vendredi 29 octobre 2010
mercredi 27 octobre 2010
De nouveaux concerts en préparation
Par la suite, les Jeunes Voix du Coeur se joindront
au Choeur de la Montagne
pour une série de concerts en décembre
avec orchestre de 40 musiciens.
Toutes les infos ICI
mercredi 20 octobre 2010
Chaque année, depuis quatre ans, se déroule à l'automne un évènement artistique original à Mont-Saint-Hilaire. Une douzaine d'artistes consacrent quatre jours du mois d'octobre à produire chacun une oeuvre éphémère au milieu du verger du Pavillon de la pomme. Ils utilisent pour cela les matériaux naturels trouvés à proximité.
L'évènement avait lieu ce week-end. La foule était au rendez-vous. Nous l'avions un peu boudée.
Aujourd'hui, plusieurs élèves avaient annulé leur cours. Ce surplus de temps libre imprévu est un cadeau, un si beau jour d'automne. Une belle après-midi, douce et radieuse !
Nous en avons profité, Éric et moi, pour aller prendre l'air. Nous sommes donc partis nous promener dans les allées du verger, profiter du grand air, croquer la pomme et découvrir la production des nombreux artistes de cette dernière édition.
Il y a quelques jolies surprises, mais je trouve que dans l'ensemble les oeuvres des artistes invités cette année sont pour la plupart un peu trop "conceptuelles", un peu trop cérébrales pour être réellement touchantes, marquantes. Quand le concept dépasse l'expression, que sa concrétisation manque de lisibilité et ne provoque aucune émotion, l'oeuvre devient hermétique. Le message ne passe pas.
Malgré cela, je me suis laissée touchée par certaines réalisations, quelque chose d'inattendu, une belle surprise, une idée lumineuse, un peu de poésie, un peu de fantaisie...
Après James et la grosse pèche, voici...
Éric et la grosse pomme !
(mon coup de coeur)
En guise de rétrospective des précédentes éditions
Ces oeuvres dureront ce que durent les saisons.
Avec le temps, la nature reprendra possession de ce qui lui a été emprunté.
dimanche 17 octobre 2010
L'automne est sur le déclin. Je resterais bien des matinées entières au chaud sous la couette. Le soleil est plus capricieux. La pluie fait rage et sature le sol argileux, de quoi satisfaire les cèdres assoiffés, pour ne rien craindre de l'hiver. Les déneigeurs ont posé leur balises. Les vidanges ne passeront bientôt plus que toutes les deux semaines. Les feuilles se précipitent au sol. Les couleurs se mélangent.
C'est l'automne. Bien avancé. Avec lui, de tristes nouvelles. Plusieurs de mes amis font face au décès d'un proche, d'un très proche. Je pense fort à eux. À l'absence. À une autre forme de présence, aussi.
Pendant qu'ils traversent ce deuil, la vie québécoise suit son cours. Le monde politique m'afflige. La manipulation de la société par quelques grands investisseurs me révolte. L'empire Quebecor qui se fout des hommes qu'il dirige... l'exploration du gaz de schiste dans notre région sans que les citoyens ne puissent freiner le saccage écologique qui se prépare sous leurs yeux... les conséquences dévastatrices des actions de la DPJ (Direction de la Protection de la Jeunesse) qui abuse de son influence sur de jeunes mineurs pour les éloigner de leurs proches plutôt que de les aider à gérer la crise qui se joue au sein de leur famille. C'est scandaleux. Je ne décolère pas.
Que faire? Je me sens impuissante à faire quoi que ce soit. J'assiste au théâtre cynique de l'actualité sans pouvoir agir, sans avoir l'énergie ni la foi pour le faire.
Écrasée par la lourdeur d'une société qui semble s'enfoncer dangereusement dans une impasse, dont les décisions sont régies par le profit, de quelques uns, des plus riches, des plus puissants, le pessimisme me guette.
Sans musique, je deviendrais folle, je crois. Si ce n'était pas utopique, je rêverais que le monde soit musique. Je rêverais que le monde ne soit que musique.
La musique me permet de préserver le peu d'optimisme qu'il me reste. La musique m'aide à garder ce qu'il y a de plus profond et de plus vivant en moi. La musique m'anime et me ressource.
Dans cet automne où la morosité nous guette, la musique remplit mes journées. Heureusement.
J'ai commencé à travailler en trio piano-violon-violoncelle avec Vincent, mon professeur de violoncelle, et une amie, Hélène, rencontrée à l'Orchestre Symphonique Pop. Nos rencontres hebdomadaires du mardi matin sont un réel bonheur largement partagé, plein de bonne humeur, de rires et d'émotions brahmsiennes. Je redécouvre le plaisir de me mettre au piano, pour un projet à la fois personnel et collectif, pour le bonheur d'exprimer ce qui bouillonne au fond de moi et de partager intimement ces émotions avec mes compagnons de jeu dans un vrai dialogue à trois.
Au violoncelle, j'ai repris les cours. Toutes les deux semaines. Vincent est ambitieux. Un peu inconscient parfois aussi, mais bon... Il vise toujours très haut pour moi et ne tarit pas d'inspiration pour me proposer du répertoire pertinent et stimulant. Avec sa bénédiction, j'explore des zones techniques audacieuses que je n'aurais jamais osé aborder toute seule. Son ambition est contagieuse et bénéfique. Il me guide, m'accompagne, me suit. Sous son oeil bienveillant, j'avance, tranquillement, mais sûrement.
Grâce à lui, j'ai rejoint l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal avec lequel je continue de m'éclater chaque vendredi soir.
C'est l'automne. Bien avancé. Avec lui, de tristes nouvelles. Plusieurs de mes amis font face au décès d'un proche, d'un très proche. Je pense fort à eux. À l'absence. À une autre forme de présence, aussi.
Pendant qu'ils traversent ce deuil, la vie québécoise suit son cours. Le monde politique m'afflige. La manipulation de la société par quelques grands investisseurs me révolte. L'empire Quebecor qui se fout des hommes qu'il dirige... l'exploration du gaz de schiste dans notre région sans que les citoyens ne puissent freiner le saccage écologique qui se prépare sous leurs yeux... les conséquences dévastatrices des actions de la DPJ (Direction de la Protection de la Jeunesse) qui abuse de son influence sur de jeunes mineurs pour les éloigner de leurs proches plutôt que de les aider à gérer la crise qui se joue au sein de leur famille. C'est scandaleux. Je ne décolère pas.
Que faire? Je me sens impuissante à faire quoi que ce soit. J'assiste au théâtre cynique de l'actualité sans pouvoir agir, sans avoir l'énergie ni la foi pour le faire.
Écrasée par la lourdeur d'une société qui semble s'enfoncer dangereusement dans une impasse, dont les décisions sont régies par le profit, de quelques uns, des plus riches, des plus puissants, le pessimisme me guette.
Sans musique, je deviendrais folle, je crois. Si ce n'était pas utopique, je rêverais que le monde soit musique. Je rêverais que le monde ne soit que musique.
La musique me permet de préserver le peu d'optimisme qu'il me reste. La musique m'aide à garder ce qu'il y a de plus profond et de plus vivant en moi. La musique m'anime et me ressource.
Dans cet automne où la morosité nous guette, la musique remplit mes journées. Heureusement.
J'ai commencé à travailler en trio piano-violon-violoncelle avec Vincent, mon professeur de violoncelle, et une amie, Hélène, rencontrée à l'Orchestre Symphonique Pop. Nos rencontres hebdomadaires du mardi matin sont un réel bonheur largement partagé, plein de bonne humeur, de rires et d'émotions brahmsiennes. Je redécouvre le plaisir de me mettre au piano, pour un projet à la fois personnel et collectif, pour le bonheur d'exprimer ce qui bouillonne au fond de moi et de partager intimement ces émotions avec mes compagnons de jeu dans un vrai dialogue à trois.
Au violoncelle, j'ai repris les cours. Toutes les deux semaines. Vincent est ambitieux. Un peu inconscient parfois aussi, mais bon... Il vise toujours très haut pour moi et ne tarit pas d'inspiration pour me proposer du répertoire pertinent et stimulant. Avec sa bénédiction, j'explore des zones techniques audacieuses que je n'aurais jamais osé aborder toute seule. Son ambition est contagieuse et bénéfique. Il me guide, m'accompagne, me suit. Sous son oeil bienveillant, j'avance, tranquillement, mais sûrement.
Grâce à lui, j'ai rejoint l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal avec lequel je continue de m'éclater chaque vendredi soir.
Par sa présence et avec une immense passion pour la musique, débordante, contagieuse et néanmoins exigeante, il me montre ce chemin de la musique que j'avais un peu délaissé depuis quelques années : le chemin du jeu, du plaisir de jouer, de partager, de faire naître les projets, de se mettre au travail, pour que la musique soit, à la mesure de ce que nous sommes, avec simplicité et excellence.
Il est entré dans ma vie, comme ça, par la petite porte, un jeudi de septembre 2009, alors que je cherchais un professeur de violoncelle pour cesser d'être autodidacte. Depuis, par son omniprésence, sa bienveillance, il semble planer sur ma vie musicale comme un petit ange musicien qui veille sur moi et sur ma musique. Pour le meilleur. Rien que le meilleur. Je ne l'attendais pas. Je l'espérais. Peut-être.
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