lundi 30 juin 2008

Posted by Marie Posted on 00:49:00 | No comments

une visite à Disney-banlieue

Depuis deux ans nous assistons en banlieue de Montréal à la prolifération de nouveaux développements résidentiels où d'imposantes maisons avec toit à l'impériale, tourelles chapeautées et jardinet à la française, poussent comme des champignons.

Jusque là, nous observions cette progression de loin avec cynisme et amusement, mais vendredi, intrigués - pour ne pas dire "fascinés" - , nous avons décidé d'aller voir de plus près. À cheval sur nos bicycles à pédales, direction : le quartier de la Falaise de Mont-Saint-Hilaire !

Comme son nom l'indique, ce quartier se situe au pied de la falaise du Mont-Saint-Hilaire, "montagne classée réserve de la biosphère, patrimoine naturel de l'humanité" - s'ennorgueillit le promoteur sur les dépliants publicitaires - dominant les quartiers plus anciens où les maisons plus ordinaires croyaient avoir donné une identité à la ville.

Belle journée de juin. "Silence, on tourne !" s'attend-on à attendre au loin dans ce décor parfait où tout semble pensé, maîtrisé, trop beau pour être vrai. Un petit parc de jeu attend les figurants en culottes courtes. L'herbe y est d'un vert immaculé, la hauteur du brin calculée, les arbres fraîchement plantés se cherchent une identité, quelques bancs et une petite passerelle de style vaguement anglais sur une rivière factice tentent vainement de donner vie à ce paysage artificiel.
L'équipe de tournage de viendra pas.

Le long de la rue s'égrènent de grosses maisons de 500 000 $ et plus au style prétentieux rivalisant de démonstrations architecturales sur de petits terrains ridicules dans un environnement qui ressemble fort à ces quartiers de communautés fermées protégés, avec poste de surveillance et accès filtré.

Allées savamment pavées et véhicules de sport rutilants garés négligemment sur la chaussée, boudant le garage trois portes, jardins paysagés avec statues figées en attente d'un regard, ces petits châteaux de banlieue se déclinent dans des teintes allant du gris militaire au beige triste, les pierres de parement imitant la pierre de taille des châteaux prestigieux d'origine française.
Tourelles à profusion, toits à mansardes, fenêtres à arcades et autres excroissances architecturales sont de pâles imitations d'un style et d'une époque révolus. La banlieue est-elle en train, soumise aux orientations dictées par les promoteurs de luxe, de s'approprier une histoire architecturale qui n'est pas la sienne ?

Au bout de la rue un peu d'activité : quelques ouvriers s'affairent sur le chantier de nouveaux châteaux en construction. Au-delà, ce sont des terrains encore boisés en attente que de nouveaux néo-châtelains y construisent leur maison de rêve...






Depuis le début, je m'interroge et essaye de comprendre pourquoi cette étalage de richesse me rend mal à l'aise. Jalouse ? Non, je ne crois pas. Ces quartiers manquent de vie, de fantaisie, de naturel, ils manquent de la patine dont sont faites les vieilles maisons, de cette harmonie qui relie l'habitat des hommes à l'histoire du lieu où ils vivent. Cet univers créé de toutes pièces, lisse et parfait, factice et superficiel, crée en moi l'ennui. Un peu de rugosité, de mauvaises herbes et d'originalité sont nécessaires à mon équilibre personnel.

Joies et tristesse de la banlieue...

mercredi 25 juin 2008

Posted by Marie Posted on 09:55:00 | No comments

et la fête continue...

Hier, jour de la fête nationale québécoise, j'étais avec mes petits amis des Petits archets pour une animation en plein air à l'initiative de l'organisme Patrimoine hilairemontais qui présentait toutes sortes d'animations pour découvrir et redécouvrir l'histoire et les traditions liées à la pomiculture de 1908 à aujourd'hui (récits d'un conteur, démonstration de vieux métiers, exposition de photos...).
Un petit tour sur l'eau était offert aux visiteurs, par lots de 50, sur un petit bateau de croisière.
Pour accompagner leur attente, nous avons joué pour eux tout l'après-midi, sous un soleil radieux, au grand air du large, dans le cadre bucolique des berges du Richelieu...



C'était un peu notre

à nous...

lundi 23 juin 2008

Posted by Marie Posted on 23:06:00 | 2 comments

Les feux de la Saint-Jean

Anciennement fête religieuse, la Saint-Jean est depuis 1977 la fête nationale du Québec et des Québécois. Cette année, elle prend une allure particulière car le Québec fête les 400 ans d'existence de la ville de Québec mais aussi 400 ans d'une présence francophone en Amérique du Nord.

N'ayant que peu pris part à cette fête ces dernières années (je craignais l'ambiance "fête de la bière"...) je me suis ratrappée cette fois-ci et ai fait une Québécoise de moi : je suis sortie de ma maison le 23 au soir !

La Saint-Jean au Québec, c'est un peu comme le 14 juillet en France : tout se passe dans la rue, animations, rassemblements, vente de crème glacée et de petits drapeaux, spectacles musicaux et feux d'artifice.

J'ai donc enfourché mon vélo est suis partie à la rencontre du monde. En attendant le feu d'artifice, hésitant entre un côté et l'autre de la rivière, entre rester à Mont-Saint-Hilaire et rejoindre Beloeil qui lui fait face (et une concurrence déloyale niveau sonore aussi...), j'ai sillonné les deux vieilles villes pour finalement choisir entre les deux : le pont.

Toutes les petites lumières sur l'eau, ce sont les petits bateaux (comprendre "les gros hors-bord") des gens modestes de la région aux premières loges. Moi, j'étais bien du haut de mon balcon, avec mon bicycle à pédales...



C'est beau, une rivière, la nuit.

Voilà. Demain, s'il ne pleut pas, la fête continue...

vendredi 20 juin 2008

Posted by Marie Posted on 19:00:00 | No comments

"bonnes vacances !"

C'est la semaine des derniers cours. La semaine des "bon été" et des "bonnes vacances!"
C'est aussi la semaine où, en tant que professeur, je suis exposée à recevoir toutes sortes de surprises. Il fut un temps où je croulais sous les fleurs, les sels de bain et les chocolats. Ce temps-là est révolu. Les cadeaux se font plus rares. Mais les témoignages de reconnaissance eux sont toujours plus nombreux.
Parmi ceux-là figurent les dessins, les petits mots, les photos dédicacées, les vidéos partagées...
Aujourd'hui, l'un de ces petits signes m'a particulièrement touchée : un magnifique dessin de Sarah-Jeanne, 6 ans, sur la première page d'une carte faite maison.

J'adoooooore !

À l'intérieur, un très très joli mot de sa maman et de son papa très reconnaissants pour l'aventure que je partage avec Sarah-Jeanne et ses petits camarades.

Heureux professeur je suis d'être entourée de tous ces petits êtres en devenir pleins de vie et d'enthousiasme ! Je savoure ces petits instants de bonheur et les insère délicatement dans ma boite à tendresse.

dimanche 15 juin 2008

Posted by Marie Posted on 22:30:00 | No comments

lendemain de concert

Voilà. Une étape importante vient de s'achever avec le concert de mes petits pianistes.
Quinze pianistes, de 6 à 21 ans, présentaient hier le fruit de leurs efforts, en solo, en duo et en quatuor.


Depuis quelques jours je sentais mon impatience à vivre ce concert un peu particulier croître irrémédiablement. La préparation des pièces à 8 mains sur 2 pianos - au total six petits quatuors de pianistes - fut un vrai bonheur. J’avais hâte de partager ce beau travail avec les parents qui en percevaient seulement quelques bribes à la fin du cours de leur enfant.
J'espérais également la présence de la compositrice de ces pièces à 8 mains, Louiselle Mathieu.
J'attendais une soixantaine de personnes et c'est une centaine qui s'est déplacée pour assister à ce concert ! La salle était pleine de parents et grands-parents, de mononcles et matantes, de parrains et maraines, de cousins et cousines... Quand je pense que lors de ma première année au Québec ce concert avait lieu dans mon salon !...
Louiselle était là, tout droit venue de Québec pour l'occasion. Bref, ça allait être la fête !


À chaque concert, j'essaye une formule différente. Parfois je parle beaucoup. D'autres fois beaucoup moins. Cette fois-ci, j’ai eu envie de présenter chacun de mes élèves un peu personnellement, en partageant une petite anecdote le concernant, en décrivant un petit trait de sa personnalité, en racontant un petit bout de son histoire, en brossant de lui un petit portrait rapide que sa prestation au piano allait compléter... En faisant cela, j’ai eu l’impression de faire le bilan du cheminement de chacun, de reconnaître à chacun sa spécificité mais aussi de faire le point sur ma relation avec chacun.
À maintes reprises, je me suis surprise à travers ces mots à être envahie d'une soudaine émotion. J'ai pris à cet instant conscience de mon attachement vis-à-vis de certains d’entre eux plus particulièrement. Je crois que cette émotion était palpable.

Je ne sais pas si cela a influencé le jeu de mes « petits » mais j’y ai trouvé une densité, une profondeur, que je n’ai jamais ressentie aussi fortes et de manière aussi continue sur la totalité d’un concert. Certains ont fait preuve d’un dynamisme inhabituel, d’autres d’une tendresse très inspirée, d’autres encore se sont évadés dans de doux bercements, avec une poésie étonnante. Chacun à son niveau avait quelque chose à exprimer et chacun s'est exprimé du mieux qu'il le pouvait.

Le public y a été très sensible à en croire l’émotion des parents à l’issue du concert. J’ai recueilli à ce moment-là toutes sortes de beaux témoignages de reconnaissance, des sourires contagieux, des regards pétillants, des paroles généreuses. Tous les parents ont été très sensibles au message que j'ai voulu faire passer. J'ai senti toute leur confiance et leur soutien dans ma démarche de pédagogue, et ça, je vous le dis, ça fait du bien ! C’est plein de bonheur tout ça.
Ce fut je crois, de ces dernières années, le plus beau concert de mes élèves. Un beau cadeau pour cette fin d’année.


Pratiquer la musique ensemble motive, stimule, crée une petite émulation entre les enfants qui sont maintenant persuadés qu’ils ne sont plus tous seuls face à leur instrument. Certainement, quand ils s’assoient au piano, au même moment, un petit copain est assis devant le sien, ailleurs.

samedi 14 juin 2008

Posted by Marie Posted on 19:07:00 | 2 comments

en direct live des "petites touches"

Le concert de mes "petits" pianistes vient de s'achever et déjà,
je recueille les premières images, témoignages
de leurs prestations en quatuors filmées par quelques parents.

En voici un extrait : deux courtes pièces de Louiselle Mathieu pour 8 mains.

Joli papillon
par Virginie (16 ans), Sarah-Jeanne (6 ans),
Béatrice (12 ans) et Gabrielle (10 ans)

suivi de
L'horloge grand-père
par Yasmine (7 ans), Gabrielle (10 ans),
Sarah-Jeanne (6 ans) et Alexandre (10 ans)

filmé par le papa de Sarah-Jeanne
(ça se voit un peu, mais bon, c'est normal, c'est sa fiiiiiiille !)
(liens obsolètes) 
Posted by Marie Posted on 08:31:00 | No comments

petites touches

Après les Petits archets, c'est aujourd'hui le GRAND CONCERT des "petites touches" ! Je veux parler du concert de fin d'année de mes petits élèves pianistes (je n'ai jamais réussi à convaincre les adultes d'aller "en avant"), de 6 à 17 ans (la tranche d'âge variant selon les années, selon les saisons), tous réunis pour un beau concert en deux parties : la première en solos et duos avec leur professeur et la deuxième en petits ensembles de quatre, à 8 mains sur 2 pianos.


La pratique de la musique d'ensemble avec mes élèves pianistes me tient particulièrement à cœur. Il y a quelques années, luttant contre la croyance ambiante qui laissait croire que les pianistes sont des musiciens solitaires, j'avais monté un conte musical - Lune de Gérard Gastinel - avec la classe d'éveil au théâtre de mon amie Marion, la classe d'éveil à la danse contemporaine et... 40 pianistes ! Tous niveaux confondus.
Défi relevé.


Le piano : solitaire ou solidaire?

Jouer à plusieurs est un défi exigeant.
Il requiert une écoute attentive, de soi et de l’autre, une vigilance de chaque instant, une connaissance parfaite de sa partie mais aussi de celle de l’autre, une compréhension de la pièce, de sa structure, de ses respirations, une analyse de la répartition des rôles, des plans sonores et, surtout, une grande souplesse d’adaptation devant l’imprévu.
Si cette discipline requiert tant de qualités, il est indéniable que sa pratique contribue à les développer.
Jouer à plusieurs est une manière d’apprendre à se mettre à la disposition de l’autre, d’offrir son soutien, présent mais discret, de dialoguer aussi, de prendre sa place tout en respectant celle de l’autre. C’est l’occasion de prendre conscience de ses responsabilités, de l’importance du rythme comme de la pulsation tout en relativisant celle du tempo. Le tempo de l’un n’est pas forcément celui de l’autre. Il faut s’entendre, se mettre d’accord, trouver un compromis, apprendre à respirer, ensemble, le principal étant « d’être avec » plutôt que de « suivre derrière ». C’est aussi apprendre à analyser rapidement ce qu’il se passe pour réagir de manière appropriée dans les plus brefs délais. Cet exercice réveille le sens critique, aiguise la réflexion et contribue à faire des pianistes des musiciens intelligents, en progression sur le chemin de l’autonomie.
Sorti de son isolement, l’élève prend au cours de cette expérience conscience de son rôle, de sa spécificité, d’être l’unique fragment d’un tout, indispensable et nécessaire. Il découvre une autre manière d’être à l’instrument, avec ses propres contraintes et exigences, expérimentant la complémentarité dans la différence, avec tolérance et humilité.
(extrait de programme)


Lorsque je vivais encore en France, lors d'un de mes premiers voyages au Québec je suis allée fouiller dans les bacs du plus gros magasin de partitions de Montréal. J'y ai trouvé un recueil consacré à la "musique d'ensemble pour pianistes" édité au Québec et composé par une Québécoise. Ce fut une bonne surprise. C'était pour moi la promesse que je pourrai sans doute rencontrer ici des gens qui ont les mêmes aspirations, les mêmes convictions que moi, un signe de bienvenue en quelque sorte. Et je peux vous dire qu'en tant qu'immigrant, on est très sensible aux petits signes de ce genre. Je gardais précieusement ce volume sous le bras en attendant de trouver une bonne occasion de l'utiliser pleinement...
Depuis, je me suis installée au Québec. Après quatre années de présence, j'ai investi dans un deuxième piano et l'envie de monter des pièces pour deux pianos avec mes élèves a ressurgi plus forte encore. J'ai ressorti le volume de ma P.P.U. (pile de partitions à utiliser). Trouvant le principe d'utilisation "à combinaisons variables" fort intéressant (voir article consacré à ce sujet), je me suis empressée de me procurer les volumes suivants en contactant par Internet l'éditeur (La-Mi) qui n'est autre que la compositrice elle-même, Louiselle Mathieu, professeure de piano à Québec. Depuis, nous sommes restées en contact.
Aujourd'hui, mes élèves joueront six de ses pièces pour 8 mains sur 2 pianos et Louiselle viendra tout spécialement de Québec pour les écouter. C'est un grand moment pour ces petits élèves très fiers de partager leur travail et très conscients de leurs responsabilités dans l'interprétation de la musique d'un compositeur vivant et... présent.
C'est une belle expérience à vivre.

mardi 10 juin 2008

Posted by Marie Posted on 21:06:00 | 2 comments

partie de golf


D'après vous, qu'est-ce que c'est ?*


- Des chaudoudoux congelés !!!
- Mais nooooon !...
C'est ce que nous avons reçu par rafales sur la tête
cet après-midi de mardi.

* les mesures sont en pouces : 2 " 1/4 = 6 cm !


Le plus gros orage de grêle que j'ai jamais vu s'est abattu sur nos maisons. Durant plusieurs dizaines de minutes, dans la noirceur de la tempête, des milliers de balles de glace déferlaient comme des pierres tombées du ciel, rebondissaient sur le gazon comme des puces sur le dos d'un chien, tambourinaient sur le toit pour finir ensuite inertes, figées dans leur froideur, comme des glaçons échappés d'un seau à glace.
Ambiante cataclysmique de fin du monde...
Le diable déchaîné a-t-il tenté la plus grande partie de golf de sa vie ?


Le soleil revenu, nous faisons le bilan des dégâts. Mon auto est toute bosselée... et son pare-brise tout brisé.

Mais comme dirait l'un de mes élèves : "tant que le moteur tourne, tout va bien!". Dans le jardin, érables et châtaigner ont lâché quelques grappes de feuilles qui jonchent le gazon. Par miracle, les plantes, elles, n'ont pas trop souffert, mais je n'ai pas encore pris le temps de visiter le potager...

dimanche 8 juin 2008

Posted by Marie Posted on 09:48:00 | 1 comment

L'optimisme, c'est...

Bon, ça y est... Je croyais pouvoir y échapper, mais il ne faut pas espérer passer entre les gouttes de pluie, les mailles du filet, les dents du râteau... j'ai été "taguée" !

Pour ceux qui ne connaissent pas le "phénomène", le "tagage" est un petit jeu auquel s'adonnent les blogueurs entre eux qui ressemble au jeu du chat et de la souris...

Un blogueur-chat désigne un autre blogueur-souris. Ce dernier devenant aussitôt "chat" doit "taguer" ses amis souris qui à leur tour deviendront chat et qui devront à leur tour... et la tour-mente... et la mente-à l'eau... et l'eau-rrible troll... et le trol-ley... et le lait-tue... et la tue-meur... Hmm... je m'égare...

Aujourd'hui, c'est moi le chat. En fait, pour être honnête, ça fait deux mois que j'ai été taguée par mon amie Lucie, mais bon... je suis un peu lente... et puis, ça ne tombait pas forcément au meilleur moment pour moi... et puis, parce qu'elle me tague encore une fois sur un autre sujet, je vais me secouer un peu les puces et tenter de répondre à sa première sollicitation, avec un train de retard.


Mais d'abord, voici les règles.

Chaque personne désignée devra :
- recopier le début du texte, « L'optimisme c'est.... »
- ajouter 3 nouvelles fins de phrases (inventées ou trouvées)
- recopier les règles
- désigner 5 « volontaires » pour prendre la suite (et les prévenir sur leur blog si nécessaire).




L'optimisme, c'est... savoir que le soleil est toujours présent même bien caché derrière les nuages...

L'optimisme, c'est... avoir la foi du jardinier : semer, arroser, attendre... avec la conviction qu'un jour il sortira quelque chose de cette terre.

L'optimisme, c'est... voir des moutons, des chats et des souris dans les nuages qui cachent le soleil.



Comme je n'aime pas les règles trop strictes et que j'ai la fâcheuse manie de ne jamais faire comme tout le monde (c'est mon côté dissidente-ascendant réfractaire), je ne désignerai pas de blogueur-souris. Il faut dire que dans le réseau des blogueurs je suis un électron libre, solitaire et marginal, qui n'a pas d'amis, ou presque... Mais, si cela vous tente d'essayer de compléter à votre tour la phrase "L'optimisme, c'est...", je serai bien heureuse de recueillir votre vision des choses.


En résumé...

L'optimisme, c'est... un autre regard sur le monde, une philosophie, une question d'hygiène mentale, de survie... à consommer SANS modération !


Les réponses que je donne aujourd'hui ne sont pas celles que je donnais il y a deux mois, et sans doute pas non plus celles que je donnerai demain...

samedi 7 juin 2008

Posted by Marie Posted on 21:29:00 | No comments

ensemble, ensembles...

La fin d'année approche et comme tout bon professeur un peu investi et consciencieux, je suis un peu occupée. Cependant, mon emploi du temps bien que chargé n'a rien à voir avec le marathon de Noël ou encore celui de mars-avril. Cette fois-ci, le programme est plus léger, les pièces à accompagner moins exigeantes et les répétitions mieux réparties dans le temps, me laissant la possibilité de respirer un peu.

demain, le grand jour
Demain, c'est le gros concert de fin d'année de l'académie des Petits archets. LE GRAND CONCERT qui vient couronner une première année de collaboration fort agréable, tant comme pianiste que comme violoncelliste de l'orchestre des jeunes (oui, bon, je sais... je ne suis plus aussi jeune que les ados qui m'entourent, mais bon... ça me maintient dans une certaine jeunesse d'esprit...).
Les gros concerts de l'académie sont des moments de rencontres que j'aime bien parce que j'y retrouve l'ambiance de troupe de l'orchestre et la complicité de mes collègues professeurs venus apporter quelques renforts pour l'occasion pour camoufler les petites défaillances de certains pupitres.
Tout se passe dans la bonne humeur et nous nous amusons beaucoup avec un répertoire des plus éclectique, allant des Concertos Brandebourgeois de Bach à U2 en passant par Carmen de Bizet, Mission d'Ennio Morricone, la Valse de Chostakovitch, Quand les hommes vivront d’amour réunissant 120 enfants qui jouent et chantent, et… et… le célèbre Beau vélo de Ravel !
Malgré les craintes de ces dernières semaines, tout cela sonne finalement pas mal du tout ! Parfois, on a peur, mais... on a tort. Les jeunes sont imprévisibles et attendent souvent la dernière minute pour se donner la peine d'apprendre leur partie. Mais une fois l'orchestre tout entier réuni, la musique se métamorphose presque miraculeusement pour laisser présager d'un beau concert.
C'est demain. Dimanche.

pendant ce temps, les pianistes...
Parallèlement, se prépare un autre concert : celui de mes petits élèves pianistes.
Ils se produiront en première partie en solistes ou à 4 mains. La deuxième partie sera consacrée à une série de pièces pour 8 mains sur 2 pianos composées par une femme québécoise, professeure et compositrice, avec qui je suis rentrée en contact cette année. Nous avons en commun la conviction de l'intérêt de la pratique de la musique d'ensemble pour le développement et l'épanouissement des jeunes pianistes. Elle se déplacera de Québec pour venir entendre quelques unes de ses pièces interprétées par mes élèves. Tous participent (à l’exception de Raphaël, 8 ans, dont je n’ai pas réussi à captiver l’attention pour autre chose que pour lui-même...), de 6 à 20 ans, avec tous autant de sérieux et de plaisir, responsables, chacun conscient d’être un élément indispensable d'un grand tout indissociable.

Ce matin, séances de pratique : je recevais à la maison les six petits groupes de quatre élèves pour coordonner dans un ensemble aussi harmonieux que possible les efforts individuels. Tout s’est passé à merveille, avec beaucoup de tranquillité et d’écoute de leur part. Je joue un peu avec les limites de leur adaptabilité en modifiant presque à chaque répétition les consignes de structure (qui joue quoi, quand, dans quel ordre...). Cela les maintient dans une attitude d'écoute permanente et mobilise leur concentration au maximum dans le moment présent. Je suis très impressionnée de voir avec quelle efficacité ils mettent en pratique mes indications parfois plutôt expérimentales, avec une attitude toujours positive et une attention décuplée pour le rôle qu'ils ont à jouer. De vrais pros de l’accompagnement ! Cela me donne encore plus envie de les faire jouer avec d’autres instrumentistes. Des violons par exemple... Ils sont mûrs pour cela.
J'ai profité de cette matinée de répétition pour effectuer quelques enregistrements "pirates". Je vous en livre deux petits extraits (chut!... c'est un secret) où l'on peut entendre par ordre d'entrée : Virginie (16 ans), Sarah-Jeanne (6 ans), Béatrice (12 ans) et Gabrielle (10 ans) dans Joli papillon, puis Yasmine (7 ans), re-Gabrielle, Alexandre (10 ans) et re-Sarah-Jeanne dans L'horloge grand-père, tous n'ayant qu'entre 6 mois et 2 ans d'apprentissage du piano.

Joli papillon _de Louiselle Mathieu
L'horloge grand-père _de Louiselle Mathieu
(liens obsolètes)

Les parents qui patientaient dans le couloir en étaient tout émus.
Le concert aura lieu samedi prochain.

D'autres enregistrements suivront dans le courant de la semaine...

Pour plus de détails sur les compositions de Louiselle Mathieu, voici un lien vers l'article que je leur ai consacré récemment dans la Muse affiliée.
Coup de coeur pour... Musique d'ensemble pour pianistes de Louiselle Mathieu
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