jeudi 29 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 20:22:00 | 2 comments

nuit tauride


La nuit dernière, durant une courte insomnie, j'ai erré sur le Net.
Dans le silence de la nuit, dans cet espace infini, hors du temps,
je suis restée subjuguée devant mon écran,
bercée par le si beau moment de musique que voilà.

À travers cet instant magique,
mes deux passions se sont rejointes
le temps d'une vidéo
et un peu plus
en une exceptionnelle intensité,
l'une bien vivante et l'autre, silencieuse,
qui ne demande qu'à se réveiller d'un sommeil provisoire.
Le violoncelle et le tango.


Oblivion de Piazzolla, par le Rastrelli cello quartett

Là, je me serais volontiers abandonnée
dans les bras du violoncelle solo,
le temps d'un tango,
tout en lenteur, tout en douceur...

mardi 27 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 08:47:00 | No comments

le musicien, cet incompris

- "L'appartement est un bijou !... et la maison, Mosieur !...

pas d'enfants, pas de chiens, pas de pianos !"



mais il n'y en a pas que pour les pianistes...

Pourquoi tant de haine ?

dimanche 25 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 08:00:00 | 2 comments

CHRISTMAS TOP 20 !


Ces temps-ci, mon emploi du temps se remplit doucement à l'approche des fêtes. Entre les pages de mon agenda se glissent quelques annotations de saison : "concert des élèves", "concert bénéfice", "party de Noël", "soirée jam"... Au milieu de ces évènements se glisse un rendez-vous qui aurait tout l'air d'un plaisir coupable...

Depuis le mois d'octobre, je joue (au violoncelle) dans un petit orchestre d'élèves avancés d'une école de violon de Mont-Saint-Hilaire. Le concert de Noël approche et je m'y trouve largement impliquée tant comme violoncelliste que comme accompagnatrice (au piano) des élèves violonistes.

Il y a deux sortes de concerts de Noël. Les concerts "nobles" qui présentent sans rougir les monstres sacrés de la musique classique (L'Oratorio de Noël de Bach, Le Messie de Haendel...) et ceux plus "populaires" qui se contentent d'aligner les hits éternels, rengaines et autres tubes de tous les temps pour brosser les traditions dans le sens du poil.
Dans tous les cas, vous avez peu de chance d'être surpris. À vrai dire, c'est le genre d'évènement auquel on ne se rend qu'avec un alibi sérieux : un petit copain qui joue du violon, un enfant qui chante dans la chorale, un collègue qui dirige l'orchestre...

J'ai toujours fui ce genre de prestation que je juge trop quétaine* et prévisible à mon goût. Mais cette année, sans l'avoir tout à fait prémédité, je fais pire : j'y participe ! Ainsi, engagée dans l'orchestre, suivant le courant, je me prépare à réaliser un exploit sans égal : enchaîner en un seul concert ce que la musique de circonstance (tous genres confondus) recense de plus pittoresque en la matière... le TOP 20 DES MUSIQUES DE NOËL ! Le CHRISTMAS-THON de MONT-SAINT-HILAIRE !!!

Vous pensez que j'exagère ? Que diriez-vous du Largo de Haendel, de l'Hymne à la nuit de Rameau, de l'Arioso de la 2e suite pour orchestre de Bach, du Canon de Pachelbel et de Greensleeves enchaînés les uns après les autres, précédés par Trois anges sont venus ce soir, la Marche des rois mages, le Premier Noël, D'où viens-tu bergère ?, Les anges dans nos campagnes, Il est né le divin enfant, auxquels s'ajouteraient les standards du répertoire profane Vive le vent, We wish you a Merry Christmas, Christmas song, le tout couronné par l'indétrônable Minuit chrétien ?
Vous trouvez ça comment ? Un peu indigeste ? Je comprends.
Pour cette raison, je recommande quelques reels bien décapants pour faire passer le tout, en guise de trou normand. Je me chargerai pour l'occasion, avec la complicité de mes amis Yvon, violoneux et Sylvain, guitariste et expert en cuillères, de distiller quelques rythmes bien syncopés pour réveiller la foule et faire lever la salle entre deux plats de résistance !

En ce temps de préparation, après tous ces aveux coupables, vous vous demandez peut-être comment je vais ? Je vous rassure : je suis consentante. Je voulais faire mes débuts dans l'orchestre.
Je l'ai fait.

Et puis, il faut avoir fait ça au moins une fois dans sa vie. Il faut avoir joué le Canon de Pachelbel, l'Arioso de Bach, le Largo de Haendel au moins une fois dans sa vie de violoncelliste pour dire qu'on l'a fait... et passer à autre chose.
Je l'aurai fait... et je passerai à autre chose.

pour information :
Concert de Noël de l'école Les petits archets
Dimanche 9 décembre 2007 - 14h30
Église de Mont-Saint-Hilaire


Si vous avez une bonne raison d'y aller, allez-y ! Mais êtes-vous sûr d'avoir un bon alibi ?

samedi 24 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 15:29:00 | No comments

samedi au paradis... glacé


cliquer sur les photos pour les agrandir

Après les dernières journées grises et une entrée en matière décevante, voici enfin UNE VRAIE BELLE JOURNÉE D'HIVER !

Un air vif et sec, une lumière claire et diffuse, des températures qui ont enfin cessé de flirter avec le zéro. Voilà les conditions idéales pour apprécier l'hiver, LE VRAI !


Avant que le soleil ne se cache, je suis partie prendre une marche, à la redécouverte du quartier, entre ville et nature.




La nature, en ces journées, s'offre à nous sous ses plus beaux attours. Toute revampée, fardée d'une bonne couche de poudre glacée d'un blanc immaculé, elle fait pour un jour le régal des photographes.




Digne des contes et légendes du grand Nord, ce décor féérique et pittoresque nous prépare au temps des fêtes.






Pourquoi mettre un sapin dans votre salon quand vous en avez un monstrueux dans votre cour ?!









Pas besoin d'accrocher les guirlandes, la nature l'a fait pour vous !






Elle a même pensé aux grosses boules givrées sur les branches des arbres.






De retour de cette longue marche, les cuisses congelées, des fourmis plein les joues, les mains encore toutes engourdies par le froid, je voulais vous faire profiter de ces images récoltées au hasard des rencontres, petits bonheurs éphémères qui fixent le souvenir d'une journée comme je les aime.





Peu à peu, l'hiver nous gagne. On se laisse conquérir. Comment résister à tant de beauté ? Nous entrons en hiver comme nous entrerions en contemplation...

jeudi 22 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 10:19:00 | No comments

blanc-cassé


Entrer dans l'hiver demande un certain temps d'adaptation, une certaine mise en condition, tant physique que psychologique.
Habituellement, une première tempête nous annonce que l'hiver, le vrai, est imminent. Une alerte salutaire qui permet aux retardataires de se hâter pour les derniers préparatifs. Car on n'entre pas dans l'hiver Québécois comme dans n'importe quel autre hiver. Il mérite de s'y préparer.

Dès les premiers flocons, on se précipite chez le garagiste pour faire changer ses pneus. Mon garagiste à moi est à domicile. Je suis gâtée. On en profite pour changer les essuie-glace en remplaçant ceux d'été par d'autres spécial-hiver, plus résistants au gel et à la lourdeur de la neige. Certains installent leur abris Tempo, abris extérieur pour protéger leur char* de la neige. On ressort les accessoires du parfait Québécois : la pelle à neige, le grattoir à glace et la petite brosse pour dégager les vitres de l'auto, ainsi que le petit flacon d'huile antigel pour les serrures. À la maison, on retire les moustiquaires aux fenêtres et on les entrepose sagement au garage jusqu'au retour de la belle saison. Les plus équipés révisent le fonctionnement de leur souffleuse à neige personnelle. Les autres compteront sur leur petits bras musclés pour déblayer leur cour. Nous, comme la plupart de nos voisins, nous confierons le dégagement de l'entrée du stationnement à une entreprise spécialisée dans le déneigement et finirons à l'huile de coude. Ça tient en forme !

La première neige venue, c'est un véritable ballet de grattes* et de souffleuses qui investit les rues de la ville. Cela donne un bon show* !

Ce matin, sans que nous soyons tout à fait prêts moralement à affronter les grands froids, nous nous sommes réveillés dans le blanc. Que c'est beau, le jardin sous la neige !...
Mais, là, cette tempête était plus qu'un avertissement. C'était l'hiver dans ses pires journées, humide et sombre. Nous n'avons pas eu droit à une belle neige bien légère, une belle poudreuse qui virevolte avec la brise légère... Non ! Nous avons reçu une vilaine neige bien lourde et bien collante, mêlée de grésil, toute mouillée et prête à geler aussitôt à terre. Les arbres s'en sont chargés d'une épaisse couche et les arbustes ont ployé sous le poids de la glace.










Le ciel bien bas, la journée a été assez sombre. Ce n'est pas aujourd'hui que l'on verra le soleil. Quoi que nous devrions cultiver notre soleil intérieur, mais bon... Là, la lumière se fait rare, car même à l'intérieur, nous avons été plongés dans l'obscurité et le silence durant plusieurs heures, subissant une longue panne d'électricité. Mais que fait donc l'Hydro ???** Les Québécois qui on vécu la crise du verglas en 1998, année où la région tout entière a été privée d'électricité en plein hiver durant 27 jours, s'en souviennent. Il reste toujours en eux une terrible appréhension que cette crise ne se reproduise. La moindre panne de courant devient le possible symptôme d'une panne plus générale dont on ne ressortirait que quelques semaines plus tard. En prévision, nous avons fait appel au système D : Éric a installé un groupe électrogène domestique pour au moins assurer un peu de froid dans le frigo, un peu de chaud dans le micro-ondes et un peu de courant dans la chaudière.

À cause de tout cela, nous avons vécu un peu au ralenti, ce jeudi. De toutes façons, c'est toujours un peu comme ça, les jeudis. C'est le seul jour où je ne donne pas de cours et où je peux passer un peu plus de temps avec Éric qui, lui non plus, ne travaille pas. "Mais quand travaillent-ils, ces deux-là ???" Ben, euh... Quand ils n'ont rien d'autre à faire !

En attendant, nous profitons de notre maison bien chaude. Le courant revenu et la lumière qui brille à nouveau.
Demain est un autre jour.

* ça, c'est du québécois !
** Hydro = HydroQuébec : fournisseur d'électricité québécois, équivalent de l'EDF français

dimanche 18 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 22:28:00 | No comments

un voisin pas comme les autres


Hier soir, j'étais au théâtre. Pas au grand théâtre de Montréal ! Au petit Carré-Théâtre de Longueuil. Une toute petite salle qui n'a rien à envier aux espaces recyclés du Festival d'Avignon tant la scène y est peu profonde, la technique rudimentaire, les comédiens presque sur les genoux du public.

La petite Christine, 10 ans, ne supporte plus son voisin du dessus qui semble avoir une drôle de vie. Elle échange avec son oncle de nombreuses lettres dans lesquelles elle raconte ses impressions sur ce "Monsieur Beethoven" qui habite à l'étage, pousse de drôles de cris, reçoit des dames qui chantent fort et collectionne les pianos en mauvais état. Son oncle lui explique avec beaucoup de tendresse et de patience ce que représente ce "Monsieur Beethoven", pourquoi il est si important et a si mauvais caractère.

J'ai tout aimé de cet univers :
- la petite Christine, interprétée avec tellement de fraîcheur et de naturel par Émeraude, pas plus âgée que le personnage qu'elle incarne, avec des yeux gros comme des billes, des joues toutes rondes et un petit air coquin, délicieuse à contempler;
- l'oncle qui pose un regard si tendre et bienveillant sur sa nièce et trouve des mots simples et justes pour lui expliquer la vie, le monde, interprété par Jean Marchand, qui dégage une belle présence, dont le visage est terriblement expressif dans l'immobilité, les traits fascinants pour le regard;
- un texte touchant*, émouvant, drôle, à la fois léger et instructif;
- une scénographie et une mise en scène assez économes mais très efficaces qui font confiance à l'imaginaire du spectateur, suggérant subtilement plus qu'elles ne cherchent à montrer, nous faisant presque oublier l'exiguïté des lieux pour nous transporter au XIXe siècle dans le coeur foisonnant de la grande ville de Vienne;
- la musique, faite d'extraits d'oeuvres de Beethoven, discrète mais toujours présente en guise de décor sonore, savamment découpée et habilement arrangée pour quatuor à cordes avec piano et finement interprétée par le Quatuor de la Montérégie (dont fait partie mon amie Nathalie, violoncelliste, qui est aussi et par ailleurs mon guide initiatique au violoncelle) et une pianiste (la maman de la petite Émeraude dans la vraie vie) dont je suis un peu jalouse, je l'avoue.

Ce petit trésor est une coproduction du Conservatoire de musique de la Montérégie (à St-Lambert) et du Carré-Théâtre du Vieux-Longueuil.
Je suis touchée - et aussi un peu rassurée - de voir que de si belles énergies se rassemblent pour produire un si beau résultat.
Je me suis régalée.

Mais me voilà prise d'une soudaine nostalgie. Nostalgie de ce temps où j'occupais régulièrement cette place si délicieuse, au piano, sur la scène, dans ce théâtre musical où musique et mots se mêlent, se chevauchent et se répondent, au milieu des décors, des costumes, des comédiens, à la chaleur des projecteurs, plongée dans cet univers mat et obscure, un peu hors du temps, un peu à l'écart du monde, le temps d'une production.
Nostalgie de ces réalisations théâtrales auxquelles j'ai participé, au travers desquelles j'ai vécu de belles aventures artistiques et humaines, durant des années, des rencontres chaque fois exceptionnelles, des échanges passionnants qui voyaient jaillir les idées dans un feu d'artifice de créativité, des liens entre les différents acteurs du projet qui se renforçaient à mesure que le projet avançait, chacun s'enrichissant de l'expérience de l'autre, la tension montant chaque soir en coulisse pour exploser en énergie communicative sur la scène tout de suite après. Responsable de la partie musicale, je me sentais un maillon fort au milieu d'une équipe soudée, un moteur essentiel dans la réussite d'un projet collectif.
"Beethoven rêvait de changer le monde avec sa musique". Je rêve de partager un jour à nouveau la scène avec les comédiens.

Pour en savoir plus sur le spectacle
Beethoven habite à l'étage
En supplément, un lien vers l'un des objets de ma nostalgie : le CRÉA

* Texte de Suzan Hammond, version française de Annick Tonet-Tyers

samedi 17 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 15:49:00 | No comments

une montagne à ramasser


À chaque jour son petit défi. À chaque jour sa montagne à escalader. Aujourd'hui, ma montagne était un peu moins impressionnante que le Mont-Saint-Hilaire. Comme pour tout bon jardinier qui doit accomplir son devoir chaque année à la même époque, aujourd'hui, ma montagne ressemblait à un tas de feuilles à ramasser.

Là, vous vous dîtes : "Ouais bon, elle ne va pas nous la faire ! Pfffff... Des feuilles mortes ! C'est léger comme tout. De la broutille ! Ça se ramasse tout seul en soufflant dessus !" Ha, ha ! Si c'est ce que vous pensez, c'est que vous ne l'avez jamais fait. Ou que vous avez oublié...

Ce matin, profitant d'une belle journée qui s'annonçait fraîche mais ensoleillée, je pensais en avoir pour deux heures tout au plus. J'avais déjà ramassé une partie des feuilles la semaine passée. Mais non ! C'est QUATRE heures que j'ai passées à ratisser l'herbe, déplacer les petits tas pour un faire d'assez gros, ouvrir les sacs, les remplir avec de grosses brassées de feuilles, les fermer, les transporter jusqu'à l'autre bout du terrain... sans compter le nombre de fois où il m'a fallu me baisser, me relever, balayer le terrain de tous ces petits cadavres, répétant ces mêmes gestes des dizaines, des centaines (des milliers ?) de fois.

Et là, vous vous demandez : "Pourquoi donc a-t-elle fait cela toute seule ? Mais que fait donc Éric ???". Chut ! Éric dort. Il a travaillé toute la nuit. En ramassant les feuilles, c'est du temps que je lui ai sauvé pour qu'il fasse d'autres choses de son temps de repos. Et c'est bien ainsi.

Les années précédentes, nous avions rempli 50 sacs. Aujourd'hui, ce sont 66 sacs que j'ai bourrés de ces sacrées feuilles qui ne cessent de mourir ! Record battu ! Avec tout ça, je peux dire que j'ai rempli ma journée.

Bon, je me sens raquée*, là, comme si j'avais monté trois fois la montagne, la vraie.
Enfin, je vous le dis : ramasser les feuilles mortes est une épreuve sportive de haut niveau. Si vous le faîtes encore vous-mêmes, c'est que vous êtes en bonne santé !

Enfin, voilà qui est fait. L'affaire est dans le sac. On n'en parle plus jusqu'à l'année prochaine.


Prochain défi athlétique : le pelletage de neige.


* ça c'est du québécois

dimanche 11 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 11:50:00 | 4 comments

pause publicité


Faites entrer le bonheur dans votre maison.

C'est l'automne ! Vous aimeriez vous régaler en grignotant toute la journée de ces pommes délicieuses. Vous rêvez de faire tartes et crumbles, gelées et autres gourmandises pour épater votre entourage.
Mais seulement voilà, l'épluchage vous rebute. Vous redoutez de vous couper un bras avec votre bon vieil économe qui ne fait plus l'affaire. Découper les fruits en quartiers et enlever les pépins pour ne pas risquer de vous en coincer un entre les deux dents qu'il vous reste est un travail long et fastidieux qu'il ne vous tente pas d'ajouter à vos heures de bureau et de ménage. La vie est un véritable cauchemar lorsqu'il s'agit d'affronter le tas de pommes à éplucher pour la modeste et banale tarte que vous vous apprêtez à faire pour le plaisir de votre mari qui se souvient avec émotion de celle de sa mère.
Eh bien, grâce à une invention tout à fait révolutionnaire, le Pèle-pomme 3 en 1, vous allez redécouvrir le plaisir de l'épluchage. Le Pèle-pomme 3 en 1 fera entrer le bonheur dans votre maison ! Vous ne saurez plus vous retenir de faire tartes, compotes, gelées et confitures. Vos proches se régaleront chaque jour de vos productions. Vous en distribuerez à vos parents et à vos amis. Quel merveilleux cadeau à leur offrir lorsqu'ils vous inviteront ! Vous n'arriverez désormais jamais plus les mains vides !

Alors, sans plus tarder, puisque je vous sens fébrile et trépignant d'impatience, je vous présente cet outil révolutionnaire : le Pèle-pomme 3 en 1 ! Pourquoi révolutionnaire ? Parce que grâce à lui vous allez pouvoir en un clin d'oeil réaliser ce qu'aucun ustensile auparavant n'a jamais réussi à produire. Mieux que l'économe de votre grand-mère, mieux que les ongles de votre grand-père, mieux encore que le Willi Waller 2006*, il exhausse le rêve de la ménagère ! Cet outil révolutionnaire, le Pèle-pomme 3 en 1, va vous permettre à la fois (non, vous ne rêvez pas !) d'éplucher, de découper et d'épépiner la pomme en UNE SEULE OPÉRATION ! TROIS GESTES EN UN ! Car il suffit, avec le Pèle-pomme 3 en 1, d'un tour de manivelle pour éplucher, découper et épépiner une pomme ! Incroyable, non ?

Finie la corvée d'épluchage ! Désormais, trier les pommes est un vrai jeu d'enfant. Essayez-le, vous ne le lâcherez plus ! Croyez-le, vous ne vous retiendrez pas d'en parler autour de vous car le Pèle-pomme 3 en 1 est un outil merveilleux, ingénieux, fascinant et... RÉVOLUTIONNAIRE !

Témoignages des adeptes du Pèle-pomme 3 en 1 :

Mme Pichon, en direct de Bécon-les-Granits (Maine-et-Loire) : "Vraiment, c'est incroyable ! Depuis que mon mari m'a offert le Pèle-pomme 3 en 1, ma vie a changé. Je me réveille moins stressée et je profite du temps que je gagne pour faire d'autre choses : je peux enfin prendre le temps de regarder mes émissions préférées sans avoir les mains occupées. Je peux regarder les images."

Mme Boutenquoi, de Poinçon-les-Grancey (Haute-Marne) : "Avant, ma vie était un calvaire. Maintenant, grâce au Pèle-pomme 3 en 1, je ne suis plus la même. Même mon mari me le dit."


Alors, faites comme ces ferventes adeptes du Pèle-pomme 3 en 1, ne tardez plus : commandez dès à présent votre exemplaire du Pèle-pomme 3 en 1 auprès de votre fournisseur habituel. Il y a forcément un Pèle-pomme 3 en 1 près de chez vous !

Le Pèle-pomme 3 en 1 est disponible en magasin** et sur Internet. Décliné en différentes teintes pour l'assortir harmonieusement aux couleurs de votre intérieur, très esthétique, il constitue un objet de décoration original à mettre sur la cheminée et qui ne manquera pas d'émerveiller vos invités pour les fêtes.



* Willi Waller 2006 des Têtes à claques (vidéo)
** aperçu en France

ndlr : la rédaction ne reçoit aucuns royalties sur la vente de cet objet.

P.S. : Si l'un de vous aperçoit le Pèle-pomme 3 en 1 en vente quelque part au Canada, qu'il lève la main !



DERNIÈRE MINUTE ! Une dépêche nous annonce à l'instant que le Pèle-pomme 3 en 1 a été aperçu en Ontario sous le pseudonyme d' Apple peeler 3 for 1. Pour tout renseignement, s'adresser à la rédaction.

vendredi 9 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 18:02:00 | No comments

partie de cache-cache


Aujourd'hui, échappant aux petits soucis de voisinage et aux plus gros de plomberie (Éric a passé la journée sous l'évier à assembler de nouveaux tuyaux pour renoncer aux anciens irrémédiablement bouchés), je suis allée cueillir des pommes.
C'est à cette période qu'elles sont réellement un pur délice !

Toute seule dans le verger, au pied de la montagne, j'ai joué à cache-cache avec les dernières pommes qu'il restait, vaillamment accrochées à leur pommier, fortes d'avoir su résister aux premiers gels et à la secousse du propriétaire.

J'ai arpenté les allées du verger durant presque une heure à la recherche de ces petits trésors rares à croquer.
Lorsqu'enfin j'apercevais quelques unes de ces petites boules suspendues, toutes juteuses et craquantes, dodues et rougissantes, elles semblaient m'attendre tout en se laissant désirer.
Je me suis régalée à en croquer quelques unes sous l'arbre. Toutes fraîches, elles me gelaient les dents.


Dans l'immensité de ce paradis verdoyant, je me suis presque perdue. Je ne retrouvais plus le petit pont de bois qui mène à la sortie, dissimulé entre les arbres.


Je suis revenue à la maison avec deux grands sacs pleins de ces bons fruits défendus. Pour faire durer le plaisir nous nous régalerons de bons desserts aux saveurs d'automne.
Posted by Marie Posted on 11:13:00 | 2 comments

accommodements déraisonnables


Tout a commencé un jour d'avril, une si belle journée, c'était un jeudi, nous fêtions, Éric et moi, notre anniversaire de rencontre. Grâce matinée. Un peu perturbée par des bruits de marteau du voisin. Bon. Il bricole. Il peut bien.
En début d'après-midi, nous décidions d'aller prendre une marche autour du pâté de maison, histoire de prendre possession de notre nouvel environnement. Nous avions choisi notre maison pour la tranquillité du quartier, l'intimité du jardin. Nous voilà donc, main dans la main, comme des amoureux, prêts à nous émerveiller de ce nouvel environnement paisible et chaleureux sous un soleil radieux. Première belle journée de printemps.
À peine rendus dans la rue, quelle ne fut pas notre stupéfaction quand nous constatâmes qu'en une matinée un nouveau bâtiment avait poussé dans la cour du voisin : un nouveau garage impérialement surplombé d'une immense chambre à coucher avec vue panoramique... sur NOTRE jardin !
Criss de voisin !*
Finis les rêves d'intimité. Nous voilà exposés aux regards d'étrangers dont nous serons dorénavant obligés de supporter l'envahissement. Bon. Finalement, on s'est fait une raison.

Peu de temps après, alors que nous rêvions de silence, nous avons commencé à entendre les jappements intempestifs de ses chiens. Pas un ! Trois ! Ça durait pendant des heures. Même plus possible de faire un pas dans le jardin sans être agressés par ces aboiements insupportables. Un moment, je dois le dire, nous avons frisé la crise de nerfs. Puis, finalement, nous nous sommes calmés. On s'habitue à tout.

Quelques semaines plus tard, alors que nous déjeunions tranquillement dans le jardin, à l'ombre de la haie de cèdres, au milieu des écureuils sautillants et des chants d'oiseaux, j'ai cru entendre un bruit. Cela ressemblait à un gloussement et semblait venir de l'autre côté de la haie. M'approchant discrètement, je glisse un oeil entre deux branches et, que vois-je? Non! Je ne rêve pas, je vois... une POULE !
Quelques jours plus tard, la poule était dans notre jardin, les voisins courant après, piétinant le potager sans s'inquiéter de notre présence. Éric cherchant à savoir ce qu'il se passait, le voisin a fuit à travers la haie, lâche et sans considération.

Au début de l'été, nous avons largement profité des partys des mêmes voisins sans y être invités. Ça parle fort et ça met la musique à fond les manettes sans s'occuper de la tranquillité du voisinage. Un jour, alors que je travaillais au potager, j'ai dû supporter toute la matinée la radio vociférante provenant de leur cabane de jardin alors que personne n'y était. Allez comprendre. Mais bon. On finit par oublier l'état dans lequel ça nous a mis ce jour-là.

À plusieurs reprises, durant l'été, le voisin jouant les hommes des bois, nous avons dû nous cloîtrer dans la maison, fenêtres fermées, pour ne pas recevoir la fumée de ses feux de brindilles. La commune l'interdit, mais ce n'est pas grave, il est au-dessus des lois.

Nous avons été assez fins* jusque là. Nous n'avons pas trop voulu faire de vagues. Il faut être tolérants si l'on veut entretenir de bonnes relations de voisinage. En bons voisins, nous l'avons toujours fermée et avons enduré ce qui était encore endurable. Il faut bien s'accommoder de cette promiscuité.


Mais aujourd'hui, le pire se produit. Au petit matin, un ouvrier élagueur, sous les ordres du même voisin, s'est attaqué à NOTRE haie. Et pas qu'un peu ! Couper à 9 pieds de haut une haie qui en fait 16 ! C'est pas radical, ça ? La seule haie qui nous garantit encore un minimum d'intimité ! Éric a immédiatement interrompu l'ouvrier dans sa tâche.
Non, mais ! Faut pas pousser mémé dans les orties !* Le certificat de localisation sous le bras, nous sommes allés en force, Éric et moi, visiter la voisine et lui expliquer qu'on ne fait pas ce qu'on veut chez les autres et surtout pas avec les affaires des autres ! Que la haie est À NOUS ! Mais, têtu, son mari, au téléphone, trop fier pour être honnête, a eu du mal à lâcher le morceau. Éric a été ferme : "On ne la coupe pas !!!" C'est-tu clair ?* Bref, la situation est stationnaire, mais nous sommes en alerte, sur le qui-vive, et surveillons notre voisin de près pour être sûrs qu'il ne finira pas son oeuvre en notre absence.

Petit aperçu de l'oeuvre sculpturale :
à gauche, la haie de 16 pieds de haut,

à droite, la même haie taillée à 9 pieds.

Jôli, non ?

Il ne faut pas aller bien loin pour avoir à faire des accommodements raisonnables. Et ce n'est bien souvent pas avec ceux que l'on croit.

Il y a des jours où l'on voudrait pouvoir s'exiler sur une île déserte.


À suivre...


* ça, c'est du québécois avec l'accent

Posted by Marie Posted on 08:41:00 | No comments

discrets présages


Je les ai vus ! Oui, oui, je les ai vus les tout premiers flocons envoyés en reconnaissance avant le grand assaut, la première vraie tempête de neige. Descendus en petit nombre, tels les émissaires d'un hiver qui se prépare, aussi petits que possible pour passer inaperçus, ils se laissent mollement tomber à terre, mine de rien, pour aller fricoter avec la rosée du matin, se fondre dans l'herbe et refroidir la terre. Mais on les guette. On le sait bien qu'il se prépare quelque chose, là-haut. Pas dupe, quand même !

dimanche 4 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 18:49:00 | No comments

bien accrochée


Aujourd'hui : échappée sur la montagne.

Le poil dru

Toutes feuilles à terre

Bien accrochée.
S'il n'en reste qu'une, ce sera elle.

vendredi 2 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 10:02:00 | No comments

Feuilles d'automne


Voilà.
Finies les jolies couleurs de l'été indien.

Il faut tout ramasser, maintenant.

Une musique à partager
pour accompagner la nostalgie d'un été révolu :

Autumn Leaves * (lien obsolète)

* enregistrement sur le vif
lors du spectacle Prévert : Paroles en musiques
au Manoir Rouville-Campbell de Mont-Saint-Hilaire
le 4 novembre 2005
  • RACCOURCIS

    Liens externes

  • NAVIGATION

    Pour lire la suite d'un article dont l'affichage est incomplet,
    cliquez sur son titre !
  • RECHERCHE

    Recherchez les articles qui vous intéressent en tapant un mot clé dans le champs correspondant en tête de page !
    Quelques suggestions de recherche :
    Lac Saint-Jean, Estrie, Vermont, Alsace, Gaspésie, Nouveau-Brunswick...