lundi 24 juin 2013

Posted by Marie Posted on 04:00:00 | No comments

Un voyage à New-York (5/7) : un oasis de verdure


Deuxième jour : une parenthèse de verdure

Selon les plans que nous avions faits pour notre séjour, ce deuxième jour devait marquer une pause, un léger répit. Une journée de détente que nous voulions verte et ressourçante, pour ne pas risquer l’overdose de vie urbaine mais aussi pour soigner nos blessures…
Direction : Central Park !

Pour nous rendre jusqu’au parc, nous avons choisi l’aventure : le métro new-yorkais. Petite expérience à vivre pour qui veut bien connaître la ville de l’intérieur, sa logique, ses codes, ses secrets bien gardés… Mais au fond, point de traumatisme de ce côté-là non plus ! Le métro new-yorkais ressemble à ceux de Montréal ou de Paris sous bien des aspects. Les lignes sont désignées par des lettres ou des chiffres (A, B, C… ou 1, 2, 3…) et les directions de manière un peu globale du genre « Uppertown » pour aller vers le Nord ou « Brooklyn » vers le Sud. Pour les subtilités, c’est en voyageant qu’on devient voyageron ! Il faut faire preuve d’un peu de sens de l’observation pour comprendre la logique du système local. Certaines lignes se partagent un trajet commun mais ne s’arrêtent pas toutes aux mêmes arrêts. Le décodage des indices et signes divers s’apprend sur le tas. J’avoue ne pas avoir été trop mauvaise à ce niveau-là et avoir évité quelques écueils, mais parfois de justesse ! Habitude des transports en commun parisiens, un atout !

Valeureux piétons sortis du métro, nous allions enfin découvrir Central Park.

Une après-midi à Central Park.

Tout fraîchement sortis du métro climatisé, nous avons entrepris de louer deux vélos à l’entrée du parc. Une autre étape initiatique de la vie de touriste ! Partout aux alentours du parc, des rabatteurs de toutes origines essayent d’appâter les touristes vers des deals obscurs en leur offrant pour le meilleur prix un vélo invisible au léger goût d’illégalité. Leur arrogance et leur insistance sont sans vergogne. Ils vont jusqu’à pêcher le client jusque sous le parasol du fournisseur principal et officiel de vélos du parc. Autant d’insistance et de promesses alléchantes sont suspectes. Nous avons résisté aux voix des sirènes pour n’écouter que celle de notre raison et avons loué deux beaux vélos par la voie la plus sûre, mais pas la moins onéreuse !
Enfourchant nos montures à deux roues, nous sommes partis à la découverte du parc avec une certaine nonchalance du pédalage, bravant quelques petites côtes savoureuses et méritant au passage un bon hot-dog, quelques gorgées d’eau et une bonne sieste à l’ombre sur un piton rocheux. Abandonnant nos montures, nous avons exploré les petits coins réservés aux piétons flâneurs… le pré vert où se prélasse et pique-nique une population métissée éparpillée en petits groupes, le petit lac bucolique aux eaux vertes caressées par les barques des couples romantiques, le jardin de Shakespeare peuplé des innombrables fleurs parsemant ses écrits, le château belvédère faussement gothique dominant le lac et ses environs…





Je me souviens d’une de mes premières lectures d’été, lorsque j’étais toute jeune. Peut-être mon premier roman probablement acquis grâce à la sélection estivale de France Loisirs : Le Prince de Central Park de Evan H. Rhodes. Un jeune garçon de 11 ans, Jay-Jay s’est échappé de l'appartement de sa mère adoptive pour fuir sa tyrannie. « Mais ce Gavroche des temps modernes a plus d'un tour dans sa besace et devient bien vite le Robinson Crusoé de Central Park. Trouvant refuge dans un chêne, il profite de la nuit pour découvrir son nouveau territoire magique... Il y survit au jour le jour, recueille un chien, fait la connaissance d'une vieille femme avec laquelle naît une curieuse amitié. Mais il doit aussi échapper à Elmo, un jeune drogué qui s'est juré de lui faire la peau... ».


Après cette pause nature, nous avions imaginé poursuivre notre initiation touristique du côté de Uppertown, partie Nord de Manhattan, de nouveau à bord de nos autobus à plate-forme chauffante.
Trop chaud ! Trop bruyant ! Nous avons déclaré forfait au bout de deux coins de rue et avons renouvelé notre expérience du métro, toujours avec succès !

À ce stade-ci de notre séjour, nous faisions l’inventaire de nos blessures et commencions à faire le compte de nos ampoules respectives. On nous avait prévenu que pour partir à la conquête de New-York, il fallait s’armer d’une bonne paire de chaussures. C’est ce que nous avions fait. Malgré cela, des petits bobos ont fait irruption, au détour d’un doigt de pied, dans un pli des coussinets fragiles…

Que seront nos plans du lendemain ?
Nous ferons le point après une bonne nuit de sommeil. 

Les autres articles du voyage :

Un voyage à New-York 1/7 : une envie grandissante
Un voyage à New-York 2/7 : un voyage au long cours
Un voyage à New-York 3/7 : premières impressions
Un voyage à New-York 4/7 : comme de vrais touristes
Un voyage à New-York 5/7 : un oasis de verdure
Un voyage à New-York 6/7 : 1 Km à pieds...
Un voyage à New-York 7/7 : en guise de conclusion

Categories:

0 commentaires:

  • RACCOURCIS

    Liens externes

  • NAVIGATION

    Pour lire la suite d'un article dont l'affichage est incomplet,
    cliquez sur son titre !
  • RECHERCHE

    Recherchez les articles qui vous intéressent en tapant un mot clé dans le champs correspondant en tête de page !
    Quelques suggestions de recherche :
    Lac Saint-Jean, Estrie, Vermont, Alsace, Gaspésie, Nouveau-Brunswick...