vendredi 20 août 2010

Posted by Marie Posted on 23:30:00 | No comments

Le tour de la Gaspésie - jour 1 : Cap au Nord !

Cela faisait deux ans que nous envisagions de faire le tour de la Gaspésie. L'été dernier, notre projet avait été contrarié à la dernière minute par la santé incertaine de notre minette, Michka. Ce ne fut que partie remise. Convaincus par les amis pour qui la Gaspésie est une destination de voyage incontournable (quand on veut bien connaître sa province), nous avons décidé d'y faire notre tour.

La Gaspésie est une large péninsule qui se dégage du bouclier canadien comme une grosse langue de terre qui veut aller lècher la mer à l'embouchure du Saint-Laurent. Aller en Gaspésie est une véritable expédition.
On voudrait aller directement à la pointe de la péninsule pour y admirer les paysages qui en font sa réputation, mais la seule route qui y mène oblige à faire le tour complet de la péninsule. Compter au total quelques 2500 Km.
Une seule route y mène, désespérément droite et monotone, la même qui passe devant chez nous, à 5 minutes de la maison (Autoroute 20 puis Route 132). Cette platitude nous a longtemps dissuadés de faire le voyage. Mais cette année, prenant notre élan, quelques jours de vacances et notre courage à quatre mains, nous avons entrepris de partir à la découverte de ce lieu touristique incontournable, planifiant toutefois quelques escales agréables pour agrémenter notre road-trip.


Jour 1 : Cap au Nord !

Dans cette première journée, nous ferons 550 Km pour rejoindre Ste-Flavie,
notre première escale. 
À partir de Québec, la route longe tout le temps la rive-sud du Saint-Laurent.  



En chemin, nous apercevons quelques rares villages, sans caractéristiques ni cachet particuliers.
Nous sortirons un peu plus tard de la grande route pour rejoindre le charmant et mythique village de Kamouraska, afin d'y assouvir un peu de notre curiosité.

Sur le bord de l'eau, nous y découvrons les sculptures grandeur nature d'Alain Dionne, un artiste résident de Mont-Saint-Hilaire, dont je connaissais les miniatures taillées dans la pierre à savon.


J'aime ses personnages, mais quel dommage qu'ils soient faits en béton !

Pause gourmande à la terrasse du café dans l'ancienne écurie...

Dernier détour par la boulangerie pour faire des provisions...




... et cap sur la Gaspésie !

En fin de journée, nous arrivons à Ste-Flavie.
Ste-Flavie est la porte d'entrée de la Gaspésie. Une sorte de passage obligé pour les touristes qui veulent faire le tour de la péninsule.

Nous y poserons nos bagages pour une nuit.


Demain, route vers le Parc National de la Gaspésie ! 

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie
 
Jour 2 : de Ste-Flavie à Ste-Anne-des-Monts (Parc de la Gaspésie)

Aujourd'hui, direction le Parc de la Gaspésie,
zone montagneuse protégée, pour un bain de nature sauvage.

En passant, un petit regard sur "Le grand rassemblement". 

"Le grand rassemblement" est une procession de statues semblant sortir de la mer, à l'initiative d'un artiste de la région, qui s'est approprié la plage et a su y imposer sa personnalité en y créant un centre culturel à son nom (on n'est jamais mieux servi que par soi-même !), centre qui rassemble tous les élèments nécessaires pour qu'une telle structure soit attrayante, associant une auberge-restaurant, une galerie de peinture, une boutique artisanale et une librairie où l'on peut y trouver bien sûr ses propres oeuvres, surtout ses oeuvres, picturales comme littéraires à tendance ésotérique...

Les Jardins de Métis seront notre halte du jour.
Nous y passerons une bonne partie de la journée.
Promenade, pique-nique, pleins de couleurs et pleins de soleil.



J'y reviendrai plus tard, dans un prochain article.

Continuant notre route en longeant la côte Nord de la péninsule,
un coup d'oeil sur le champ d'éoliennes de Cap-Chat.

En fin de journée, nous quittons la côte pour rejoindre le Parc de la Gaspésie où nous poserons la tente pour les deux prochaines nuits au milieu des montagnes.


Silence et crépitements.


Demain, c'est randonnée.

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie


 Les Jardins de Métis

Pause verdure

"Au cours de l’été 1926, Elsie Reford (1872-1967) entreprend de
transformer en jardins son camp de pêche, qui se trouve au bord de la rivière Métis.
Situés sur la partie nord de la péninsule de la Gaspésie,
ceux-ci sont alors les jardins les plus nordiques de la partie est de l’Amérique du Nord."
(extrait du site Internet des Jardins de Métis).

La suite ici





Festival international des jardins 2010
aux Jardins de Métis

 Oursins

"Positionné parmi les festivals de jardins les plus importants à l'échelle internationale,
le Festival international de jardins aux Jardins de Métis présente des jardins éphémères
qui se situent à la croisée de plusieurs disciplines:
le design de paysage, le design de jardin, l'architecture, le design et l'art environnemental."
(extrait du site Internet)

La suite ici

Jardin de la connaissance

Réflexions suspendues

Avant de poursuivre le récit de notre périple, un peu de géographie !
Nous sommes partis de Ste-Flavie (en haut à gauche) et sommes à présent au Parc de la Gaspésie à la hauteur de Ste-Anne-des-monts, à 40 Km de la côte, dans la zone gris vert de la carte. (cliquer sur la carte pour l'agrandir)



Nous sommes en pleine montagne, mais rien de comparable aux Pyrénées ! Culminant à 1268 m avec le Mont Jacques-Cartier - plus haut sommet accessible aux randonneurs au Québec, 2e plus haut sommet au total (le plus haut - le Mont Iberville - se situant dans le grand Nord où "y fait frète en maudit"), le relief ressemble davantage à celui des Vosges.
Ces montagnes regroupées en une bande de 90 Km sur 10 Km parallèle au Saint-Laurent, de 20 à 40 Km à l'intérieur des terres, constituent le massif des Chics-Chocs, la fin de l'immense chaîne des Appalaches qui prend naissance aux Etats-Unis.

photo : ouellette001.com

 "L'altitude de ces montagnes influence profondément le climat qui modèle tout le paysage et crée une diversité d'espèces unique au Québec et même au monde. Plantes arctiques-alpines et paysages de toundra constituent l'habitat d'un troupeau de caribous des bois, derniers représentants de cette espèce au sud du fleuve Saint-Laurent." (extrait du site Internet du Parc)

Nous décidons donc de partir à la rencontre des caribous.

Jour 3 : ascension du Mont Jacques-Cartier (1268 m),
à la rencontre des caribous.

Départ : 9 h le matin.
Le temps est incertain. On annonce de la pluie mais le ciel semble hésiter. De toutes façons, les conditions météo, dans cette montagne-là, sont imprévisibles. À défaut de dépasser les nuages, nous resterons dessous. C'est mieux que de marcher en plein cagnard, sous un soleil de plomb...
Le départ du sentier se trouve à 40 Km du camping. Après 35 minutes de voiture et 12 autres dans une petite navette qui nous épargne les 4 premiers Km sur route, nous voilà partis pour une marche de 8,2 Km... dans les nuages !


Là-haut, après une heure de marche, le paysage devient désertique. L'humidité est totale et un petit vent frète vient nous glacer les joues. Évidemment, point de caribou ! Inutile de dire que si un caribou s'était pointé, nous ne l'aurions même pas aperçu dans ce brouillard à couper au couteau.

Là-haut, tout là-haut, au bout du bout du sentier, dans un horizon bouché, le découragement nous guette. Mais un gentil guide du parc nous a préparé un bon feu de bois dans le poèle du poste d'observation. Un peu de chaleur et de détente réconforte les randonneurs déçus de ne pas avoir rencontré le soleil... et les caribous !
De retour au centre du parc, en milieu d'après-midi, après avoir pris une bonne douche et s'être mis au sec, nous sommes allé prendre un bon goûter à la fameuse table du Gîte du Mont-Albert.
photos : Internet

On se gâte !
Après l'effort, le réconfort !

Jour 4 : de Ste-Anne-des-Monts à Gaspé (Cap-aux-Os)

En quittant le Parc National de la Gaspésie, laissant derrière nous la communauté des caribous embrumée, nous reprenons de bon matin la direction de la côte. Longeant le fleuve, nous nous dirigeons vers la pointe de la Gaspésie. Le paysage est assez rude, fait de falaises abruptes dont on perçoit nettement le feuilletage de multiples couches plissé. Dans le choc des plaques tectoniques, la terre s'est levée pour dévoiler le plissement de ses jupons.
La côte est irrégulière. Chaque avancée rocheuse est la promesse d'une anse dissimulée entre deux caps. Dans chacune se blottit un petit village de pêcheurs.


La tournée des phares
Phare de la Martre

Phare de Rivière-Madeleine


Pause restau-poisson à Mont-Louis.

Halte sur le port de Rivière-au-Renard
à l'heure du retour de pêche




Après avoir fait quelques provisions à la poissonnerie du port de Rivière-au-Renard, nous poursuivons notre route en direction de l'Est.
La route devient plus sinueuse. Le relief plus accidenté. Le Suburban peine dans les côtes et se soulage dans les pentes. 15% de dénivelé, ça fait dur sur les vieux chars !
La route quitte la côte. Coupant la pointe de la péninsule, elle traverse le Parc Forillon au milieu d'une forêt touffue.
Après de nombreux méandres forestiers, soudain ! comme les rideaux d'un théâtre naturel dissimulant la scène où tout se passe, la forêt se fend en deux pour dévoiler...

la mer !


C'est ici, dans la Baie de Gaspé que nous poserons nos valises pour les deux prochaines nuits. 
À Cap-aux-Os, plus exactement.

 

À flan de montagne, nous dominons la baie.  



Petite soirée tranquille.
Demain, nous marcherons.

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie
 
 
Jour 5 : randonnée dans le Parc Forillon

Comme il n'est pas coutume, nous sommes aujourd'hui matinaux.
Avant le repas de midi, nous ferons une bonne marche dans le Parc Forillon, 
empruntant le chemin des Graves qui longe la mer,
jusqu'au bout de la pointe où se trouve le Cap Bon-Ami et son phare.
(le petit truc blanc en haut de la falaise)
(aller-retour : 2 h 30)

Photo : Internet

Le Parc National Forillon offre un décor impressionnant où se côtoient les montagnes, les prairies parsemées de fleurs sauvages, les plages de galets bordant les petites anses, ainsi que les falaises escarpées surplombant la mer.







Tout au bout de la pointe, le Cap Bon-Ami et son phare


Pour en savoir plus : Parc National Forillon
À lire aussi :
un article assez réaliste d'un gaspésien sur le drame humain
qui se cache derrière ce si beau paysage depuis la création du Parc.

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie
 

  • RACCOURCIS

    Liens externes

  • NAVIGATION

    Pour lire la suite d'un article dont l'affichage est incomplet,
    cliquez sur son titre !
  • RECHERCHE

    Recherchez les articles qui vous intéressent en tapant un mot clé dans le champs correspondant en tête de page !
    Quelques suggestions de recherche :
    Lac Saint-Jean, Estrie, Vermont, Alsace, Gaspésie, Nouveau-Brunswick...