Ce soir, une élève, intriguée par le titre de "Marche funèbre" rencontré au hasard de ses recherches sur Chopin via Internet, me demande de lui jouer la fameuse Marche. Aussitôt, je fouille dans mon tas de partitions "à revisiter" accumulées depuis quelques mois et j'en sors le volume des sonates de Chopin, vieux volume hérité de ma grand-mère.
J'avais des velléités, il y a quelques semaines, de revisiter le final de la Sonate en si mineur qui m'avait valu jadis le traumatisme du plus gros trou de mémoire de ma vie, quand, en perdition dans le néant absolu, je me fus égarée profondément devant un jury impuissant... Bref, un vrai cauchemar. Mieux vaut oublier, ou transcender la douleur en revisitant ces pages quelques décennies plus tard pour tenter de les réapprivoiser...
Mais aujourd'hui, plus que sur mon traumatisant souvenir je me suis attardée sur un petit détail touchant et si longtemps ignoré de la couverture.
Au crayon bleu sur papier jauni sont inscrits ces mots :
à ma petite élève Thérèse Martinolle
Vincent d'Indy
1930 (?)
Vincent d'Indy
1930 (?)

"Vincent d'Indy", avant d'être le nom d'une grosse école de musique de Montréal, était celui d'un grand compositeur et pédagogue, et "Thérèse" le petit nom de ma grand-mère.
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