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mardi 5 avril 2016

Posted by Marie Posted on 21:03:00 | No comments

Après l'effort...

C'est l'anniversaire d'Éric. 
Le hasard du calendrier a voulu qu'en cette journée de fête nous ne fassions que nous croiser. 
Mais nous nous sommes croisés beaucoup et souvent !
Avant et après mes répétitions à l'école.
Avant et après mes cours à la maison. 
Avant et après un énième concert d'élèves, encore à l'école.

À l'occasion d'un de ces croisements, je lui ai dévoilé le gâteau qu'il m'avait commandé.
Au chocolat, bien sûr ! 

J'ai hésité à m'en servir une bonne part en début de soirée mais,
de retour du concert,
je me suis rattrapée. 
Après l'effort, le réconfort !

dimanche 27 mars 2016

Posted by Marie Posted on 19:37:00 | 1 comment

Retour aux sources

Aujourd'hui c'est Pâques. Temps du renouveau.
C'est aussi le temps où la nature recommence à s'animer d'une vie qu'on avait presque oubliée.

Au Québec, c'est le temps "des sucres" où les familles se rassemblent le week-end dans les cabanes à sucre pour déguster charcuteries et fèves au lard accompagnés des produits de l'érable dans une ambiance festive et traditionnelle. Un rituel qui marque le passage de l'hiver au printemps.

Encouragés par l'un de mes amis fraîchement arrivé à Mont-Saint-Hilaire (le même qui m'a entraînée à faire du vélo l'hiver), nous avons pour la première fois à vie récolté la sève des érables de notre jardin dans l'espoir d'en faire du sirop d'érable. 

En entaillant l'écorce de ces érables, nous avons découvert à quel point ces grands arbres sont généreux. Gorgés de leur jus, ils suintent si on ne les soulage de ce trop-plein de sève. On dirait presque qu'ils nous supplient d'en faire quelque chose de bon !
Nous avons ainsi fait 8 entailles réparties sur 3 érables. Dans chaque entaille, nous avons glissé une "goudrelle", sorte de petit robinet au-travers duquel s'écoule le jus de l'érable. À chaque goudrelle, nous avons accroché une "chaudière", seau destiné à recevoir la sève. 

Je dis "nous", mais en réalité, c'est Éric le maître d’œuvre de l'opération. 



La quantité de sève récoltée varie selon les températures. Nous avons certains jours puisé jusqu'à 30 Litres d'eau d'érable.










Une fois filtrée, l'eau peut être consommée telle quelle. Elle a un goût très subtilement sucré et est surtout riche en minéraux. Mais nous pouvons aussi la faire bouillir et réduire pour obtenir, après quelques heures, du bon sirop d'érable !

Notre sirop n'a pas le goût de celui du commerce, probablement parce que nos érables ne sont pas des érables à sucre à proprement parler. Le goût en est tout de même très sucré et suffisamment parfumé. Un délice de sucrer nos desserts avec notre propre production !

Tant que les nuits seront froides et les journées douces, la sève coulera, jusqu'à ce que les bourgeons pointent à leur tour. 


Après avoir été soumis aux tempêtes de l'hiver, le jus de nos érables revêt une saveur bien particulière. C'est pour moi signe que la vie inlassablement rejaillit, toujours plus forte, puissante et nourrissante, signe de renaissance, de renouveau. Observer la nature, se nourrir de sa sève, en épouser le temps et les saisons est pour moi une manière de me reconnecter à ce que nous sommes, avant tout : des êtres de nature. 


Joyeuses Pâques et

 joyeux renouveau

à tous et à chacun ! 

 

samedi 26 mars 2016

Posted by Marie Posted on 19:30:00 | No comments

Monture 4 saisons

Depuis le début du mois de décembre, j'ai choisi de faire mes déplacements à vélo. 

Ma première saison de vélo d'hiver ! 

Depuis quelques temps, je voyais deux de mes amis et collègues braver les éléments sur leurs 2 roues avec une santé solide et une bonne humeur persistante. Les voyant aller, j'ai d'abord pensé qu'ils étaient fous, mais au fond de moi, je les enviais. 
Une nuit de décembre où l'insomnie se prolongeait, j'ai eu une révélation soudaine ! J'ai compris que le vélo allait être le moyen pour moi de traverser l'hiver en restant en forme. Ça faisait longtemps que je pensais à ressortir mon vélo de la remise et à faire mes déplacements en ville sur deux roues. Mais là, c'était le moment. Pourquoi attendre ? Pourquoi l'hiver devrait-il être un frein à ma détermination ? Le vélo allait au contraire me permettre d'apprivoiser l'hiver, de le traverser en le faisant mien. Il fallait que je commence là, tout de suite !
Conseillée par mes deux comparses sur 2 roues, voyant la première neige pointer, j'ai commencé par m'équiper : pneus à clous, gardes-boue, porte-bagage, éclairage, veste et pantalons imperméables, collants chauds pour les jours les plus froids, casque de ski, lunettes de soleil pour ski de fond, gants "homard" à 2 doigts, masque en néoprène pour les journées glaciales, bottes imperméables rembourrées pour garder les orteils au chaud... 
Bien que très sceptique sur la longévité de ma motivation, Éric s'est occupé de préparer mon vélo, avec soin et bienveillance. 
Ainsi, tout l'hiver, j'ai bravé les éléments, senti le vent et le froid effleurer la toute petite parcelle de ma peau exposée à l'air, pédalé chaque matin vaillamment pour me rendre à l'école secondaire, fait le plein d'air pur, amélioré mon cardio, durci mes petits muscles, ai eu l'air plus réveillée le matin et de meilleure humeur pour traverser la saison toute entière sans céder à l'impatience.
  
 sur le chemin de l'école


Les jours de grand froid, à -23°C,
j'ai eu un peu l'air d'un extra-terrestre en arrivant à l'école...
 
... ou d'une mouche, c'est selon
Mais quelles que soient les conditions,
nous avons toujours été au moins 2 à avoir osé !

vendredi 25 mars 2016

Posted by Marie Posted on 17:18:00 | 2 comments

Hiver, hivers

Quelques saisons se sont épuisées depuis mon dernier message, celui où je souhaitais à mes lecteurs le meilleur pour l'année... 2015 !
Long silence sur la toile mais qui fut jalonné de rencontres, d'échanges, de voyages, certains restés secrètement gardés, d'autres largement partagés, autrement que sur la toile. 

J'ai eu longtemps l'impression que ce que je vivais n'avait au fond pas assez d'importance au regard d'autrui pour justifier que je passe autant de temps à en faire le récit, sinon pour en garder un historique à vocation tout à fait personnelle, pour le besoin de nos archives, Éric et moi.

Besoin d'une pause, sans doute. 

Pendant que mon blog restait silencieux, Facebook m'a longtemps donné l'illusion de rester en contact avec mes amis - un substitut qui aurait pu me suffire - jusqu'à ce que je me rende compte que, finalement, de toute évidence, la plupart de mes amis, les vrais, les proches, les plus proches, ne vont pas sur Facebook. Ou trop rarement.

Aujourd'hui, j'ai eu envie de ce retour. 
Envie de partager un peu de mes saisons, passées et à venir...

le Lac des 2 Montagnes, au Nord de Montréal - mars 2015

vendredi 23 janvier 2015

Posted by Marie Posted on 20:24:00 | 2 comments

D'un hiver à l'autre

D'un janvier à l'autre

À l'aube (bien avancée) de cette nouvelle année, je voudrais prendre le temps de me poser un peu. Un petit moment pour faire le bilan d'une année révolue. Une année supplémentaire qui accroît mon ancienneté sur cette terre "nouvelle".
L’an dernier à pareille date, je sombrais dans l'obscurité de l’hiver et guettais désespérément une petite lueur au bout du tunnel avec une impression lancinante de tourner en rond, un espoir de printemps, une envie de renouveau…
Au fond, comme beaucoup de mes collègues et amis artistes ou musiciens, j'espère toujours trouver "la job" du siècle, participer à un projet extraordinaire et... rémunérateur ! Le rêve ! Le meilleur des deux mondes !
À défaut de toucher du bout de mes doigts de pianiste cet idéal utopique, je tente sporadiquement de puiser en moi la motivation d'un projet de ce genre, guettant une idée de génie qui ferait entrer un peu plus d'argent dans les caisses de la maison... J'ai des envies, des désirs. J'ai PLEIN d'envies et de désirs. Envie d'apprendre de nouvelles choses, de rencontrer de nouvelles personnes, de découvrir de nouveaux mondes, de FAIRE des choses, PLEIN de choses... mais rien qui soit vraiment lucratif.
On ne se refait pas.

Au temps des bilans

L’année 2013 avait été assez tranquille musicalement. L'année 2014 commençait de la même manière. Après 10 années de collaborations avec divers groupes locaux, chorales, écoles... je commençais à en sentir les limites.
J’avais bien des activités « régulières » de professeur de piano et d'accompagnatrice mais pas d' "extra-projet", ce genre de projet fou, exceptionnel, intense, qui nous sort de notre zone de confort, le genre de défi qui stimule et réveille, qui nourrit de l'intérieur et nous tire vers le haut...  qui satisfasse réellement mon appétit de musicienne pour les aventures nouvelles et exceptionnelles et qui titille mes contradictions de pianiste-qui-convoite-la-scène-et-la-redoute-à-la-fois-mais-en-a-tellement-besoin-pour-se-sentir-vivante ! Non. Rien de cela en vue. 
Questionnements, remises en question… pour finalement revenir toujours au même point : au fond, je ne me sens bien que là où j’ai été appelée, là où je me sens aussi la possibilité de choisir, d’accepter ou de renoncer, où je peux m’engager sans me laisser enfermer, enchaîner, dans une fonction, un rôle, un quotidien trop routinier… électron libre en recherche d'un noyau autour duquel graviter.
En attendant de trouver mon "noyau", continuer de semer des graines de pianiste en espérant qu'elles finissent par germer, un jour peut-être... mais peut-être aussi envisager de semer à d'autres vents, dans d'autres directions, pas forcément dans celle de Montréal… 
C'est ce qu'allait m'apporter 2014 : des ouvertures ! 

Perspectives nouvelles

En mars, grâce à un message intercepté par hasard sur Facebook, je rejoignais une nouvelle troupe de théâtre musical de Saint-Jean-sur-Richelieu dont je fus la pianiste le temps de la production de Demain Matin Montréal m'attend, comédie musicale à saveur très québécoise, en avril et août. Collaboration qui devrait avoir des suites puisqu'une nouvelle production se profile pour septembre 2015…

En août, je me présentais comme candidate pour une audition de recrutement comme pianiste-accompagnatrice pour un chœur éphémère créé par l'Alliance des Chorales du Québec en vue d'une tournée en 2015 à travers le Québec. Je n’ai pas été retenue. J'ai trouvé dur de se faire dire non alors que tout semblait si bien aller. Ça fait mal à l'orgueil... mais quelques semaines plus tard, l’un des membres du jury, chef de chœur, me contactait pour accompagner le concert des 25 ans de son chœur, à Saint-Hyacinthe, en décembre. Ce qui fut fait, et bien fait !
Le lendemain du concert, le chef me proposait de devenir l’accompagnatrice permanente et attitrée du chœur, ce que je suis dans les faits depuis le début de ce mois de janvier. Eh oui ! Après 25 ans comme pianiste SCF (sans chœur fixe), errant d'un chœur à l'autre sans attache durable, je me suis laissée adopter. Tout arrive !

Le premier projet comportait un beau défi et m'a réveillée d'une certaine morosité pianistique en m'offrant une belle visibilité malgré une rémunération plutôt symbolique tandis que le second est plutôt bien rémunéré, satisfaisant pour les finances de la maison, mais sans grand défi musical ni technique. Difficile d'avoir le beurre et l'argent du beurre... Il faut bien que je m'y fasse, il ne faut définitivement pas chercher de rapport de proportion entre l'intensité du travail fourni et la rémunération qui le récompense. C'est ça, la vie d'artiste. Je devrais me réjouir d'être au moins employée pour ce que je sais (trop bien) faire et non pour enseigner à des groupes de collégiens en furie dans une classe de 30 adolescents indomptables...

La leçon de tout cela est qu’on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. Si ce que vous pensiez ou espériez n’arrive pas quand vous le voulez, comme vous le voulez, autre chose finira peut-être par arriver, par se présenter, autrement, différemment… L'accepter, l'accueillir. Y puiser les forces positives qui vous permettront d'explorer des avenues que vous ne pensiez peut-être pas emprunter. Avoir confiance, dans les graines, dans le sol, dans le temps.

Petites découvertes et grandes émotions 
2014 fut aussi le temps des grandes retrouvailles et des petites escapades.

... Grandes retrouvailles familiales autour des 80 ans de papa et des 52 ans de mariage de nos deux parents lors de "l'Opération Bouffadou"* qui s'est déclinée en 2 jours, 3 lieux et multiples émotions, temps fort exceptionnel pour notre famille et tous ces amis qui l'ont entourée depuis toujours, dont la préparation a mobilisé toutes les énergies familiales et dont le point culminant fut certainement la comédie musicale concoctée par mes deux nièces, Marine et Avril, avec la participation de tous les "petits" enfants et le soutien des plus grands.
la famille réunie au grand complet pour l'Opération Bouffadou
et modelée par les mains de Pierre
 ... Petites escapades à la découverte de petits coins charmants des États-Unis, dans les Green mountains du Vermont d'une part, au Massachusetts, Boston et Cape-cod d’autre part… J'ai retrouvé avec ces aventures en terre anglophone la motivation d'améliorer mon anglais et de reprendre des cours en faisant du troc avec un de mes amis bilingues : cours d'anglais contre cours de piano !... et en suivant un cours de groupe de conversation anglaise au CEGEP avec d'autres adultes aussi motivés que moi... and I'm not that bad !

Cocktail de bonne année rend l'hiver plus doux

Au début de l'année 2014, à court de fer, carence diagnostiquée des mois plus tard, j'avais perdu toute mon énergie, ma résistance au froid, à l'hiver, au temps qui passe, mon sommeil et ma joie de vivre... Au printemps, avec le retour du soleil et de la chaleur, j'ai senti avec force un regain d'énergie. Avec une bonne cure de fer, un peu de lumière matinale, moins de sucre, un peu de yoga, une activité diversifiée, des temps de rencontres et des temps de solitude, un grand voyage outre-Atlantique et des petites escapades outre frontières, voici le cocktail "remonte-pente" qui a fait finalement de mon année 2014 une année ressourçante et restructurante et m'a enfin permis d'aborder ce nouvel hiver sans trop d'appréhension et avec assez de réserves pour passer au travers. 

Un avenir à colorier

En cette nouvelle année, à tous et à chacun je souhaite que 2015 permette de retrouver la légèreté et l'insouciance des meilleurs jours, ceux d'avant "Charlie". Que nous sachions tous, ici où ailleurs, profiter des petits présents que nous offre la vie, petits bonheurs parfois masqués par un écran de contrariétés, de soucis et de difficultés. Il s'agit de trouver le filtre qui peut nous aider à voir le monde d'une certaine couleur, d'une autre couleur que ce gris qui taraude et menace les esprits les plus optimistes. En bleu, en rose, en jaune ou en lilas (j'aime bien la couleur "lilas"... j'avais un feutre couleur "lilas" quand j'étais petite. C'était celui qui traçait le plus large et qui a duré le plus longtemps...). 
Choisissez la couleur qui vous va le mieux, et...

faisons de cette nouvelle année

une grande séance de coloriage !



À tous et à chacun,

une merveilleuse année colorée !


*Bouffadou :  bâton de pin noir de Lozère qui, traversé par un souffle, rend le feu actif. Symbole de la fête... pour que vive la flamme !

jeudi 19 juin 2014

Posted by Marie Posted on 22:38:00 | No comments

Adieu, Scapin !


Vendredi 13.
Difficile journée. 
Scapin, notre félin rayé, après 11 ans de compagnie câline et ronronnante nous a quittés.



On le savait malade des reins depuis deux ans. Depuis ce temps-là, son état était plutôt stable, mais jeudi, il s’est aggravé subitement. Après visite en urgence chez le vétérinaire et analyses approfondies, le diagnostic était ferme et définitif : il ne lui restait que quelques jours à vivre et cela risquait d'être dans d'atroces souffrances. Il fallait prendre une décision. Celle-ci fut d'autant plus difficile à prendre et à vivre qu'elle devait être rapide.
Pas facile de laisser partir. Encore moins d’aider à mourir… 

Jeudi soir, il est resté en observation chez la vétérinaire. Le lendemain, le cœur déchiré, je suis allée le retrouver pour passer un peu de temps avec lui. Nos tous derniers instants ensemble. Il était content de me voir, ronronnait et recherchait le contact. Je l'ai trouvé affaibli. Je crois qu’il sentait son heure arrivée. Il semblait s’abandonner à notre décision. 
Sa mort fut douce. Sans douleurs. Difficile moment à vivre, dont je revois encore les images, fréquemment. 

Il devait souffrir depuis longtemps, en silence. Éric le sentait malade et me le disait depuis un moment. Moi, je trouvais qu’il avait la lenteur d'un vieux chat mais qu’il semblait plutôt de bonne humeur. Tant qu'il ronronnait. 
Comment savoir ?

Aujourd'hui, Scapin nous manque. La maison entière s'ennuie de lui. Il était, avec sa sœur Michka, le premier minou à avoir partagé notre vie commune. Il avait l’âge de ma vie québécoise.  
Il rôde encore dans mon souvenir. Je m'attends à le voir surgir au milieu de la nuit, bondir sur le lit, s'approprier mon oreiller, ronronner sous la couette... Mais c'est fini. Scapin n'est plus.
Une tendre page qui se tourne douloureusement.
Les choses sont ainsi.
Seul le temps estompera notre chagrin, pour ne garder que le meilleur du souvenir...


Le jour même, j’ai trouvé dans le rayon jardin de la quincaillerie du coin un gros coq en résine qui semblait taillé dans la pierre. Dodu et fier comme un Scapin. J’ai craqué. Je l’ai pris. Il trône depuis sur les marches du patio. Il me rappelle Scapin qui était toujours là, tout près, et rôdait autour de moi quand je jardinais. Ainsi, c'est comme s'il continuait d'être là, quelque part. Une consolation.



Diabolo et Boogie, eux, sont toujours là, bien vivants. Ils réclament d’autant plus d’affection que le vide laissé par le départ de Scapin est grand.
Un équilibre se perd, un autre se crée. 
Ainsi va la vie des chats. 

 

dimanche 20 avril 2014

Posted by Marie Posted on 10:58:00 | No comments

La fin d'une aventure colorée

Hier soir avait lieu la dernière des 4 représentations de la comédie musicale "Demain matin Montréal m'attend". 

Ainsi s'achève cette aventure qui m'a valu 5 semaines de travail intense durant lesquelles tous mes efforts et temps libres ont été consacrés à la réalisation de ce projet. 
Durant cette période, pas toujours en accord avec les choix de la directrice musicale, j'ai craint parfois le résultat, mais l'expérience me prouve une fois de plus qu'avec un peu de dialogue et d'ouverture, de patience et de flexibilité on finit toujours par trouver un terrain d'entente pour que le meilleur ressorte et que le produit final soit satisfaisant pour tous. Finalement, si différentes mais complémentaires, nous formons toutes les deux une bonne équipe. 


Nous étions pour l'occasion entourées de 5 autres musiciens (batteur, guitariste, bassiste, violoniste et clarinettiste), explorant toutes sortes de styles, de la musique brésilienne à la musique traditionnelle québécoise en passant par le tango, de bons gros rocks solides, du jazz swing, une belle grosse ballade romantique, sans oublier un petit clin d’œil au passage à la musique de Kurt Weill. Je me suis bien amusée.

La salle chaleureuse du cabaret-théâtre du vieux Saint-Jean-sur-Richelieu fut presque comble à deux reprises. La disposition des chaises autour de petites tables de bistro et la buvette qui servait boissons et grignotines ajoutait un cachet particulier à cette ambiance festive et décontractée.  
L'une des représentations fut dédiée aux aînés. Ce fut parmi toutes les générations le public le plus réactif. Ce n'est pas si étonnant si l'on considère que le texte de Michel Tremblay datant des années 70 est truffé de références et de clins d’œil à la culture populaire de cette époque, persillé de répliques savoureuses et percutantes qui ont souvent provoqué l'hilarité générale. Le 3e âge y a retrouvé toute sa jeunesse.

J'ai ri moi-même chaque fois à gorge déployée devant la mise-en-scène et les chorégraphies burlesques, plongée dans l'univers des bordels montréalais où les genres se mélangent et se confondent, hommes déguisés en femmes, femme déguisée en homme, où le langage est cru et les allusions sexuelles sans équivoque. Pour une française qui avait il y a 10 ans tout à découvrir du Québec, on ne peut imaginer immersion plus radicale. À plusieurs reprises, j'ai entendu ma petite voix intérieure s'exprimer avec un plaisir certainement coupable : "Si maman savait !...".

 
La troupe rassemblait comédiens, chanteurs et danseurs, tous plus colorés les uns que les autres, presque autant que leurs personnages. Sensibles, affectifs, émotifs, passionnés, exubérants, narcissiques, excessifs... ils constituent ensemble une bien belle gang mais peut-être un peu trop dans la représentation pour être reposante. Un vrai dépaysement pour moi. Je ne cache pas avoir eu besoin de m'en extraire de temps en temps, un peu saturée de ce trop-plein de "représentation".

 Après la générale, à l'heure des notes

Au lendemain de la dernière, je réalise à quel point quand dans les saisons creuses où les contrats de pianiste ne se présentent pas j'essaye de me convaincre de faire autre chose, j'ai tort. Au fond, c'est là, ma place ! Au piano. Au théâtre. Je le sais. Depuis 10 ans j'en suis convaincue. Manquait juste une bonne occasion de me la faire, cette place.

Ce projet achevé, déjà la promesse d'une prochaine collaboration, de prochains projets de comédies musicales et autres réalisations que j'ignore encore planait dans nos conversations de fin de soirée. J'ai hâte de connaître la suite.

Vous pourrez lire une belle critique du spectacle ici.

vendredi 14 mars 2014

Posted by Marie Posted on 23:05:00 | No comments

Demain matin...

Il me manquait un projet de taille pour le printemps. 
Les dernières années m'ont habituées à relever des défis chaque année plus importants, stimulants, gratifiants. J'ai pris goût à ces prises de risques. Elles me font chaque fois grandir, progresser et me sentir toujours plus vivante, plus vibrante.   

J'espérais que l'hiver m'offrirait une bonne surprise. Dans l'attente, l'inquiétude, l'angoisse aussi de ne rien voir venir, j'ai eu tout le temps de faire le point sur mes envies, mes rêves, mes désirs inassouvis... Au-dessus de tous les plaisirs que j'ai eus dans ma vie de musicienne planait le souvenir inoubliable de mon expérience avec le théâtre musical, expérience vécue avec le CRÉA d'une part mais aussi dans d'autres contextes plus intimistes comme le "Voyage d'hiver", spectacle avec chanteur et danse contemporaine auquel j'ai participé mais dont je n'ai jamais pu voir le jour, quittant la France avant la première représentation.
Depuis, la nostalgie de la vie de troupe, du contact avec tous les acteurs d'une production théâtrale, de la naissance du projet à sa représentation publique, ne m'a pas quittée. J'espérais retrouver au Québec quelque chose, sinon d'équivalent, au moins aussi satisfaisant, et toujours ce contact avec la scène. Parce que le théâtre m'inspire, parce que j'aime que mon piano participe à la fourmilière qui s'active autour d'un même projet, qu'il soit une pierre qui s'ajoute aux autres pierres et devienne un acteur à part entière du drame qui se joue sur scène, discret mais ô combien présent et nécessaire. 

Il a suffit de peu de chose, un communiqué aperçu sur Facebook sur la page des Professeurs de musique pour que je me sente tout de suite interpelée. La directrice d'une troupe de théâtre musical était à la recherche de musiciens pour la production "Demain matin Montréal m'attend", comédie musicale de Michel Tremblay sur la musique de François Dompierre, deux personnalités emblématiques de la culture québécoise. J'ai écrit, me suis renseignée sur le type de pianiste recherché. Lecteur ou improvisateur ? Après quelques échanges de courriels, d'informations, une rencontre pour la forme, une référence commune... j'ai été tout de suite adoptée par la troupe qui, elle, répétait depuis déjà six mois. 24 heures après avoir reçu un premier tas de partitions, je faisais ma première répétition avec tous les airs du premier acte ! Je crois que ma rapidité et mon ardeur au travail leur ont plu...
Ainsi donc, j'ai un bel os à ronger pour le prochain mois. Le défi est grand car le délai est court. J'aime cette densification du temps. Cette accélération me change de la routine et change les priorités sans qu'on ait à les choisir. 
Je me suis plongée dans le livret. Le texte de Michel Tremblay est savoureux, les dialogues percutants et les répliques colorées. La musique de François Dompierre (dans sa version de 1995 plus que dans celle de 1970 qui est très datée !) est enlevante, dynamique, variée, teintée de toutes sortes de styles, du tango à la salsa en passant par le jazz, tantôt swing, tantôt ballade, mais aussi avec de gros clins d’œil à l'Opéra de quat'sous ou à la musique traditionnelle... Le piano y est en vedette dans la Complainte de la Duchesse, à la fin du 1er acte, très lyrique et pathétique. C'est très bien écrit et très efficace dramatiquement !
 
Depuis une semaine, je ne compte plus le temps que je passe avec mon piano. Il y avait longtemps que je n'avais pas ressenti ce besoin urgent, cette impatience de le retrouver, entre deux repas, entre deux cours, pour tenter de rendre facile ce qui paraît difficile.
Pendant ce temps, je m'amuse beaucoup, parce que ça sonne terriblement bien et que je me vois déjà dans la fosse soutenant les acteurs de cette tragi-comédie. Bref, en jouant la trame sonore de ce spectacle, je m'y crois déjà !


En me plongeant dans cette aventure, je renoue avec cette partie de moi-même qui était restée dans l'ombre depuis 10 ans et qui suppliait qu'on la rallume. Pour un retour en scène, c'est un beau retour. Plein feux ! Sous les projecteurs !

Pour tout renseignement : Théâtre Musical du Haut-Richelieu

jeudi 13 mars 2014

Posted by Marie Posted on 16:15:00 | No comments

Passages

Loin de l'hiver, du froid et de la neige, on essaye en Europe d'imaginer
ce que peut bien être l'hiver québécois.
Exercice difficile quand le printemps à déjà pointé son nez
et que les souvenirs qui demeurent sont ceux d'un été de vacances en Estrie, 
des baignades dans les lacs, des repas sur la terrasse...

Ici l'hiver est rude. Chaque année davantage.

Si le froid fut un peu plus mordant que les autres années, 
cet hiver m'a donné l'occasion de découvrir certains plaisirs inusités les autres années, comme...

le plaisir coupable de traverser la rivière à pied, un jour de février, 
entre Beloeil et Mont-Saint-Hilaire...

la rivière Richelieu, le 16 février 2014


...ou encore l'expérience de la traversée en auto sur le pont de glace
entre Saint-Antoine-sur-Richelieu et Saint-Denis-sur-Richelieu.

26 janvier 2014

Petite vidéo à l'appui pour immortaliser ce moment
qui fut une première pour ma copine Yolande et moi !


Pour ceux qui s'inquiètent de savoir où nous en sommes,
s'il y a encore de la neige au Québec, 
voici ma réponse en images...

aujourd'hui, le 13 mars 2014
Une belle tempête a ajouté une belle couche de 20 cm de neige
à celle qui tentait de fondre. 
Non ! L'hiver n'est pas fini !


Mais l'hiver, c'est aussi la ville qui s'anime, s'illumine.
Les gens sortent de chez eux, affrontant les éléments coûte que coûte,
comme pour conjurer l'hiver, le maudit hiver !
La fête, c'est à l'extérieur qu'on la fait !

Une nuit, j'ai arpenté les rues du centre ville, 
rejoint le festival des Rendez-vous du cinéma québécois,
parcouru la Grande bibliothèque 
et la magnifique exposition de René Derouin, artiste québécois,
la Place des arts et le Musée d'Art Contemporain.
C'était ma Nuit blanche
saupoudrée d'une petite neige légère et féérique, scintillante et magique. 

  Montréal en lumières, 1er mars 2014

Les journées s'allongent. L'heure d'été a chassé celle d'hiver. 
Un semblant d'énergie printanière s'impatiente. 
Progressivement, la lumière s'installe... mais la neige aussi !
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