8 mars. Journée des femmes, dit-on.
Jour que je choisis pour reprendre le fil de l'écriture après une longue interruption devenue presque habituelle à cette période-ci de l'année. Chaque année, les messages se font plus rares entre décembre et avril. La colonne de droite où figurent les archives de ce blog témoigne des effets de l'hiver.
Le temps semble s'être figé. Un jour de tempête. Le 27 décembre.
Le silence de mon blog est grand... à la mesure du temps que je passe à lire. Lire. Lire des centaines de pages de musique qui m'arrivent par tas au fur et à mesure que s'annoncent différents contrats, projets, concerts à venir, certains tas plus urgents que d'autres. Parfois, à quelques jours d'avis. Lire... Dans l'urgence et la nécessité de passer au travers d'un nouveau tas, j'ai cru l'autre jour frôler l'overdose de notes. Un drôle de sentiment, une impression passagère que le cerveau n'en veut plus, qu'il n'est plus capable d'en prendre, qu'il n'y a plus de place pour une note de plus. Mais ce n'est qu'illusion ! Une petite marche au grand air, sous le ciel bleu, au soleil de la mi-mars et ça repart !
Ce sont des milliers de notes égrenées sur les touches de mon piano, certaines déjà familières, d'autres toutes nouvelles, inconnues, étrangères... Les rendre familières à leur tour.
Depuis janvier, les contrats se multiplient. Remplacer une pianiste ici, la même là, une autre ailleurs, reprendre les contrats des années passées, les développer, en accueillir d'autres... Tout cela fait boule de neige.
Pour la première année depuis que je vis au Québec, je croule sous les partitions ! Un contrat = un classeur. Ces temps-ci, 7 classeurs attendent au pied de mon piano que je les ouvre, que je les parcoure, que je fasse de la musique de ces milliers de petites boules noires couchées sur le papier. Chaque lecture est la répétition d'un évènement à venir : concerts et examens des élèves de deux écoles secondaires à vocation musicale (une centaine en tout !), concours régionaux et provinciaux, audition au Conservatoire de Montréal, remplacements auprès de 3 choeurs différents, concerts avec 2 autres, etc... Si on se fie à mon activité pianistique, mon silence n'est donc que relatif.
Je ne me plains pas. Je sais trop que cela n'est que passager. Après l'abondance, le grand vide.
Se laisser porter par le vent quand il souffle.
Se nourrir du sentiment de satisfaction d'être désormais un élément actif de ce paysage que l'on a si souvent convoité sans s'y projeter tout à fait. En faire partie, parce qu'on m'y a invitée, simplement. Finalement. C'est là ma récompense. Après 10 ans de jardinage et de tranquille détermination.
Jour que je choisis pour reprendre le fil de l'écriture après une longue interruption devenue presque habituelle à cette période-ci de l'année. Chaque année, les messages se font plus rares entre décembre et avril. La colonne de droite où figurent les archives de ce blog témoigne des effets de l'hiver.
Le temps semble s'être figé. Un jour de tempête. Le 27 décembre.
Le silence de mon blog est grand... à la mesure du temps que je passe à lire. Lire. Lire des centaines de pages de musique qui m'arrivent par tas au fur et à mesure que s'annoncent différents contrats, projets, concerts à venir, certains tas plus urgents que d'autres. Parfois, à quelques jours d'avis. Lire... Dans l'urgence et la nécessité de passer au travers d'un nouveau tas, j'ai cru l'autre jour frôler l'overdose de notes. Un drôle de sentiment, une impression passagère que le cerveau n'en veut plus, qu'il n'est plus capable d'en prendre, qu'il n'y a plus de place pour une note de plus. Mais ce n'est qu'illusion ! Une petite marche au grand air, sous le ciel bleu, au soleil de la mi-mars et ça repart !Ce sont des milliers de notes égrenées sur les touches de mon piano, certaines déjà familières, d'autres toutes nouvelles, inconnues, étrangères... Les rendre familières à leur tour.
Depuis janvier, les contrats se multiplient. Remplacer une pianiste ici, la même là, une autre ailleurs, reprendre les contrats des années passées, les développer, en accueillir d'autres... Tout cela fait boule de neige.
Pour la première année depuis que je vis au Québec, je croule sous les partitions ! Un contrat = un classeur. Ces temps-ci, 7 classeurs attendent au pied de mon piano que je les ouvre, que je les parcoure, que je fasse de la musique de ces milliers de petites boules noires couchées sur le papier. Chaque lecture est la répétition d'un évènement à venir : concerts et examens des élèves de deux écoles secondaires à vocation musicale (une centaine en tout !), concours régionaux et provinciaux, audition au Conservatoire de Montréal, remplacements auprès de 3 choeurs différents, concerts avec 2 autres, etc... Si on se fie à mon activité pianistique, mon silence n'est donc que relatif.
Je ne me plains pas. Je sais trop que cela n'est que passager. Après l'abondance, le grand vide.
Se laisser porter par le vent quand il souffle.
Se nourrir du sentiment de satisfaction d'être désormais un élément actif de ce paysage que l'on a si souvent convoité sans s'y projeter tout à fait. En faire partie, parce qu'on m'y a invitée, simplement. Finalement. C'est là ma récompense. Après 10 ans de jardinage et de tranquille détermination.
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