dimanche 26 avril 2009
Nous profitons de l'occasion pour rénover la petite salle de bain attenante que nous avons dû agrandir pour y mettre une douche.
Une fois finie, elle servira pour les petits besoins de mes élèves et pour la toilette de nos invités. Une bonne partie a été faite déjà (montage des murs, plâtre, plomberie, électricité, peinture). Nous attaquerons bientôt la phase "céramique" (pose du carrelage). Je voulais quelque chose de coloré, à l'image du reste de la maison... Mais, à voir les magazines de décoration et les collections en magasins, la tendance est dangereusement beige. Nostalgie de la fantaisie françaèse... Après force exploration, j'ai finalement trouvé un peu de couleur. Nous poserons tout cela dans les prochaines semaines. À suivre...Prochainement : quelques photos avant-après pour les curieux.


Lorsque mes contrats s'achèvent, le printemps arrive ! C'est alors la nature qui exige qu'on s'y attarde. Le jardin renaît de l'hiver et nous réclame de l'attention. L'été sera court. Il faut faire vite pour ne pas se laisser surprendre par la fulgurance du printemps. Faire le grand ménage, ramasser les branches cassées des grands arbres, dégager les arbustes du paillis qui les a protégés durant tout l'hiver, les tailler, en planter de nouveaux, réaménager les plates-bandes, diviser, transplanter, nettoyer le potager en attendant d'y planter de nouveaux légumes après les dernières gelées (pas avant le début mai). Tout cela demande réflexion et planification, et quelques allers-retours à la jardinerie... Les belles journées que nous avons ces temps-ci sont une invitation à se relever les manches pour créer aujourd'hui notre décor de demain. C'est de l'ouvrage mais il faut bien cela pour pouvoir ensuite se prélasser tout l'été à l'ombre des grands arbres en regardant les fleurs pousser.
mercredi 15 avril 2009
Il y a sept ans, jour pour jour, je mettais pour la première fois le pied dans un pays dont j'étais loin de m'imaginer qu'il deviendrait un jour le mien.
15 avril 2002. Montréal. Aéroport Pierre-Elliott Trudeau. Après-midi d’un printemps jaillissant. Première rencontre. Premiers regards timides et prudes. Deux êtres émerveillés, troublés aussi de se sentir si proches, à portée de bras, osant à peine se frôler, surpris de se sentir l’un l’autre bien vivants, bien réels, étrangers au-dehors et pourtant si proches au-dedans. Souvenir étrange que celui de cette première rencontre. Montréal brillait sous le soleil d’avril. Un bel après-midi. La platitude sinistre de l’autoroute Décarie dépourvue d’humanité et la laideur surréaliste de l’échangeur Turcot, dans l’entrelacement de ses bretelles bétonnées n’altéraient en rien la magie du moment. Le décalage horaire me faisait revivre une demi-journée entière de ma vie dans un lieu étrange où tout est si différent et que je découvrais avec une immense et avide curiosité. Bouleversée, je voyageais dans le temps et dans l'espace avec le sentiment d’avoir été projetée sur une autre planète ou peut-être dans un film dont j'étais à la fois héroïne et spectatrice et dont le décor s'étendait à perte de vue. Il y a donc bien une vie en dehors de la nôtre, insoupçonnée mais bien réelle. Je découvrais celle grouillante de Montréal. Marche dans la rue Mont-Royal, pause chez Saint-Viateur "le Roi du bagel", promenade romantique jusqu’au belvédère du Mont Royal, tous les deux, seuls au milieu des écureuils, ignorant le reste du monde.
Depuis, cet être étrange rencontré un 15 avril aéroport Pierre-Elliott Trudeau est devenu mon tendre compagnon de vie et je vis dans son film comme dans une fiction-réalité pour la septième et magnifique saison.


