lundi 29 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:35:00 | No comments

lendemains

Lundi. Lendemain de concert.

Les concerts des Jeunes voix du coeur sont passés.
Le concert de samedi n’était pas au top du potentiel de nos jeunes chanteurs (ni du mien d'ailleurs !). J’étais moi-même très nerveuse… parce que c’était la première, parce que j’étais un peu trop soucieuse du jugement d'une collègue pianiste. Il suffit de peu parfois… c’est dans la tête… des idées qu’on a… parfois à tort… des fausses croyances...
Le concert de dimanche, par contre, était très réussi. Libérée des émotions de la veille, je me suis sentie très à l’aise sur mon beau piano à queue et les enfants ont beaucoup mieux chanté.
Julie, la chef du choeur, et moi avons cependant toujours des petites réserves, de bonnes raisons de ne pas être satisfaites. Notre exigence augmentant fâcheusement avec les progrès des enfants, nous trouvons toujours qu’ils pourraient faire mieux, s’ils étaient plus calmes, plus attentifs, plus disciplinés… brefs, s’ils n’étaient pas des enfants ! Mais bon, nous apprécions aussi leur fraîcheur, leur spontanéité, leur énergie débordante et leur enthousiasme. On ne peut pas leur demander la perfection... Pas tout de suite...

D'un point de vue plus personnel, je suis très heureuse de ce dernier concert. J'y ai vaincu mes petits démons intérieurs, mes fausses croyances et mes idées négatives. J'ai eu un immense plaisir à retrouver toutes mes sensations physiques habituelles, de confort et de détente. Je me sentais en possession du clavier, et à travers cela de toute une palette de sonorités que j'ai dans la tête et dans les doigts. Je reconnaissais mon son ! En public, retrouver ces sensations intactes est rare. Quand cela se produit, c'est un moment de pur bonheur. Un état de grâce.

Notre public a été conquis. Sous le charme des voix toutes fraîches sorties de ces petits êtres en devenir.
Une fois les dernières notes dispersées, j'ai reçu plein de petits mots affectueux, de chaleureuses accolades, des témoignages chargés d'émotion, de parents, d'amis, d'inconnus... De beaux moments à vivre.

Aujourd'hui, lundi.
La poussière retombe.
Petite migraine pour commencer la semaine.
En ces lendemains de concert, le plein côtoie le vide. J'ai cherché toute la journée dans le fond de mon sac l'énergie d'une grosse journée de cours en espérant en avoir encore un peu pour toutes celles qui suivront, jusqu’à Noël.

En attendant, reste le souvenir...
... et quelques enregistrements que je partagerai avec vous dans les prochains jours.
Soyez à l'écoute !

jeudi 25 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 22:34:00 | No comments

Concerts imminents

Dans deux jours, auront lieu les concerts des Jeunes voix du coeur.
Depuis mardi, jour de la générale, je savoure chaque heure qui me sépare de ce week-end avec gourmandise et plaisir de l'anticipation.

Les concerts des Jeunes voix du coeur sont toujours un évènement. C'est un moment de rencontre avec un public fidèle et chaleureux. Ces concerts couronnent les efforts conjugués des cinq adultes qui entourent le choeur semaine après semaine. Joyeuse équipe qui sait profiter des bons moments pour se détendre mais aussi se serrer les coudes quand la tempête fait rage dans la vie de l'un de nous, ou de tous à la fois !
Chaque concert est un moment spécial. Mais celui-ci promet d'être un peu plus "spécial" que d'ordinaire.

Le choeur comprend aujourd'hui une quarantaine d'enfants de 8 à 15 ans. Nous nous retrouvons tous les mardis soirs pour une heure trente de répétition. C'est peu et beaucoup à la fois. Peu pour les exigences musicales que nous avons et beaucoup pour la concentration de ces chers petits qui ont du mal à tenir en place après une journée d'école. Avec le temps, le choeur grandit, grossit, mûrit, prend de l'assurance, acquiert de l'expérience. Les voix sont plus homogènes, plus justes. Le répertoire devient plus élaboré... et les enfants plus motivés !

Cette fois-ci, au programme : des chants de Noël ! Mais pas seulement.
Parmi eux, des pièces de John Rutter et John Williams, harmonisées à deux voix avec un accompagnement au piano orchestral, coloré, généreux... Une ambiance toute festive, magique et féerique, digne des plus beaux films de Noël.
Un tel programme ne tolérait pas de compromis sur la qualité de l'instrument accompagnateur. La pianiste a parlé. Au diable le clavier écono-numérique amplifié ! Place au rutilant et majestueux demi-queue-6-pieds-de-long de location ! Ce n'est pas un cadeau; c'est une nécessité !
La pianiste jubile. Mais pas seulement la pianiste. Depuis mardi, toute l'église résonne encore de ces merveilleuses harmonies !

J'ai hâte. J'ai allégé un peu mon emploi du temps en cette fin de semaine pour savourer cette délicieuse attente et me concentrer sur la préparation de ce concert afin de tirer le meilleur de l'instrument, pour le bonheur de tous.

Chaque concert marque une nouvelle étape dans la progression du choeur. Les 11 et 12 décembre prochains, les Jeunes voix du coeur se mêleront aux 120 adultes du Choeur de la montagne, accompagnés de 40 musiciens professionnels pour un concert grandiose. C'est un peu comme de jouer dans la cour des grands. On aime ça. Et on rêve déjà qu'il y ait d'autres occasions.

vendredi 19 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 11:52:00 | No comments

Noël au milieu de l'orchestre

Un autre concert en préparation,
cette fois-ci au violoncelle,
avec l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal.
Un concert à voir et à entendre !
Du bonheur grandiose !

samedi 13 novembre 2010

Posted by Marie Posted on 21:24:00 | No comments

Dans la nuit, la lumière.

Novembre. Le passage à l'heure d'hiver impose la nuit à une heure où les journées sont encore jeunes.
Novembre. "Le mois des morts", dit la radio.


Je suis absorbée en ce moment par des lectures qui pourraient paraître morbides et qui pourtant ne le sont pas. Est-ce l'entrée dans l'hiver ? Je ne sais pas, mais le sujet de la mort me préoccupe. Je me laisse bouleverser par le récit de personnes qui ont connu, touché, la mort de près. Je me suis au même moment plongée dans la lecture d'un ouvrage intitulé Vivre jusqu'au bout, transcription d'entrevues réalisées pour une série d'émissions radiophoniques de Radio-Canada. Médecins, philosophes, psychologues, anthropologues, moines bouddhistes... livrent leurs réflexions sur la mort et notre attitude face à la mort.

Je me souviens avoir eu jadis à répondre, en terminale, à la question de mon professeur de philosophie : "La vie a-t-elle un sens ?". Devant cette question, je restais figée. Poser la question supposait que la vie pouvait avoir un sens ou bien ne pas en avoir. La seule éventualité qu'elle puisse ne pas en avoir à une période où je me cherchais m'effrayait considérablement. J'étais tétanisée, incapable de prendre du recul pour tenter sereinement une réponse avec une démarche purement philosophique, basée sur le raisonnement, l'argumentation, comme je l'aurais fait sur n'importe quel autre sujet. Et si la vie n'avait aucun sens ? Outre le côté vertigineux de la question, je voulais surtout éviter de me poser la question subséquente du "À quoi bon tout ça ?" Je n'avais que peu d'éléments pour y répondre.
Je ne sais pas si j'ai réellement progressé depuis, mais je tente de récolter autour de moi quelques éléments de réponse.

Ce matin, j'ai assisté aux funérailles d'une jeune femme de 32 ans décédée après 6 années de lutte contre le cancer. Je ne la connaissais pas. J'étais là par amitié, par solidarité, pour accompagner mes amis du Choeur de la Montagne dont Julien, le mari de la défunte, est le chef. J'ai été profondément bouleversée par cette cérémonie. Elle m'a plongée tout entière dans mes multiples questionnements du moment. Je ressors de cette expérience confortée dans mes convictions toutes personnelles, que je pourrais qualifier de spirituelles (je n'ai pas dit "religieuses"), mais surtout plus que jamais hantée par l'idée que notre vraie vie est ailleurs.
C'est une vision pleine d'espoir, me direz-vous, sinon que, de ce point de vue, la vie matérielle (matérialiste ?) semble perdre toute valeur et la vie que nous menons à courir après les moyens de la réaliser tout intérêt.
Je me sens étrange (étrangère ?). À la fois actrice et spectatrice du monde dans lequel je vis, auquel je participe, mais auquel je n'ai pas l'impression d'appartenir. Un peu ici, un peu ailleurs.
Autrement dit, je flotte. Entre deux eaux. Entre deux vies. L'une extérieure, sociale et visible et une autre plus intérieure, intime et invisible.

La conscience de la mort, si elle ne suffit pas à donner un sens à notre vie, devrait contribuer à nous rendre plus vivants.
Aujourd'hui, après les funérailles, j'ai passé du temps avec mes amis présents. Sans le savoir, Denise, Julie, Stéphanie, Martin et Éric ont contribué ce jour à me rendre plus vivante.
Au fond, la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne. Il ne s'agit que de voir.


Novembre. Dans ma nuit, je cherche la lumière.
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