vendredi 29 juin 2012
mercredi 22 septembre 2010
Parmi les réjouissances du moment, il y a la présence de Ti-minou (sobriquet donné à Diabolo, alias Zorro), notre petit minou tout noir, noir comme le fond du poêle. Diabolo ne connaît pas le plein air. Il n'a jamais été exposé aux rayons du soleil. C'est ce qui le rend si noir. Incroyablement noir. Un noir aussi noir que le blanc Bonux est blanc ! Un cadeau de tous les jours !
On l'a cru sauvage, car il est resté cloîtré une semaine durant dans le local à peintures. Éric commençait à regretter d'avoir cédé à mon insistance à vouloir prendre ce chaton de 6 mois à l'animalerie. 6 mois ! C'est bien trop vieux ! Il va rester sauvage. On ne pourra jamais l'approcher...
Merci à tous ceux qui y ont pensé et me l'ont fait savoir. Merci aussi à tous ceux qui y ont pensé mais ont préféré le silence. Quant à ceux qui n'y ont pas pensé, c'est qu'ils avaient sans doute mieux à faire...
mercredi 23 juin 2010
Je prenais hier connaissance des résultats des examens de mes élèves. Contrairement à mes pronostics qui étaient quelque peu mitigés concernant l'un ou l'autre d'entre eux, tous ont réussi leurs épreuves et, en plus, contre toute attente, brillamment. Sans exception.
Je suis fière et comblée.
Je recevais aujourd'hui ce qui devrait être mon dernier cours de violoncelle de l'année. Toujours un vrai plaisir. Je ressors de là avec toutes sortes de projets en tête pour l'année à venir et des envies de faire de la musique par dessus tout, en solo, en duo, en trio, en quatuor, en orchestre... au piano et au violoncelle !
Petit déchirement.
Mais je sais que nous nous retrouverons, plus tard.
Consolation.
Il y a des liens qui ne se perdent pas...
En professeur prévoyant (mais qui n'a surtout pas envie de se prendre la tête avec ces choses-là la veille de la rentrée), j'ai déjà bouclé mon emploi du temps pour la rentrée de septembre. Tous mes élèves se réinscrivent. Tous reviendront l'année prochaine. Tous ! Du jamais vu ! En vingt ans de carrière, jamais cela ne m'est arrivé ! Tous ! Sauf Lylianne. Me voilà bookée comme professeure. La pianiste, elle, offre encore quelques disponibilités.
C'est aujourd'hui la veille de la Saint-Jean-Baptiste, fête du Québec et des Québécois. La journée qui marque le début de l'été avec un supplément de légèreté et de nonchalance. Je vis cette journée comme un moment spécial, un jour de fête pour célébrer le bonheur d'être là, un sentiment de gratitude pour ce pays qui m'a ouvert les bras.
Petit resto en tête à tête. Grand feu d'artifice sur la rivière. Marche sous les étoiles.
Belle soirée d'été.
Magnifique dernière journée.
samedi 15 mai 2010
"Bonjour Madame,
Nous avons visité votre cousin du Domaine Serres-Mazard il y a 2 ans en décembre. Il nous avait remis une bouteille de vin pour vous. À l'aéroport de Toulouse, nous avions un gros excédent de poids et nous avons dû abandonner quelques bouteilles, dont la vôtre. Dans notre énervement nous ne nous sommes pas aperçus sur le champ que nous laissions derrière nous votre bouteille.
Mais... plus de 2 ans plus tard, des amis de Toulouse nous visitent (en février dernier) et votre bouteille nous revient bien emballée dans son plastique bulle. Mais voilà ! J'avais perdu la carte de votre cousin ! J'espérais en déballant l'emballage bulle trouver votre numéro de téléphone, mais non !
Mais encore, il y a les merveilles de l'Internet et je vous retrouve ! En espérant que vous êtes bien la bonne personne. Vous aurez donc droit enfin à votre bouteille de vin.
Nous demeurons dans la région de Québec à proximité du fameux Hôtel de glace de Duchesnay à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Vous demeurez sur la rive-sud de Montréal. Nous allons rarement à Montréal durant l'année mais peut-être qu'une occasion se présentera et il peut en être de même de votre côté.
Mais une chose est certaine, cette bouteille à fait un bon bout de chemin et elle est près de son but.
Bien à vous."
Aujourd'hui, la fille du couple qui m'avait écrit ce message était en visite chez une amie, à 10 minutes de la maison. Après quelques échanges de courriels et un coup de fil, nous avons convenu d'un rendez-vous et je suis allée à sa rencontre. Elle m'a alors remis la bouteille de mon grand-grand cousin Jean-Pierre.
J'étais tout émue de saisir cette bouteille après ce long voyage à embûches et ces milliers de Kilomètres de détours.
Je découvrais en dégageant l'emballage quelques mots affectueux de Jean-Pierre et d'Annie déposés sur l'étiquette de cette jolie bouteille. Ça m'a fait tout drôle. J'étais toute bouleversée de les sentir là, tout près, comme s'ils y étaient. Incroyable, la vie !
Merci à la chaîne de messagers qui a permis à cette jolie bouteille d'arriver jusqu'à nous.
Grâce à eux, c'est un peu de ma famille qui me rejoint pour partager un peu de bon temps et de belles émotions !
vendredi 20 juin 2008
C'est la semaine des derniers cours. La semaine des "bon été" et des "bonnes vacances!"
C'est aussi la semaine où, en tant que professeur, je suis exposée à recevoir toutes sortes de surprises. Il fut un temps où je croulais sous les fleurs, les sels de bain et les chocolats. Ce temps-là est révolu. Les cadeaux se font plus rares. Mais les témoignages de reconnaissance eux sont toujours plus nombreux.
Parmi ceux-là figurent les dessins, les petits mots, les photos dédicacées, les vidéos partagées...
Aujourd'hui, l'un de ces petits signes m'a particulièrement touchée : un magnifique dessin de Sarah-Jeanne, 6 ans, sur la première page d'une carte faite maison.
À l'intérieur, un très très joli mot de sa maman et de son papa très reconnaissants pour l'aventure que je partage avec Sarah-Jeanne et ses petits camarades.
Heureux professeur je suis d'être entourée de tous ces petits êtres en devenir pleins de vie et d'enthousiasme ! Je savoure ces petits instants de bonheur et les insère délicatement dans ma boite à tendresse.
mardi 4 décembre 2007
Ce soir, une élève, intriguée par le titre de "Marche funèbre" rencontré au hasard de ses recherches sur Chopin via Internet, me demande de lui jouer la fameuse Marche. Aussitôt, je fouille dans mon tas de partitions "à revisiter" accumulées depuis quelques mois et j'en sors le volume des sonates de Chopin, vieux volume hérité de ma grand-mère.
J'avais des velléités, il y a quelques semaines, de revisiter le final de la Sonate en si mineur qui m'avait valu jadis le traumatisme du plus gros trou de mémoire de ma vie, quand, en perdition dans le néant absolu, je me fus égarée profondément devant un jury impuissant... Bref, un vrai cauchemar. Mieux vaut oublier, ou transcender la douleur en revisitant ces pages quelques décennies plus tard pour tenter de les réapprivoiser...
Mais aujourd'hui, plus que sur mon traumatisant souvenir je me suis attardée sur un petit détail touchant et si longtemps ignoré de la couverture.
Au crayon bleu sur papier jauni sont inscrits ces mots :
Vincent d'Indy
1930 (?)

"Vincent d'Indy", avant d'être le nom d'une grosse école de musique de Montréal, était celui d'un grand compositeur et pédagogue, et "Thérèse" le petit nom de ma grand-mère.
samedi 13 octobre 2007
Quand on dit que les parents ne s'occupent plus de leurs enfants, il y en a qui dérogent à la règle...
Lettre reçue hier :
C'est un peu de baume au coeur, un peu de reconnaissance dans un monde cruel et sans pitié, dusse ma modestie en prendre un coup ! Un petit trésor à mettre dans la boîte à tendresse, à ressortir les jours de grisaille.




