Avant de quitter la région, nous avons pris soin de faire le plein de petits souvenirs aux bleuets (car, oui, j'oubliais, le Lac Saint-Jean est le pays des bleuets !), de faire provision de bons "fromages-d'ici-pour-les-gens-d'ici" (sic la pub), de faire une dernière visite dans un petit musée local, de prendre un dernier casse-croûte santé dans un bistro du coin et avons repris la route vers le Sud. Pas le Sud du lac ! Le sud du Québec !
Après 6 heures de route dans le four de la voiture (eh oui ! la clim était en panne...), sur le point de caraméliser, nous étions enfin de retour à la maison... où la cuisson a continué. C'est chaud une maison qui n'a pas été aérée ni rafraîchie quand il fait 30-35°C dehors depuis une semaine !
Après une nuit de climatisation forcée, la fraîcheur revient, à l'intérieur.
À l'extérieur, c'est comme dans un four. 35°C à l'ombre et humidité accablante. Je n'ose pas ouvrir la porte et mettre le nez dehors...
En quelques heures, les choses reprennent leur place. Le linge lavé, la vaisselle rangée, le jardin arrosé, le courrier épluché, la tente dépliée, nettoyée, repliée. Rangée. Elle le restera un bon moment.
Le camping, c'est une religion; il faut y croire. Une profession; il faut être outillé comme un pro et faire preuve de savoir-faire... Ça dure un temps. Après, on se fatigue.
Les petites contraintes de la vie quotidienne du campeur (le stock à déménager, la tente à monter et démonter, les sanitaires à partager, les toilettes à l'autre bout du chemin, les mouches omniprésentes, le soleil qui se couche et se lève trop tôt, la pluie qui bat et dérange, la répétition de la cuisine lyophilisée et les pâtes au camping-gaz...) sont autant de petits irritants quand l'énergie n'y est pas. Ils usent plus qu'ils ne regénèrent. Au début, on trouve ça drôle. Mais quand la fatigue est trop grande, ça l'est moins. Alors, même quand le site est magnifique, que les voisins sont assez loin pour qu'on puisse ignorer leur présence, les petits bonheurs de la vie en pleine nature, le chant des oiseaux et la chaleur du feu de bois ne suffisent plus à faire oublier les petits inconvénients.
Bien entraînés depuis quelques années et bien partis dans notre progression de campeurs expérimentés et toujours très organisés, nous avons malgré tout aujourd'hui conscience que ce voyage a sûrement sonné le glas de notre aventure de campeurs.
Nous sommes par contre revenus avec une certitude : une semaine à Chambord, sur le bord du Lac Saint-Jean, s'impose comme un rendez-vous incontournable pour les étés à venir.
Adieu le camping ! Mais à nous le petit chalet !
Un voyage s'achève. Un autre se prépare...
Sur la route des vacances, une échappée au Lac Saint-Jean
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire