lundi 24 juin 2013


Montréal-New-York en train : un voyage au long cours
Pour nous rendre à New-York, nous avons donc décidé de prendre le train pour découvrir ce que les trajets routiers ne permettent pas de voir : la nature !
Nous partions de la gare de Saint-Lambert, sur la rive-sud de Montréal. Accès facile pour les banlieusards que nous sommes. Nous évitions de ce fait un pont, le risque des embouteillages et le trouble du stationnement payant et limité du centre de la ville.
Ainsi, nous partions avec un avant goût d’émerveillement.

Longeant le lac Champlain sur presque toute sa longueur, puis la rivière Hudson jusqu’à New-York, nous avons traversé campagnes et forêts, croisé petits chemins oubliés et voies privées, devancés par le sifflement du train annonçant au monde son passage imminent. 

Le site Internet de la compagnie ferroviaire américaine Amtrak annonçait l’ « Un des 10 plus beaux parcours touristiques en train au monde » . De quoi rêver ! Rêver... C'est ce que nous avons eu le temps de faire à loisir durant les longues et interminables heures de ce voyage qui n'en finissaient plus de s'additionner...
Adirondak - c’est ainsi que se nomme ce monstre sifflant – est loin de battre des records de vitesse. Il a plutôt l’allure d’un tortillard, hésitant, dont l’horaire officiel n’est fourni qu’à titre symbolique puisqu’entre les arrêts techniques, les contrôles douaniers, une lenteur persistante et une panne d’électricité à l’entrée de New-York, nous avons eu le bonheur de prolonger notre voyage d’une bonne heure et quart à l’aller et de plus de deux heures généreuses au retour. J’ai pu tuer le temps en surfant sur Internet grâce à la connexion Wifi offerte à l’aller… mais point de connexion au retour !

Partis le matin vers 9h45, nous arrivions à Pen-Station au centre de Manhattan vers 21h30.


Parachutés dans la vie new-yorkaise, nous découvrions le territoire dont nous avions étudié le plan depuis des semaines, émerveillés de voir nos représentations abstraites se matérialiser au fur et à mesure de notre progression dans les rues de la ville.

Après avoir pris quelques repaires géographiques, nous rejoignions notre hôtel de la 32e rue.



Les autres articles du voyage :

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Un voyage à New-York 2/7 : un voyage au long cours
Un voyage à New-York 3/7 : premières impressions
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Un voyage à New-York 5/7 : un oasis de verdure
Un voyage à New-York 6/7 : 1 Km à pieds...
Un voyage à New-York 7/7 : en guise de conclusion

Première soirée : un plongeon dans la vie électrique new-yorkaise.

Nous nous étions préparés à un choc potentiel au premier contact de la ville « qui ne dort jamais ». Certains de nos contacts amicaux nous avaient relaté les résultats de leurs explorations et ne tarissaient pas de termes dithyrambiques et superlatifs sur le gigantisme américain.
Prévenus, avertis, nous étions prêts à tout.


En guise d’immersion, nous avons choisi comme cible pour notre première sortie nocturne le quartier le plus médiatisé et sans doute le plus fréquenté de la ville à une heure tardive : Time Square et ses néons aveuglants illuminant la place comme en plein jour, ses publicités agressives placardées sur les façades des édifices, scintillant, clignotant, électrifiant les passants dans un vacarme de musiques techno rivalisant d'un magasin à l'autre. Sur un écran numérique géant est diffusé en direct le match de base-ball du moment captivant les adeptes figés le regard dans les airs.

Contrairement à ce que nous avions imaginé, cette ambiance électronique high Tech ne s’étend pas à la ville au complet ! Passé le coin de rue, le reste de la ville est beaucoup plus calme à cette heure tardive de la nuit.


Mais tout autour de nous, sur le chemin jusqu’à la 32e rue, s’élevaient des monstres gigantesques. Ce n’est pas un building, ni deux, ni trois qui nous dominaient, mais une forêt entière de buildings. Des dizaines, des centaines de tours hautes de 40, 50, 80 étages ! Des tours Montparnasse à longueur de rue !

Parmi eux, le plus haut de tous, icône géante de Manhattan dressé comme un doigt gigantesque pointé vers le ciel dramatique d’une soirée humide : l’Empire State Building. Par cette vision, nous commencions à saisir ce que la ville a de folie dans sa démesure architecturale.

Bien qu’ayant tenté quelques incursions virtuelles en petit bonhomme jaune sur Google Street, nous ne connaissions rien de la ville. Nous avions avec cette première promenade nocturne un avant-goût de la saveur new-yorkaise. Gallimard, Lonely Planet et quelques autres sources littéraires à saveur touristique allaient nous accompagner dans nos prochaines explorations.

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Premier jour : comme de vrais touristes !

Assumant pleinement notre statut de touristes néophytes, nous avons choisi la solution la plus rapide et efficace pour une bonne initiation et un premier repérage des différents quartiers de Manhattan : l’autobus touristique à plateforme découverte pour une meilleure vision et de belles photos !

Direction Downtown, la partie sud de Manhattan !

Les écouteurs dans les oreilles, nous avons fait notre initiation new-yorkaise au rythme des commentaires préenregistrés en version française, repéré les grands édifices mythiques et incontournables (Carnegie Hall, Madison Square Garden, Hard Rock Cafe, Chrysler Building, etc…). Nous avons effleuré les quartiers plus pittoresques (Greenwich Village, Soho, Little Italy, China Town, Brooklyn, Ground Zero…).

De temps en temps, nous descendions du bus pour le reprendre plus loin et explorer quelques rues à pied, plus librement…

Premier arrêt au City Hall Park, à l’entrée du pont de Brooklyn assailli par une file de touristes qui voulaient comme moi y mettre les pieds et faire de jolies photos.
Découragés par la distance à parcourir pour rejoindre le premier pilier du pont, éprouvés par le soleil assommant, affaiblis par la faim et fuyant la foule, nous avons fait demi-tour et sommes partis en quête d’un bon casse-croûte et d’un peu de fraîcheur, histoire de faire baisser la température et de reprendre forces et courage de progresser dans nos explorations pédestres.

À quelques pas de là, l’incontournable Ground Zero… dont le mémorial en construction est à visiter. Devant la file de touristes en attente de leur billet et le martellement omniprésent des engins de travaux nous avons décidé de passer notre tour… et de rejoindre à pied la pointe de l’île, au Sud de Manhattan où se trouve Battery Park… en travaux...


Avec tous ces travaux, difficile de trouver un coin d’herbe ombragé pour s’y poser ! Nous y ferons quand même une pause crème glacée avec vue sur… la statue de la liberté ! La grande ! La vraie ! Pas celle qui trône au milieu de la Nationale 83 à l’entrée de Colmar !… Non, non ! La vraie ! L’immense aux doigts de pieds géants !




Poursuivant notre tour motorisé de la basse-ville, nous avons fait une courte escale au South Street Seaport avec vue sur le pont et le quartier de Brooklyn.
  
Puis avons repris le circuit d’autobus pour touristes, grillant comme des saucisses sur le grill solaire de la plate-forme supérieure.

En guise de conclusion à cette première journée d'exploration, pour apprécier le gigantisme new-yorkais, nous sommes montés au 70ème étage du Rockefeller Center surnommé « Top of the Rock » pour y apprécier le paysage panoramique exceptionnel de Manhattan et de sa forêt de gratte-ciels, un spot exceptionnel sur le plus haut de tous, l’Empire State Building, et une vue imprenable sur Central Park, le poumon vert de la ville : notre destination nature du lendemain.

 

New-York est une ville bruyante. Dans certaines rues les klaxons des taxis impatients et le vacarme des engins de chantier se juxtaposent dans un concert agressant et fatiguant. Il y a quasiment un bâtiment en travaux à chaque pâté de maisons et des taxis plein les rues !

De retour à l’hôtel après cette première journée d’exploration, frôlant l’insolation et la déshydratation, cuits à point sous un feu continu sans l’ombre d’un nuage, les pattes éprouvées par des kilomètres de marche en tous sens, nous étions épuisés. Épuisés mais heureux de cette première incursion dans la vie new-yorkaise.  

Posted by Marie Posted on 04:00:00 | No comments

Un voyage à New-York (5/7) : un oasis de verdure


Deuxième jour : une parenthèse de verdure

Selon les plans que nous avions faits pour notre séjour, ce deuxième jour devait marquer une pause, un léger répit. Une journée de détente que nous voulions verte et ressourçante, pour ne pas risquer l’overdose de vie urbaine mais aussi pour soigner nos blessures…
Direction : Central Park !

Pour nous rendre jusqu’au parc, nous avons choisi l’aventure : le métro new-yorkais. Petite expérience à vivre pour qui veut bien connaître la ville de l’intérieur, sa logique, ses codes, ses secrets bien gardés… Mais au fond, point de traumatisme de ce côté-là non plus ! Le métro new-yorkais ressemble à ceux de Montréal ou de Paris sous bien des aspects. Les lignes sont désignées par des lettres ou des chiffres (A, B, C… ou 1, 2, 3…) et les directions de manière un peu globale du genre « Uppertown » pour aller vers le Nord ou « Brooklyn » vers le Sud. Pour les subtilités, c’est en voyageant qu’on devient voyageron ! Il faut faire preuve d’un peu de sens de l’observation pour comprendre la logique du système local. Certaines lignes se partagent un trajet commun mais ne s’arrêtent pas toutes aux mêmes arrêts. Le décodage des indices et signes divers s’apprend sur le tas. J’avoue ne pas avoir été trop mauvaise à ce niveau-là et avoir évité quelques écueils, mais parfois de justesse ! Habitude des transports en commun parisiens, un atout !

Valeureux piétons sortis du métro, nous allions enfin découvrir Central Park.

Une après-midi à Central Park.

Tout fraîchement sortis du métro climatisé, nous avons entrepris de louer deux vélos à l’entrée du parc. Une autre étape initiatique de la vie de touriste ! Partout aux alentours du parc, des rabatteurs de toutes origines essayent d’appâter les touristes vers des deals obscurs en leur offrant pour le meilleur prix un vélo invisible au léger goût d’illégalité. Leur arrogance et leur insistance sont sans vergogne. Ils vont jusqu’à pêcher le client jusque sous le parasol du fournisseur principal et officiel de vélos du parc. Autant d’insistance et de promesses alléchantes sont suspectes. Nous avons résisté aux voix des sirènes pour n’écouter que celle de notre raison et avons loué deux beaux vélos par la voie la plus sûre, mais pas la moins onéreuse !
Enfourchant nos montures à deux roues, nous sommes partis à la découverte du parc avec une certaine nonchalance du pédalage, bravant quelques petites côtes savoureuses et méritant au passage un bon hot-dog, quelques gorgées d’eau et une bonne sieste à l’ombre sur un piton rocheux. Abandonnant nos montures, nous avons exploré les petits coins réservés aux piétons flâneurs… le pré vert où se prélasse et pique-nique une population métissée éparpillée en petits groupes, le petit lac bucolique aux eaux vertes caressées par les barques des couples romantiques, le jardin de Shakespeare peuplé des innombrables fleurs parsemant ses écrits, le château belvédère faussement gothique dominant le lac et ses environs…





Je me souviens d’une de mes premières lectures d’été, lorsque j’étais toute jeune. Peut-être mon premier roman probablement acquis grâce à la sélection estivale de France Loisirs : Le Prince de Central Park de Evan H. Rhodes. Un jeune garçon de 11 ans, Jay-Jay s’est échappé de l'appartement de sa mère adoptive pour fuir sa tyrannie. « Mais ce Gavroche des temps modernes a plus d'un tour dans sa besace et devient bien vite le Robinson Crusoé de Central Park. Trouvant refuge dans un chêne, il profite de la nuit pour découvrir son nouveau territoire magique... Il y survit au jour le jour, recueille un chien, fait la connaissance d'une vieille femme avec laquelle naît une curieuse amitié. Mais il doit aussi échapper à Elmo, un jeune drogué qui s'est juré de lui faire la peau... ».


Après cette pause nature, nous avions imaginé poursuivre notre initiation touristique du côté de Uppertown, partie Nord de Manhattan, de nouveau à bord de nos autobus à plate-forme chauffante.
Trop chaud ! Trop bruyant ! Nous avons déclaré forfait au bout de deux coins de rue et avons renouvelé notre expérience du métro, toujours avec succès !

À ce stade-ci de notre séjour, nous faisions l’inventaire de nos blessures et commencions à faire le compte de nos ampoules respectives. On nous avait prévenu que pour partir à la conquête de New-York, il fallait s’armer d’une bonne paire de chaussures. C’est ce que nous avions fait. Malgré cela, des petits bobos ont fait irruption, au détour d’un doigt de pied, dans un pli des coussinets fragiles…

Que seront nos plans du lendemain ?
Nous ferons le point après une bonne nuit de sommeil. 

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Posted by Marie Posted on 03:00:00 | No comments

Un voyage à New-York (6/7) : 1 Km à pieds...


Troisième jour : raid marathon à travers la ville

Après une bonne nuit, un bref bilan de l’état des troupes en fin de matinée, nous avons voté pour la dispersion momentanée, le temps d’une journée : Éric a choisi de rester autour de l’hôtel, de paresser à la table d’un café, de sillonner les environs immédiats, tandis que je décidais de partir à l’aventure, en direction de Greenwich Village et de SoHo en promettant à Éric de lui préparer un reportage photo de mon expédition en solitaire.
Greeley Square, sur la 32e rue

Avant de quitter la 32e rue, je décidais de m’arrêter dans un centre commercial, pour une petite séance de magasinage. J’ai pu y faire mon achat du voyage : un sac à main en tissu pour remplacer ma petite besace achetée 2 $ au Dollarama avant de partir et dont les coutures ont lâché à l’entrée du magasin, justement !

Bien équipée donc, je me suis donc dirigée vers le Sud en empruntant l’avenue Broadway... Sur le chemin, j’ai vu défiler boutiques de bijoux et de breloques, de frippes et de strass… Un certain sens du clinquant à paillettes auquel j’ai du mal à m’identifier. J’ai trouvé cela assez folklorique.





Au niveau de la 10e rue, en quittant Broadway avenue, je plongeais dans l’ambiance bucolique de Greenwich Village, charmant quartier résidentiel qui rassemble des gens « de pensée de gauche » disait la voix de l’audio-guide de l’autobus barbecue. Les habitations y sont de taille humaine, dépassant rarement 3 ou 4 étages, la plupart du temps en briques rouges.


 

Dans certaines rues, on pourrait se croire à Montréal, avec ses escaliers extérieurs, ses petites plates bandes en façade, ses rues bordées d’arbres et ses bicyclettes en attente sur le trottoir. Bistros, cafés ou salons de thé donnent un petit côté européen. L’ambiance y est sympathique, détendue, conviviale.



J’avais décidé de suivre l’itinéraire de promenade suggéré par le guide de l’Édition Libre Expression qui ressemble aux guides Gallimard illustrés.

Le parcours très séduisant sur le papier m’a menée de surprises en surprises, certaines programmées par le guide d’autres tout à fait fortuites, comme dans Cornelia Street, petite rue devenue piétonne ce jour-là et qui fut pour l’occasion le théâtre de concerts improvisés sur un piano à queue déposé au milieu de la rue, devant la terrasse d’un café. À l’instant où j’arrivais, deux excellents pianistes se sont mis à improviser des variations à 4 mains dans un style classique virant au jazz avec quelques petites citations thématiques en guise de clin d’œil aux initiés. Instant éphémère et bonheur du moment présent. Une surprise dans mon itinéraire du jour.

Ainsi, j’ai marché… marché… marché… de longues heures durant… sans parvenir à m’arrêter vraiment… avide de découvrir toujours un peu plus des petits côtés cachés de la ville, à l’écart des circuits touristiques de masse.
J’ai découvert ainsi Greenwich Village, ses petites rues verdoyantes, ses petits cafés et ses boutiques vintage,
Washington Square Park, son arc de triomphe à la française et ses jets d’eau rafraîchissants,
SoHo, ses galeries d’art, ses designer de modes et ses bâtiments industriels reconvertis en ateliers d’artistes pour artistes branchés qui en ont les moyens,



Broadway et la 5e avenue, enfilades de boutiques de fringues, de décoration et de cuisine rapide,
mais aussi plein de petites rues adjacentes où l’on trouve parfois des théâtres aux devantures fantaisistes, des petites boutiques plus confidentielles…





J’ai effleuré Little Italy et Chinatown sans m’y attarder vraiment, réservant leur visite plus exhaustive pour un prochain voyage.
J’ai aussi eu un bref aperçu d’East-Village qui n’a pour le coup rien d’accueillant ni de très reluisant.









Je me suis finalement arrêtée au coin de Bleecker et Lafayette, dans l’une des nombreuses succursales Au Pain Quotidien, pâtisserie et salon de thé à la française, rustique et chaleureux, histoire de reprendre un peu de force avant de revenir à l’hôtel… toujours à pieds. Une bonne apple and almonds tart with an ice tea, please !


Depuis trois jours, nous croulions sous un soleil de plomb et 30°C à l’ombre. Recherchant la fraîcheur, chaque pause gourmande fut l’occasion d’une pause climatisée fort appréciée.

J’ai marché ce troisième jour plus de 6 heures sans m’arrêter… ou presque. J’ai parcouru cette journée-là des kilomètres de rues, de parcs, de places…
J’ai croisé beaucoup de monde, entendu toutes sortes de langages, rencontré plein de musiciens… Je m’émerveillais de l’omniprésence de la musique dans les parcs : ici un quartet de jazz, là un ensemble de violoncelles, ailleurs un troupeau de guitaristes, encore ailleurs un groupe de chanson pop… J’ai finalement réalisé un peu plus tard, un peu trop tard peut-être... que nous étions le 21 juin et que ces petits évènements étaient les manifestations timides de la Fête de la musique version new-yorkaise, plus confidentielle que la version française que j’ai connue plus tapageuse et envahissante.
On dit de Montréal qu’elle est une ville cosmopolite, mais New-York l’est davantage encore. Asiatiques, blacks et latinos occupent une place importante dans le paysage new-yorkais. Toutes sortes d’accents, de cultures et de religions se côtoient, se mélangent et cohabitent dans une apparente harmonie. C’est le melting pot américain.  

En ce qui concerne l’architecture, nous n’en avons perçu que son aspect extérieur, mais les guides que nous avons parcourus montrent quelques photos des halls d’entrées de certains buildings qui rivalisent de démesure dans l’utilisation de stuc, de marbres, de miroirs, de dorures…
Extérieurement, certains buildings reproduisent des esthétiques parfois tout à fait anachroniques, tantôt néogothique avec arcs brisés et flêches gothiques (Woolworth Building), tantôt du style Tudor (Tudor City) avec petites tourelles et briques rouges… 

Les Américains ont aussi l’art de faire du faux vrai en construisant des églises gothiques à la fin du XIXe siècle ou en copiant l’arc de triomphe de Paris à Washington Park Place, ou encore l'architecture vénitienne, grecque ou de style renaissance. À travers ces fantaisies, New-York semble vouloir s’approprier une histoire qui n’est pas la sienne.

Éric et moi avons sorti notre plus bel anglais, rudimentaire et pitoyable car tellement rouillé, mais somme toute suffisamment efficace pour nous permettre de communiquer nos besoins, de magasiner sans trop d’exigences, de maîtriser ce que nous avions dans nos assiettes. Dans la rue, au restaurant, à l’hôtel, nous étions toujours très fiers d’arriver à nous faire comprendre en une seule phrase. La tâche était plus ardue lorsqu’il s’agissait de répondre à une question qui nous était lancée sans que nous ne l’ayons vue venir. Des vrais touristes ! Malgré tout, nous avons toujours été très bien accueillis. Sauf exception, toujours avec le sourire et le sens du service.

Contrairement à ce que craignais, si la ville semble très agitée, j’ai trouvé les new-yorkais plutôt tranquilles. Beaucoup moins énervés que les parisiens ! Au fond, nous n’avons pas été très dépaysés. Il y a un peu de Montréal dans New-York…

Lors de notre dernière soirée à New-York, nous avons célébré nos retrouvailles après notre journée en solo autour d'un bon apéro et d'une bonne pizza new-yorkaise !

Demain, retour à la maison !


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vendredi 31 mai 2013

Posted by Marie Posted on 14:19:00 | No comments

Petite Séduction

Au début du printemps,
l'émission populaire de la chaîne de télévision publique La Petite Séduction
faisait une halte à Mont-Saint-Hilaire.

La population de la ville tentait alors de séduire l'invitée du jour,
Louise Deschâtelets, animatrice et comédienne,
par différents stratèges.

Les Jeunes Voix du Cœur dont je suis l'accompagnatrice
était déléguées pour lui chanter la pomme
en interprétant le nouvel hymne à Mont-Saint-Hilaire,
fraîchement écrit par le maire de la ville
sur une musique d'un de mes collègues de l'école secondaire.

Voici un court extrait de l'émission diffusée le 29 mai 2013
à la télévision nationale publique de Radio-Canada.



3 heures de tournage pour 30 secondes de diffusion !
Brève apparition mais succès durable !
On en parle encore !


mardi 28 mai 2013

Posted by Marie Posted on 23:26:00 | No comments

Souvenirs de Russie


Lendemain de concert, où il faut apprendre à tourner les pages et à vivre avec le silence…

Depuis des mois une grosse partie de mon énergie et de ma concentration ont été mobilisées par la préparation et la réalisation d'un projet ambitieux autour du Chœur de la montagne et ses 80 choristes, à 2 pianos et 5 percussionnistes bien équipés dans un programme russe stimulant pour la pianiste que je suis.
Au programme, de courtes œuvres de Tchaïkovski et Rachmaninov, les Danses Polovtsiennes de Borodine mais aussi et surtout, la pièce maîtresse de ce programme : AlexanderNevski de Prokofiev, cantate composée pour le film d'Eisenstein narrant la grande bataille menée par Alexander Nevski contre les Teutons au XIIIe siècle. Musique ô combien narrative et évocatrice à la gloire de la Russie !
J’ai eu un plaisir fou à jouer cette œuvre dans les arrangements fraîchement pondus de notre directeur musical. Les pianos y ont eu une place de choix, pleine de défis, de petits obstacles et d'acrobaties. J'avais été effrayée, il y a de cela quelques semaine, à la découverte des premières pages de l'arrangement alors en cours de réalisation. Mais à force de travail et de persévérance, ma pugnacité a eu raison de mes appréhensions.
Ce week-end est ainsi venu couronner ma saison d'accompagnatrice d'une belle victoire sur moi-même et mes petits fantômes. Portée par un vent d'énergie russe, je me suis sentie forte, solide, sereine et confiante, plus à l'aise que jamais devant une église deux fois bondée, malgré la difficulté du programme qui, somme toute, m'est apparue bien relative.

C'est la première fois depuis des années qu'au lendemain d'un projet aussi captivant qui a été le centre de mes préoccupations de longues semaines durant et le prétexte à bien des rencontres et échanges, je ne ressens pas cette terrible sensation de vide des lendemains de fête.
Au fond, je me sens comblée, remplie, enrichie d'une magnifique expérience qui restera longtemps présente à ma mémoire, nourrie par cette merveilleuse aventure russe à laquelle je suis fière d'avoir participé. Ce bonheur durable me fait grandir.

Pour ceux qui n'ont pas pu assister à cette bataille épique, je vous livre en exclusivité un petit extrait de ce concert, la pièce finale d'Alexander Nevski, en espérant vous emmener avec moi sur mon petit nuage russe...



par Le Chœur de la Montagne
dirigé par Julien Proulx
concert donné le dimanche 26 mai 2013
à l'église Saint-Matthieu de Beloeil, Québec, Canada

dimanche 19 mai 2013

Posted by Marie Posted on 13:28:00 | No comments

Chants russes

Cette semaine est la dernière ligne droite de ma saison de pianiste,
la dernière semaine avant les concerts du Chœur de la montagne
réalisation qui marquera mon année d'accompagnatrice avec
un des plus beaux projets de ma vie de musicienne de ces dernières années.


Au programme
Les Danses Polovtsiennes de Borodine
Alexandre Nevski de Prokofiev, œuvre composée pour le film mythique d'Eisenstein,
arrangée pour l'occasion pour 2 pianos et 5 percussionnistes bien équipés
par Julien Proulx, le directeur musical de ce beau projet
et quelques autres pièces courtes de Tchaïkovsky et Rachmaninov.
Un concert qui promet d'être intense, émotionnellement et... physiquement !

Après avoir passé hier une journée entière en répétition avec tous les acteurs de ce concert, nous avons prolongé notre soirée autour d'un souper russe en petit comité, souper bien garni et bien arrosé... de Vodka !... histoire de bien nous mettre dans l'ambiance russe pour la prochaine semaine !
на здорове*

Aujourd'hui, petite journée tranquille pour nous remettre des petits excès de la veille...


Pour patienter jusque vendredi, voici une petite vidéo promotionnelle de l'évènement pour vous mettre dans l'ambiance.
* À votre santé !
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