Grosse journée !
Toute la journée à l’école secondaire pour accompagner les élèves de secondaire 5 (17 ans-18 ans) en solistes devant leurs camarades de classe – on appelle cela les "Moments Intimes" - et faire répéter les élèves de deux autres classes, plus jeunes, puis la soirée à la maison avec 5 de mes élèves. La journée achevée, je souffle.
J’ai été assez énervée la semaine passée par un de mes collègues, soit disant coordinateur, qui ne coordonne rien, sous prétexte d’avoir mille autres choses à faire, à penser… Je lui ai fait comprendre mon agacement ce matin et finalement, nous avons trouvé à nous sortir de notre emploi du temps compliqué, avec un peu de bonne volonté et… de coordination. Cela m’a pesé sur le moral toute la semaine passée. Je pédale encore pour rattraper aussi l’erreur d’une prof de clarinette qui habituellement est plutôt organisée mais qui semble un peu débordée en ce moment par une vie professionnelle intense. Je me trouve à devoir faire répéter en catastrophe 10 de ses élèves alors que cela aurait dû être planifié. Pourquoi faire les choses sereinement quand on peut les faire dans le stress ? Cela ajoute à mon agacement. Mais bon, je dois vivre avec.
J’ai au moins le bonheur (la consolation ?) d’avoir dans cette école quelques très bonnes élèves en piano, motivées et très douées, mais surtout d’avoir en général et globalement un bon contact avec les ados.
J’ai au moins le bonheur (la consolation ?) d’avoir dans cette école quelques très bonnes élèves en piano, motivées et très douées, mais surtout d’avoir en général et globalement un bon contact avec les ados.
Quand les adultes me fatiguent, les ados me requinquent. Quand les ados m'exaspèrent, les adultes me consolent.
Je dois dire que, contrairement à l’année passée, ces concerts en journée se passent plutôt très bien. Comme interprètes, les élèves s’appliquent davantage dans leur présentation, leur écoute comme spectateur est plutôt de bonne qualité. J’ai même été surprise ce matin, je l’avoue. Nous avons fait les Moments Intimes dans la salle de cours, amphithéâtre à l'acoustique épouvantable, qui habituellement résonne à s’en rendre sourd. Mais ce matin y régnait un silence quasi-religieux, une qualité d'écoute que je ne connaissais pas à ces ados habituellement si bruyants. Ils sont donc capables de silence !
Bref, je suis parfois découragée par le manque de coordination de l'école, mais je ne désespère pas qu’un jour, avec un bon encadrement des jeunes, le programme de « concentration musique » retrouve une certaine dynamique, une belle qualité de vie musicale, humaine...
Il me tarde que le coordinateur prenne sa retraite, dans deux ans, je crois. J’espère tenir jusque là. Certains jours de la semaine passée, j’en doutais. Aujourd'hui, je ne sais plus.



