qui célèbre la transition entre l'hiver et le printemps, lorsque les températures passent au-dessus de 0°C et que coule abondamment la sève des érables entaillés. De ce liquide on produira le fameux sirop d'érable, l'or brun du Québec. Les cabanes à sucre dressent la table et régalent les gourmands en offrant un menu rustique et copieux de charcuteries et produits traditionnels à base de sirop d'érable, le tout dans une ambiance festive, musicale et pittoresque.
Personnellement, lors de ma dernière expérience de cabane à sucre, je n'ai pas raffolé des charcuteries en question. Mais bon, j'ai été mal habituée avec les charcuteries alsaciennes ! Nous avions par ailleurs, à la cohue du week-end, préféré l'intimité d'un tête-à-tête en amoureux...

vendredi 19 mars 2010

Posted by Marie Posted on 13:26:00 | No comments

la couleur du ciel

Fin de ma deuxième semaine marathon.
Un peu de temps pour apprécier la précocité du printemps... 15°C et plein soleil !


mardi 16 mars 2010

Posted by Marie Posted on 21:41:00 | No comments

nuit blanche


Le cerveau en ébullition, je n'ai pas trouvé le sommeil. Excitée par une répétition du soir, contrariée par une discussion du jour, j'ai passé la nuit à ruminer.

samedi 13 mars 2010

Posted by Marie Posted on 18:17:00 | No comments

Ouf !

Après une semaine à un train d'enfer, je reprends un peu mon souffle en ce samedi soir tranquille avant que le train ne reparte pour une nouvelle semaine marathon.

Aujourd'hui, samedi : grosse journée de répétition avec les élèves violonistes de l'Académie des Petits archets. Demain, dimanche : trois heures de concert avec ces élèves solistes.
Pas de répit pour la pianiste.


Je ne reviendrai pas sur le nombre de partitions et d'élèves qui ont défilé cette semaine et qui défileront encore les trois prochaines dans mon local de pratique, à l'école secondaire ou à la maison. Ce qui compte, au fond, c'est que chaque rencontre, aussi brève soit-elle, soit un petit moment spécial, pour moi comme pour l'élève, un petit moment de musique, un petit air de vie vécue à deux, dont il reste le souvenir heureux en attendant le jour J de la représentation.
Ces petits moments sont mon moteur durant ces longues journées (en plus des bananes, d'une tranche de gâteau au yahourt et d'un bon café).

Pour le moment, je tiens le coup. Je crois que je dois cela aux vertus étonnamment régénérantes de la musique : quand je joue, je ne sens ni le temps ni la fatigue. Parfois, au piano, la fatigue menaçant, mon esprit s'évade et mon jeu se met sur pilote automatique.
Le geste libre, la pensée absente et la lecture inconsciente, mes membres semblent alors se mouvoir tous seuls. Les notes deviennent sons, la partition devient musique. La transe me guette. Mon corps se fait medium entre l'écrit et la résonnance. Étrange expérience que celle-là qui ressemble à une médidation non désirée mais néanmoins opérante.

Ce soir, je fais une pause. Pas d'instrument. Pas de musique. Le temps d'un soir. Les paupières lourdes, le baillement latant, l'esprit embrumé, toute activité cessant, je me sens vidée.

J'étais bien tentée d'aller soutenir demain matin quatre de mes élèves au concours Inter-Élèves de l'École Vincent-d'Indy, mais raisonnablement, ce dimanche, à 9 heures du matin (sous-entendu : lever, 7 heures), avec une heure de sommeil en moins en raison du changement d'heure, c'est au-dessus de mes compétences.

Demain matin, j'affiche FERMÉ.
La suite, plus tard...

dimanche 7 mars 2010

Posted by Marie Posted on 11:15:00 | No comments

C'est le moment : je plonge !


Demain commence le marathon de la folie où s'enchaîneront sans interruption répétitions, cours, répétitions, cours, concerts, concours, répétitions, cours, concerts, cours, concours... du petit matin à tard dans la soirée, durant des semaines de fou et des week-ends de dingue. Prendre une bonne grosse respiration et traverser en hapnée ce mois de folie, en espérant en ressortir indemne aux environs de Pâques.

C'est ça, ne pas pouvoir dire non. Devoir accepter tout le travail que l'on peut, autant que l'on peut, quand et comme il se présente, sans parvenir à y mettre de limite.
Accepter d'en être saturée, de peur d'en manquer.
Full au bouchon, s'en épuiser.
Et puis, l'été, plus rien.

C'est le moment, je plonge.

jeudi 4 mars 2010

Posted by Marie Posted on 20:18:00 | No comments

devoirs de vacances

Deux journées avec mon amoureux, sans horaires ni obligations, mais avec l'envie furieuse de voir de belles choses, ensemble.

Hier, nous étions de sortie "en ville" pour une expédition culturelle au Musée des Beaux Arts de Montréal pour l'exposition du moment, magnifique exposition Tiffany dont il est difficile de s'extraire sans un petit déchirement. Fascinant travail du verre, éblouissant de technique et de perfection, tout en finesse, mais surtout merveilleuse inspiration colorée, striée, irisée, plissée, dont les innombrables pièces sont assemblées avec une minutie bouleversante.

Nous avons terminé la soirée dans un resto indien de la rue Crescent, rue branchée du quartier Ville-Marie. Cuisine épicée et atmosphère colorée...

Aujourd'hui, magnifique après-midi dans le vieux village de Chambly, pour une longue promenade au milieu des vieilles maisons joliment restaurées.
Arrêt au Salon des Métiers d'Emma, petite boutique d'artisanat où se côtoient les productions de plus de 200 artisans locaux, sorte de petite caverne d'Ali-Baba où l'on trouve des petits trésors pour tous les goûts et tous les budgets. Petite discussion de courtoisie avec la propriétaire qui me reconnaît chaque fois et m'accueille toujours très chaleureusement. Elle nous annonce finalement qu'elle s'apprête à vendre ce petit domaine qu'elle a créé seule, il y a six ans, contre vents et marées, et qu'elle a su rendre si accueillant et quasi incontournable pour les amoureux d'artisanat. Pour elle, la page se tourne, en douceur. Elle semble confiante. Pour son avenir et celui de sa boutique. Nous lui avons bien du bonheur pour la suite des choses.

Poursuite de notre chemin. Petite escale dans un salon de thé pour une gâterie au chocolat. Et longue marche revigorante au soleil exaltant de cette journée exceptionnelle.

Magnifiques et délicieuses journées de vacances.

mercredi 3 mars 2010

Posted by Marie Posted on 13:48:00 | No comments

la nature se réveille et je m'ensommeille


Semaine de vacances. On appelle cela la semaine "de relâche" ici.
Relâche d'un horaire chargé qui soudain devient flottant. Pas de rendez-vous, pas d'obligations, pas d'urgence... Je me sens un peu vaseuse dans cette vacance soudaine. J'ai perdu l'habitude.
Envie de me reposer sans parvenir à trouver le sommeil.
Envie de faire plein de choses et peu d'énergie pour les faire.

L'hiver aussi fait relâche. La nature se croit au printemps. L'air est doux, le soleil invitant. Les bulbes, leurrés par cette précocité inhabituelle, ne contiennent plus leur curiosité et tentent une percée au grand air pour caresser la lumière.

J'ai besoin de repos, je crois. Besoin de soleil aussi. Je vais moi aussi me laisser tenter par cette invitation à humer l'air d'une nature impatiente.

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