Le concert dimanche s'est bien passé. Le pupitre des violoncelles a été un peu perturbé par l'absence du premier violoncelle qui s'est coincé le dos... D'ordinaire, nous sommes cinq violoncellistes. Moi au second rang côté droit. En l'absence du premier violoncelle, son assistante a pris sa place et, par ricochet, je me suis trouvée propulsée sur la chaise vide, au premier rang, sous le nez du chef. C'est comme être au premier rang à l'école, sous les yeux de la maîtresse. Disons que la pression est un peu plus grande qu'au fond de la classe, près du radiateur...
Avec une partition qui n'était pas la mienne, dépourvue de doigtés, j'ai tenté de sauver les meubles, ai fait appel à ma mémoire avec toutefois quelques acrobaties non préméditées parfois... mais toujours bien rattrapées !
Je crois que tout s'est bien passé. Je crois. En réalité, je n'en sais rien. J'ai du mal à dire si nous avons fait un bon concert ou non. Mon attention était toute concentrée sur ce que j'avais à y faire... Il y a des jours comme ça, des concerts comme celui-là où les défis sont un peu plus grands en matière d'adaptabilité.
Le concert que j'ai à donner la semaine prochaine risque d'être dans le genre un défi bien plus difficile à relever. J'accompagnerai le concert-examen de fin de Maîtrise d'une étudiante en direction de choeur à l'Université de Sherbrooke. Durant un week-end, six candidats se relaieront pour présenter le résultat de leur travail avec pour chacun un choeur constitué spécialement pour son projet (avec difficulté pour certains, le bassin de chanteurs n'étant pas inépuisable dans la grande région de Montréal...) pour un programme de son choix, éclectique et parfois périlleux.
Depuis le début, le parcours de l'étudiante-chef que j'accompagne est semé d'embûches : elle a eu d'abord énormément de difficultés à réunir seize chanteurs; quand elle les a trouvés, certains se sont désistés après deux ou trois répétitions, d'autres sont arrivés puis ont disparu... Tout ce temps, son directeur de maîtrise a menacé d'annuler son examen si les conditions n'étaient pas réunies. Pour couronner le tout, j'en rajoute une couche et lui apprends que, subissant un ÉNORME conflit d'horaire qui n'était pas prévisible, je ne pourrai être présente à la générale...
À deux semaines du jour J, la pression monte. Le choeur n'est pas près. Les oeuvres sont difficiles. Le temps nous manque. Le sort de l'étudiante entre les mains de ses choristes repose sur leur volonté, leur assiduité, leur solidité et leur professionnalisme... Dure réalité que celle du chef de choeur !
Avec une partition qui n'était pas la mienne, dépourvue de doigtés, j'ai tenté de sauver les meubles, ai fait appel à ma mémoire avec toutefois quelques acrobaties non préméditées parfois... mais toujours bien rattrapées !
Je crois que tout s'est bien passé. Je crois. En réalité, je n'en sais rien. J'ai du mal à dire si nous avons fait un bon concert ou non. Mon attention était toute concentrée sur ce que j'avais à y faire... Il y a des jours comme ça, des concerts comme celui-là où les défis sont un peu plus grands en matière d'adaptabilité.
Le concert que j'ai à donner la semaine prochaine risque d'être dans le genre un défi bien plus difficile à relever. J'accompagnerai le concert-examen de fin de Maîtrise d'une étudiante en direction de choeur à l'Université de Sherbrooke. Durant un week-end, six candidats se relaieront pour présenter le résultat de leur travail avec pour chacun un choeur constitué spécialement pour son projet (avec difficulté pour certains, le bassin de chanteurs n'étant pas inépuisable dans la grande région de Montréal...) pour un programme de son choix, éclectique et parfois périlleux.
Depuis le début, le parcours de l'étudiante-chef que j'accompagne est semé d'embûches : elle a eu d'abord énormément de difficultés à réunir seize chanteurs; quand elle les a trouvés, certains se sont désistés après deux ou trois répétitions, d'autres sont arrivés puis ont disparu... Tout ce temps, son directeur de maîtrise a menacé d'annuler son examen si les conditions n'étaient pas réunies. Pour couronner le tout, j'en rajoute une couche et lui apprends que, subissant un ÉNORME conflit d'horaire qui n'était pas prévisible, je ne pourrai être présente à la générale...À deux semaines du jour J, la pression monte. Le choeur n'est pas près. Les oeuvres sont difficiles. Le temps nous manque. Le sort de l'étudiante entre les mains de ses choristes repose sur leur volonté, leur assiduité, leur solidité et leur professionnalisme... Dure réalité que celle du chef de choeur !
Dans ces conditions plus que limite, devant la fragilité de l'ensemble et la fébrilité du chef qui n'en dort plus depuis des semaines, il va falloir que je sois solide pour vingt !
Je lâche donc mon violoncelle pour reprendre solidement les rênes de mon piano.
La tâche est rude. Va falloir assurer.
Restent douze jours...
La tâche est rude. Va falloir assurer.
Restent douze jours...
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