vendredi 31 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:04:00 | No comments

Blancheur à Cap Tourmente

Québec by night

Jeudi. Lendemain de la visite au musée et de notre petite soirée en ville, la météo annonce du beau temps et une température assez clémente. Nous quittons Québec en longeant le Saint-Laurent vers le Nord, direction Cap Tourmente.

Cap Tourmente, parc naturel sur le bord du fleuve, est le paradis des ornithologues.
En présentant ce lieu, Jacques Samson, journaliste du journal Le Soleil écrit : "Quand on fréquente ce parc fédéral en été, c'est la découverte d'une terre faite à la fois de forêts et de marais, donc une terre d'accueil incroyable pour une multitude d'espèces d'oiseaux. À cap Tourmente, chacun y trouve son compte.
Et les amateurs d'oiseaux se retrouvent par milliers dans ce sanctuaire situé à peine à quelques minutes de Québec.
Découvrir cap Tourmente en hiver, c'est se plonger complètement dans un autre monde. Ce qui frappe, c'est le silence et le calme qui y règnent. À cap Tourmente, on arrive facilement à faire le vide total et à communier avec la nature."
De Cap Tourmente, je ne connais que l'hiver. En parcourrant les sentiers du parc, nous revenions sur les traces d'un passé commun. Éric me l'avait fait découvrir en décembre 2002, lors de mon premier voyage hivernal, avant même que je ne vive au Québec. Le parc était fermé. Aucune animation prévue en cette période de fêtes. Quelques autos stationnées devant la barrière du parc laissent supposer la présence de quelques promeneurs, mais nous n'avons croisé personne. Huit ans après ma première visite, j'y ai retrouvé l'immensité du silence, la blancheur de l'espace, la nature déserte, l'horizon sauvage, la lumière rasante et cette impression de solitude agréable. Nous avons fait le plein de grand air. Ressourcés, le coeur plein d'oxygène, nous avons repris la route vers la maison en nous promettant d'y revenir l'été pour y rencontrer les oiseaux.

Cap Tourmente : Toute la splendeur de l'hiver - Article du Soleil
Le site officiel de Cap Tourmente









Posted by Marie Posted on 18:35:00 | No comments

Petite virée au Musée des Beaux Arts de Québec

Entre deux fêtes, une petite escapade au Musée des Beaux Arts de Québec.

Le Musée reçoit jusqu'au mois de février une partie de la magnifique collection de Juan Antonio Pérez Simòn, richissime homme d'affaire mexicain d'origine espagnole, né en 1941, personnalité reconnue dans le monde des collectionneurs. Et pour cause ! Sa passion pour l'art et son goût pour la culture l'ont incité depuis les années 1970 à réunir une collection tout à fait exceptionnelle de peintures, sculptures, dessins, gravures, objets d'art décoratif, manuscrits, ainsi qu'une bibliothèque de plus de 50 000 volumes.

Nous avions déjà vu une partie de sa gigantesque collection lors de l'exposition "De Cranach à Monet" réunissant une cinquantaine de chefs-d'oeuvre impressionnistes. Cette fois-ci, l'exposition "Du Greco à Dali", précédemment présentée à Paris au Musée Jacquemart-André, résume 500 ans d'histoire de l'art espagnol en 70 toiles fascinantes d'intérêt et de diversité. Cette collection, connue dans le monde entier, est l’une des plus importantes d’Amérique Latine par son caractère exhaustif ainsi que par la notoriété des artistes représentés.

Juan Antonio Pérez Simón parle de ces choix artistiques comme étant le prolongement de sa propre personnalité : « J’ai bâti un univers personnel qui fait écho à ce qui me définit et me stimule. Tous ceux qui, comme moi, ne possèdent pas ce merveilleux don de créer la beauté grâce à l’art peuvent se consoler en admirant des œuvres et en jouissant de se laisser séduire par elles ».

Une vidéo projetée durant l'exposition montre la demeure de Juan Antonio Perez Simòn, dont les murs sont couverts de toiles, gigantesques pour la plupart, les meubles garnis de sculptures d'artistes de grande notoriété, la bibliothèque monumentale garnie de volumes reliés tous plus précieux les uns que les autres. J'ai été très impressionnée par l'univers de cet homme qui vit au quotidien au milieu de ces innombrables chefs-d'oeuvre, partageant sa demeure avec les fantômes des plus illustres artistes de cinq siècles d'histoire de l'art. Sa demeure est un musée à part entière. En mettant une partie de sa collection à la disposition des plus grands musées du monde, il partage avec le visiteur son amour de l'art, pour le bonheur de tous.

Quelques toiles de l'expo "Du Greco à Dali" 

Julio Romero de Torres, Portrait de femme, vers 1925-1930

 Ecole madrilène, Fête de taureaux sur la Plaza Mayor de Madrid, vers 1650

 Joaquin Sorolla y Bastida, Scène napolitaine, 1886

Joaquin Sorolla y Bastida, Soleil du matin, 1901

Hermenegildo Anglada-Camarasa, Feria de Valence, vers 1907

Salvador Dalí, L'Ascencion du Christ, 1958

Joán Miró, Femmes devant la lune, 1944


dimanche 26 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 19:26:00 | No comments

Tables des fêtes

Pendant que je suis ici, au Québec, ma grande famille se réunit en Alsace. Parents, frères et petits neveux se rassemblent pour un Noël animé, gastronomique et multigénérationnel !
Ici, point de famille.
Ou si peu.
Du côté d'Éric.
Mais tellement peu.

À défaut de famille, c'est avec nos amis, ceux qui m'accompagnent tout au long de l'année dans mes activités musicales, que j'ai retrouvé le plaisir de la grande tablée du temps des fêtes.
Le party des Jeunes voix du coeur a ouvert les festivités. Cette année, c'est nous qui recevions ! Pour accueillir tous les convives, nous avons poussé les meubles, agrandi la table, remonté le 2e divan 3 places qui séjournait au sous-sol et mis la maison en habit de fête.
Une fois le décor dressé, les convives rassemblés, les rires fusèrent de toute part. Ce fut une soirée formidable, où nous avons partagé un véritable festin auquel chacun avait apporté sa contribution gourmande et généreuse. Dans l'euphorie générale, nous nous sommes quittés avec la promesse qu'il y en aura d'autres, des soirées comme celle-là.

Je me souviendrai longtemps de cette soirée.
Joyeuse équipe !
Une belle entrée en matière pour un joyeux temps des fêtes. 

Posted by Marie Posted on 06:21:00 | No comments

Un peu de douceur...

Je viens de recevoir une petite vidéo d'un papa de deux de mes petits élèves, le petit W. (10 ans) et sa grande soeur A. (12 ans), souvenir du dernier concert de mes élèves où ils interprétaient à 4 mains Silent Night (harm. de M. Bober).
Je ne résiste pas à l'envie de la partager avec vous.

vendredi 24 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 15:01:00 | No comments

Si loin, si proche...

À TOUS, À CHACUN,
je souhaite un

JOYEUX NOËL !!!
plein d'amour, de joie, de petits bonheurs et de beaux échanges.
Gros câlin à tous, petits et grands.
Marie

dimanche 19 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:39:00 | No comments

Noël aux fourneaux

Aujourd'hui, première journée de vacances. J'ai fait "atelier pâtisserie".
Pour ne pas faillir aux traditions alsaciennes, j'ai fait des Bredele*, tout l'après-midi. Plein de Bredele ! Natures, aux amandes et citron et aux noisettes avec confiture de framboise...
Après la série des concerts de Noël, voilà du concret ! Une belle entrée en matière pour le temps des fêtes.
*Bredele : petits sablés au beurre, 100% pur beurre !

samedi 18 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:18:00 | No comments

Voilà

Voilà. Samedi soir. Aujourd'hui avait lieu le concert de mes élèves. Mes nombreux élèves...
Je suis toujours émue de voir ce que chacun révèle de lui-même en des circonstances aussi périlleuses que celles du concert.
Chacun avait un petit défi à relever. Chacun a remporté une petite victoire sur lui-même.
Le tout petit E., 7 ans, dont la maman me fait part juste avant le concert d'un diagnostique officiel de trouble de déficit d'attention (TDA) sévère de son fils, s'est pris au jeu de son premier concert et a prouvé à tous (à commencer par lui-même) qu'il était capable de se concentrer intensément plusieurs minutes d'affilé avec un sérieux et une musicalité exemplaires en jouant comme un dieu "J'ai perdu mon âne" et "Où allez-vous, bergère" en duo avec son grand frère, parmi mes anciens élèves, après trois mois de cours à peine.
La grande B. , magnifique adolescente de 13 ans, qui habituellement manque d'assurance, flanche à la moindre incertitude, s'arrête en plein milieu, incapable de repartir, a réussi à passer au travers d'une pièce somme toute assez véloce sans baisser les bras, avec assurance et combativité.
Plusieurs couples de frères et/ou soeurs qui se chicanent habituellement pour un rien ont trouvé un terrain d'entente en partageant le banc de piano à 4 mains, étonnants d'écoute et de sensibilité.
Le jeune L., 9 ans, habituellement dur avec lui-même, qui ne se tolère aucune erreur, à en pleurer de désespoir parfois, a joué comme jamais un Sleeping Dragon plein de fougue et de contrastes. Accompagnant son petit frère et sa maman dans un air irlandais en trio violon-guitare-piano, il a montré une fois de plus qu'il était une vraie graine d'accompagnateur, à l'écoute, présent, solide et rassurant pour ses compagnons de jeu.
Le petit W., 11 ans, a une fois de plus crevé l'écran avec une valse de Chopin remarquable d'inspiration et de sensibilité, laissant respirer la musique avec une aisance et un naturel étonnant.
Sa grande soeur, A, 13 ans, a fait preuve d'une virtuosité sans faille dans une Tarentelle endiablée, avec une assurance éblouissante.
C. et E., adultes volontaires et assidues, ont surmonté vaillamment leur trac avec courage et persévérance.
J.B., 17 ans, malgré ses semaines de fou, absorbé par des devoirs scolaires qui lui mobilise tout son temps et son énergie, a plongé dans l'univers de Debussy avec un Doctor Gradus ad Parnassum saisissant de virtuosité, tout en nuances, en finesse et en subtilité.
Chacun avait un petit défi à relever. Tous ont su le relever et, grâce à cela, triomphent de leur victoire sur eux-mêmes. Tous. Sauf un.
Le petit P., 10 ans, petit Prince aux boucles rousses, l'un de mes élèves les plus doués, sensibles et intelligents, n'était pas là. J'ai appris son absence ce matin, à mon grand étonnement, sans autre explication. Le petit P. était prêt. Peut-être un peu nerveux, comme toujours, mais prêt. Je crains qu'une crise ne se soit produite à la maison à l'approche du concert, qui a provoqué l'abdication soudaine des parents. Une première crise a eu lieu il y a deux semaines. Ils étaient prêts à priver leur fils des cours de piano parce qu'il ne pratiquait pas assez... à leur goût. L'an passé, son père le coachait quotidiennement pour le présenter au concours le plus exigeant de la région. En fin d'année, le père un peu essoufflé par tant de pression a décidé de laisser son fils se débrouiller seul cette année. D'un certain point de vue, c'est une bonne chose. Cela lui apprend à travailler seul, à constater les effets de ses propres méthodes de travail. Le petit P. est donc pianistiquement livré à lui-même depuis la rentrée de septembre. Bien qu'adaptant mes exigences à la situation, je constatais certaines fois que ses méthodes n'étaient pas toujours en rapport avec celles que je lui enseignais. Mais bon. C'est bien normal. Il est jeune. Il apprend. Faire des erreurs fait partie de l'apprentissage. Ne pas être parfait aussi. C'est bien normal. C'est humain. Mais les parents ne l'entendent pas de la sorte. Le minuteur sur le piano, ils exigeaient un temps minimum par jour d'une manière si drastique que leur fils en perdait le goût de la pratique. Dans une phase de découragement, devant la mauvaise tête de leur fils, les parents ont décidé d'un accord unilatéral que leur fils arrêterait les cours... pour le punir ! Surprise de cette décision, j'ai réussi à convaincre la mère que ce n'était sans doute pas la meilleure chose à faire pour leur fils. Elle m'a entendue. Le petit P. a repris les cours avec un certain soulagement perceptible tout à fait perceptible. Mais aujourd'hui, je suppose que mon petit P. a craint de ne pas être à la hauteur... des attentes de ses parents. Il a dû manifester des signes de nervosité. Normal. Il aurait sans doute eu besoin d'une petite tape dans le dos pour oser dépasser son appréhension. Ça aurait valu le coup. Il est tellement fier, habituellement, quand le concert est passé, fier d'avoir su relever le défi. Mais cette petite tape-là n'est pas venue. Mon petit Prince n'était pas là. Je suis triste de cela.

Alors voilà. Avec ce concert s'achève la série des concerts de Noël. Ce soir, je suis en vacances.
Je ne sais si je reverrai mon petit Prince à la rentrée.

vendredi 17 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 00:01:00 | No comments

Dans la série "de Noël"...

... mes élèves aussi ont leur concert !

samedi 11 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 23:00:00 | No comments

Journée de concert

Samedi.
Aujourd'hui, concert de l'Orchestre Symphonique !
J'aime ces semaines de préparation où, de jour en jour, la tension monte. Avant-hier, la pré-générale dans la salle de répétition habituelle, au Conservatoire de Montréal. Hier la générale dans l'église où se fera le concert. Aujourd'hui, le concert ! J'aime ce resserrement du temps où toutes les énergies convergent vers un moment unique et grandiose, éphémère et intense : le concert !
L'orchestre symphonique est un microcosme où chacun a sa place, aussi différents soient les instruments, aussi contrastées soient les personnalités de ceux qui les jouent, grâce à la direction d'un chef brillant et ô combien humain qui réussit, avec la complicité et la confiance de tous, à mettre tout le monde d'accord.
Ce soir, nous partagerons ce concert avec des centaines de personnes, un programme ludique et dynamique où le bonheur jubilatoire des musiciens transpire à travers chaque note.
À savourer jusqu'à la dernière seconde !

mardi 7 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 23:00:00 | No comments

L'hiver, enfin l'hiver !

Le premier hiver de Diabolo

Il ne cesse de neiger depuis hier. Déjà 20 cm ! L'hiver, enfin l'hiver, le vrai !
Fini de plaisanter ! Après la maigre couche de la première neige de fin novembre qui s'est vite fait oublier, voici enfin de la belle et bonne neige qui virevolte dans l'air et s'accumule sur les grands arbres en petits tas cotonneux. Le ballet des souffleuses a entamé sa chorégraphie à travers les rues de la ville. Le ciel filtre la lumière du soleil dans une blancheur éblouissante. C'est l'hiver. Enfin l'hiver !
Le calendrier des fêtes se remplit. Le sapin a pris toute sa place dans le salon, déjà affublé de tout son attirail de décorations et de petites lumières colorées réjouissantes. Aux poutres du plafond sont suspendus mobiles, guirlandes, carillons et autres petits objets rigolos, petits bonheurs à faire sourire les visiteurs. Mon ordinateur est plein de musiques de circonstance mêlant musique baroque, jazz et bossa nova, variations à l'infini sur le même thème, pour assurer l'ambiance des soirées amicales à venir. La neige vient parfaire le tableau des festivités. Noël sera blanc. Cela me réjouit.

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