Depuis un moment, je travaille fort sur mon violoncelle pour tenter d'améliorer ma sonorité, la douceur de mes attaques, ma justesse et la souplesse de mon vibrato. J'ai depuis le début (2 ans et demi d'apprentissage assidu) toujours l'impression que le son qui en sort est assez brut, trop direct à mon goût, manque de souplesse et de chaleur. Je reviens de chez mon luthier adoré à qui j'ai confié mon violoncelle pour une révision "annuelle". J'ai réalisé que je ne l'avais pas vu depuis 2 ans. Le temps est passé trop vite...
Je n'ai évidemment pas pu résister à l'envie d'essayer chez lui d'autres violoncelles. J'en ai essayé deux. J'ai senti tout de suite une grosse différence dans la qualité du son, l'onctuosité des attaques, la facilité de jeu. Cela m'a beaucoup rassurée sur mon propre jeu car tout m'a semblé soudain plus facile : le son était plus chaleureux, mon legato plus chantant et mon vibrato beaucoup mieux contrôlé... J'ai réalisé que je devais faire beaucoup d'efforts sur mon violoncelle pour un résultat finalement toujours un peu frustrant. Après conversation avec mon luthier, il semble que l'épaisseur du bois de la table fait une grosse différence dans la qualité du son. Pour le reste, les paramètres qui entrent en jeu sont multiples et difficiles à déceler.
Quoiqu'il en soit, je suis toute bouleversée par cette nouvelle prise de conscience : je dois me rendre à l'évidence, mon violoncelle ne me convient plus.
Je ne pensais pas changer d'instrument de si tôt, attendant d'en avoir fait le tour et d'avoir exploité au maximum ses possibilités (et les miennes !) avant de prétendre vouloir en changer. J'ai bien attendu 10 ans avant de changer de piano ! Mais encore une fois, je dois me rendre à l'évidence : ce n'est pas avec mon violoncelle que je retrouverai le son que j'ai dorénavant dans la tête, et si je veux pouvoir progresser et consacrer mes efforts à ce qui en vaut vraiment la peine (et non pour tenter vainement de faire chanter une caisse qui ne le veut pas), je dois changer d'instrument. Un petit effort financier qui en vaut la peine, j'en suis sûre.
Alors voilà. Je suis encore toute bouleversée par cette visite chez mon luthier. Je la redoutais car je savais que je n'en sortirais par indemne (c'est sans doute pour ça que j'ai attendu si longtemps !). Je sens bien maintenant que je me détourne définitivement de mon premier violoncelle pour me laisser séduire par plus chantant que lui.
En attendant de le récupérer la semaine prochaine, me voici momentanément sans violoncelle, hantée par le souvenir de ce moment d'extase. Désoeuvrée, je rêve à la suite...
samedi 27 juin 2009
Categories: au jour le jour
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