À chaque jour son petit défi. À chaque jour sa montagne à escalader. Aujourd'hui, ma montagne était un peu moins impressionnante que le Mont-Saint-Hilaire. Comme pour tout bon jardinier qui doit accomplir son devoir chaque année à la même époque, aujourd'hui, ma montagne ressemblait à un tas de feuilles à ramasser.
Là, vous vous dîtes : "Ouais bon, elle ne va pas nous la faire ! Pfffff... Des feuilles mortes ! C'est léger comme tout. De la broutille ! Ça se ramasse tout seul en soufflant dessus !" Ha, ha ! Si c'est ce que vous pensez, c'est que vous ne l'avez jamais fait. Ou que vous avez oublié...
Ce matin, profitant d'une belle journée qui s'annonçait fraîche mais ensoleillée, je pensais en avoir pour deux heures tout au plus. J'avais déjà ramassé une partie des feuilles la semaine passée. Mais non ! C'est QUATRE heures que
j'ai passées à ratisser l'herbe, déplacer les petits tas pour un faire d'assez gros, ouvrir les sacs, les remplir avec de grosses brassées de feuilles, les fermer, les transporter jusqu'à l'autre bout du terrain... sans compter le nombre de fois où il m'a fallu me baisser, me relever, balayer le terrain de tous ces petits cadavres, répétant ces mêmes gestes des dizaines, des centaines (des milliers ?) de fois.
Et là, vous vous demandez : "Pourquoi donc a-t-elle fait cela toute seule ? Mais que fait donc Éric ???". Chut ! Éric dort. Il a travaillé toute la nuit. En ramassant les feuilles, c'est du temps que je lui ai sauvé pour qu'il fasse d'autres choses de son temps de repos. Et c'est bien ainsi.
Les années précédentes, nous avions rempli 50 sacs. Aujourd'hui, ce sont 66 sacs que j'ai bourrés de ces sacrées feuilles qui ne cessent de mourir ! Record battu ! Avec tout ça, je peux dire que j'ai rempli ma journée.
Bon, je me sens raquée*, là, comme si j'avais monté trois fois la montagne, la vraie.
Enfin, je vous le dis : ramasser les feuilles mortes est une épreuve sportive de haut niveau. Si vous le faîtes encore vous-mêmes, c'est que vous êtes en bonne santé !
Enfin, voilà qui est fait. L'affaire est dans le sac. On n'en parle plus jusqu'à l'année prochaine.
Prochain défi athlétique : le pelletage de neige.
* ça c'est du québécois
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