vendredi 15 avril 2011

Posted by Marie Posted on 10:43:00 | No comments

9 ans !

Le 15 avril 2002, je mettais pour la première fois le pied sur le sol québécois.
Je rencontrais Éric et découvrais le Québec avec un réel émerveillement,
ébahie devant tant de nouveauté.
C'était il y a 9 ans. Le début d'une nouvelle vie.  

jeudi 14 avril 2011

Posted by Marie Posted on 14:23:00 | No comments

Raffraîchissement

Le printemps s'annonçant, nous en avons profité pour faire faire de petites rénovations de façade sur une partie de notre grande maison, partie initialement en bois, pour laquelle nous avons renoncé à nous battre contre l'usure du temps à coups de pinceau. Soucieux de notre sérénité, nous avons préféré nous en remettre à des matériaux plus modernes et garants de longévité. J'ai nommé : le Canexel, matériaux de bois composite de grande durabilité.

Avant
Nous avons eu la chance de tomber sur un artisan formidable, compétent, rapide, efficace, soigneux, sympathique, respectueux... Bref, une perle ! C'est assez rare dans le domaine de la construction pour être mentionné. Une référence à conserver et à partager !
Notre maison a rajeuni de 25 ans
et nous, nous sommes tranquilles pour les 25 prochaines années. 

 Après 
Par contre, les plates-bandes, elles, en ont pris un coup...

dimanche 10 avril 2011

Posted by Marie Posted on 14:39:00 | No comments

De dégel en déluge

Sur le Mont Saint-Hilaire, en revenant de Dieppe
le 9 avril 2011
Posted by Marie Posted on 11:49:00 | No comments

"Je me souviens"


Vendredi soir, je suis allée encourager les élèves de l'école secondaire qui présentaient le spectacle "Je me souviens" * relatant 400 ans d'histoire du Québec en chansons. Un spectacle de 3 heures où se sont succédés une centaine d'extraits de chansons et de textes emblématiques. Une compilation très représentative du paysage musical et poétique des 50 dernières années assumé sur scène avec un aplomb fascinant par une génération toute fraîche qui ne connaissait rien des combats de ses ancêtres, des luttes parfois violentes, pour que le Québec soit.

J'y ai découvert entre autres la voix d'Amélie, une de mes élèves au piano, choriste dans les Jeunes voix du coeur. Je savais qu'Amélie aimait chanter, composer, jouer de la guitare, avait été retenue dans la sélection régionale de Secondaire en spectacle... mais je ne soupçonnais pas l'émotion que sa voix allait provoquer en moi. Je ne sais pas dire ce que sa voix a de si exceptionnel mais sa présence sur scène l'est incontestablement. Comment imaginer qu'Amélie, si timide et réservée dans la vie, est si rayonnante et généreuse sous les projecteurs ? J'ai été très émue de cela. Très heureuse aussi, pour Amélie.

Et puis, il y a eu le moment clé de la soirée, lorsque Anthony, jeune étudiant au talent d'animateur hors pair a entonné la chanson subversive de Raoul Duguay La Bitt' à ti-bi. Entamant un jeu de question-réponse avec le public, il est soudain descendu de scène, le micro à la main, et s'est dirigé vers Raoul Duguay lui-même. Raoul, 70 ans bien entamés, a joué le jeu, s'est emparé du micro, est monté sur scène et nous a offert un show improvisé endiablé en duo avec le jeune adolescent qui l'interprétait. Un moment extraordinaire à vivre. C'était tellement touchant de voir sur scène ce mélange de génération, ce partage d'émotion.  
Je salue au passage le travail colossal des professeurs qui ont encadré bénévolement le projet, professeurs de français, d'anglais, d'histoire... pour cette merveilleuse leçon d'histoire et de culture québécoise. Grâce à eux, toute une génération s'est approprié le répertoire de ses aînés, s'est chargé d'une histoire qu'elle n'a ni vécu, ni connu mais qui constitue l'identité québécoise dans ce qu'elle a de plus profond et de plus émotif.
À travers cette aventure musicale, ils ont réveillé leur fibre québécoise.

Plaisir immense que d'entendre ces jeunes chanter le Québec. Bonheur intense de découvrir et redécouvrir les chansons et les textes qui ont marqué le Québec avec le sentiment d'être en terrain connu. Depuis bientôt 10 ans, je baigne dans cette culture. Elle est devenue mienne.  
En fin de soirée, Le plus beau voyage de Claude Gauthier a conclus ce grand récit historique. Je n'ai pas pu retenir mon émotion. Il n'y a pas de doute, je suis bien Québécoise.


* "Je me souviens" est la devise du Québec :

"Je me souviens
Que né sous le lys
Je croîs sous la rose."

mardi 5 avril 2011

Posted by Marie Posted on 13:03:00 | No comments

Aujourd'hui, c'est fête !

Aujourd'hui, c'est la fête de mon amoureux.
Cela valait bien une Forêt noire maison.


À nous deux, nous en aurons bien pour le reste de la semaine.
Qui a dit que nous étions gourmands ?

lundi 4 avril 2011

Posted by Marie Posted on 22:35:00 | No comments

Lendemain de concours

Ce week-end, j'ai vécu au rythme du concours de musique annuel organisé par le Choeur de la Montagne, concours visant à encourager les jeunes musiciens en apprentissage, de 7 à 21 ans. 8 de mes élèves y participaient. J'accompagnais par ailleurs 3 élèves de l'école secondaire qui s'y présentaient, en flûte et en clarinette.
J'ai assisté à la presque totalité du concours et ai pu me rendre compte, un peu plus que les autres années, du niveau des élèves de la région. Ce fut aussi l'occasion pour moi de voir comment mes élèves se situent dans ce paysage régional et quelles réactions leurs prestations ont provoqué dans le public comme dans le jury.
Tous se sont surpassés et ont livré le meilleur d'eux-mêmes avec une générosité touchante, une maîtrise qui a conjuré mes craintes. Tous, sauf un !
Le petit Lou, trop soucieux de bien faire, a joué tout petit, avec un tout petit son parfois à la limite du silence, comme s'il voulait garder ce son-là pour lui, se cacher derrière le piano, trop absorbé par ce qu'il faisait pour se rendre compte qu'il était le seul à s'entendre. Lou a joué ce samedi un peu comme il est dans la vie : tout doux, tout timide, tout réservé, qui a peur de déranger, de ne pas dire les bons mots, de ne pas faire les bons gestes... Lou a travaillé fort. Il sera déçu de sa note lorsqu'il l'apprendra. Mais c'est une expérience. En tirer des leçons. La prochaine fois, ce sera différent.
Et puis, il y a eu Jean-Baptiste, 16 ans, grand élève que je compte parmi mes élèves depuis cette année, prêt à entrer au CEGEP en musique, brillant, sérieux, travailleur, motivé, passionné, cultivé, curieux, sensible et... français ! Jean-Baptiste s'est fait remarquer parmi les nombreux pianistes du concours. Il a été justement récompensé d'un 3e prix de sa catégorie (14-21 ans) et d'une bourse de 150$. Cette reconnaissance intervient à ce stade de son évolution comme un coup de pouce, un encouragement, et le conforte dans son choix de poursuivre ses études en musique au CEGEP puis à l'université.
Je suis fière, fière, fière de mes élèves. 

À l'issue de ce concours j'ai récolté quelques petits mots adressés à la pianiste accompagnatrice, compliments bien sentis à remiser précieusement et à conserver bien au chaud dans ma boîte à tendresse pour les jours de doute. Une douce consolation... pour toutes les fois où je me sens si imparfaite. Savoir que j'ai touché profondément un être parmi d'autres, au moins un, suffit presque à me soulager de mon insatisfaction chronique. Pour un temps au moins. Entendre de sa bouche l'émotion qui le transporte et dont je suis la cause me réjouit profondément, me réconcilie avec mes imperfections et donne du sens à ce que je fais, ce que je suis. Merveilleuse musique toute faite de bonheur contagieux.

samedi 2 avril 2011

Posted by Marie Posted on 13:54:00 | No comments

Sur les murs

En sortant ce matin, j'ai eu la belle surprise de découvrir cette affiche
placardée sur les murs de la ville.
Après la pianiste "entre les murs", voici la pianiste "sur les murs".
C'est l'annonce d'une nouvelle série de concerts,
mais c'est aussi un peu la promesse que le printemps ne devrait plus trop tarder.

mercredi 30 mars 2011

Posted by Marie Posted on 11:05:00 | No comments

Pianiste entre les murs

Hier soir, "Moments musicaux" à l'École secondaire Ozias-Leduc. Avec ce concert des élèves solistes de la "concentration musique" s'achevait mon contrat d'accompagnatrice auprès de l'école. Du moins pour cette année.  
Chaque jour, ou presque, depuis deux mois, je me suis rendue à l'école, tantôt pour des répétitions, tantôt pour des représentations intimes ou publiques. À force de sillonner les couloirs, de longer les mêmes murs écaillés, de croiser les mêmes têtes échevelées, jour après jour, ce petit monde m'est devenu familier.
Lorsque parmi les ados, au détour d'un corridor, l'un d'eux me lance un "Bonjour Marie !" spontané et gratuit, difficile de rester insensible. La pianiste a un nom. Les plus jeunes m'appellent "Madame, vous...", les plus âgés n'hésitent pas et préfèrent un "Marie, tu...". Régulièrement, quelques uns échappent un "Oh ! Marie !" de surprise enthousiaste. La pianiste a la cote. J'ai baigné durant deux mois dans ce petit microcosme humain attachant.
Cet espace clos était le mien, la moitié de la journée. Je commençais à m'habituer à cet environnement confiné, à en oublier qu'il y avait une vie après l'école. Les murs sans fenêtres rendent amnésique.
Si ce n'était des petits agacements quotidiens et récurrents causés par le manque de considération de l'école pour son programme de musique et une certaine défaillance dans la coordination interne au département, la vie scolaire me serait devenue presque agréable. 
Entre les répétitions, quelques échanges avec mes collègues musiciens m'ont permis d'en apprendre un peu plus sur leur vraie vie. C'était bien de prendre le temps.

À 14 heures, je quittais les lieux. Franchissant la porte extérieure du hall central, je m'étonnais chaque jour de la couleur du ciel. Un jour assaillie par la neige, un autre éblouie par le soleil. Cette sortie au grand air me convainquait chaque jour assez efficacement des limites de cette vie scolaire. Le monde est plus grand, l'horizon est plus vaste. La vraie vie est ailleurs. La mienne en tout cas.

Hier, s'achevait mon contrat. Voilà qui est fait et bien fait.
Satisfaction et soulagement.
Place à d'autres projets.

Mon contrat en chiffres : 97 élèves à accompagner (répétitions + concerts) = 350 pages de musique à classer, scotcher, répertorier, déchiffrer, annoter...  et au moins 10 fois plus d'erreurs à rattraper !

lundi 28 mars 2011

Posted by Marie Posted on 14:14:00 | No comments

un p'tit Bach pour finir

Allez ! un p'tit dernier... Je vous avais promis un enregistrement audio intégral du Menuet en Sol Majeur de la Première Suite de Bach montré en extrait dans une précédente vidéo, mais j'ai mieux : la vidéo intégrale ! On n'arrête pas le progrès.
Maintenant, c'est fini : j'arrête de me filmer et je fais mes exercices !

samedi 26 mars 2011

Posted by Marie Posted on 21:27:00 | No comments

Horizons lumineux

Samedi soir. Je reviens de Montréal.

Je remplaçais toute la journée une pianiste pour l'accompagnement du Choeur classique de Montréal dirigé par Louis Lavigueur, chef dont je vous parlais dans un précédent message, honoré par la critique montréalaise. Au programme : la Messe Litugica Domestica Op.79 de Gretchaninov. Vous ne connaissez pas ? Moi non plus, avant de découvrir la partition avant-hier soir. 
Ce remplacement était prévu depuis deux semaines mais le programme de la répétition ne l'était pas, jusqu'à il y a quelques jours. Le temps de récupérer la partition - une partition comme celle-là, ça ne court pas les rues - et cela nous a menés à jeudi soir. Un peu plus et je devais faire le filage de l'oeuvre en lecture à vue. Ça se serait fait, mais ça n'aurait franchement pas été super confortable comme conditions, surtout avec un chef que je ne connais pas et qui ne me connaît pas, avec une partition jusque là inconnue qui n'est pas vraiment difficile à jouer mais dont les tonalités à 6 bémols et les changements de mesure obligent à une concentration maximale. Ce n'est pas que je mettais ma carrière en jeu - j'ai eu une vie avant Louis Lavigueur, j'en aurais bien eu une après ! - mais c'était pour moi l'occasion de me montrer, de sortir de mon trou de souris et de ma zone de confort pour m'exposer un peu et montrer au petit monde de la musique montréalais que j'existe, comme musicienne, comme pianiste et comme accompagnatrice.
On veut des défis ? On en a !

Comme d'habitude, j'ai douté d'être à la hauteur (comprendre : à la hauteur de mes exigences, à savoir assez brillante pour gagner la confiance et la reconnaissance d'autrui) mais la confiance de mon amie Julie-chef-de-choeur, grâce à qui je me trouvais là aujourd'hui, et les petits mots d'encouragement de mon Éric qui me dit, chaque fois que je doute de moi, que je vais "assurer comme une bête, comme d'habitude", ne me laissent pas le choix : je plonge.

J'étais donc au conservatoire de Montréal pour 6 heures de répétitions intensives.

Julie remplaçait le chef le matin. Nous nous retrouvions donc dans la même configuration que le mardi soir avec les Jeunes voix du coeur: elle chef et moi accompagnatrice. En terrain connu, donc. C'était idéal pour démarrer la journée. Le vieux Baldwin de concert de la salle d'orchestre du conservatoire m'a tendu les touches et je me suis laissée séduire, envoûtée, découvrant ses sonorités enveloppantes et son toucher diablement velouté. Un vrai bonheur.

L'après-midi, je faisais enfin connaissance avec Louis Lavigueur. Les présentations d'usage faites, la répétition a pu commencer. Après un démarrage un peu pénible - les choristes paraissaient littéralement amorphes en ce début d'après-midi, la répétition ne levait pas et je luttais moi-même contre une subite menace de somnolence - les choses se sont un peu améliorées. La répétition suivait son cours. Je sentais au fur et à mesure de sa progression croître la confiance du chef, se multiplier ses regards bienveillants et invitants, une connivence discrète et subtile s'esquisser à travers la musique, à travers le travail. J'ai eu du plaisir à le suivre, à le soutenir dans ses intentions, à traduire en musique la dynamique de ses gestes. J'aime accompagner de bons chefs comme j'aime jouer avec de bons musiciens. Je me sens comme le moteur dont le choeur est le véhicule et le chef le conducteur. Ensemble, nous avons fait un petit tour en Russie en parcourant les pages de Gretchaninov.

La répétition achevée, les choristes m'ont chaleureusement remerciée puis se sont dispersés. Je suis restée seule avec le chef. Nous avons échangé quelques réflexions sur la répétition. Il m'a questionnée sur mon expérience d'accompagnatrice, a échappé pudiquement quelques compliments au passage, puis a souhaité avoir mes coordonnées. "On ne trouve pas facilement des accompagnateurs...". Il était curieux de savoir d'où je venais, quel était mon parcours. Nous avons partagé quelques impressions sur la France - sa femme est française - et nous sommes trouvé des amis communs de Mont-Saint-Hilaire. Après avoir chacun exprimé le bonheur de cette rencontre, nous nous sommes quittés en espérant qu'il y ait une autre fois.
Il y en aura une. Forcément.

La journée s'achève. Je suis épuisée. 
Épuisée, mais satisfaite.


Demain, repos. Un peu de répit dans ces semaines de fou.
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