vendredi 27 juin 2014

Posted by Marie Posted on 06:00:00 | No comments

Road trip express : Vermont et State of NY (3/4)



Jour 2 : Villages of Southern Vermont - Lake George (NY)

Le lendemain, nous partions à la découverte des petits villages de montagne, une grande boucle qui nous a menés de Manchester Center à Bunnington, en passant par Weston, Chester, Grafton, Newfane et Brattelboro.

Parmi les bonnes surprises touristiques de la région se trouve à Weston le Vermont Country Store, sorte de magasin général à l'ancienne, à la fois épicerie fine et bazar aux rayons multiples offrant des produits de toutes sortes aux habitants de la région.
Le magasin est immense, tout de bois conçu. En franchissant le seuil de cet univers, on fait un saut dans le temps, celui des premiers grands magasins du début du siècle où l'on pouvait enfin voir, toucher, goûter, choisir pour la première fois. 

Il s’agit en fait de multiples bâtiments qui de l’extérieur ont l’air de maisons ancestrales de taille modeste, mais par le fait qu’elles sont reliées entre elles par des rallonges successives l’espace que l’on y découvre en entrant est tout à fait spectaculaire. L'immensité semble se déployer au fur et à mesure que l’on avance entre ses rayons. 
Les étalages généreux sont un régal pour la vue. On peut y déguster librement les produits proposés, fromages, tartinades, fudge, chocolats, etc... et y trouver tout ce que l'on cherche pour décorer sa maison, équiper sa cuisine, habiller sa famille, divertir ses enfants... Une abondance qui ne peut laisser indifférent. 
Il y a aussi, au milieu des étalages de produits à vendre, quelques vitrines d’exposition d’objets antiques. J’ai notamment vu celle des grilles pains. Fascinant !
Il y a une certaine ivresse à entrer dans cet univers. Une expérience à vivre !

Les produits du magasin sont également disponibles sur catalogue et vendus par correspondance.
Weston comprend d'autres petites boutiques et galeries d'artisanat, pour tous les goûts et toutes les saisons !

Un peu plus loin, Chester offre une belle brochette de bâtiments historiques, belles bâtisses plus ou moins restaurées, toutes alignées sur la rue principale.
 
Ce fut le lieu de notre pause café du matin, à la terrasse d'une petite boutique à la vitrine fantaisiste qui fait à la fois galerie d'artisans, pâtisserie, salon de thé. 


À Grafton, charmant petit village de jolies maisons blanches, se trouve la Grafton Village Cheese Company, fabrique de fromage réputée.


 
 
Après dégustation de cheddars, nous avons fait provision de notre préféré, fumé à l'érable. Un pur délice !

Poursuivant notre périple du jour, petite halte pour le repas dans une taverne traditionnelle sur la route de Brattelboro.

Nous avions l'idée que voyager aux Etats-Unis coûtait cher. L'expérience nous prouve le contraire. Nous avons pu trouver des motels à des tarifs très raisonnables (entre 70 et 90 $ US), propres, confortables et accueillants. L'essence y est 30% moins chère qu'au Québec et, mon petit bolide étant super économique (moins de 7 L/100 Km), la facture en fut d'autant plus légère. Quant à la nourriture, les prix sont assez similaires à ceux de la restauration québécoise. Bon, c'est sûr que nous n'avons pas fait dans la grande gastronomie mais plutôt dans le nourrissant-valeur-sûre-pour-des-ventres-affamés. Nous tenterons le raffinement culinaire une autre fois. Pas de grandes surprises côté finances donc, sinon que de bonnes surprises !

Au milieu de l'après-midi, nous achevions notre boucle touristique et tracions vers l'Ouest par la route panoramique Molly Stark Trail, à l'extrémité sud du Vermont, avec l'idée de rejoindre l'État de New-York et notre étape pour la nuit : Lake George.

on the Molly Stark Trail


L'un des 5 ponts couverts de Bennington

Dans ces dernières heures de route, nous avons traversé orage et pluie à tout rompre. Nous avions beau avoir la carte de l'état, nous nous sommes un peu égarés. L'échelle de notre plan en rendait sa lecture impossible dans les agglomérations. La signalisation routière est parfois un peu sommaire et il est très handicapant de ne pouvoir compter que sur les panneaux avec comme seules indications des numéros de route sans avoir aucun autre outil pour s'orienter. Ce qui devait arriver arriva, nous avons raté un embranchement et allongé notre parcours d'une bonne heure inutilement avant de retrouver notre chemin.
Épuisés de ces dernières heures de route, enfin parvenus à Lake George, nous étions heureux de trouver un lit pour nous y éfoirer.  


 
Posted by Marie Posted on 05:30:00 | No comments

Road trip express : Vermont et State of NY (4/4)


Jour 3 : retour à la maison, de Lake George (NY) à Mont-Saint-Hilaire

À Lake George, pour la première fois de notre vie, en parcourant la rue principale de la ville, nous avons eu vraiment l'impression de nous être trompés de destination. Au lieu d'un petit village portuaire bucolique et charmant, Lake George, bordant le lac du même nom, est un alignement de boutiques de souvenirs, avec salles de jeux et toutes sortes d'attractions, variations sur le thème de La Maison hantée, motels et restaurants familiaux à perte de vue. C'est ce qu'on appelle une station "récréative". Il y a un peu de Disneyland là-dedans. Le contraste avec le décor cute et cosy du Vermont fut grand. Un choc. 


 
 
 

Le 3e jour, reprenant la route vers le Nord, nous avons découvert sous le soleil un tout autre aspect de la région, beaucoup plus séduisant. La route 9, longeant le Lac George puis le Lac Champlain, bien que bordée de multiples motels elle aussi, offre de jolie vues sur les lacs d'un côté et sur la chaîne de montagnes des Adirondacks de l'autre. Le paysage y est magnifique à certains endroits.


En après-midi, nous retrouvions notre maison et les deux minous, Diabolo et Boogie, qui pour la première fois cohabitaient en notre absence. 



Ainsi s'achevait notre road-trip express à travers le Vermont et l'état de New-York. Une brève escapade dont nous revenons avec des impressions mitigées, des réflexions plus éclairées, une idée un peu plus précise de nos destinations futures, mais aussi des projets un peu différents quant à nos prochains voyages.
Il nous reste du Vermont une merveilleuse impression de douceur. Tout y est beau. Ce qui d'ordinaire est souvent laid (une épicerie, un garage...), même cela y est beau. On dirait que le sens de l'esthétique n'est dans ce coin de pays pas seulement une question de décor. C'est un art de vivre, une culture, une tradition. Tout y est esthétique, soigné, pensé. 
Nous y reviendrons, c'est sûr. La prochaine fois, nous ferons moins de route et plus d'arrêts, plus de flânerie, de paresse... et de photos !
En attendant, nous avons d'autres projets. Nous explorerons bientôt un autre coin de la Nouvelle-Angleterre.
À suivre !... 

jeudi 19 juin 2014

Posted by Marie Posted on 22:38:00 | No comments

Adieu, Scapin !


Vendredi 13.
Difficile journée. 
Scapin, notre félin rayé, après 11 ans de compagnie câline et ronronnante nous a quittés.



On le savait malade des reins depuis deux ans. Depuis ce temps-là, son état était plutôt stable, mais jeudi, il s’est aggravé subitement. Après visite en urgence chez le vétérinaire et analyses approfondies, le diagnostic était ferme et définitif : il ne lui restait que quelques jours à vivre et cela risquait d'être dans d'atroces souffrances. Il fallait prendre une décision. Celle-ci fut d'autant plus difficile à prendre et à vivre qu'elle devait être rapide.
Pas facile de laisser partir. Encore moins d’aider à mourir… 

Jeudi soir, il est resté en observation chez la vétérinaire. Le lendemain, le cœur déchiré, je suis allée le retrouver pour passer un peu de temps avec lui. Nos tous derniers instants ensemble. Il était content de me voir, ronronnait et recherchait le contact. Je l'ai trouvé affaibli. Je crois qu’il sentait son heure arrivée. Il semblait s’abandonner à notre décision. 
Sa mort fut douce. Sans douleurs. Difficile moment à vivre, dont je revois encore les images, fréquemment. 

Il devait souffrir depuis longtemps, en silence. Éric le sentait malade et me le disait depuis un moment. Moi, je trouvais qu’il avait la lenteur d'un vieux chat mais qu’il semblait plutôt de bonne humeur. Tant qu'il ronronnait. 
Comment savoir ?

Aujourd'hui, Scapin nous manque. La maison entière s'ennuie de lui. Il était, avec sa sœur Michka, le premier minou à avoir partagé notre vie commune. Il avait l’âge de ma vie québécoise.  
Il rôde encore dans mon souvenir. Je m'attends à le voir surgir au milieu de la nuit, bondir sur le lit, s'approprier mon oreiller, ronronner sous la couette... Mais c'est fini. Scapin n'est plus.
Une tendre page qui se tourne douloureusement.
Les choses sont ainsi.
Seul le temps estompera notre chagrin, pour ne garder que le meilleur du souvenir...


Le jour même, j’ai trouvé dans le rayon jardin de la quincaillerie du coin un gros coq en résine qui semblait taillé dans la pierre. Dodu et fier comme un Scapin. J’ai craqué. Je l’ai pris. Il trône depuis sur les marches du patio. Il me rappelle Scapin qui était toujours là, tout près, et rôdait autour de moi quand je jardinais. Ainsi, c'est comme s'il continuait d'être là, quelque part. Une consolation.



Diabolo et Boogie, eux, sont toujours là, bien vivants. Ils réclament d’autant plus d’affection que le vide laissé par le départ de Scapin est grand.
Un équilibre se perd, un autre se crée. 
Ainsi va la vie des chats. 

 

dimanche 20 avril 2014

Posted by Marie Posted on 10:58:00 | No comments

La fin d'une aventure colorée

Hier soir avait lieu la dernière des 4 représentations de la comédie musicale "Demain matin Montréal m'attend". 

Ainsi s'achève cette aventure qui m'a valu 5 semaines de travail intense durant lesquelles tous mes efforts et temps libres ont été consacrés à la réalisation de ce projet. 
Durant cette période, pas toujours en accord avec les choix de la directrice musicale, j'ai craint parfois le résultat, mais l'expérience me prouve une fois de plus qu'avec un peu de dialogue et d'ouverture, de patience et de flexibilité on finit toujours par trouver un terrain d'entente pour que le meilleur ressorte et que le produit final soit satisfaisant pour tous. Finalement, si différentes mais complémentaires, nous formons toutes les deux une bonne équipe. 


Nous étions pour l'occasion entourées de 5 autres musiciens (batteur, guitariste, bassiste, violoniste et clarinettiste), explorant toutes sortes de styles, de la musique brésilienne à la musique traditionnelle québécoise en passant par le tango, de bons gros rocks solides, du jazz swing, une belle grosse ballade romantique, sans oublier un petit clin d’œil au passage à la musique de Kurt Weill. Je me suis bien amusée.

La salle chaleureuse du cabaret-théâtre du vieux Saint-Jean-sur-Richelieu fut presque comble à deux reprises. La disposition des chaises autour de petites tables de bistro et la buvette qui servait boissons et grignotines ajoutait un cachet particulier à cette ambiance festive et décontractée.  
L'une des représentations fut dédiée aux aînés. Ce fut parmi toutes les générations le public le plus réactif. Ce n'est pas si étonnant si l'on considère que le texte de Michel Tremblay datant des années 70 est truffé de références et de clins d’œil à la culture populaire de cette époque, persillé de répliques savoureuses et percutantes qui ont souvent provoqué l'hilarité générale. Le 3e âge y a retrouvé toute sa jeunesse.

J'ai ri moi-même chaque fois à gorge déployée devant la mise-en-scène et les chorégraphies burlesques, plongée dans l'univers des bordels montréalais où les genres se mélangent et se confondent, hommes déguisés en femmes, femme déguisée en homme, où le langage est cru et les allusions sexuelles sans équivoque. Pour une française qui avait il y a 10 ans tout à découvrir du Québec, on ne peut imaginer immersion plus radicale. À plusieurs reprises, j'ai entendu ma petite voix intérieure s'exprimer avec un plaisir certainement coupable : "Si maman savait !...".

 
La troupe rassemblait comédiens, chanteurs et danseurs, tous plus colorés les uns que les autres, presque autant que leurs personnages. Sensibles, affectifs, émotifs, passionnés, exubérants, narcissiques, excessifs... ils constituent ensemble une bien belle gang mais peut-être un peu trop dans la représentation pour être reposante. Un vrai dépaysement pour moi. Je ne cache pas avoir eu besoin de m'en extraire de temps en temps, un peu saturée de ce trop-plein de "représentation".

 Après la générale, à l'heure des notes

Au lendemain de la dernière, je réalise à quel point quand dans les saisons creuses où les contrats de pianiste ne se présentent pas j'essaye de me convaincre de faire autre chose, j'ai tort. Au fond, c'est là, ma place ! Au piano. Au théâtre. Je le sais. Depuis 10 ans j'en suis convaincue. Manquait juste une bonne occasion de me la faire, cette place.

Ce projet achevé, déjà la promesse d'une prochaine collaboration, de prochains projets de comédies musicales et autres réalisations que j'ignore encore planait dans nos conversations de fin de soirée. J'ai hâte de connaître la suite.

Vous pourrez lire une belle critique du spectacle ici.

vendredi 14 mars 2014

Posted by Marie Posted on 23:05:00 | No comments

Demain matin...

Il me manquait un projet de taille pour le printemps. 
Les dernières années m'ont habituées à relever des défis chaque année plus importants, stimulants, gratifiants. J'ai pris goût à ces prises de risques. Elles me font chaque fois grandir, progresser et me sentir toujours plus vivante, plus vibrante.   

J'espérais que l'hiver m'offrirait une bonne surprise. Dans l'attente, l'inquiétude, l'angoisse aussi de ne rien voir venir, j'ai eu tout le temps de faire le point sur mes envies, mes rêves, mes désirs inassouvis... Au-dessus de tous les plaisirs que j'ai eus dans ma vie de musicienne planait le souvenir inoubliable de mon expérience avec le théâtre musical, expérience vécue avec le CRÉA d'une part mais aussi dans d'autres contextes plus intimistes comme le "Voyage d'hiver", spectacle avec chanteur et danse contemporaine auquel j'ai participé mais dont je n'ai jamais pu voir le jour, quittant la France avant la première représentation.
Depuis, la nostalgie de la vie de troupe, du contact avec tous les acteurs d'une production théâtrale, de la naissance du projet à sa représentation publique, ne m'a pas quittée. J'espérais retrouver au Québec quelque chose, sinon d'équivalent, au moins aussi satisfaisant, et toujours ce contact avec la scène. Parce que le théâtre m'inspire, parce que j'aime que mon piano participe à la fourmilière qui s'active autour d'un même projet, qu'il soit une pierre qui s'ajoute aux autres pierres et devienne un acteur à part entière du drame qui se joue sur scène, discret mais ô combien présent et nécessaire. 

Il a suffit de peu de chose, un communiqué aperçu sur Facebook sur la page des Professeurs de musique pour que je me sente tout de suite interpelée. La directrice d'une troupe de théâtre musical était à la recherche de musiciens pour la production "Demain matin Montréal m'attend", comédie musicale de Michel Tremblay sur la musique de François Dompierre, deux personnalités emblématiques de la culture québécoise. J'ai écrit, me suis renseignée sur le type de pianiste recherché. Lecteur ou improvisateur ? Après quelques échanges de courriels, d'informations, une rencontre pour la forme, une référence commune... j'ai été tout de suite adoptée par la troupe qui, elle, répétait depuis déjà six mois. 24 heures après avoir reçu un premier tas de partitions, je faisais ma première répétition avec tous les airs du premier acte ! Je crois que ma rapidité et mon ardeur au travail leur ont plu...
Ainsi donc, j'ai un bel os à ronger pour le prochain mois. Le défi est grand car le délai est court. J'aime cette densification du temps. Cette accélération me change de la routine et change les priorités sans qu'on ait à les choisir. 
Je me suis plongée dans le livret. Le texte de Michel Tremblay est savoureux, les dialogues percutants et les répliques colorées. La musique de François Dompierre (dans sa version de 1995 plus que dans celle de 1970 qui est très datée !) est enlevante, dynamique, variée, teintée de toutes sortes de styles, du tango à la salsa en passant par le jazz, tantôt swing, tantôt ballade, mais aussi avec de gros clins d’œil à l'Opéra de quat'sous ou à la musique traditionnelle... Le piano y est en vedette dans la Complainte de la Duchesse, à la fin du 1er acte, très lyrique et pathétique. C'est très bien écrit et très efficace dramatiquement !
 
Depuis une semaine, je ne compte plus le temps que je passe avec mon piano. Il y avait longtemps que je n'avais pas ressenti ce besoin urgent, cette impatience de le retrouver, entre deux repas, entre deux cours, pour tenter de rendre facile ce qui paraît difficile.
Pendant ce temps, je m'amuse beaucoup, parce que ça sonne terriblement bien et que je me vois déjà dans la fosse soutenant les acteurs de cette tragi-comédie. Bref, en jouant la trame sonore de ce spectacle, je m'y crois déjà !


En me plongeant dans cette aventure, je renoue avec cette partie de moi-même qui était restée dans l'ombre depuis 10 ans et qui suppliait qu'on la rallume. Pour un retour en scène, c'est un beau retour. Plein feux ! Sous les projecteurs !

Pour tout renseignement : Théâtre Musical du Haut-Richelieu

jeudi 13 mars 2014

Posted by Marie Posted on 16:15:00 | No comments

Passages

Loin de l'hiver, du froid et de la neige, on essaye en Europe d'imaginer
ce que peut bien être l'hiver québécois.
Exercice difficile quand le printemps à déjà pointé son nez
et que les souvenirs qui demeurent sont ceux d'un été de vacances en Estrie, 
des baignades dans les lacs, des repas sur la terrasse...

Ici l'hiver est rude. Chaque année davantage.

Si le froid fut un peu plus mordant que les autres années, 
cet hiver m'a donné l'occasion de découvrir certains plaisirs inusités les autres années, comme...

le plaisir coupable de traverser la rivière à pied, un jour de février, 
entre Beloeil et Mont-Saint-Hilaire...

la rivière Richelieu, le 16 février 2014


...ou encore l'expérience de la traversée en auto sur le pont de glace
entre Saint-Antoine-sur-Richelieu et Saint-Denis-sur-Richelieu.

26 janvier 2014

Petite vidéo à l'appui pour immortaliser ce moment
qui fut une première pour ma copine Yolande et moi !


Pour ceux qui s'inquiètent de savoir où nous en sommes,
s'il y a encore de la neige au Québec, 
voici ma réponse en images...

aujourd'hui, le 13 mars 2014
Une belle tempête a ajouté une belle couche de 20 cm de neige
à celle qui tentait de fondre. 
Non ! L'hiver n'est pas fini !


Mais l'hiver, c'est aussi la ville qui s'anime, s'illumine.
Les gens sortent de chez eux, affrontant les éléments coûte que coûte,
comme pour conjurer l'hiver, le maudit hiver !
La fête, c'est à l'extérieur qu'on la fait !

Une nuit, j'ai arpenté les rues du centre ville, 
rejoint le festival des Rendez-vous du cinéma québécois,
parcouru la Grande bibliothèque 
et la magnifique exposition de René Derouin, artiste québécois,
la Place des arts et le Musée d'Art Contemporain.
C'était ma Nuit blanche
saupoudrée d'une petite neige légère et féérique, scintillante et magique. 

  Montréal en lumières, 1er mars 2014

Les journées s'allongent. L'heure d'été a chassé celle d'hiver. 
Un semblant d'énergie printanière s'impatiente. 
Progressivement, la lumière s'installe... mais la neige aussi !

dimanche 2 mars 2014

Posted by Marie Posted on 18:47:00 | No comments

"Mars, et ça repart !"

Long silence qui dure, qui dure... aussi long que l'hiver est dur.

Petite baisse de régime ces derniers mois. L'hiver maltraite les corps, les ratatine, les silhouettes se voutent, les épaules s'enroulent, les corps se recroquevillent. On se fait tout petit pour se protéger de l'agression du froid, du vent qui fouette, de la neige qui mouille et tenter de survivre à la noirceur. Se faisant tout petit en dehors, on devient tout petit en dedans. 
Petit marcheur rencontré sur le chemin du Pain de sucre
au Mont Saint-Hilaire, 
un merveilleux dimanche de février.

Hiver intense, extrême, aux émotions aussi contrastées que les saisons le sont. D'ailleurs, à bien y réfléchir, 2013 tout entier fut pour moi une année intense et contrastée. Une année faite de hauts et de bas, dont les deux points culminants furent certainement cette semaine d'août où nous réunissions en petit comité dans un petit coin de l'Estrie nos amis proches et de toujours et quelques membres de nos familles, certains venus de très loin, à l'occasion de notre mariage, intime, champêtre et coloré, puis cette autre semaine en décembre où toute ma famille de France se réunissait au grand complet pour la première fois depuis 10 ans dans la maison de Pfaffenheim pour un séjour plein de surprises, de joie, de jeux et de musique. Il reste de ces temps forts des souvenirs languissants, un mélange d'extase et de nostalgie, de plénitude et de vide. 

le marché de Noël, à Colmar

De retour à la vraie vie, il appartient à chacun de poursuivre sa route, enrichi par l'expérience de ces moments exceptionnels, entretenant chacun secrètement par différents moyens l'émotion, ou le souvenir de l'émotion, dans une tentative vaine d'en prolonger indéfiniment la durée. Au moins jusqu'à la prochaine fois... un jour peut-être...

Mon automne fut assez tranquille professionnellement. Avec les cours à la maison, les accompagnements à l'école secondaire, le chœur d'enfants que j'accompagne, je ne manque pas de travail mais cela ne suffit à combler mes besoins de pianiste, de musicienne, de rencontres... 
J'ai été gâtée ces dernières années avec des projets magnifiques à deux pianos avec grand chœur et 5 percussionnistes dans des conditions tout à fait exceptionnelles que beaucoup de pianistes m'envieraient. Je me suis sentie extrêmement choyée, privilégiée d'avoir été associée à ces évènements. Ces invitations furent chaque année une belle surprise, une faveur que je n'osais attendre même si je les espérais profondément. Bien consciente que cette situation était tout à fait exceptionnelle, je me préparais à tourner mon regard vers d'autres horizons pour préparer l'avenir. Malgré cela, je me suis sentie en sevrage tout l'automne, ne voyant pas de nouveau projet d'envergure à l'horizon qui eût pu jouer le rôle de palliatif pour calmer mon impatience, mon inquiétude, mes angoisses d'abandon, d'oubli. 
Dans cette très relative oisiveté, je me suis trouvée certains jours plongée malgré moi dans un abîme de réflexions, de questionnement, de remise en questions, alignant des questions dont je n'avais pas les réponses, pas à ce moment-là en tout cas, envisageant toutes les pistes possibles pour explorer de nouvelles avenues, certaines suggérées par mes proches, mais aucune qui corresponde vraiment à mes aspirations ni ne comble tout à fait mon besoin de reconnaissance, mes attentes. 
Trop de choses dans la tête. Trop de questions. Trop de fatigue pour y voir clair. Je tourne en rond.

Heureusement, l'hiver ne durera que 6 mois ! Déjà, les journées reprennent de la longueur. Depuis quelques jours le ciel s'illumine, les corps se déplient, les silhouettes se détendent, les regards se relèvent, ma pensée se colore de ciel bleu, les désirs remontent à la surface et les projets jaillissent du fond de nulle part. Au fond, je suis pianiste. Ne pas l'oublier. Il s'agit juste de trouver une place, de trouver sa place, d'avoir la santé, l'énergie, la foi, la patience d'y croire, encore, malgré les doutes et les fluctuations de l'âme. 
Il y a un temps pour chaque chose. 
Un temps pour la réflexion, l'errance et le doute. 
Un autre pour la rencontre, les trouvailles et les certitudes. 
Au fond, même à tous petits pas, j'avance.
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