Hier soir, "Moments musicaux" à l'École secondaire Ozias-Leduc. Avec ce concert des élèves solistes de la "concentration musique" s'achevait mon contrat d'accompagnatrice auprès de l'école. Du moins pour cette année.
Chaque jour, ou presque, depuis deux mois, je me suis rendue à l'école, tantôt pour des répétitions, tantôt pour des représentations intimes ou publiques. À force de sillonner les couloirs, de longer les mêmes murs écaillés, de croiser les mêmes têtes échevelées, jour après jour, ce petit monde m'est devenu familier.
À 14 heures, je quittais les lieux. Franchissant la porte extérieure du hall central, je m'étonnais chaque jour de la couleur du ciel. Un jour assaillie par la neige, un autre éblouie par le soleil. Cette sortie au grand air me convainquait chaque jour assez efficacement des limites de cette vie scolaire. Le monde est plus grand, l'horizon est plus vaste. La vraie vie est ailleurs. La mienne en tout cas.
Hier, s'achevait mon contrat. Voilà qui est fait et bien fait.
Satisfaction et soulagement.
Place à d'autres projets.
Mon contrat en chiffres : 97 élèves à accompagner (répétitions + concerts) = 350 pages de musique à classer, scotcher, répertorier, déchiffrer, annoter... et au moins 10 fois plus d'erreurs à rattraper !
Chaque jour, ou presque, depuis deux mois, je me suis rendue à l'école, tantôt pour des répétitions, tantôt pour des représentations intimes ou publiques. À force de sillonner les couloirs, de longer les mêmes murs écaillés, de croiser les mêmes têtes échevelées, jour après jour, ce petit monde m'est devenu familier.
Lorsque parmi les ados, au détour d'un corridor, l'un d'eux me lance un "Bonjour Marie !" spontané et gratuit, difficile de rester insensible. La pianiste a un nom. Les plus jeunes m'appellent "Madame, vous...", les plus âgés n'hésitent pas et préfèrent un "Marie, tu...". Régulièrement, quelques uns échappent un "Oh ! Marie !" de surprise enthousiaste. La pianiste a la cote. J'ai baigné durant deux mois dans ce petit microcosme humain attachant.
Cet espace clos était le mien, la moitié de la journée. Je commençais à m'habituer à cet environnement confiné, à en oublier qu'il y avait une vie après l'école. Les murs sans fenêtres rendent amnésique.
Si ce n'était des petits agacements quotidiens et récurrents causés par le manque de considération de l'école pour son programme de musique et une certaine défaillance dans la coordination interne au département, la vie scolaire me serait devenue presque agréable.
Entre les répétitions, quelques échanges avec mes collègues musiciens m'ont permis d'en apprendre un peu plus sur leur vraie vie. C'était bien de prendre le temps.
À 14 heures, je quittais les lieux. Franchissant la porte extérieure du hall central, je m'étonnais chaque jour de la couleur du ciel. Un jour assaillie par la neige, un autre éblouie par le soleil. Cette sortie au grand air me convainquait chaque jour assez efficacement des limites de cette vie scolaire. Le monde est plus grand, l'horizon est plus vaste. La vraie vie est ailleurs. La mienne en tout cas.
Hier, s'achevait mon contrat. Voilà qui est fait et bien fait.
Satisfaction et soulagement.
Place à d'autres projets.
Mon contrat en chiffres : 97 élèves à accompagner (répétitions + concerts) = 350 pages de musique à classer, scotcher, répertorier, déchiffrer, annoter... et au moins 10 fois plus d'erreurs à rattraper !

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