samedi 27 février 2010

Posted by Marie Posted on 09:09:00 | No comments

des casses-tête pour la relâche

Samedi tranquille. Première journée d'une semaine de "relâche" qui s'annonce déjà amputée de quelques jours par des répétitions diverses (pas de vacances pour les musiciens !) et une journée de cours incontournable à l'approche des concours auxquels participeront bientôt mes élèves. Mais quand même, une semaine au ralenti, ça se savoure !

Il y a deux semaines, profitant des aubaines commerciales de la saison, je me suis gâtée en remplaçant mon vieil ordi-10 ans d'âge par un tout neuf, dernière génération. Toute seule, comme une grande, je l'ai pris en main, y ai installé tous les programmes et périphériques dont je me sers quotidiennement, avec succès mais non sans obstacles, devant faire face à de nombreuses incompatibilités entre les périphériques, les programmes acquis anciennement et le nouveau système d'exploitation. J'ai remonté le réseau domestique entre les différents ordinateurs de la maison, mais je n'ai pas fait l'économie d'une nouvelle imprimante 4 en 1 qui fait impression, numérisation, café et machine à laver, et à distance s'il vous plaît ! J'ai par ailleurs fait le deuil de mon ancienne webcam pour laquelle on ne trouve manifestement plus aucun driver pour la faire fonctionner (de toutes façons, je n'ai jamais aimé les webcams !), et suis encore en train de me demander comment installer mon câble USB 2.0-série RS 232 (DB9) pour y brancher mon piano numérique, câble pour lequel je n'ai à ce jour pas trouvé de driver adapté à Windows 7. *

Chaque obstacle informatique est un nouveau casse-tête, une sorte de labyrinthe dont il est parfois difficile de se sortir sans y passer de nombreuses heures inutiles. Parfois, je galère et rage un peu, mais ce n'est rien à côté du jour où, pour la première fois, je me trouvais devant un écran noir avec pour l'ambition de reformater mon disque dur sans en avoir du tout le mode d'emploi. C'était il y a peut-être huit ans de cela. Je m'en souviens comme si c'était hier. Journée de détresse intense !

Depuis, j'ai fait des progrès. Je suis devenue grande et autonome ! J'ai su trouver presque toutes les solutions à ces casses-tête et n'ai pas encore rendu les armes face aux dernières résistances de l'adversaire.
Bref, des heures et des heures de plaisir ! Tout ça pour me construire un outil de travail adapté et convivial... en espérant être tranquille pour quelques bonnes années à venir.

Aujourd'hui, belle journée. J'irai marcher, me baigner de soleil et admirer le bleu du ciel avec ma voisine, la gentille et fidèle Madame T.**

* Casse-tête résolu le lendemain de l'édition de cet article ! Je passe au suivant : faire marcher le système MIDI de l'ordinateur pour qu'il reconnaisse les signaux de mon piano numérique... Ah !... c'était si simple avec XP !
**Voir article du 4 février 2008 : "
Sur les pas de Madame T."

samedi 20 février 2010

Posted by Marie Posted on 21:22:00 | No comments

Moments Intimes

Après le week-end symphonique de la semaine passée, la vie normale reprend son cours avec son lot d'activités ordinaires et quotidiennes.

J'ai commencé hier les répétitions avec les élèves du programme de Musique de l'école secondaire (programme appelé "Concentration Musique" *) en prévision des "Moments Intimes" qui auront lieu fin mars. Ces concerts-en-journée sont un petit défi pour chacun, parce que, pour la plupart, c'est la première fois qu'ils se produisent en soliste, et cela devant leurs camarades de classe. La pression est grande ! Certains n'ont pas un an de musique derrière eux. Des bébés ! D'autres ont accumulé cinq années de pratique avec des résultats plus ou moins heureux... Alors, jouer devant ses pairs sans avoir la pleine possession de ses moyens ni la maîtrise de son instrument et risquer de produire le meilleur comme le pire, imaginez !... à leur âge !... l'adolescence boutonnante et fleurissante... Pas facile de jouer devant les copains !

Ma tâche s'est considérablement allégée puisque, au lieu d'accompagner les deux cents élèves de la concentration, je n'en accompagnerai finalement qu'une centaine. Une centaine ! Rien qu'une centaine ! Ma pile de P.A.L. (Partitions À Lire) a cessé de croître, une petite brique qui ressemble plutôt à un parpaing bien tassé. Seulement une centaine ! Pfff !... La tâche me paraissait titanesque; elle me le paraît moins maintenant. Mais bon, soyons francs; elle requiert tout de même un semblant d'organisation... J'ai passé cette dernière semaine en réalité plus de temps à planifier les répétitions qu'à regarder les partitions. Maintenant rassurée sur la faisabilité de la chose (une centaine d'élèves, ce sont des heures à caser dans un tout petit agenda... mais ça rentre !), je peux me consacrer plus sereinement à mon travail de pianiste. Mon esprit moins préoccupé, mon travail sera plus efficace et mon humeur bien meilleure !

Le coup d'envoi est donc lancé pour un mois et demi de répétitions dont le rythme va considérablement s'intensifier dès le début du mois de mars.

Je suis dans ces séances à la fois le professeur et le complément, adulte et néanmoins complice, celui qui à la fois dirige et soutient, rassure et bouscule, guide et conseille. Certains s'affichent plus braves que d'autres en croyant tout connaître des concerts et des concours. Leur assurance me touche; ils ont encore tellement à apprendre... Je crois qu'ils sont en général sensibles à cette attention bienveillante qui leur est adressée, comme individu, isolé du troupeau, à l'écart de l'agitation collective, le temps d'une séance en duo, le temps d'un dialogue musical, mais pas seulement.
Ils sont souvent surpris de voir, d'entendre le piano donner du sens à la mélodie qu'ils rabâchent depuis des semaines. Durant ces quelques minutes, la musique parvient, dans ce dialogue sans mots, à offrir l'illusion d'une possible passerelle entre nos deux générations qui feignent de s'ignorer le reste du temps dans les couloirs bondés de l'école surpeuplée. Parfois, dans un élan d'enthousiasme, au moment de se quitter, ils échappent un "tu", écartant le "vous". Un embryon de relation qui aura malheureusement peu d'espace pour se développer...

Avec cela, je peux dire que, pour la première fois depuis quatre ans que j'enseigne et accompagne les élèves de cette école, je sens une empathie unanime à mon égard de la part de mes collègues professeurs d'instruments qui semblent tous pleins de compassion (de pitié peut-être un peu aussi) pour moi en considérant la charge qui m'attend. J'entends leur reconnaissance et leur gratitude pour le travail que je fais avec leurs élèves. Leur aide précieuse dans l'organisation de tout cela, leurs "merci" réitérés sont de petits cadeaux surprises que je n'attends pas mais qui contribuent à donner du sens à ce que je fais.

Tous ces élèves méritent qu'on les encourage, méritent qu'on leur donne le meilleur pour qu'ils aient à leur tour envie de donner le meilleur d'eux-même. Tous, même ceux qui ne sauront pas voir.
J'ai douté de moi, souvent, et je doute encore. Souvent. Surtout les journées de concert ! Je sais cependant que s'il y a une chose que je sais faire, (à part le gâteau aux yaourt et la Charlotte au chocolat), c'est accompagner. J'ai ainsi du plaisir à soutenir ces jeunes dans leur progression, à participer modestement à leur cheminement personnel et musical. En espérant qu'ils garderont en mémoire le meilleur du souvenir.

* Le programme de Concentration Musique comprend des séances quotidiennes de pratique collective (orchestre d'harmonie) d'une part, et des cours individuels d'instruments (essentiellement à vent) d'autre part (20 cours par année). Ces cours sont inclus dans l'emploi du temps scolaire.

dimanche 14 février 2010

Posted by Marie Posted on 21:45:00 | No comments

Le paradis sous l'Étoile

Hier était une journée spéciale. J'ai vécu hier mon premier concert avec l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal !
Celui-ci avait lieu dans une belle salle de spectacle moderne, l'Étoile Dix/30, située dans un quartier commerçant de la rive-sud de Montréal, un quartier artificiellement vivant, sorte de ville-magasin où les boutiques se succèdent à perte de vue le long de larges avenues piétonnes, un monde où la consommation est reine. Un semblant d'agitation encouragé par l'ambiance musicale très anglophone diffusée à fond dans les haut-parleurs extérieurs. C'est le petit Vegas de la banlieue québécoise.

Une journée en compagnie de l'orchestre !
En début d'après-midi, rendez-vous pour une "acoustique" : séance de répétition visant à ajuster tous les paramètres qui feront un bon spectacle (appel des musiciens, vérification du matériel, aménagement de l'espace scénique, réglage des éclairages, balance de son...).
Un chef remplaçant était invité à diriger cette petite heure de "mise en condition" pendant que notre chef habituel était à l'opéra pour y assurer le rôle de trompettiste. Avec quelques indications précises et judicieuses, notre chef intérimaire a su exiger de l'orchestre des couleurs toutes fines et subtiles qui ont été je le pense très inspirantes pour le concert du soir. Nous étions tous sous le charme du remplaçant et celui-ci n'a pas caché sa jubilation de travailler avec nous, séduit par la "réponse" de l'orchestre.
Durant la longue pause qui a suivi, gâtés par le buffet que l'OSPM offrait à ses musiciens, nous avons eu le temps de longues conversations... entre femmes, surtout. L'occasion pour moi de faire un peu plus connaissance avec certaines qui m'ont si chaleureusement accueillie depuis le début. Je découvre le parcours de certaines. J'aime connaître les raisons qui les ont amenées à cet endroit, à ce moment. De nouvelles affinités se créent. De nouvelles complicités peut-être...

Pendant que le compte-à-rebours opérait silencieusement en chacun de nous, repus, nous avons commencé à réchauffer nos instruments.
À 19h30, tous branchés sur le LA du hautbois, le coup d'envoi est lancé pour deux heures de musique. La fête commence ! Tout excitée que je suis. Quel bonheur d'être entourée de toute cette belle troupe de musiciens ! Tout excitée aussi de revivre ce que j'ai vécu autrefois avec le CRÉA et tous les spectacles de théâtre musical auxquels j'ai participé : la noirceur des salles obscures, la chaleur des projecteurs, la vie des coulisses, l'intimité des loges, la magie de la scène, la vie de troupe et cette douce excitation qui fait de chaque représentation un moment unique, pour soi, et sans doute aussi pour le public. Ma nostalgie trouve un peu de répit dans l'espoir que vive et revive la musicienne de scène, dans ce monde parallèle hors temps des salles obscures, dans un contexte aussi stimulant et d'aussi belles conditions, où la passion des amateurs rejoint l'excellence professionnelle.


Tout sourire, nous jubilions tous comme des gamins de ce moment de musique où nous nous évertuons ensemble à faire de la musique de film sérieusement, sans se prendre au sérieux, en y apportant chacun sa modeste compétence, sa petite pierre à l'édifice du grand orchestre.

Le concert achevé, le petit groupe d'amis fidèles des Jeunes voix du coeur est venu me retrouver au pied du proscenium. L'une d'eux, un petit cadeau-de-1er-concert en main, m'avoue avoir pris des photos, plein de photos (c'est sa passion) qu'elle partagera volontiers généreusement avec moi... et ma maman ! Chère Denise... Précieuse Denise ! À en croire les sourires largement affichés sur ces visages familiers, mon plaisir a été largement partagé. Éric, qui avait pris une nuit de congé spécialement pour l'occasion, était fier de sa minette comme un chat qui a attrapé une souris.

Après le rassemblement de toutes mes affaires (et de moi-même...), la soirée des musiciens s'est prolongée dans un bar pour amateurs de sports (et de pop-corn) trop bruyant et peu invitant. Nous avons préféré, avec Éric, mon ami Fabrice, clarinettiste, et deux autres amies Françaises la chaleur d'une brasserie alsacienne, autour d'une bonne tarte flambée et d'un grand pichet de bière (eh oui ! un petit peu d'Alsace à Montréal !). Je célèbrais mon premier concert, Fabrice son dernier... Cette troisième mi-temps s'est achevée tard dans la nuit. Le ventre plein et le coeur comblé, chacun s'en est retourné chez soi.

Belle gang de musiciens ! Moment de bonheur généreusement partagé.
De retour à la vraie vie, nous attendons avec impatience le prochain rendez-vous-du-vendredi-soir, pour la poursuite de notre aventure musicocinématographique.

jeudi 4 février 2010

Posted by Marie Posted on 21:21:00 | No comments

vertige de l'abondance


Déjà février ! Et je n'ai pas vu janvier passer...
Je ne suis pas encore débordée par le travail mais les changements opérés dans mon emploi du temps depuis les fêtes me laissent moins de temps pour l'oisiveté et la contemplation du temps qui passe...

J'ai commencé durant ce mois de janvier à accompagner les répétitions d'un choeur d'adultes ponctuel constitué tout spécialement pour la préparation du concert de fin de Maîtrise d'une étudiante en direction de choeur de l'Université de Sherbrooke. Le programme est éclectique et original, allant de Turner à Barber, en passant par Haendel, Haydn, Rossini, Sibelius et Poulenc !
Le défi est intéressant et j'aime bien toujours l'idée d'accompagner (musicalement comme humainement) une apprentie sur le chemin de l'excellence. Malheureusement, un petit détail risque de compromettre son projet : il lui manque des basses ! Si lundi elle n'en a pas trouvé deux, son examen sera annulé et remis à la session prochaine... (N.D.L.R : Miracle ! À deux jours de la date de fin de l'ultimatum posé par son directeur de maîtrise, elle n'a pas trouvé une, ni deux... mais quatre basses !... pour participer à son choeur de maîtrise. Son projet va donc pouvoir se réaliser et moi demeurer l'accompagnatrice de celui-ci jusqu'au 25 avril, date du concert-examen de maîtrise à l'Université ! Bon, je retourne travailler mon piano !)



Je me prépare par ailleurs à entrer dans la période la plus chargée de mon année et peut-être la plus chargée de toutes les années précédentes : j'ai pour charge d'accompagner tous les élèves du programme de Concentration Musique de l'école secondaire de ma ville dans des concerts intimistes en journée où chacun jouera en soliste devant ses copains de classe. La tâche est ordinaire pour un accompagnateur expérimenté mais elle l'est un peu moins quand on considère qu'il n'y a pas moins de 200 élèves dans la concentration, et qu'à part quelques exceptions qui joueront en duo ou avec CD, je vais devoir accompagner tous les autres, soit à peu près 180 élèves !

Je ne réalisais pas l'ampleur de la tâche jusqu'à ce que je voie la pile de partitions que me confient les professeurs s'épaissir dangereusement. Un léger vertige me prend...
180 élèves à accompagner, c'est autant de partitions à lire ! Certaines déjà éprouvées par le passé, d'autres toutes nouvelles à déchiffrer, quelques unes à pratiquer plus sérieusement.
Avec une telle masse de musique à parcourir, il vaut mieux avoir une bonne lecture à vue ! Je n'aurai pas assez d'heures dans mes journées pour les déchiffrer toutes ! Encore moins pour les travailler en profondeur si je le devais. Alors, je parcours les feuilles du regard. Certaines sonates, concertos et autres pièces de concert méritent qu'on s'y attarde tout de même. Mais il me faut aller à l'essentiel, ne pas m'attarder aux détails et assurer dans l'ensemble... C'est une bonne école pour la perfectionniste qui demeure en moi et cultive son lâcher-prise !
Faute de budget suffisant, je ne ferai qu'une répétition par élève au lieu de deux. Une répétition et cela me donne déjà un mois d'ouvrage ! Imaginez deux ! Et pourtant c'est ce qu'il aurait fallu pour assurer une certaine sécurité à l'élève et garantir une certaine qualité de la prestation. Faute de cela, je sais que je devrai patiner pas mal en concert pour rattraper les erreurs de la plupart des élèves et sauver les meubles...

Parfois, je me dis que pour les exigences et les multiples compétences de technicité, de rapidité, de flexibilité, d'adaptabilité, d'efficacité, d'organisation, de planification, d'endurance, de placidité que requiert cette tâche, et ne serait-ce que pour la performance physique que cela représente, je ne suis pas assez cher payée...
Cette année, nous testons la formule. L'année prochaine, je poserai mes conditions...

À ces concerts intimes succéderont les concerts publics devant les parents, les concours externes... et le printemps sera là.
P.S.: j'oubliais les 40 violonistes de l'Académie des Petits archets à accompagner pour les Concerts Solistes du mois mars...
J'en voulais du travail ? Eh bien , j'en ai !

vendredi 29 janvier 2010

Posted by Marie Posted on 23:23:00 | No comments

mon bonbon du vendredi soir


Vendredi soir. Rendez-vous hebdomadaire avec ma gang de musiciens de l'Orchestre symphonique pop de Montréal avec laquelle je m'amuse comme une petite folle au violoncelle à interpréter (sérieusement mais sans se prendre au sérieux) les grands hits du cinéma hollywoodien. Mon bonbon du vendredi soir !

Nous préparons ardemment le prochain concert bénéfice qui aura lieu dans deux semaines, le 13 février. Ma première grande sortie avec l'orchestre ! Mon baptême en quelque sorte, et ce dans la plus grande salle de la rive-sud de Montréal (1000 places !) : L'Étoile Quartier Dix 30.


Après cette troisième répétition, je peux dire qu'à part quelques traits que j'ai du mal à assumer faute d'avoir encore acquis la technique pour, j'assure comme une bête ! Le défi de monter un programme exigeant techniquement en très peu de temps m'a un peu forcée à sortir de ma zone de confort, à me relever les manches et à repousser mes limites du moment.

Mon prof de violoncelle qui m'a amenée là et qui est censé tenir le rôle de violoncelle solo et premier violoncelle de l'orchestre (celui qui dicte les coups d'archets et montre l'exemple...) brille par son absence depuis Noël. Nous apprenons aujourd'hui par la bande qu'il ne fera pas le prochain concert. D'un certain point de vue, c'est rassurant, puisqu'il n'a pas participé aux répétitions. D'un autre, c'est décevant, puisque j'espérais partager cette nouvelle aventure avec lui. Mais bon... il est de ces êtres qui ne sont jamais là où on les attend et toujours là où on ne les attend pas. J'en connais quelques autres comme cela...

Quoiqu'il en soit, moi, je prends mon pied et, à voir la mine de mes comparses de l'orchestre, je crois pouvoir dire que je ne suis pas la seule !

dimanche 24 janvier 2010

Posted by Marie Posted on 10:34:00 | No comments

synchronicité


Cette semaine, dans le petit monde de mes élèves, un étrange phénomène s'est produit. Dans les maisons de quatre d'entre eux, six métronomes ont subitement cessé de fonctionner. Il semble que la cause de cette soudaine interruption de service soit plus complexe qu'un simple déchargement de batteries. À en perdre son la !

samedi 23 janvier 2010

Posted by Marie Posted on 21:05:00 | No comments

jouer dehors

Samedi. Une de ces belles journées d'hiver où, malgré une grosse fatigue dûe à un méchant rhume qui m'a volé quelques précieuses nuits de sommeil cette semaine, je ne me résoudrai pas à rester enfermée. Prise au milieu de l'après-midi d'une furieuse envie d'aller jouer dehors, j'ai pris ma petite auto pour aller patiner, les skis aux pieds, dans un domaine jusque là inexploré, un peu plus à l'Est, entre champs et forêt.





Parc Les Salines - Saint-Hyacinthe


Chouette endroit, familial et convivial, où l'on peut marcher, skier, patiner, glisser à sa guise, seul ou en famille, de jour comme de nuit.
Ce soir, il ne me reste plus beaucoup d'énergie. Je suis épuisée. Bonne fatigue que celle-ci.
Demain, repos !

samedi 16 janvier 2010

Posted by Marie Posted on 15:40:00 | No comments

Le monde merveilleux de l'orchestre (suite)

Pour revenir sur l'évènement d'hier, voici un petit extrait de ma première répétition au sein de l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal, répétition qui avait lieu dans les locaux du Conservatoire de Montréal.
J'y ai été chaleureusement accueillie par mes collègues violoncellistes, mais pas seulement. J'y ai aussi retrouvé avec plaisir un très bon copain clarinettiste.
Tripant d'être au milieu de tous ces excellents musiciens et sous la direction d'un VRAI chef, qui ne crie pas, sait ce qu'il veut et le dit avec douceur !
(lien obsolète)   
 
Nota bene : le micro était placé au sol, sous ma chaise, au milieu du pupitre des violoncelles, ce qui explique que les violons paraissent un peu lointains et qu'on entend si fort les cuivres qui n'étaient pas loin.
N.D.L.R. : si on ne m'entend pas beaucoup, c'est que je joue juste ! (eh oui, ça m'arrive).

vendredi 15 janvier 2010

Posted by Marie Posted on 13:32:00 | No comments

Le monde merveilleux de l'orchestre


Ce soir est un grand soir dans ma jeune vie de violoncelliste !
À mes tous débuts, il y a trois ans, j'avais comme premier défi de faire partie d'un tout petit orchestre. Après un an et demi de pratique, ce fut fait : j'intégrais l'orchestre des élèves de l'école de violon de ma ville.
Mon second défi était de faire partie d'une petite formation de chambre. Après deux ans de pratique, ce fut fait : je devenais la violoncelliste d'un quatuor à cordes avec trois autres adultes et nous faisions notre sortie officielle en concert quelques mois plus tard.
Cette année, après trois ans de pratique, l'étape suivante s'est présentée à moi avant que je l'aie vue venir : encouragée par mon professeur de violoncelle, je fais mon entrée dans un orchestre symphonique. Ce soir a lieu ma première répétition avec l' Orchestre Symphonique Pop de Montréal !!!Depuis trois semaines je travaille fort pour ne pas avoir l'air de découvrir tout à fait les partitions à la première répétition, pour m'imprégner de l'univers dépaysant du répertoire de prédilection de l'orchestre : la musique de film. J'enfourche mon casque sur les oreilles, lance une vidéo sur Youtube à fond les manettes, l'archet d'une main, le manche du violoncelle de l'autre et je joue... Alors, comme dans une projection en trois dimensions, je suis à la fois actrice et spectatrice de la musique qui se joue dans mes écouteurs. Je baigne dans l'immensité des paysages du Seigneur des anneaux, me laisse porter par les bras de Batman, me lance à la poursuite de 007, m'envole avec Peter Pan, me sens en perdition dans Star Wars...
J'essaye d'être à la hauteur même si le défi est de taille, encouragée par mon professeur qui n'est autre que le violoncelle solo de l'orchestre. Si lui y croit, c'est que je peux le faire !
J'ai hâte ! Cela me travaille. Depuis trois nuits, je rêve de violoncelle, de répétitions et de représentations où il m'arrive toutes sortes de mésaventures : on me demande à l'improviste de jouer sur un violoncelle piccolo; une violoncelliste refuse de jouer avec moi parce que ça la dérange de jouer avec quelqu'un d'autre; on me prète un archet trop lourd; je crois qu'on m'a volé mon violoncelle; on laisse tomber mon archet qui se brise en deux... La réalité est plus tranquille, heureusement !
Ah ! J'ai trop hâte ! Je me prépare à vivre ce soir un choc émotionnel, car ce soir je n'aurai plus le casque sur les oreilles, je serai DANS l'orchestre, le corps entier enrobé des sonneries tonitruantes des cuivres, transporté par les envolées des violons, sucoué par le fracassement des percussions... Une expérience totale !
Donc, ce soir est un grand soir !

Pour vous mettre dans l'ambiance, voici un petit extrait du monde merveilleux dans lequel je plonge... à écouter à fond les écouteurs !!! Attention, ça décoiffe !

(lien obsolète) 

dimanche 10 janvier 2010

Posted by Marie Posted on 20:04:00 | No comments

Les disparitions de Marie Muller

Il y a vingt ans de cela, lorsque j'entrais tout juste dans la vie active, que je logeais dans un tout petit studio du Marais, à deux pas de la Place des Vosges, je recevais un soir un coup de fil qui ne me laissa pas de glace : "Bonjour. Êtes-vous Marie Muller du Nouvel Observateur ?"
J'ignorais tout de cette Marie Muller-là.
Suite à ce coup de fil, j'ai fait ma petite enquête et ai retracé en pointillés le parcours de cette femme avec qui j'avais désormais un lien puisque nous avions le même nom et que je savais dorénavant qu'elle existait. Puis, j'ai perdu sa trace; son nom avait disparu des pages du Nouvel Obs...

Vingt ans après, à l'instant même, en remontant par un lien Internet de mon site vers un moteur de recherche, j'aperçois un titre de Libération qui annonce en gras : "Les disparitions de Marie Muller". Intriguée par le titre, j'apprends dans les lignes de l'article qui suit que Marie Muller, cette Marie Muller-là, celle dont je savais l'existence, celle dont j'avais suivi le parcours mais perdu la trace et qui sans aucun doute ignorait tout de moi, cette Marie Muller-là n'est plus.
La nouvelle me touche.
L'article m'attriste.
Un jour vivant, l'autre absent.
On est si peu de chose.

L'article de Libération du 6 janvier 2010

L'annonce du Nouvel Observateur
Ne manquez pas de lire les "réactions", en lien sur la page du Nouvel Obs : un vibrant hommage que lui rendent ce qui la connaissaient.

Deux ans plus tôt, une autre Marie Muller disparaissait, dans le village de mon père :
Dernières Nouvelles d'Alsace, article du 16 mars 2008

Mais il reste sur cette terre une infinité de Marie Muller bien vivantes, dont une judoka... et moi !

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