Depuis le début du mois de décembre, j'ai choisi de faire mes
déplacements à vélo.
Ma première saison de vélo d'hiver !
Depuis quelques temps, je voyais deux de mes amis et collègues braver les éléments sur leurs 2 roues avec
une santé solide et une bonne humeur persistante. Les voyant aller, j'ai
d'abord pensé qu'ils étaient fous, mais au fond de moi, je les enviais.
Une nuit de décembre où l'insomnie se prolongeait, j'ai eu une
révélation soudaine ! J'ai compris que le vélo allait être le moyen pour
moi de traverser l'hiver en restant en forme. Ça faisait longtemps que
je pensais à ressortir mon vélo de la remise et à faire mes déplacements
en ville sur deux roues. Mais là, c'était le moment. Pourquoi attendre ?
Pourquoi l'hiver devrait-il être un frein à ma détermination ? Le vélo allait au contraire me permettre d'apprivoiser l'hiver, de le traverser en le faisant mien. Il
fallait que je commence là, tout de suite !
Conseillée par mes
deux comparses sur 2 roues, voyant la première neige pointer, j'ai
commencé par m'équiper : pneus à clous, gardes-boue, porte-bagage,
éclairage, veste et pantalons imperméables, collants chauds pour les
jours les plus froids, casque de ski, lunettes de soleil pour ski de
fond, gants "homard" à 2 doigts, masque en néoprène pour les journées
glaciales, bottes imperméables rembourrées pour garder les orteils au
chaud...
Bien que très sceptique sur la longévité de ma motivation, Éric
s'est occupé de préparer mon vélo, avec soin et bienveillance.
Ainsi,
tout l'hiver, j'ai bravé les éléments, senti le vent et le froid effleurer la toute petite parcelle de ma peau exposée à l'air, pédalé chaque matin vaillamment pour me
rendre à l'école secondaire, fait le plein d'air pur, amélioré mon
cardio, durci mes petits muscles, ai eu l'air plus réveillée
le matin et de meilleure humeur pour traverser la saison toute entière sans céder à l'impatience.
sur le chemin de l'école
Les jours de grand froid, à -23°C,
j'ai eu un peu l'air d'un extra-terrestre en arrivant à l'école...
... ou d'une mouche, c'est selon.
Mais quelles que soient les conditions,
nous avons toujours été au moins 2 à avoir osé !