Me voici face à un beau problème.
J'ai fait récemment la connaissance de S., 12 ans, un de mes nouveaux élèves en piano à l’école secondaire. Simon est un garçon particulièrement doué. Lorsque je dis « doué », je veux dire qu’il a non seulement une facilité technique exceptionnelle pour le piano, une culture étonnamment étendue pour un jeune de cet âge-là, mais aussi une mémoire, une oreille et une créativité tout à fait hors norme.
Lorsque nous parlons de répertoire, chaque fois que je lui mentionne un titre d’œuvre, il me joue spontanément les premières mesures, mains ensembles, sans jamais les avoir réellement pratiquées. Lorsque je lui joue une pièce, il est capable de rejouer immédiatement les premières mesures sans en avoir lu la partition. Par ailleurs, il manifeste un goût particulier et fait déjà preuve d’un grand talent pour la composition et l’improvisation. Il rêve depuis tout petit d’être compositeur de musique classique.
S. fait preuve d’une facilité déconcertante techniquement. Il a commencé le piano il y a deux ans à peine, un peu par hasard, sa famille n’étant pas du tout musicienne. Son niveau est d’autant plus impressionnant. Son jeu doit bien sûr se consolider, s’affiner. Je l’aide en ce sens. Mais à voir la rapidité avec laquelle il réagit à mes remarques et assimile de nouveaux gestes instantanément, il progresse très rapidement et pourrait certainement prétendre à un niveau supérieur dans les deux prochaines années. Son potentiel énorme mérite attention et qu’on lui permette de le développer à son maximum.
Ses parents sont très à l’écoute de toutes suggestions qu’on pourrait leur faire pour orienter leur fils dans la réalisation de son rêve, prêts à l’accompagner dans son cheminement.
Consciente de la responsabilité qui me revient en tant que professeure de S., je réfléchis en ce moment à la meilleure orientation à lui donner pour sa progression mais aussi pour son épanouissement. J’ai demandé conseil à mes collègues musiciens de haut calibre de la sphère montréalaise. Ils appuient unanimement l'idée de le préparer aux auditions du Conservatoire de Montréal en piano mais me conseillent de le laisser développer sa propre personnalité de compositeur avant qu’il n’intègre une structure académique. Qu’ils se nourrisse pour le moment de la richesse sonore et documentaire illimitée accessible sur Internet pour s’imprégner du style des grands compositeurs, de leur langage, de leur univers et développer son propre langage. C’est ce qu’il fait goulument à longueur de temps, avec un appétit insatiable et une inspiration intarrissable.
J'ai fait récemment la connaissance de S., 12 ans, un de mes nouveaux élèves en piano à l’école secondaire. Simon est un garçon particulièrement doué. Lorsque je dis « doué », je veux dire qu’il a non seulement une facilité technique exceptionnelle pour le piano, une culture étonnamment étendue pour un jeune de cet âge-là, mais aussi une mémoire, une oreille et une créativité tout à fait hors norme.
Lorsque nous parlons de répertoire, chaque fois que je lui mentionne un titre d’œuvre, il me joue spontanément les premières mesures, mains ensembles, sans jamais les avoir réellement pratiquées. Lorsque je lui joue une pièce, il est capable de rejouer immédiatement les premières mesures sans en avoir lu la partition. Par ailleurs, il manifeste un goût particulier et fait déjà preuve d’un grand talent pour la composition et l’improvisation. Il rêve depuis tout petit d’être compositeur de musique classique.
S. fait preuve d’une facilité déconcertante techniquement. Il a commencé le piano il y a deux ans à peine, un peu par hasard, sa famille n’étant pas du tout musicienne. Son niveau est d’autant plus impressionnant. Son jeu doit bien sûr se consolider, s’affiner. Je l’aide en ce sens. Mais à voir la rapidité avec laquelle il réagit à mes remarques et assimile de nouveaux gestes instantanément, il progresse très rapidement et pourrait certainement prétendre à un niveau supérieur dans les deux prochaines années. Son potentiel énorme mérite attention et qu’on lui permette de le développer à son maximum.
Ses parents sont très à l’écoute de toutes suggestions qu’on pourrait leur faire pour orienter leur fils dans la réalisation de son rêve, prêts à l’accompagner dans son cheminement.
Consciente de la responsabilité qui me revient en tant que professeure de S., je réfléchis en ce moment à la meilleure orientation à lui donner pour sa progression mais aussi pour son épanouissement. J’ai demandé conseil à mes collègues musiciens de haut calibre de la sphère montréalaise. Ils appuient unanimement l'idée de le préparer aux auditions du Conservatoire de Montréal en piano mais me conseillent de le laisser développer sa propre personnalité de compositeur avant qu’il n’intègre une structure académique. Qu’ils se nourrisse pour le moment de la richesse sonore et documentaire illimitée accessible sur Internet pour s’imprégner du style des grands compositeurs, de leur langage, de leur univers et développer son propre langage. C’est ce qu’il fait goulument à longueur de temps, avec un appétit insatiable et une inspiration intarrissable.
En 25 ans d’enseignement,
c'est la première fois que je rencontre un si beau problème !
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