Samedi soir, pas de répit : pratique pour le concert du lendemain, LE concert de Noël de l'Académie des Petits archets.
Dimanche matin, re-pratique pour le même concert, et ceci sans arrêt jusqu'à l'heure du concert lui-même...
Dimanche : LE concert de Noël
Ce concert regroupait à l'église de Mont-Saint-Hilaire une centaine de violonistes de tous âges, de tous niveaux, intervenant soit en petits ensembles avec leurs professeurs respectifs soit en orchestre, selon leur niveau (juniors, seniors, adultes).
J'accompagnais la moitié du concert au piano, l'autre moitié au violoncelle. Entre les deux, s'est glissé un set de reels endiablés pour chauffer un peu l'ambiance de l'église, reels que j'interprétai avec mes deux comparses musiciens invités : Yvon au violon et Sylvain à la guitare et aux cuillères. Une intervention fort remarquée...
Esprit des fêtes, es-tu là ?
La préparation d'un tel concert, avec autant de jeunes intervenants, relève du défi logistique des plus périlleux. Heureusement, une équipe de généreux bénévoles se charge de tout organiser, encadrer, planifier...
Tout est à prévoir : gestion du matériel (chargement, déchargement, placement et déplacement des chaises, pupitres...), gestion des enfants avant et pendant le concert (placement, déplacements, discipline...), présentation, animation, accueil du public...
Tout ceci demande coordination, communication, rigueur et sang froid. Toute l'équipe, professeurs, élèves et bénévoles, travaille dans ce sens avec une remarquable efficacité, une discrétion exemplaire et un professionnalisme éloquent, chacun à son affaire, comme autant de fourmis dans cette fourmilière de créativité.
Si la veille on pouvait encore douter de la qualité du résultat (les générales sont toujours alarmantes, catastrophiques et désespérantes...) le résultat était bien au-delà de toute attente. Il s'est produit ce qu'il se produit parfois dans ce genre de contexte : le jour J, à l'heure H, toutes les énergies se sont rassemblées et ont fait de cet instant un moment magique. Sylvain en braillait de toutes ses larmes. Pauvre Sylvain ! Touchant Sylvain.
L'église était bondée. À la fin du concert, la foule s'est levée pour une ovation unanime devant autant de bonheur, de qualité et de professionnalisme.
Dans les coulisses de cet évènement, de belles rencontres se sont produites, entre musiciens. Certaines pourraient bien donner quelques fruits dans les années à venir...
Une rencontre que j'ai trouvée particulièrement amusante et qui m'est apparue telle un clin d'oeil au parcours qui m'a menée jusqu'ici, je veux parler de Daniel, contrebassiste, venu en renfort pour le concert :
en 1975, je me souviens avoir ri aux éclats (j’avais 9 ans...) en écoutant la chanson "les fesses" entonnée par "les 5 Jean-Baptiste" (Claude Léveillée, Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Gilles Vigneault et Jean-Pierre Ferland) sur un vinyle que mes parents avaient reçu en cadeau. Il s'agissait de l'album 1 fois 5 enregistré à Québec lors d'une soirée mémorable. Ce fut mon premier contact avec le Québec...
Et là, j'apprends que mon collègue d'un jour, Daniel, y était ! IL Y ÉTAIT !!! Il jouait de la contrebasse, là, sur scène, avec Charlebois, Vigneault et compagnie !
Ça me fait tout drôle ! Incroyable ! La boucle est bouclée...
Mis à part ce lien symbolique nous partagons le même statut de musicien accessoirement polyvalent (pianiste et contrebassiste) - les multi-instrumentistes se reconnaissent entre eux ! -, mais aussi quelques intérêts artistiques communs en ce que la musique peut avoir à faire avec les mots... (voir ici)
C'est une des belles rencontres de cette journée. Il y en a eu d'autres...
Avec tous ces échanges, toutes ces belles émotions, c'est un peu de l'esprit des fêtes qui se répand.
Bref, quoi que je pense des concerts de Noël (cf article précédent Christmas Top 20 !), celui-ci fut assez extraordinaire... à vous faire aimer les concerts de Noël !
L'académie "Les Petits archets" : défier la montagne
Lucie Boisvert, directrice et fondatrice de l' Académie les Petits archets, tient cette école à bout de bras depuis maintenant douze ans. Forte de ses convictions, elle entraîne dans son sillon une équipe de jeunes professeurs dont elle a formé quelques uns. Un brin idéaliste, elle poursuit ses rêves en quête de financements pour que l'école trouve un lieu qui puisse héberger la totalité de ses activités et peut-être même en faire un centre d'arts pluriel où l'on enseignerait autant les arts plastiques que la musique.
J'admire le chemin parcouru depuis la création des Petits archets. J'admire Lucie pour sa ténacité, sa persévérance, la constance avec laquelle elle développe ce projet et continue de croire en un avenir meilleur, avec passion et détermination (il semble que ce soit une qualité commune aux Lucie...).
Notre collaboration s'est instaurée assez naturellement lorsque nous nous sommes rencontrées à l'École Ozias-Leduc où nous enseignons toutes les deux. Enthousiasmée par son projet, je lui avais proposé ma collaboration comme accompagnatrice : ma manière à moi de "l' accompagner", de la soutenir activement dans la réalisation de son rêve. Justement, son accompagnatrice habituelle partait pour Toronto...
Ce premier concert est sans doute le premier d'une longue série, le début d'une collaboration heureuse, d'une belle aventure humaine et pédagogique.
À suivre, donc...
Voilà. Ce marathon achevé, je vais pouvoir maintenant me consacrer à la décoration du sapin et à la pâtisserie intensive en prévision des prochains partys.
3 commentaires:
Eh ben on ne chôme pas chez vous!
Amuse-toi bien à décorer ton sapin et à faire ta cuisine des Fêtes...
Ouf, je suis épuisée à la lecture... et pourtant,je sais être passionnée et déterminée! ;-)
Toi, Lucie, épuisée ? Allez, reprends ton souffle, tu en auras besoin pour les jours à venir...
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