Affichage des articles dont le libellé est coups de coeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est coups de coeur. Afficher tous les articles

samedi 28 septembre 2013

Posted by Marie Posted on 11:31:00 | No comments

Chihuly : lumière, reflets et transparence

Durant mon été québécois, j'ai profité de mon nouveau statut de membre V.I.P. du Musée des Beaux Arts de Montréal pour découvrir et redécouvrir la magnifique exposition tout en verre et en couleurs de Chihuly. Cet artiste présenté comme le Tiffany de notre époque a investi les 8 salles du pavillon Nord du musée avec une série d'installations immersives, magnifiques décors de sculptures tentaculaires évoquant des univers tantôt aquatiques, lunaires, végétaux, qui parfois semblent vivants, ondulant et gigotant...
 
La visite commence dans la rue...
 
Le soleil
 
Plafond persan 
 
Je suis fascinée par ces artistes qui ont la ténacité de réaliser la folie de leur imaginaire, de défier les contraintes techniques, matérielles, financières, morales, physiques, de surmonter les obstacles au fur et à mesure qu'ils se présentent. Qu'un homme seul soit capable d'entraîner avec lui une horde d'autres hommes dans son délire pour que son rêve, intime, personnel et immatériel devienne une œuvre monumentale fragile et si puissante à la fois est somme toute incroyable. Pour la beauté de l'art, de la réalisation de soi, le défi de l'improbable ou la nécessité que l'œuvre soit, simplement.
Qu'un homme soit capable de cela, je trouve ça fascinant. Rassurant aussi.
 
Les lustres


 Forêt de verre N°6

Mille fiori
 
 
Forêt de macchia
 
 
Les barques
 
Pour en savoir plus sur l'exposition :
http://www.acouperlesouffle.ca/

Pour en savoir plus sur Chihuly :
http://www.chihuly.com/
 

samedi 10 septembre 2011

Jardin rouge, collages et pastels, Françoise Barraud

Dimanche dernier, je suis retournée chez ma nouvelle amie artiste-peintre rencontrée en juin dernier, à l'occasion du Parcours des arts de la Vallée du Richelieu. Pour nous retrouver, nous avions inventé le très bon prétexte d'équeuter ensemble des baies de sureau de son jardin pour en faire de la gelée. Une après-midi entière à papoter ! De tout et de rien, mais surtout de tout, les mains occupées à équeuter ou à broyer les baies au moulin à soupe.
Durant la cuisson, son ami m'a fait visiter son grand potager. J'y ai découvert toutes sortes de légumes improbables : des tomates rayées vertes, des plus petites noires, des jaunes en forme de poire, des carottes roses gigantesques, des bettes à cardes jaunes, orange ou roses, mais aussi des betteraves, du basilic et des topinambours. Tous les deux ont rempli pour moi des sacs entiers de ces petites découvertes.
Les discussions allant bon train, ils m'ont retenue pour le souper. Je suis repartie tard, les mains pleines de nouvelles saveurs, agrémentées d'une bouteille de cidre maison et d'un pot de gelée de sureau.
Le lendemain, je me suis mise à la cuisine pour faire honneur à la récolte qui m'avait été offerte. À chaque repas une assiette toute colorée de saveurs inhabituelles ! Fruit de la patience et de la générosité de mes amis jardiniers. C'était comme avoir mes amis à ma table, une joyeuse présence qui persiste au-delà de la rencontre.
C'est si bon de sentir sa vie ainsi colorée.
Une nouvelle invitation m'est lancée ce dimanche. Il reste des baies à cueillir et des sujets à aborder. Comment résister ?

lundi 4 juillet 2011

Posted by Marie Posted on 13:22:00 | No comments

Retour à l'atelier

Samedi, profitant d'une belle journée et de la disponibilité d'Éric, je suis retournée à l'atelier de Françoise Barraud, l'artiste-peintre qui m'avait reçue le week-end passé.
Nous avons donc longé la rivière vers le Nord et fait, sur la route, de nombreuses haltes chez les artistes qui ouvraient ce week-end encore leur atelier au public à l'occasion du Parcours des arts. Ce fut l'occasion de rencontres intéressantes, de discussions éclairantes sur les techniques utilisées, de découvertes étonnantes sur la diversité et l'étendue de la créativité de chacun. La région regorge de talents qui méritent d'être mieux connus.
L'accueil a chaque fois été très chaleureux, généreux. L'atelier de Françoise, en bout de parcours, était notre objectif final. Elle était là, toujours aussi accueillante. Nous nous sommes retrouvées comme de vieilles amies. Éric en a été surpris. Une fois les présentations faites, nous avons fait tous les deux le tour de l'atelier pendant que Françoise nous préparait une petite boisson rafraîchissante. Et moi de tourner, tourner, tourner en rond dans cet atelier plein de surprises, et de revenir toujours vers le même tableau qui me tapait et me retapait dans l'oeil chaque fois que mon regard se posait dessus. J'y ai pensé toute la semaine. Deux autres me séduisaient aussi. Petite hésitation... Celui-là avait un petit quelque chose de spécial. Flamboyance des couleurs, structure apaisante, brillance des dorures... J'ai laissé Éric me dire sa préférence. Une fois de plus, nous étions d'accord ! Alors, nous nous sommes laissés tenter. Ensemble, nous avons craqué. Nous nous sommes gâtés.


Laissant la toile au mur de l'atelier le temps que s'achève l'exposition, nous sommes repartis les mains vides mais avec la douce impression d'avoir fait une petite folie.
Françoise viendra nous porter la toile au retour des vacances. Un bon prétexte pour se revoir et donner suite à cette belle rencontre du début de l'été.
Bientôt, il y aura un peu de notre rencontre accrochée aux murs de notre maison.

vendredi 24 juin 2011

Posted by Marie Posted on 18:52:00 | No comments

Visite d'atelier à l'heure du thé

Vendredi. C'est la Saint-Jean, Fête du Québec. Journée de pluie et de grisaille. C'est aussi le premier jour de deux longs week-ends durant lesquels de nombreux artistes de la région ouvrent les portes de leur atelier.
Éric m'avait offert à Noël un petit tableau d'une artiste que j'aime beaucoup et
dont je savais qu'elle allait participer à l'évènement. J'attendais donc ce week-end avec impatience. 
Profitant de l'occasion, je suis allée à sa rencontre sans savoir quelle sorte de personne j'allais y trouver, ni si elle serait accessible ou non, disponible ou non.
Après avoir longé la rivière vers le Nord, à la limite du joli village de Saint-Denis-sur-Richelieu, d'une vieille petite maison j'ai poussé la porte de l'atelier. Je l'ai trouvée là, confortablement calée dans un fauteuil à bras, plongée dans un livre en attendant la visite. Très accueillante, elle me proposa d'emblée le fauteuil du chat, le plus confortable. Nous avons alors commencé à faire connaissance.

Kosh
20 cm x 34 cm
Collage de papiers
Françoise Barraud

Après quelques longs échanges sur son travail, sa technique, sur sa vie, la mienne, sur nos impressions respectives et communes d'immigrées françaises converties aux québécismes, de Québécoises adoptives revenant ponctuellement aux sources de la mère patrie, après quelques discussions avec les visiteurs de passage, un thé bien chaud et quelques plaisanteries bien sucrées, après avoir fait dix fois le tour de l'atelier en m'émerveillant de la beauté chatoyante de sa création, je la quittais trois heures plus tard, avec le sentiment d'avoir fait une belle rencontre, une vraie rencontre.
Je suis repartie en longeant la rivière vers le Sud avec le rêve d'un jour pouvoir accrocher un peu de ses couleurs aux murs de ma maison...

Jardin rouge
35 cm x 22 cm
Collage de papiers
Françoise Barraud


Je reviendrai la voir. C'est sûr. Pour un thé, une visite amicale ou un coup-de-coeur...

samedi 19 février 2011

Posted by Marie Posted on 22:51:00 | No comments

Variations Goldberg

Je viens de découvrir, sur les conseils de mon ami Alexandre,
les Variations Goldberg interprétées par Simone Dinnerstein, pianiste américaine.
Un moment exquis de maîtrise et d'expression,
où la musique flirte avec le silence sans jamais s'y abandonner tout à fait.
Justesse de l'interprétation, intelligence de la polyphonie, finesse du toucher, dosage subtil des émotions... Tout y est. Il ne suffit que d'écouter. Du grand art !
Après en avoir entendu quelques extraits sur Youtube,
je me suis empressée de me procurer le CD.
Tout y est magnifique, surprenant, inspirant.
À découvrir.


Extrait du DVD Bach and Friends
Michael Lawrence Film
http://www.mlfilms.com/

vendredi 18 février 2011

Posted by Marie Posted on 12:39:00 | No comments

Victoire pour le CRÉA

Participation du CREA d'Aulnay,
dans le cadre des Victoires de la musique classique,
diffusées sur France 3 en direct de la Cité des congrès de Nantes,
le 14 février 2011.

Une consécration pour la compagnie à laquelle j'ai apporté jadis
ma modeste contribution en tant que pianiste. 
Nostalgie et admiration.

mardi 25 janvier 2011

Posted by Marie Posted on 14:36:00 | No comments

Le CRÉA, une aventure musicale et humaine

Excellent reportage sur le CRÉA,
compagnie de théâtre musical avec laquelle j'ai travaillé
en France, comme pianiste, avec un immense bonheur.
Nostalgie.

samedi 5 juillet 2008

Posted by Marie Posted on 23:00:00 | No comments

Le Moulin à images de Robert Lepage

Durant tout l'été, à l'occasion du 400e anniversaire de Québec, la ville présente chaque soir, sept jours sur sept, le spectacle le plus marquant de ses festivités : le Moulin à images de Robert Lepage.

Le Moulin à images est un gigantesque spectacle multimédia avec lequel Robert Lepage a relevé le défi d'utiliser les 81 silos à grains du vieux port comme vaste écran de 30 mètres de haut sur 600 mètres de large (l'équivalent de 25 écrans Imax !).

Le défi technique est énorme. Du jamais vu ! La taille de l'écran et la forme atypique de celui-ci, la synchronisation de la bande sonore, de l'image, des effets lumineux et des effets spéciaux, la sonorisation de tout le quartier environnant, tous ces points font de cette réalisation un exploit de taille, le projet le plus complexe que le concepteur lui-même dit n'avoir jamais réalisé. Il lui a fallu pour cela 27 projecteurs, 329 hauts parleurs et caissons de basses dissimulés sous le ponton du port, 238 appareils d'éclairage...



Le spectacle est visible de partout dans la ville du côté du bassin Louise. Tout proche, le son est parfaitement synchronisé mais on perd une partie de la vue d'ensemble... Un peu éloigné du côté des remparts, la vue d'ensemble est meilleure mais le son un peu décalé. J'ai pu résoudre ce problème en écoutant avec ma petite radio de poche branchée dans les oreilles la bande son diffusée en direct sur les ondes de la radio locale CKIA FM. Miracle de la technique, c'est comme si j'étais dans mon salon avec la bande son en stéréo !


Le Moulin à images se déroule en quatre tableaux :

I - le chemin d'eau

II - le chemin de terre

III - le chemin de fer

IV - le chemin d'air


Par un collage savant d'images tantôt d'archives tantôt d'animation, Robert Lepage y raconte à sa manière 400 ans d'histoire de la ville avec une succession de clins d'oeil aux domaines de l'histoire, de l'économie, de la politique, des arts, des sciences...

J'ai été fascinée par la perfection du résultat, techniquement. Artistiquement, Robert Lepage est d'une créativité immense. Tout dans le montage est songé, pensé, relié, avec une extraordinaire inventivité qui exploite les ressources du support industriel à son maximum.

Ce Moulin à images est un gigantesque jeu de devinettes où le regard du spectateur sollicité de toutes parts traque le détail qui lui échappe dans une bousculade d'évocations successives. Les images nous plongent dans la nostalgie d'une histoire que je n'ai pas connue mais dont j'ai reconnu pour la plupart les évènements. Les silos se font oublier pour devenir tour à tour cierges, rouleaux de presse, bobines de fil, cigarettes et cigares, tubes à essais, touches de piano... La bande son d'une redoutable efficacité dramatique nous transporte dans un univers entre deux, entre l'ici et l'ailleurs, entre jadis et aujourd'hui...

J'aime profondément cette oeuvre pour ce qu'elle laisse à l'imaginaire la possibilité de se perdre et parce qu'elle ne se laisse pas posséder immédiatement par le spectacteur avec évidence. Elle inscite à la récidive. Je voudrais pouvoir la voir et la revoir, et continuer de jouer à essayer de reconstituer le cheminement qui a mené Robert Lepage à ces choix-là, reconnaître les liens subtils qu'il a imaginés entre une séquence et une autre.


les photos du Moulin à images en action sont de Francis Vachon


Je ne regarderai plus jamais les silos comme avant.

pour voir le Moulin à images en mouvement :
vidéo reportage sur canoë.ca

reportage nouvelles sur tqs
Le Moulin à images est présenté tous les soirs à 22h jusqu'au 24 août. Durée : 40 mn

dimanche 10 février 2008

Posted by Marie Posted on 13:00:00 | 4 comments

ma signature musicale

Mon amie Lucie lance une invitation à tous ses amis : elle leur a demandé de lui faire part de la musique qui les représente le mieux afin de réaliser sur son blog une exposition virtuelle de ces auto-portraits musicaux (en ligne à partir du 14 février).

Diable ! quelle tâche difficile que d'essayer de se décrire en musique. Quelle difficulté redoutable que de choisir LA musique qui nous représente le mieux.
Mais voilà un bien bel exercice de synthèse introspective auquel je ne saurais me dérober, amie de Lucie et musicienne.
Je me suis donc prêtée au jeu.

Devant l'immensité des choix possibles, j'essaye de remonter à l'essentiel. Ne réussissant pas à trancher, à défaut de choisir UNE musique, j'en choisirai QUATRE.

Mon portrait musical en trois dimensions

Le choix du titre
Je commencerai par celle qui me touche le plus "en surface", celle qui pourrait faire office malgré cela de chanson emblématique, douce et tendre, parce qu'elle porte le même nom que moi et que ce sont souvent les premiers mots qui viennent à la bouche de ceux qui m'accueillent.
Francis Cabrel - Petite Marie (lien obsolète)

Ces passions qui me hantent
La seconde est la musique - je devrais dire "l'interprétation" - qui sans hésitation m'émeut le plus profondément, viscéralement, parce qu'elle réveille en moi le souvenir de la danseuse et le désir de la violoncelliste, réunissant les deux passions qui m'habitent, l'une en sommeil depuis le jour où j'ai quitté la France : le tango, l'autre en éveil, depuis le jour où j'ai commencé le violoncelle. Toute en intériorité, intensément passionnée, d'une passion contenue qui dévore de l'intérieur et fait oublier tout le reste.
Oblivion de Piazzolla, par le Rastrelli cello quartett

Mon "remonte-pente"
Mon troisième choix est celui d'une musique que je pourrais qualifier pour moi de fondatrice, parce qu'elle m'accompagne depuis presque toujours. Plus qu'une musique, c'est un album entier. J'avais 12 ans lorsque je l'ai découvert. Je l'écoutais sur une cassette que m'avait confiée une amie. Je ne connaissais rien de ce groupe. Je ne comprenais pas les paroles. Le langage y était parfois un peu obscur. Mais cela n'avait pas grande importance. Sa musique me touchait profondément. Je l'ai écoutée en boucle, des années durant. Plus tard, je me suis procuré le vinyle, puis le CD.

Le titre de l'album : Si on avait besoin d'une cinquième saison
Le groupe : Harmonium.
Extrait : Harmonium - Histoires sans paroles (lien obsolète)

Depuis, les jours de déprime (oui, oui, ça m'arrive de temps en temps...) je mets le CD dans le lecteur, branche la sono à fond, enfile mon tablier de cuisine et mets les main dans la farine. Progressivement, inscidieusement, en 45 minutes, pâtisserie et musique exercent sur moi un effet mystérieusement thérapeutique, un cocktail musico-créatif qui guérit mes bobos de l'âme avec une efficacité redoutable jamais égalée, me ramène à l'essentiel, appaise et stimule en même temps, rallume la lumière là où elle vascillait, me rend la vie plus légère et réveille ma gourmandise.
Totalement imprégnée de cet univers, j'ai découvert progressivement les autres albums du groupe qui ont exercé sur moi le même bouleversement.
Arrivée au Québec, j'ai découvert qu'il s'agissait du groupe emblématique - s'il en est - de toute une génération. Je ne peux m'empêcher de voir dans ma fascination lointaine pour un groupe dont j'ai longtemps ignoré qu'il était québécois un signe : il n'y a sans doute pas de hasard à ce que je me trouve aujourd'hui dans ce pays dont j'ignorais autrefois jusqu'à l'existence. De là à penser que j'ai trouvé en le Québec un antidote à la déprime, il n'y a qu'un pas. Vive le Québec !


Mon choix intime
Et puis, pour finir, en tant qu'interprète, comment ne pas évoquer ces musiques qui nous accompagnent toute la vie avec lesquelles nous entretenons un lien secret, leit-motivs rassurants qui viennent combler le vide menaçant lorsque les émotions à vivre sont trop fortes pour être tues, lorsque les mots ne suffisent plus à exprimer la douleur ressentie profondément, ces musiques qui continuent de vivre en nous, de mûrir en nous, même lorsqu'on ne les joue pas, parce qu'au fond elles font partie de nous et nous aimons nous retrouver seuls avec elles, secrètement, intimement. Assis devant le piano, posant les mains sur le clavier, la musique jaillit soudain comme une partie de nous-même qui émerge au grand jour du monde sonore.

Je n'avais pas d'enregistrement disponible. Je me suis donc prêtée ce matin au jeu de l'enregistrement avec la conscience que mon interprétation du moment, un dimanche matin, en pyjama, les mains toutes froides s'arrangeant des caprices d'un clavier numérique, la partie idéaliste de moi-même obéissant à la décision autoritaire de l'autre partie plus réaliste de ne pas céder à la tentation du montage et des reprisages sans fin pour atteindre la perfection rêvée... Je vous livre donc ici le fruit de ce moment d'intimité, là, tout simplement, brut, sincère et spontané, en espérant recueillir toute votre indulgence...
Brahms Intermezzo Op.118 N°2 - Marie, 11h36 un dimanche matin (lien obsolète)

Ces musiques ne sont sans doute pas celles que d'autres auraient choisies pour me décrire. D'ailleurs, celles que je choisis aujourd'hui ne sont peut-être pas non plus celles que je choisirais demain...
Et vous, comment vous décririez-vous ?

jeudi 29 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 20:22:00 | 2 comments

nuit tauride


La nuit dernière, durant une courte insomnie, j'ai erré sur le Net.
Dans le silence de la nuit, dans cet espace infini, hors du temps,
je suis restée subjuguée devant mon écran,
bercée par le si beau moment de musique que voilà.

À travers cet instant magique,
mes deux passions se sont rejointes
le temps d'une vidéo
et un peu plus
en une exceptionnelle intensité,
l'une bien vivante et l'autre, silencieuse,
qui ne demande qu'à se réveiller d'un sommeil provisoire.
Le violoncelle et le tango.


Oblivion de Piazzolla, par le Rastrelli cello quartett

Là, je me serais volontiers abandonnée
dans les bras du violoncelle solo,
le temps d'un tango,
tout en lenteur, tout en douceur...

dimanche 18 novembre 2007

Posted by Marie Posted on 22:28:00 | No comments

un voisin pas comme les autres


Hier soir, j'étais au théâtre. Pas au grand théâtre de Montréal ! Au petit Carré-Théâtre de Longueuil. Une toute petite salle qui n'a rien à envier aux espaces recyclés du Festival d'Avignon tant la scène y est peu profonde, la technique rudimentaire, les comédiens presque sur les genoux du public.

La petite Christine, 10 ans, ne supporte plus son voisin du dessus qui semble avoir une drôle de vie. Elle échange avec son oncle de nombreuses lettres dans lesquelles elle raconte ses impressions sur ce "Monsieur Beethoven" qui habite à l'étage, pousse de drôles de cris, reçoit des dames qui chantent fort et collectionne les pianos en mauvais état. Son oncle lui explique avec beaucoup de tendresse et de patience ce que représente ce "Monsieur Beethoven", pourquoi il est si important et a si mauvais caractère.

J'ai tout aimé de cet univers :
- la petite Christine, interprétée avec tellement de fraîcheur et de naturel par Émeraude, pas plus âgée que le personnage qu'elle incarne, avec des yeux gros comme des billes, des joues toutes rondes et un petit air coquin, délicieuse à contempler;
- l'oncle qui pose un regard si tendre et bienveillant sur sa nièce et trouve des mots simples et justes pour lui expliquer la vie, le monde, interprété par Jean Marchand, qui dégage une belle présence, dont le visage est terriblement expressif dans l'immobilité, les traits fascinants pour le regard;
- un texte touchant*, émouvant, drôle, à la fois léger et instructif;
- une scénographie et une mise en scène assez économes mais très efficaces qui font confiance à l'imaginaire du spectateur, suggérant subtilement plus qu'elles ne cherchent à montrer, nous faisant presque oublier l'exiguïté des lieux pour nous transporter au XIXe siècle dans le coeur foisonnant de la grande ville de Vienne;
- la musique, faite d'extraits d'oeuvres de Beethoven, discrète mais toujours présente en guise de décor sonore, savamment découpée et habilement arrangée pour quatuor à cordes avec piano et finement interprétée par le Quatuor de la Montérégie (dont fait partie mon amie Nathalie, violoncelliste, qui est aussi et par ailleurs mon guide initiatique au violoncelle) et une pianiste (la maman de la petite Émeraude dans la vraie vie) dont je suis un peu jalouse, je l'avoue.

Ce petit trésor est une coproduction du Conservatoire de musique de la Montérégie (à St-Lambert) et du Carré-Théâtre du Vieux-Longueuil.
Je suis touchée - et aussi un peu rassurée - de voir que de si belles énergies se rassemblent pour produire un si beau résultat.
Je me suis régalée.

Mais me voilà prise d'une soudaine nostalgie. Nostalgie de ce temps où j'occupais régulièrement cette place si délicieuse, au piano, sur la scène, dans ce théâtre musical où musique et mots se mêlent, se chevauchent et se répondent, au milieu des décors, des costumes, des comédiens, à la chaleur des projecteurs, plongée dans cet univers mat et obscure, un peu hors du temps, un peu à l'écart du monde, le temps d'une production.
Nostalgie de ces réalisations théâtrales auxquelles j'ai participé, au travers desquelles j'ai vécu de belles aventures artistiques et humaines, durant des années, des rencontres chaque fois exceptionnelles, des échanges passionnants qui voyaient jaillir les idées dans un feu d'artifice de créativité, des liens entre les différents acteurs du projet qui se renforçaient à mesure que le projet avançait, chacun s'enrichissant de l'expérience de l'autre, la tension montant chaque soir en coulisse pour exploser en énergie communicative sur la scène tout de suite après. Responsable de la partie musicale, je me sentais un maillon fort au milieu d'une équipe soudée, un moteur essentiel dans la réussite d'un projet collectif.
"Beethoven rêvait de changer le monde avec sa musique". Je rêve de partager un jour à nouveau la scène avec les comédiens.

Pour en savoir plus sur le spectacle
Beethoven habite à l'étage
En supplément, un lien vers l'un des objets de ma nostalgie : le CRÉA

* Texte de Suzan Hammond, version française de Annick Tonet-Tyers

mardi 30 octobre 2007

Posted by Marie Posted on 19:43:00 | 2 comments

Halloween !


Une petite surprise pour Halloween


Apocalyptica - Quutamo (live)

Ça, c'est pour mon côté un peu trash.
Ça me prend de temps en temps.
Rassurez-vous, ça ne dure jamais longtemps.


Enfin, en général.

Et puis, je me soigne.

samedi 13 octobre 2007

Posted by Marie Posted on 13:58:00 | No comments

charter pour les moineaux


Ah ! Pas drôle, la promiscuité.




mercredi 10 octobre 2007

Posted by Marie Posted on 10:10:00 | No comments

Fantastic Machine


Quand le génie humain s'emploie à rendre la machine créative,
la musique devient un univers visuel fascinant.


merci à Normand !

mardi 9 octobre 2007

Posted by Marie Posted on 21:24:00 | No comments

un p'tit Verdi avec ça ?

Une petite douceur à savourer avec gourmandise...


Bon appétit !


  • RACCOURCIS

    Liens externes

  • NAVIGATION

    Pour lire la suite d'un article dont l'affichage est incomplet,
    cliquez sur son titre !
  • RECHERCHE

    Recherchez les articles qui vous intéressent en tapant un mot clé dans le champs correspondant en tête de page !
    Quelques suggestions de recherche :
    Lac Saint-Jean, Estrie, Vermont, Alsace, Gaspésie, Nouveau-Brunswick...