Il y a huit ans, aujourd'hui.
Huit ans. Jour pour jour.
Premier voyage, première rencontre...
15 avril 2002
Montréal. Aéroport de Dorval.
Bloquée dans la file des voyageurs fraîchement débarqués, destinés à rejoindre leurs proches de l’autre côté de la grande porte automatique, j’essaye de contenir mon impatience. Dans l’imminence de notre premier regard, je lutte contre un trac épouvantable. Envahie d’une émotion débordante, j’échappe une grosse larme. Je suis en train de craquer ! Les nerfs sont en train de me lâcher. Dans un instant, je vais franchir la grande porte.
"Veste verte"…
Il doit me guetter et je ne le vois pas.
Vais-je le reconnaître ?
Premiers regards timides et prudes. Tous deux émerveillés de nous sentir si proches. À portée de bras. Nous frôlant seulement. Surpris de nous sentir l’un l’autre bien vivant, étrangers au-dehors, et pourtant si proches en-dedans.
Rêve étrange que le souvenir de cette première rencontre...
Montréal brillait sous le soleil d’avril. Un bel après-midi. La platitude sinistre de l’autoroute Décarie dépourvue d’humanité et la laideur surréaliste de l’échangeur Turcot, dans l’entrelacement de ses bretelles bétonnées n’altéraient en rien la magie du moment. Le décalage horaire me faisait revivre une demi-journée entière de ma vie dans un lieu que je découvrais avec une certaine candeur. Troublée par ce retour instantané dans un passé encore tout proche, je voyageais dans le temps avec le sentiment d’avoir été projetée sur une autre planète. Je découvrais la vie grouillante de Montréal. La ville ne m’avait pas attendue pour qu’on s’y agite. Il y a donc bien une vie en-dehors de la nôtre...
Huit ans. Jour pour jour.
Premier voyage, première rencontre...
15 avril 2002
Montréal. Aéroport de Dorval.
Bloquée dans la file des voyageurs fraîchement débarqués, destinés à rejoindre leurs proches de l’autre côté de la grande porte automatique, j’essaye de contenir mon impatience. Dans l’imminence de notre premier regard, je lutte contre un trac épouvantable. Envahie d’une émotion débordante, j’échappe une grosse larme. Je suis en train de craquer ! Les nerfs sont en train de me lâcher. Dans un instant, je vais franchir la grande porte.
Ça y est ! Me voilà soudain exposée à une multitude de regards, tous à la recherche d’un voyageur venu d’Europe.
Il doit être là. Parmi tous ces regards, il doit y avoir le sien. "Veste verte"…
Il doit me guetter et je ne le vois pas.
Vais-je le reconnaître ?
Premiers regards timides et prudes. Tous deux émerveillés de nous sentir si proches. À portée de bras. Nous frôlant seulement. Surpris de nous sentir l’un l’autre bien vivant, étrangers au-dehors, et pourtant si proches en-dedans.
Rêve étrange que le souvenir de cette première rencontre...
Montréal brillait sous le soleil d’avril. Un bel après-midi. La platitude sinistre de l’autoroute Décarie dépourvue d’humanité et la laideur surréaliste de l’échangeur Turcot, dans l’entrelacement de ses bretelles bétonnées n’altéraient en rien la magie du moment. Le décalage horaire me faisait revivre une demi-journée entière de ma vie dans un lieu que je découvrais avec une certaine candeur. Troublée par ce retour instantané dans un passé encore tout proche, je voyageais dans le temps avec le sentiment d’avoir été projetée sur une autre planète. Je découvrais la vie grouillante de Montréal. La ville ne m’avait pas attendue pour qu’on s’y agite. Il y a donc bien une vie en-dehors de la nôtre...
Je me souviens de notre promenade romantique jusqu’au belvédère du Mont Royal, incontournable balade, escortés par les écureuils, ignorant le reste du monde.
Les jours qui suivront seront à l’image de cette première journée, idylliques et romantiques. Nous avions l’impression de nous connaître depuis toujours. De nous reconnaître, peut-être.
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