Deuxième jour : une parenthèse de verdure
Selon les plans que nous avions faits pour notre séjour, ce
deuxième jour devait marquer une pause, un léger répit. Une journée de
détente que nous voulions verte et ressourçante, pour ne pas risquer l’overdose
de vie urbaine mais aussi pour soigner nos blessures…
Direction : Central Park !
Pour nous rendre jusqu’au parc, nous avons choisi
l’aventure : le métro new-yorkais. Petite expérience à vivre pour qui veut
bien connaître la ville de l’intérieur, sa logique, ses codes, ses secrets bien
gardés… Mais au fond, point de traumatisme de ce côté-là non plus ! Le métro
new-yorkais ressemble à ceux de Montréal ou de Paris sous bien des aspects. Les
lignes sont désignées par des lettres ou des chiffres (A, B, C… ou 1, 2, 3…) et
les directions de manière un peu globale du genre « Uppertown » pour
aller vers le Nord ou « Brooklyn » vers le Sud. Pour les subtilités,
c’est en voyageant qu’on devient voyageron ! Il faut faire preuve d’un peu de
sens de l’observation pour comprendre la logique du système local. Certaines
lignes se partagent un trajet commun mais ne s’arrêtent pas toutes aux mêmes
arrêts. Le décodage des indices et signes divers s’apprend sur le tas. J’avoue
ne pas avoir été trop mauvaise à ce niveau-là et avoir évité quelques écueils, mais
parfois de justesse ! Habitude des transports en commun parisiens, un atout !
Valeureux piétons sortis du métro, nous allions enfin
découvrir Central Park.
Une après-midi à Central Park.
Tout fraîchement sortis du métro climatisé, nous avons
entrepris de louer deux vélos à l’entrée du parc. Une autre étape initiatique
de la vie de touriste ! Partout aux alentours du parc, des rabatteurs de toutes
origines essayent d’appâter les touristes vers des deals obscurs en leur offrant pour le meilleur prix un vélo
invisible au léger goût d’illégalité. Leur arrogance et leur insistance sont
sans vergogne. Ils vont jusqu’à pêcher le client jusque sous le parasol du
fournisseur principal et officiel de vélos du parc. Autant d’insistance et de
promesses alléchantes sont suspectes. Nous avons résisté aux voix des sirènes
pour n’écouter que celle de notre raison et avons loué deux beaux vélos par la
voie la plus sûre, mais pas la moins onéreuse !
Après cette pause nature, nous avions imaginé poursuivre
notre initiation touristique du côté de Uppertown, partie Nord de Manhattan, de
nouveau à bord de nos autobus à plate-forme chauffante.
Trop chaud ! Trop
bruyant ! Nous avons déclaré forfait au bout de deux coins de rue et avons
renouvelé notre expérience du métro, toujours avec succès !
À ce stade-ci de notre séjour, nous faisions l’inventaire de
nos blessures et commencions à faire le compte de nos ampoules respectives. On
nous avait prévenu que pour partir à la conquête de New-York, il fallait
s’armer d’une bonne paire de chaussures. C’est ce que nous avions fait. Malgré
cela, des petits bobos ont fait irruption, au détour d’un doigt de pied, dans
un pli des coussinets fragiles…
Que seront nos plans du lendemain ?
Nous ferons le point après une bonne nuit de sommeil. Les autres articles du voyage :
Un voyage à New-York 1/7 : une envie grandissante
Un voyage à New-York 2/7 : un voyage au long cours
Un voyage à New-York 3/7 : premières impressions
Un voyage à New-York 4/7 : comme de vrais touristes
Un voyage à New-York 5/7 : un oasis de verdure
Un voyage à New-York 6/7 : 1 Km à pieds...
Un voyage à New-York 7/7 : en guise de conclusion
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire