Edmundston, N.B.
Nous savions le Nouveau-Brunswick bilingue. Du moins, c'est ce que dit la loi. Mais sur le terrain, il en est tout autrement. Si l'utilisation du français semble obéir à une certaine territorialité liée à l'histoire de la province (côte acadienne), celle de l'anglais semble prévaloir dans la plupart des autres régions.
Les annonces publicitaires placardées sur les murs de la ville donnent le ton en affichant sa préférence, tantôt francophone (Caraquet, Shippagan), tantôt anglophone (Miramishi, Saint-John, Fredericton...). Certaines villes anglophones semblent imposer l'anglais en faisant fi de la francophonie dont elles sont cernées (Miramishi). D'autres semblent hésiter entre deux, les conversations basculant d'une langue à l'autre sans grande hésitation (Moncton, Shediac, Campbellton, Edmundston...). Partout, chaque fois que nous avons pu, nous avons essayé notre anglais, mais souvent, le plaisir compatissant de nos hôtes de pratiquer la langue de Molière était si évident qu'il était difficile de résister à cette invitation à la francophonie.
J'ai été très sensible à l'accueil que nous ont réservé les gens du pays, toujours prêts à rendre service, à s'asseoir avec nous pour prendre le temps de jaser, ou de nous expliquer. La carte du restaurant, par exemple. Toujours prêts à s'arrêter, au volant de leur auto, pour nous laisser traverser la rue, même quand nous ne le voulions pas ! Et le sourire, toujours le sourire ! On aurait dit qu'ils étaient heureux de nous voir, comme si nous étions de la belle visite ! C'est le sens du service, ça, madame ! Du baume sur nos petits coeurs de touristes !
Ainsi, après une dernière halte à Edmundston, s'achevait notre périple.
Edmundston, N.B.
De retour à la vraie vie, du Nouveau-Brunswick, je garderai...
un air de francophonie,
le souvenir de la tièdeur de l'eau claire,
le souvenir de la tièdeur de l'eau claire,
de la finesse du sable chaud,
de la chair fine du homard frais,
de la courtoisie réjouissante des habitants,
du confort douillet de chalets pittoresques,
de la rougeur glaiseuse de la Baie de Fundy,
de la clémence d'un ciel presque sans nuages,
une meilleure connaissance de l'Acadie,
la conscience de mon anglais pitoyable,
des images plein le blog
une meilleure connaissance de l'Acadie,
la conscience de mon anglais pitoyable,
des images plein le blog
et... un petit tableau de bouts de tissus.
Fundy Waters #17, Michelle Dobrin, 2010
atelier-boutique de Wendy Johnston, potière,
hôte des productions de près de 40 artistes des provinces maritimes,
Hopewell-Cape.
Hopewell-Cape.
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Île du Prince-Édouard
Nouveau-Brunswick (suite)

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