vendredi 31 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:04:00 | No comments

Blancheur à Cap Tourmente

Québec by night

Jeudi. Lendemain de la visite au musée et de notre petite soirée en ville, la météo annonce du beau temps et une température assez clémente. Nous quittons Québec en longeant le Saint-Laurent vers le Nord, direction Cap Tourmente.

Cap Tourmente, parc naturel sur le bord du fleuve, est le paradis des ornithologues.
En présentant ce lieu, Jacques Samson, journaliste du journal Le Soleil écrit : "Quand on fréquente ce parc fédéral en été, c'est la découverte d'une terre faite à la fois de forêts et de marais, donc une terre d'accueil incroyable pour une multitude d'espèces d'oiseaux. À cap Tourmente, chacun y trouve son compte.
Et les amateurs d'oiseaux se retrouvent par milliers dans ce sanctuaire situé à peine à quelques minutes de Québec.
Découvrir cap Tourmente en hiver, c'est se plonger complètement dans un autre monde. Ce qui frappe, c'est le silence et le calme qui y règnent. À cap Tourmente, on arrive facilement à faire le vide total et à communier avec la nature."
De Cap Tourmente, je ne connais que l'hiver. En parcourrant les sentiers du parc, nous revenions sur les traces d'un passé commun. Éric me l'avait fait découvrir en décembre 2002, lors de mon premier voyage hivernal, avant même que je ne vive au Québec. Le parc était fermé. Aucune animation prévue en cette période de fêtes. Quelques autos stationnées devant la barrière du parc laissent supposer la présence de quelques promeneurs, mais nous n'avons croisé personne. Huit ans après ma première visite, j'y ai retrouvé l'immensité du silence, la blancheur de l'espace, la nature déserte, l'horizon sauvage, la lumière rasante et cette impression de solitude agréable. Nous avons fait le plein de grand air. Ressourcés, le coeur plein d'oxygène, nous avons repris la route vers la maison en nous promettant d'y revenir l'été pour y rencontrer les oiseaux.

Cap Tourmente : Toute la splendeur de l'hiver - Article du Soleil
Le site officiel de Cap Tourmente









Posted by Marie Posted on 18:35:00 | No comments

Petite virée au Musée des Beaux Arts de Québec

Entre deux fêtes, une petite escapade au Musée des Beaux Arts de Québec.

Le Musée reçoit jusqu'au mois de février une partie de la magnifique collection de Juan Antonio Pérez Simòn, richissime homme d'affaire mexicain d'origine espagnole, né en 1941, personnalité reconnue dans le monde des collectionneurs. Et pour cause ! Sa passion pour l'art et son goût pour la culture l'ont incité depuis les années 1970 à réunir une collection tout à fait exceptionnelle de peintures, sculptures, dessins, gravures, objets d'art décoratif, manuscrits, ainsi qu'une bibliothèque de plus de 50 000 volumes.

Nous avions déjà vu une partie de sa gigantesque collection lors de l'exposition "De Cranach à Monet" réunissant une cinquantaine de chefs-d'oeuvre impressionnistes. Cette fois-ci, l'exposition "Du Greco à Dali", précédemment présentée à Paris au Musée Jacquemart-André, résume 500 ans d'histoire de l'art espagnol en 70 toiles fascinantes d'intérêt et de diversité. Cette collection, connue dans le monde entier, est l’une des plus importantes d’Amérique Latine par son caractère exhaustif ainsi que par la notoriété des artistes représentés.

Juan Antonio Pérez Simón parle de ces choix artistiques comme étant le prolongement de sa propre personnalité : « J’ai bâti un univers personnel qui fait écho à ce qui me définit et me stimule. Tous ceux qui, comme moi, ne possèdent pas ce merveilleux don de créer la beauté grâce à l’art peuvent se consoler en admirant des œuvres et en jouissant de se laisser séduire par elles ».

Une vidéo projetée durant l'exposition montre la demeure de Juan Antonio Perez Simòn, dont les murs sont couverts de toiles, gigantesques pour la plupart, les meubles garnis de sculptures d'artistes de grande notoriété, la bibliothèque monumentale garnie de volumes reliés tous plus précieux les uns que les autres. J'ai été très impressionnée par l'univers de cet homme qui vit au quotidien au milieu de ces innombrables chefs-d'oeuvre, partageant sa demeure avec les fantômes des plus illustres artistes de cinq siècles d'histoire de l'art. Sa demeure est un musée à part entière. En mettant une partie de sa collection à la disposition des plus grands musées du monde, il partage avec le visiteur son amour de l'art, pour le bonheur de tous.

Quelques toiles de l'expo "Du Greco à Dali" 

Julio Romero de Torres, Portrait de femme, vers 1925-1930

 Ecole madrilène, Fête de taureaux sur la Plaza Mayor de Madrid, vers 1650

 Joaquin Sorolla y Bastida, Scène napolitaine, 1886

Joaquin Sorolla y Bastida, Soleil du matin, 1901

Hermenegildo Anglada-Camarasa, Feria de Valence, vers 1907

Salvador Dalí, L'Ascencion du Christ, 1958

Joán Miró, Femmes devant la lune, 1944


dimanche 26 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 19:26:00 | No comments

Tables des fêtes

Pendant que je suis ici, au Québec, ma grande famille se réunit en Alsace. Parents, frères et petits neveux se rassemblent pour un Noël animé, gastronomique et multigénérationnel !
Ici, point de famille.
Ou si peu.
Du côté d'Éric.
Mais tellement peu.

À défaut de famille, c'est avec nos amis, ceux qui m'accompagnent tout au long de l'année dans mes activités musicales, que j'ai retrouvé le plaisir de la grande tablée du temps des fêtes.
Le party des Jeunes voix du coeur a ouvert les festivités. Cette année, c'est nous qui recevions ! Pour accueillir tous les convives, nous avons poussé les meubles, agrandi la table, remonté le 2e divan 3 places qui séjournait au sous-sol et mis la maison en habit de fête.
Une fois le décor dressé, les convives rassemblés, les rires fusèrent de toute part. Ce fut une soirée formidable, où nous avons partagé un véritable festin auquel chacun avait apporté sa contribution gourmande et généreuse. Dans l'euphorie générale, nous nous sommes quittés avec la promesse qu'il y en aura d'autres, des soirées comme celle-là.

Je me souviendrai longtemps de cette soirée.
Joyeuse équipe !
Une belle entrée en matière pour un joyeux temps des fêtes. 

Posted by Marie Posted on 06:21:00 | No comments

Un peu de douceur...

Je viens de recevoir une petite vidéo d'un papa de deux de mes petits élèves, le petit W. (10 ans) et sa grande soeur A. (12 ans), souvenir du dernier concert de mes élèves où ils interprétaient à 4 mains Silent Night (harm. de M. Bober).
Je ne résiste pas à l'envie de la partager avec vous.

vendredi 24 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 15:01:00 | No comments

Si loin, si proche...

À TOUS, À CHACUN,
je souhaite un

JOYEUX NOËL !!!
plein d'amour, de joie, de petits bonheurs et de beaux échanges.
Gros câlin à tous, petits et grands.
Marie

dimanche 19 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:39:00 | No comments

Noël aux fourneaux

Aujourd'hui, première journée de vacances. J'ai fait "atelier pâtisserie".
Pour ne pas faillir aux traditions alsaciennes, j'ai fait des Bredele*, tout l'après-midi. Plein de Bredele ! Natures, aux amandes et citron et aux noisettes avec confiture de framboise...
Après la série des concerts de Noël, voilà du concret ! Une belle entrée en matière pour le temps des fêtes.
*Bredele : petits sablés au beurre, 100% pur beurre !

samedi 18 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:18:00 | No comments

Voilà

Voilà. Samedi soir. Aujourd'hui avait lieu le concert de mes élèves. Mes nombreux élèves...
Je suis toujours émue de voir ce que chacun révèle de lui-même en des circonstances aussi périlleuses que celles du concert.
Chacun avait un petit défi à relever. Chacun a remporté une petite victoire sur lui-même.
Le tout petit E., 7 ans, dont la maman me fait part juste avant le concert d'un diagnostique officiel de trouble de déficit d'attention (TDA) sévère de son fils, s'est pris au jeu de son premier concert et a prouvé à tous (à commencer par lui-même) qu'il était capable de se concentrer intensément plusieurs minutes d'affilé avec un sérieux et une musicalité exemplaires en jouant comme un dieu "J'ai perdu mon âne" et "Où allez-vous, bergère" en duo avec son grand frère, parmi mes anciens élèves, après trois mois de cours à peine.
La grande B. , magnifique adolescente de 13 ans, qui habituellement manque d'assurance, flanche à la moindre incertitude, s'arrête en plein milieu, incapable de repartir, a réussi à passer au travers d'une pièce somme toute assez véloce sans baisser les bras, avec assurance et combativité.
Plusieurs couples de frères et/ou soeurs qui se chicanent habituellement pour un rien ont trouvé un terrain d'entente en partageant le banc de piano à 4 mains, étonnants d'écoute et de sensibilité.
Le jeune L., 9 ans, habituellement dur avec lui-même, qui ne se tolère aucune erreur, à en pleurer de désespoir parfois, a joué comme jamais un Sleeping Dragon plein de fougue et de contrastes. Accompagnant son petit frère et sa maman dans un air irlandais en trio violon-guitare-piano, il a montré une fois de plus qu'il était une vraie graine d'accompagnateur, à l'écoute, présent, solide et rassurant pour ses compagnons de jeu.
Le petit W., 11 ans, a une fois de plus crevé l'écran avec une valse de Chopin remarquable d'inspiration et de sensibilité, laissant respirer la musique avec une aisance et un naturel étonnant.
Sa grande soeur, A, 13 ans, a fait preuve d'une virtuosité sans faille dans une Tarentelle endiablée, avec une assurance éblouissante.
C. et E., adultes volontaires et assidues, ont surmonté vaillamment leur trac avec courage et persévérance.
J.B., 17 ans, malgré ses semaines de fou, absorbé par des devoirs scolaires qui lui mobilise tout son temps et son énergie, a plongé dans l'univers de Debussy avec un Doctor Gradus ad Parnassum saisissant de virtuosité, tout en nuances, en finesse et en subtilité.
Chacun avait un petit défi à relever. Tous ont su le relever et, grâce à cela, triomphent de leur victoire sur eux-mêmes. Tous. Sauf un.
Le petit P., 10 ans, petit Prince aux boucles rousses, l'un de mes élèves les plus doués, sensibles et intelligents, n'était pas là. J'ai appris son absence ce matin, à mon grand étonnement, sans autre explication. Le petit P. était prêt. Peut-être un peu nerveux, comme toujours, mais prêt. Je crains qu'une crise ne se soit produite à la maison à l'approche du concert, qui a provoqué l'abdication soudaine des parents. Une première crise a eu lieu il y a deux semaines. Ils étaient prêts à priver leur fils des cours de piano parce qu'il ne pratiquait pas assez... à leur goût. L'an passé, son père le coachait quotidiennement pour le présenter au concours le plus exigeant de la région. En fin d'année, le père un peu essoufflé par tant de pression a décidé de laisser son fils se débrouiller seul cette année. D'un certain point de vue, c'est une bonne chose. Cela lui apprend à travailler seul, à constater les effets de ses propres méthodes de travail. Le petit P. est donc pianistiquement livré à lui-même depuis la rentrée de septembre. Bien qu'adaptant mes exigences à la situation, je constatais certaines fois que ses méthodes n'étaient pas toujours en rapport avec celles que je lui enseignais. Mais bon. C'est bien normal. Il est jeune. Il apprend. Faire des erreurs fait partie de l'apprentissage. Ne pas être parfait aussi. C'est bien normal. C'est humain. Mais les parents ne l'entendent pas de la sorte. Le minuteur sur le piano, ils exigeaient un temps minimum par jour d'une manière si drastique que leur fils en perdait le goût de la pratique. Dans une phase de découragement, devant la mauvaise tête de leur fils, les parents ont décidé d'un accord unilatéral que leur fils arrêterait les cours... pour le punir ! Surprise de cette décision, j'ai réussi à convaincre la mère que ce n'était sans doute pas la meilleure chose à faire pour leur fils. Elle m'a entendue. Le petit P. a repris les cours avec un certain soulagement perceptible tout à fait perceptible. Mais aujourd'hui, je suppose que mon petit P. a craint de ne pas être à la hauteur... des attentes de ses parents. Il a dû manifester des signes de nervosité. Normal. Il aurait sans doute eu besoin d'une petite tape dans le dos pour oser dépasser son appréhension. Ça aurait valu le coup. Il est tellement fier, habituellement, quand le concert est passé, fier d'avoir su relever le défi. Mais cette petite tape-là n'est pas venue. Mon petit Prince n'était pas là. Je suis triste de cela.

Alors voilà. Avec ce concert s'achève la série des concerts de Noël. Ce soir, je suis en vacances.
Je ne sais si je reverrai mon petit Prince à la rentrée.

vendredi 17 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 00:01:00 | No comments

Dans la série "de Noël"...

... mes élèves aussi ont leur concert !

samedi 11 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 23:00:00 | No comments

Journée de concert

Samedi.
Aujourd'hui, concert de l'Orchestre Symphonique !
J'aime ces semaines de préparation où, de jour en jour, la tension monte. Avant-hier, la pré-générale dans la salle de répétition habituelle, au Conservatoire de Montréal. Hier la générale dans l'église où se fera le concert. Aujourd'hui, le concert ! J'aime ce resserrement du temps où toutes les énergies convergent vers un moment unique et grandiose, éphémère et intense : le concert !
L'orchestre symphonique est un microcosme où chacun a sa place, aussi différents soient les instruments, aussi contrastées soient les personnalités de ceux qui les jouent, grâce à la direction d'un chef brillant et ô combien humain qui réussit, avec la complicité et la confiance de tous, à mettre tout le monde d'accord.
Ce soir, nous partagerons ce concert avec des centaines de personnes, un programme ludique et dynamique où le bonheur jubilatoire des musiciens transpire à travers chaque note.
À savourer jusqu'à la dernière seconde !

mardi 7 décembre 2010

Posted by Marie Posted on 23:00:00 | No comments

L'hiver, enfin l'hiver !

Le premier hiver de Diabolo

Il ne cesse de neiger depuis hier. Déjà 20 cm ! L'hiver, enfin l'hiver, le vrai !
Fini de plaisanter ! Après la maigre couche de la première neige de fin novembre qui s'est vite fait oublier, voici enfin de la belle et bonne neige qui virevolte dans l'air et s'accumule sur les grands arbres en petits tas cotonneux. Le ballet des souffleuses a entamé sa chorégraphie à travers les rues de la ville. Le ciel filtre la lumière du soleil dans une blancheur éblouissante. C'est l'hiver. Enfin l'hiver !
Le calendrier des fêtes se remplit. Le sapin a pris toute sa place dans le salon, déjà affublé de tout son attirail de décorations et de petites lumières colorées réjouissantes. Aux poutres du plafond sont suspendus mobiles, guirlandes, carillons et autres petits objets rigolos, petits bonheurs à faire sourire les visiteurs. Mon ordinateur est plein de musiques de circonstance mêlant musique baroque, jazz et bossa nova, variations à l'infini sur le même thème, pour assurer l'ambiance des soirées amicales à venir. La neige vient parfaire le tableau des festivités. Noël sera blanc. Cela me réjouit.

lundi 29 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:35:00 | No comments

lendemains

Lundi. Lendemain de concert.

Les concerts des Jeunes voix du coeur sont passés.
Le concert de samedi n’était pas au top du potentiel de nos jeunes chanteurs (ni du mien d'ailleurs !). J’étais moi-même très nerveuse… parce que c’était la première, parce que j’étais un peu trop soucieuse du jugement d'une collègue pianiste. Il suffit de peu parfois… c’est dans la tête… des idées qu’on a… parfois à tort… des fausses croyances...
Le concert de dimanche, par contre, était très réussi. Libérée des émotions de la veille, je me suis sentie très à l’aise sur mon beau piano à queue et les enfants ont beaucoup mieux chanté.
Julie, la chef du choeur, et moi avons cependant toujours des petites réserves, de bonnes raisons de ne pas être satisfaites. Notre exigence augmentant fâcheusement avec les progrès des enfants, nous trouvons toujours qu’ils pourraient faire mieux, s’ils étaient plus calmes, plus attentifs, plus disciplinés… brefs, s’ils n’étaient pas des enfants ! Mais bon, nous apprécions aussi leur fraîcheur, leur spontanéité, leur énergie débordante et leur enthousiasme. On ne peut pas leur demander la perfection... Pas tout de suite...

D'un point de vue plus personnel, je suis très heureuse de ce dernier concert. J'y ai vaincu mes petits démons intérieurs, mes fausses croyances et mes idées négatives. J'ai eu un immense plaisir à retrouver toutes mes sensations physiques habituelles, de confort et de détente. Je me sentais en possession du clavier, et à travers cela de toute une palette de sonorités que j'ai dans la tête et dans les doigts. Je reconnaissais mon son ! En public, retrouver ces sensations intactes est rare. Quand cela se produit, c'est un moment de pur bonheur. Un état de grâce.

Notre public a été conquis. Sous le charme des voix toutes fraîches sorties de ces petits êtres en devenir.
Une fois les dernières notes dispersées, j'ai reçu plein de petits mots affectueux, de chaleureuses accolades, des témoignages chargés d'émotion, de parents, d'amis, d'inconnus... De beaux moments à vivre.

Aujourd'hui, lundi.
La poussière retombe.
Petite migraine pour commencer la semaine.
En ces lendemains de concert, le plein côtoie le vide. J'ai cherché toute la journée dans le fond de mon sac l'énergie d'une grosse journée de cours en espérant en avoir encore un peu pour toutes celles qui suivront, jusqu’à Noël.

En attendant, reste le souvenir...
... et quelques enregistrements que je partagerai avec vous dans les prochains jours.
Soyez à l'écoute !

jeudi 25 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:34:00 | No comments

Concerts imminents

Dans deux jours, auront lieu les concerts des Jeunes voix du coeur.
Depuis mardi, jour de la générale, je savoure chaque heure qui me sépare de ce week-end avec gourmandise et plaisir de l'anticipation.

Les concerts des Jeunes voix du coeur sont toujours un évènement. C'est un moment de rencontre avec un public fidèle et chaleureux. Ces concerts couronnent les efforts conjugués des cinq adultes qui entourent le choeur semaine après semaine. Joyeuse équipe qui sait profiter des bons moments pour se détendre mais aussi se serrer les coudes quand la tempête fait rage dans la vie de l'un de nous, ou de tous à la fois !
Chaque concert est un moment spécial. Mais celui-ci promet d'être un peu plus "spécial" que d'ordinaire.

Le choeur comprend aujourd'hui une quarantaine d'enfants de 8 à 15 ans. Nous nous retrouvons tous les mardis soirs pour une heure trente de répétition. C'est peu et beaucoup à la fois. Peu pour les exigences musicales que nous avons et beaucoup pour la concentration de ces chers petits qui ont du mal à tenir en place après une journée d'école. Avec le temps, le choeur grandit, grossit, mûrit, prend de l'assurance, acquiert de l'expérience. Les voix sont plus homogènes, plus justes. Le répertoire devient plus élaboré... et les enfants plus motivés !

Cette fois-ci, au programme : des chants de Noël ! Mais pas seulement.
Parmi eux, des pièces de John Rutter et John Williams, harmonisées à deux voix avec un accompagnement au piano orchestral, coloré, généreux... Une ambiance toute festive, magique et féerique, digne des plus beaux films de Noël.
Un tel programme ne tolérait pas de compromis sur la qualité de l'instrument accompagnateur. La pianiste a parlé. Au diable le clavier écono-numérique amplifié ! Place au rutilant et majestueux demi-queue-6-pieds-de-long de location ! Ce n'est pas un cadeau; c'est une nécessité !
La pianiste jubile. Mais pas seulement la pianiste. Depuis mardi, toute l'église résonne encore de ces merveilleuses harmonies !

J'ai hâte. J'ai allégé un peu mon emploi du temps en cette fin de semaine pour savourer cette délicieuse attente et me concentrer sur la préparation de ce concert afin de tirer le meilleur de l'instrument, pour le bonheur de tous.

Chaque concert marque une nouvelle étape dans la progression du choeur. Les 11 et 12 décembre prochains, les Jeunes voix du coeur se mêleront aux 120 adultes du Choeur de la montagne, accompagnés de 40 musiciens professionnels pour un concert grandiose. C'est un peu comme de jouer dans la cour des grands. On aime ça. Et on rêve déjà qu'il y ait d'autres occasions.

vendredi 19 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 11:52:00 | No comments

Noël au milieu de l'orchestre

Un autre concert en préparation,
cette fois-ci au violoncelle,
avec l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal.
Un concert à voir et à entendre !
Du bonheur grandiose !

samedi 13 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 21:24:00 | No comments

Dans la nuit, la lumière.

Novembre. Le passage à l'heure d'hiver impose la nuit à une heure où les journées sont encore jeunes.
Novembre. "Le mois des morts", dit la radio.


Je suis absorbée en ce moment par des lectures qui pourraient paraître morbides et qui pourtant ne le sont pas. Est-ce l'entrée dans l'hiver ? Je ne sais pas, mais le sujet de la mort me préoccupe. Je me laisse bouleverser par le récit de personnes qui ont connu, touché, la mort de près. Je me suis au même moment plongée dans la lecture d'un ouvrage intitulé Vivre jusqu'au bout, transcription d'entrevues réalisées pour une série d'émissions radiophoniques de Radio-Canada. Médecins, philosophes, psychologues, anthropologues, moines bouddhistes... livrent leurs réflexions sur la mort et notre attitude face à la mort.

Je me souviens avoir eu jadis à répondre, en terminale, à la question de mon professeur de philosophie : "La vie a-t-elle un sens ?". Devant cette question, je restais figée. Poser la question supposait que la vie pouvait avoir un sens ou bien ne pas en avoir. La seule éventualité qu'elle puisse ne pas en avoir à une période où je me cherchais m'effrayait considérablement. J'étais tétanisée, incapable de prendre du recul pour tenter sereinement une réponse avec une démarche purement philosophique, basée sur le raisonnement, l'argumentation, comme je l'aurais fait sur n'importe quel autre sujet. Et si la vie n'avait aucun sens ? Outre le côté vertigineux de la question, je voulais surtout éviter de me poser la question subséquente du "À quoi bon tout ça ?" Je n'avais que peu d'éléments pour y répondre.
Je ne sais pas si j'ai réellement progressé depuis, mais je tente de récolter autour de moi quelques éléments de réponse.

Ce matin, j'ai assisté aux funérailles d'une jeune femme de 32 ans décédée après 6 années de lutte contre le cancer. Je ne la connaissais pas. J'étais là par amitié, par solidarité, pour accompagner mes amis du Choeur de la Montagne dont Julien, le mari de la défunte, est le chef. J'ai été profondément bouleversée par cette cérémonie. Elle m'a plongée tout entière dans mes multiples questionnements du moment. Je ressors de cette expérience confortée dans mes convictions toutes personnelles, que je pourrais qualifier de spirituelles (je n'ai pas dit "religieuses"), mais surtout plus que jamais hantée par l'idée que notre vraie vie est ailleurs.
C'est une vision pleine d'espoir, me direz-vous, sinon que, de ce point de vue, la vie matérielle (matérialiste ?) semble perdre toute valeur et la vie que nous menons à courir après les moyens de la réaliser tout intérêt.
Je me sens étrange (étrangère ?). À la fois actrice et spectatrice du monde dans lequel je vis, auquel je participe, mais auquel je n'ai pas l'impression d'appartenir. Un peu ici, un peu ailleurs.
Autrement dit, je flotte. Entre deux eaux. Entre deux vies. L'une extérieure, sociale et visible et une autre plus intérieure, intime et invisible.

La conscience de la mort, si elle ne suffit pas à donner un sens à notre vie, devrait contribuer à nous rendre plus vivants.
Aujourd'hui, après les funérailles, j'ai passé du temps avec mes amis présents. Sans le savoir, Denise, Julie, Stéphanie, Martin et Éric ont contribué ce jour à me rendre plus vivante.
Au fond, la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne. Il ne s'agit que de voir.


Novembre. Dans ma nuit, je cherche la lumière.

dimanche 31 octobre 2010

Posted by Marie Posted on 14:19:00 | No comments

L'hiver s'en vient

Cette nuit, il a neigé.


Ce soir, c'est Halloween !


vendredi 29 octobre 2010

Posted by Marie Posted on 23:22:00 | No comments

Trop mignons les petits poulets

mercredi 27 octobre 2010

Posted by Marie Posted on 10:21:00 | No comments

Noël approche !

De nouveaux concerts en préparation


Par la suite, les Jeunes Voix du Coeur se joindront 
au Choeur de la Montagne
pour une série de concerts en décembre
avec orchestre de 40 musiciens. 
Toutes les infos ICI

mercredi 20 octobre 2010

Posted by Marie Posted on 23:47:00 | No comments

Après-midi buissonnière au verger


Chaque année, depuis quatre ans, se déroule à l'automne un évènement artistique original à Mont-Saint-Hilaire. Une douzaine d'artistes consacrent quatre jours du mois d'octobre à produire chacun une oeuvre éphémère au milieu du verger du Pavillon de la pomme. Ils utilisent pour cela les matériaux naturels trouvés à proximité.

L'évènement avait lieu ce week-end. La foule était au rendez-vous. Nous l'avions un peu boudée.

Aujourd'hui, plusieurs élèves avaient annulé leur cours. Ce surplus de temps libre imprévu est un cadeau, un si beau jour d'automne. Une belle après-midi, douce et radieuse !
Nous en avons profité, Éric et moi, pour aller prendre l'air. Nous sommes donc partis nous promener dans les allées du verger, profiter du grand air, croquer la pomme et découvrir la production des nombreux artistes de cette dernière édition.





Il y a quelques jolies surprises, mais je trouve que dans l'ensemble les oeuvres des artistes invités cette année sont pour la plupart un peu trop "conceptuelles", un peu trop cérébrales pour être réellement touchantes, marquantes. Quand le concept dépasse l'expression, que sa concrétisation manque de lisibilité et ne provoque aucune émotion, l'oeuvre devient hermétique. Le message ne passe pas. 
Malgré cela, je me suis laissée touchée par certaines réalisations, quelque chose d'inattendu, une belle surprise, une idée lumineuse, un peu de poésie, un peu de fantaisie...

Après James et la grosse pèche, voici...
Éric et la grosse pomme !
(mon coup de coeur)

En guise de rétrospective des précédentes éditions
vous trouverez ICI une petite vidéo sur l'évènement.

Ces oeuvres dureront ce que durent les saisons.
Avec le temps, la nature reprendra possession de ce qui lui a été emprunté.

dimanche 17 octobre 2010

Posted by Marie Posted on 00:00:00 | 1 comment

Réflexions de saison

L'automne est sur le déclin. Je resterais bien des matinées entières au chaud sous la couette. Le soleil est plus capricieux. La pluie fait rage et sature le sol argileux, de quoi satisfaire les cèdres assoiffés, pour ne rien craindre de l'hiver. Les déneigeurs ont posé leur balises. Les vidanges ne passeront bientôt plus que toutes les deux semaines. Les feuilles se précipitent au sol. Les couleurs se mélangent.

C'est l'automne. Bien avancé. Avec lui, de tristes nouvelles. Plusieurs de mes amis font face au décès d'un proche, d'un très proche. Je pense fort à eux. À l'absence. À une autre forme de présence, aussi.

Pendant qu'ils traversent ce deuil, la vie québécoise suit son cours. Le monde politique m'afflige. La manipulation de la société par quelques grands investisseurs me révolte. L'empire Quebecor qui se fout des hommes qu'il dirige... l'exploration du gaz de schiste dans notre région sans que les citoyens ne puissent freiner le saccage écologique qui se prépare sous leurs yeux... les conséquences dévastatrices des actions de la DPJ (Direction de la Protection de la Jeunesse) qui abuse de son influence sur de jeunes mineurs pour les éloigner de leurs proches plutôt que de les aider à gérer la crise qui se joue au sein de leur famille. C'est scandaleux. Je ne décolère pas.
Que faire? Je me sens impuissante à faire quoi que ce soit. J'assiste au théâtre cynique de l'actualité sans pouvoir agir, sans avoir l'énergie ni la foi pour le faire.

Écrasée par la lourdeur d'une société qui semble s'enfoncer dangereusement dans une impasse, dont les décisions sont régies par le profit, de quelques uns, des plus riches, des plus puissants, le pessimisme me guette.

Sans musique, je deviendrais folle, je crois. Si ce n'était pas utopique, je rêverais que le monde soit musique. Je rêverais que le monde ne soit que musique. 
La musique me permet de préserver le peu d'optimisme qu'il me reste. La musique m'aide à garder ce qu'il y a de plus profond et de plus vivant en moi. La musique m'anime et me ressource.
Dans cet automne où la morosité nous guette, la musique remplit mes journées. Heureusement.

J'ai commencé à travailler en trio piano-violon-violoncelle avec Vincent, mon professeur de violoncelle, et une amie, Hélène, rencontrée à l'Orchestre Symphonique Pop. Nos rencontres hebdomadaires du mardi matin sont un réel bonheur largement partagé, plein de bonne humeur, de rires et d'émotions brahmsiennes. Je redécouvre le plaisir de me mettre au piano, pour un projet à la fois personnel et collectif, pour le bonheur d'exprimer ce qui bouillonne au fond de moi et de partager intimement ces émotions avec mes compagnons de jeu dans un vrai dialogue à trois.

Au violoncelle, j'ai repris les cours. Toutes les deux semaines. Vincent est ambitieux. Un peu inconscient parfois aussi, mais bon... Il vise toujours très haut pour moi et ne tarit pas d'inspiration pour me proposer du répertoire pertinent et stimulant. Avec sa bénédiction, j'explore des zones techniques audacieuses que je n'aurais jamais osé aborder toute seule. Son ambition est contagieuse et bénéfique. Il me guide, m'accompagne, me suit. Sous son oeil bienveillant, j'avance, tranquillement, mais sûrement.
Grâce à lui, j'ai rejoint l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal avec lequel je continue de m'éclater chaque vendredi soir.

Par sa présence et avec une immense passion pour la musique, débordante, contagieuse et néanmoins exigeante, il me montre ce chemin de la musique que j'avais un peu délaissé depuis quelques années : le chemin du jeu, du plaisir de jouer, de partager, de faire naître les projets, de se mettre au travail, pour que la musique soit, à la mesure de ce que nous sommes, avec simplicité et excellence.

Il est entré dans ma vie, comme ça, par la petite porte, un jeudi de septembre 2009, alors que je cherchais un professeur de violoncelle pour cesser d'être autodidacte. Depuis, par son omniprésence, sa bienveillance, il semble planer sur ma vie musicale comme un petit ange musicien qui veille sur moi et sur ma musique. Pour le meilleur. Rien que le meilleur. Je ne l'attendais pas. Je l'espérais. Peut-être.

lundi 11 octobre 2010

Posted by Marie Posted on 21:07:00 | No comments

Palette d'automne

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Conversation entre une mère et ses enfants
entendue sur la montagne :
La mère, admirant les couleurs flamboyantes de l'automne se reflétant dans le lac :
"Regardez comme c'est beau !
Quelle est la couleur que vous préférez ?"
...
Réponse du premier fils :
"Le bleu !"
Réponse du second fils :
"Le gris !"

Mais pourquoi la nature se donne-t-elle tant de mal ?

 




Mont Saint-Hilaire
octobre 2010
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