mardi 25 mars 2008

Posted by Marie Posted on 20:27:00 | No comments

c'est quand, les vacances ?



Je me mets hors circuit pour quelques jours, quelques semaines... happée par un "Marie-thon"* pire que celui de Noël (c'est dire !), genre de période un peu trop dense où s'enchaînent dans un rythme effréné répétitions, multiples concerts-marathon et concours d'élèves qui me laisseront sans répit pendant un moment.
À moins d'une envie irrépressible de sauter sur mon clavier pour vous communiquer quelque nouveau scoop (le printemps n'est pas prêt d'arriver...), je vais essayer de profiter du peu de temps qu'il me reste pour MOI !!!
Au plaisir de vous retrouver bientôt, ici ou ailleurs...
* n.d.l.r. : Marie-thon = marathon de Marie

vendredi 21 mars 2008

Posted by Marie Posted on 14:00:00 | 2 comments

C'est le printemps !


"C'est le printemps !", dit le calendrier. "C'est l'hiver !", dit la météo.
Cette année, notre printemps à nous n'a du printemps que le nom. À voir toute la neige accumulée sur le terrain, nous commençons à douter sérieusement d'apercevoir la couleur du gazon avant l'été.
Nostalgie d'un printemps où le mois de mars était le mois ou commençait le dégel, où la neige fondait en de gigantesques flaques d'eau dès le passage à l'heure d'été, où les ruisseaux se gonflaient pour se jeter insolents dans la rivière débordante, laissant espérer un printemps prochain verdoyant.
Mais, aujourd'hui, c'est l'hiver.
Dire que l'hiver ici dure six mois n'est plus un effet de langage, c'est...

LA RÉALITÉ !

"C'est le printemps !", dit le calendrier. "Ça va-tu finir un jour ???", s'impatientent les Québécois.
Mais heureusement, même dans le plus profond désespoir, les Québécois ne perdent pas leur sens de l'humour...

photo de Québec, envoyée par Normand.
Merci Normand !

dimanche 9 mars 2008

Posted by Marie Posted on 16:09:00 | 3 comments

plein la cour, plein l'dos, plein les bras...

Hier, nous avons enfin connu une vraie bonne grosse tempête de neige. Pas une petite lichtouille de 20 cm comme d'autres fois. Non ! Une bonne vieille grosse tempête des familles avec plus de 30 cm d'un coup (50 à certains endroits), des vents violents de 110 à 140 Km/h, des rafales de grésil qui fouettent le visage et empêchent d'ouvrir les yeux (nous avons testé pour vous, hier, lors d'une excursion "extrême" à l'épicerie) et une bonne grosse coupure de courant qui nous a rapidement convaincus, faute de chauffage, de nous réfugier sous la couette à neuf heures du soir. Petite soirée, donc. Mais grosse nuit de sommeil.

Certains n'hésitent pas à qualifier cette tempête de "tempête du siècle", obligeant des centaines d'automobilistes à abandonner leur véhicule sur l'autoroute et à regagner des abris de fortune offerts par les villes à proximité.

Au petit matin, le lendemain, pas le temps de niaiser, il faut se mettre au travail. Tout le Québec prend sa pelle et pelte, pelte... C'est le moment de se servir de ses petits bras musclés pour déplacer la neige et en faire des tas là où c'est encore possible, pour se frayer un chemin et accéder à son auto disparue sous une coquille blanche.

Depuis le mois de novembre, il est tombé 347 cm de neige sur la région de Montréal. Malgré quelques périodes de redoux, la neige s'accumule et on ne saura bientôt plus où la mettre.

Juste pour vous mettre dans l'ambiance, quelques petites photos de l'état des lieux ce dimanche matin.












Encore une comme ça et je lance une souscription pour une souffleuse à neige manuelle...


En signe de solidarité, préparez-vous à appeler le
3637 une souffleuse pour la vie.

jeudi 6 mars 2008

Posted by Marie Posted on 13:03:00 | 1 comment

à "cordes" perdues

Depuis un an que je m'y consacre deux ou trois heures par jour, ma passion soudaine pour le violoncelle n'est pas sans surprendre certains, surtout ceux qui m'ont toujours connue sous mon identité de pianiste.
L'un de mes amis me demandait encore cette semaine : « Pourquoi le violoncelle ? ». Pour faire une histoire courte, j'aurais pu répondre : « Parce que ». Mais bon, je doute que cette réponse l'eût satisfait. Il doit bien y avoir une raison, après tout. Même s'il est difficile de justifier une passion, j'ai tout de même tenté de trouver une réponse à sa question sans savoir réellement dans quoi je m'embarquais. Je vous livre ici la réponse du moment.

Pourquoi le violoncelle… Il s’agit sans doute de l'expression d'une certaine frustration de pianiste. Il y a dans le violoncelle une dimension que je ne trouve pas dans le piano et que j’ai tenté autrefois de trouver dans le chant (sans grand succès, je dois l'avouer) et qui quelque part devait me manquer. Je veux parler de la durée, la possibilité de faire vibrer le son, de l’amplifier ou de le diminuer, en un mot : de le faire vivre. Alors qu’au piano il meurt irrémédiablement après chaque attaque, même si, avec l’expérience et le savoir-faire, un peu d'artifice et d'habileté, on parvient à faire croire le contraire.

Il y a aussi pour moi le défi que représente la quête de... la justesse. Les pianistes ont la fâcheuse réputation (surtout auprès des cordes) d’avoir une oreille TRÈS paresseuse. J’avais sans doute envie de prouver le contraire et de me confronter à ces soi-disant limites de pianiste. Force est de constater que mon oreille - déjà pas si pire auparavant - s’affine avec le temps, sensiblement.
J'ai bien conscience que la quête de la sacro-sainte justesse est l'affaire de toute une vie. Quand bien même on croit la posséder, on s'aperçoit que le voisin n'a pas la même... Cela dit, c'est comme la vérité : ce n'est pas parce que la majorité dit la vérité qu'elle a forcément raison... Il n'y a pas UNE justesse, mais DES justesses... suivant la tension expressive de la phrase, suivant l'harmonie qui la sous-tend, suivant que l'on joue seul, avec d'autres cordes ou avec un piano... Bref, la justesse est le Saint-Graal des instrumentistes à cordes. Une leçon d'humilité pour qui l'approche et espère un jour la posséder.

Et puis, j’avais envie de pénétrer le microcosme de l’orchestre, de m’immiscer dans les rangs des basses et de connaître la vie de la gang d’instrumentistes potaches qui s’affairent sous la direction d’un chef tentant vaillamment de rassembler toutes ces énergies.

Depuis toujours, chaque fois que je rencontrais et accompagnais des violoncellistes, je me disais secrètement que « si je n’avais pas fait du piano, j’aurais fait du violoncelle ». Combien de fois me suis-je entendu dire à mes élèves pianistes adultes et débutants qu’ "il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves", et non seulement il n’est jamais trop tard mais IL FAUT les réaliser, pour ne pas avoir à les regretter lorsqu'il sera vraiment trop tard...

À l’aube de la quarantaine, j’avais besoin d’un projet de taille, un projet à long terme... pour les quarante prochaines années ! Un projet qui vaille la peine. Un projet de vie. De vie... musicale ! La petite voix a parlé un peu plus fort. Elle m'a soufflé à l'oreille qu’il fallait cesser de faire la morale aux autres et peut-être commencer par appliquer à soi-même les conseils que l'on prodigue à autrui. Alors, j’ai décidé de m'y mettre. Pour cela il fallait commencer par le début. Profitant d’une période un peu tranquille côté piano, je me suis plongée dedans à « cordes » perdues. Et voilà !

Mes débuts sont encore récents (un an et deux mois, c'est tout jeune !) mais je les trouve très encourageants. Comme les vrais violoncellistes, la corne me pousse au bout des doigts, je me promène avec mon instrument sur le dos et me soucie régulièrement de sa bonne santé en me rendant deux fois par an chez le médecin des violoncelles pour une petite révision et quelques petits ajustements.

Un instrument ne lui suffisait pas. Non ! Il lui en faut deux !!!

Si j’ai osé, c’est que j’ai senti qu’il y avait, ici, au Québec, de la place pour l'expérimentation, une certaine tolérance pour la polyvalence voire une incitation à l'éclectisme qu’il n’y a pas forcément en Europe... D’ailleurs, depuis que j’ai commencé le "bi-instrumentisme", je me rends compte qu’il y a autour de moi beaucoup de multi-instrumentistes. Ils ont en commun la gourmandise de la connaissance, la curiosité de l'inconnu, le désir du cheminement et l'humilité du recommencement...

Quoi qu'il en soit, le piano reste et restera mon premier instrument, celui que j’ai choisi avant tout, avant tous, que je maîtrise le mieux, avec lequel je m’exprime le mieux et qui me convient par-dessus tout parce qu'il est polyvalent, tantôt soliste, tantôt accompagnateur. En espérant qu'il me pardonne ces petites infidélités…

Ainsi, toute jeune avec mon nouvel instrument, je redécouvre le vrai plaisir d'apprendre avec le même émerveillement et la même impatience que lorsque j'avais six ans devant mon premier clavier.
C'est me redonner le goût pour le restant de ma vie du vrai et noble sens oublié du mot "amateur".

lundi 3 mars 2008

Posted by Marie Posted on 20:10:00 | No comments

vacance

Premier jour de vacances.
Que fait-on un premier jour de vacances ?
Rien !... ou presque.
Juste laisser passer le temps.
Paresser.
Faire les choses au ralenti, mais les faire tout de même (je n'ai jamais su rester vraiment inactive, il faut croire...).
Dormir... des heures supplémentaires.
Prendre le temps.
Je mets de l'ordre dans mes affaires. Je revisite des dossiers de classement oubliés qui recèlent parfois des papiers que je cherche depuis des mois. Il m'arrive de faire des découvertes...

Laisser faire le ménage... il peut bien attendre.
Je m'émerveille de la belle lumière qui rougit et pénètre la maison à l'heure où le soleil décline et me rappelle avec un plaisir délectable que d'habitude, à cette heure-là, je me mets au travail.
Profiter de ce sursis de "vacance" avant les folles semaines à venir... en attendant que revienne le printemps.


Devant la maison, à l'heure où, les autres jours,
commence ma journée de travail.

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