Hier soir avait lieu la dernière des 4 représentations de la comédie musicale "Demain matin Montréal m'attend".
Ainsi s'achève cette aventure qui m'a valu 5 semaines de travail intense durant lesquelles tous mes efforts et temps libres ont été consacrés à la réalisation de ce projet.
Durant cette période, pas toujours en accord avec les choix de la directrice musicale, j'ai craint parfois le résultat, mais l'expérience me prouve une fois de plus qu'avec un peu de dialogue et d'ouverture, de patience et de flexibilité on finit toujours par trouver un terrain d'entente pour que le meilleur ressorte et que le produit final soit satisfaisant pour tous. Finalement, si différentes mais complémentaires, nous formons toutes les deux une bonne équipe.
Nous étions pour l'occasion entourées de 5 autres musiciens (batteur, guitariste, bassiste, violoniste et clarinettiste), explorant toutes sortes de styles, de la musique brésilienne à la musique traditionnelle québécoise en passant par le tango, de bons gros rocks solides, du jazz swing, une belle grosse ballade romantique, sans oublier un petit clin d’œil au passage à la musique de Kurt Weill. Je me suis bien amusée.

La salle chaleureuse du cabaret-théâtre du vieux Saint-Jean-sur-Richelieu fut presque comble à deux reprises. La disposition des chaises autour de petites tables de bistro et la buvette qui servait boissons et grignotines ajoutait un cachet particulier à cette ambiance festive et décontractée.
L'une des représentations fut dédiée aux aînés. Ce fut parmi toutes les générations le public le plus réactif. Ce n'est pas si étonnant si l'on considère que le texte de Michel Tremblay datant des années 70 est truffé de références et de clins d’œil à la culture populaire de cette époque, persillé de répliques savoureuses et percutantes qui ont souvent provoqué l'hilarité générale. Le 3e âge y a retrouvé toute sa jeunesse.
J'ai ri moi-même chaque fois à gorge déployée devant la mise-en-scène et les chorégraphies burlesques, plongée dans l'univers des bordels montréalais où les genres se mélangent et se confondent, hommes déguisés en femmes, femme déguisée en homme, où le langage est cru et les allusions sexuelles sans équivoque. Pour une française qui avait il y a 10 ans tout à découvrir du Québec, on ne peut imaginer immersion plus radicale. À plusieurs reprises, j'ai entendu ma petite voix intérieure s'exprimer avec un plaisir certainement coupable : "Si maman savait !...".
La troupe rassemblait comédiens, chanteurs et danseurs, tous plus colorés les uns que les autres, presque autant que leurs personnages. Sensibles, affectifs, émotifs, passionnés, exubérants, narcissiques, excessifs... ils constituent ensemble une bien belle gang mais peut-être un peu trop dans la représentation pour être reposante. Un vrai dépaysement pour moi. Je ne cache pas avoir eu besoin de m'en extraire de temps en temps, un peu saturée de ce trop-plein de "représentation".
Au lendemain de la dernière, je réalise à quel point quand dans les saisons creuses où les contrats de pianiste ne se présentent pas j'essaye de me convaincre de faire autre chose, j'ai tort. Au fond, c'est là, ma place ! Au piano. Au théâtre. Je le sais. Depuis 10 ans j'en suis convaincue. Manquait juste une bonne occasion de me la faire, cette place.
Ce projet achevé, déjà la promesse d'une prochaine collaboration, de prochains projets de comédies musicales et autres réalisations que j'ignore encore planait dans nos conversations de fin de soirée. J'ai hâte de connaître la suite.
Vous pourrez lire une belle critique du spectacle ici.
Ainsi s'achève cette aventure qui m'a valu 5 semaines de travail intense durant lesquelles tous mes efforts et temps libres ont été consacrés à la réalisation de ce projet.
Durant cette période, pas toujours en accord avec les choix de la directrice musicale, j'ai craint parfois le résultat, mais l'expérience me prouve une fois de plus qu'avec un peu de dialogue et d'ouverture, de patience et de flexibilité on finit toujours par trouver un terrain d'entente pour que le meilleur ressorte et que le produit final soit satisfaisant pour tous. Finalement, si différentes mais complémentaires, nous formons toutes les deux une bonne équipe.
Nous étions pour l'occasion entourées de 5 autres musiciens (batteur, guitariste, bassiste, violoniste et clarinettiste), explorant toutes sortes de styles, de la musique brésilienne à la musique traditionnelle québécoise en passant par le tango, de bons gros rocks solides, du jazz swing, une belle grosse ballade romantique, sans oublier un petit clin d’œil au passage à la musique de Kurt Weill. Je me suis bien amusée.

La salle chaleureuse du cabaret-théâtre du vieux Saint-Jean-sur-Richelieu fut presque comble à deux reprises. La disposition des chaises autour de petites tables de bistro et la buvette qui servait boissons et grignotines ajoutait un cachet particulier à cette ambiance festive et décontractée.
L'une des représentations fut dédiée aux aînés. Ce fut parmi toutes les générations le public le plus réactif. Ce n'est pas si étonnant si l'on considère que le texte de Michel Tremblay datant des années 70 est truffé de références et de clins d’œil à la culture populaire de cette époque, persillé de répliques savoureuses et percutantes qui ont souvent provoqué l'hilarité générale. Le 3e âge y a retrouvé toute sa jeunesse.
J'ai ri moi-même chaque fois à gorge déployée devant la mise-en-scène et les chorégraphies burlesques, plongée dans l'univers des bordels montréalais où les genres se mélangent et se confondent, hommes déguisés en femmes, femme déguisée en homme, où le langage est cru et les allusions sexuelles sans équivoque. Pour une française qui avait il y a 10 ans tout à découvrir du Québec, on ne peut imaginer immersion plus radicale. À plusieurs reprises, j'ai entendu ma petite voix intérieure s'exprimer avec un plaisir certainement coupable : "Si maman savait !...".La troupe rassemblait comédiens, chanteurs et danseurs, tous plus colorés les uns que les autres, presque autant que leurs personnages. Sensibles, affectifs, émotifs, passionnés, exubérants, narcissiques, excessifs... ils constituent ensemble une bien belle gang mais peut-être un peu trop dans la représentation pour être reposante. Un vrai dépaysement pour moi. Je ne cache pas avoir eu besoin de m'en extraire de temps en temps, un peu saturée de ce trop-plein de "représentation".
Après la générale, à l'heure des notes
Ce projet achevé, déjà la promesse d'une prochaine collaboration, de prochains projets de comédies musicales et autres réalisations que j'ignore encore planait dans nos conversations de fin de soirée. J'ai hâte de connaître la suite.
Vous pourrez lire une belle critique du spectacle ici.


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