Le week-end fut un peu marathonesque, chargé en répétitions, générales, concerts d'élèves, belles rencontres et émotions.
Moment intime
Samedi après-midi : concert de mes élèves pianistes. Un moment intime et convivial où parents et amis, frères et soeurs, copains et copines se sont retrouvés autour du piano pour une heure de plaisir.
C'est aussi le jour où les familles décomposées se recomposent autour d'un enfant commun, qui devient, malgré lui, le trait d'union éphémère entre deux foyers séparés, deux mondes éloignés. Ces petits concerts sont un moment privilégié, moment unique aussi, qui ponctue l'évolution de chacun de ces apprentis pianistes et se prolonge traditionnellement autour d'un buffet de bonnes gourmandises que chacun a apportées (les enfants se réjouissent à l'avance de ce concert, parfois plus pour le goûter que pour le concert lui-même !).
Tous ont remarquablement joué. Tous ont aimé se trouver, là, à partager la musique qui les habite depuis plusieurs semaines, tous heureux d'avoir été récompensés par des applaudissements chaleureux.
Le clou de l'après-midi a sans doute été la prestation de la famille Morin qui a brillé par son interprétation fort dynamique de Vive le vent, version jazzy arrangée pour 6 mains, avec William (7 ans), coincé entre ses deux grandes soeurs, Amy (10 ans) et Marie-Ève (12 ans). Trio vraiment craquant... Mais il y avait aussi Maxime (7 ans) et Karl (11 ans) qui vivaient avec fierté leur tout premier concert, Pascale (9 ans) qui jouait pour la première fois toute seule, sans l'accompagnement de son professeur, Élisabeth (10 ans) et sa grâce toute naturelle, Alexandre (9 ans) qui crève la scène à chaque apparition, la toute petite Sarah-Jeanne (6 ans) qui, bien qu'apparemment si fragile en dehors, est solide comme un roc en dedans, Virginie (16 ans aujourd'hui!) déchaînée dans une improvisation "live" à la manière du grand Duke et la grande Marie-Ève (jeune adulte) qui fait l'admiration des petits et ne revient tout simplement pas de sa toute nouvelle puissance sonore...
Bien que n'ayant pas joué (ou si peu) durant ce concert, j'étais épuisée le soir en rentrant...
Malgré tout, ce soir-là, pas de répit : pratique pour le concert du lendemain, LE Concert de Noël de l' Académie des Petits archets.
Dimanche matin, re-pratique pour le même concert, et ceci sans arrêt jusqu'à l'heure du concert lui-même...
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire