Vendredi 13.
Difficile journée.
Scapin, notre félin rayé, après 11 ans de compagnie câline et ronronnante nous a quittés.
Scapin, notre félin rayé, après 11 ans de compagnie câline et ronronnante nous a quittés.
On le savait malade des reins depuis deux ans. Depuis ce temps-là, son état était plutôt stable, mais jeudi, il s’est aggravé subitement. Après visite en urgence chez le vétérinaire et analyses approfondies, le diagnostic était ferme et définitif : il ne lui restait que quelques jours à vivre et cela risquait d'être dans d'atroces souffrances. Il fallait prendre une décision. Celle-ci fut d'autant plus difficile à prendre et à vivre qu'elle devait être rapide.
Pas facile de laisser partir. Encore moins
d’aider à mourir…
Jeudi soir, il est resté en observation chez la
vétérinaire. Le lendemain, le cœur déchiré, je suis allée le
retrouver pour passer un peu de temps avec lui. Nos tous derniers instants ensemble. Il était content de me voir, ronronnait et recherchait le contact. Je l'ai trouvé affaibli. Je crois qu’il sentait son heure arrivée. Il semblait s’abandonner à notre
décision.
Sa mort fut douce. Sans douleurs. Difficile moment à vivre, dont je revois encore les images, fréquemment.
Sa mort fut douce. Sans douleurs. Difficile moment à vivre, dont je revois encore les images, fréquemment.
Il devait souffrir depuis longtemps, en silence. Éric
le
sentait malade et me le disait depuis un moment. Moi, je trouvais qu’il
avait
la lenteur d'un vieux chat mais qu’il semblait plutôt de bonne humeur. Tant
qu'il ronronnait.
Comment savoir ?
Comment savoir ?
Aujourd'hui, Scapin
nous manque. La maison entière s'ennuie de lui. Il était, avec sa sœur Michka, le premier minou à
avoir partagé notre vie commune. Il avait l’âge de ma vie québécoise. Il rôde encore dans mon souvenir. Je m'attends à le voir surgir au milieu de la nuit, bondir sur le lit, s'approprier mon oreiller, ronronner sous la couette... Mais c'est fini. Scapin n'est plus.
Une tendre page qui se tourne douloureusement.
Les
choses sont ainsi.
Le jour même, j’ai trouvé dans
le rayon jardin de la quincaillerie du coin un gros coq en résine qui semblait
taillé dans la pierre. Dodu et fier comme un Scapin. J’ai craqué. Je
l’ai pris. Il trône depuis sur les marches du patio. Il me rappelle Scapin qui était toujours là, tout près, et rôdait autour de moi quand je jardinais. Ainsi, c'est comme s'il continuait d'être là, quelque part. Une
consolation.
Diabolo et Boogie, eux, sont toujours là, bien vivants. Ils réclament
d’autant plus d’affection que le vide laissé par le départ de Scapin est grand.
Un équilibre se perd, un autre se crée.
Ainsi va la vie des chats.
Ainsi va la vie des chats.
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