Bon... Faut faire des choix !
Chaque année depuis que je suis ici, mon emploi du temps se remplit un peu plus.
Un peu plus de cours.
Un peu plus de projets.
Un peu plus de partitions à déchiffrer.
Un peu plus de concerts à préparer.
Un peu plus d'oeuvres à assimiler.
J'ai toujours une petite appréhension lorsque je commence un nouveau projet. Au pied de la montagne, il me semble que l'effort à fournir devra être considérable.
Aurai-je le temps ?
Aurai-je l'énergie suffisante et nécessaire pour cette longue ascension ?
Une fois le chemin entamé, la confiance me gagne au fur et à mesure que je gagne de l'altitude et me rapproche du sommet. Finalement, je me rends compte que je n'avais pas de raison de m'en faire tant que ça. Je constate que ce qui me paraissait énorme une année me paraît ordinaire l'année suivante. C'est l'habitude qui s'installe. Le métier qui rentre. On l'a fait une fois, on peut bien le faire une autre fois, mais plus sereinement.
La montagne paraît toujours plus haute vue d'en bas.
Depuis quelques semaines, je sens que mon emploi du temps ne me laisse plus assez de temps pour respirer, paresser, écrire, marcher, souffler. J'ai l'impression de courir après le temps sans jamais parvenir à le rattraper. Bien qu'apprenant à gérer les priorités, j'ai l'impression de ne plus faire les choses correctement. J’aime prendre mon temps pour faire les choses et n'aime pas les faire à moitié. La qualité de ce que je fais dépend essentiellement du temps que j’y passe. Quand le temps me manque, mon plaisir s'amenuise. La frustration me gagne. Je perds ma motivation. Je ne supporte pas longtemps les tiraillements.
C'est ma sérénité qui est en jeu. Mon sommeil aussi.
Il est temps de faire des choix. Sarcler, désherber, sacrifier une plante pour que vivent et s'épanouissent les autres à proximité. La nature fait bien les choses. En imposant la rigueur de l'hiver, elle fait des choix.
Je fais de même.
Je choisis de ne plus m'en faire pour ce qui ne mérite pas qu'on s'en fasse, de concentrer mes efforts sur ce qui est fondamental et vital pour moi. C'est un peu choisir un combat à ma portée, réaliste et à la mesure de mes compétences :
- Continuer d'assurer un service de qualité comme pianiste et pédagogue.
- Relever le défi enthousiasmant de nouvelles collaborations, en trio, à 2 pianos...
- À l'école secondaire, ne porter la responsabilité que de ce qui m'incombe réellement et laisser mes collègues assumer leur tâche (et leurs erreurs), fatiguée de pédaler pour rattraper les négligences de certains...
- Au violoncelle, renoncer provisoirement à l'orchestre symphonique pour me concentrer plus sereinement à l'approfondissement de mon nouvel instrument. C'est un peu moins de pression sur mes épaules et un peu plus de satisfaction pour la qualité de mon jeu.
- Enfin, garder du temps pour le partager. Avec Éric. Avec mes proches, mes amis, ici ou ailleurs...
Il m'appartient de prendre soin de cette terre sur laquelle se bâtit mon avenir, proche et lointain, pour qu'elle soit un terreau fertile afin que naissent de beaux fruits.
Chaque année depuis que je suis ici, mon emploi du temps se remplit un peu plus.
Un peu plus de cours.
Un peu plus de projets.
Un peu plus de partitions à déchiffrer.
Un peu plus de concerts à préparer.
Un peu plus d'oeuvres à assimiler.
J'ai toujours une petite appréhension lorsque je commence un nouveau projet. Au pied de la montagne, il me semble que l'effort à fournir devra être considérable.
Aurai-je le temps ?
Aurai-je l'énergie suffisante et nécessaire pour cette longue ascension ?
Une fois le chemin entamé, la confiance me gagne au fur et à mesure que je gagne de l'altitude et me rapproche du sommet. Finalement, je me rends compte que je n'avais pas de raison de m'en faire tant que ça. Je constate que ce qui me paraissait énorme une année me paraît ordinaire l'année suivante. C'est l'habitude qui s'installe. Le métier qui rentre. On l'a fait une fois, on peut bien le faire une autre fois, mais plus sereinement.
La montagne paraît toujours plus haute vue d'en bas.
Chaque année s'enrichit de nouvelles expériences qui se superposent aux précédentes, comme les multiples strates d'une couche sédimentaire. Aux activités déjà existantes s'ajoutent de nouvelles qui mobilisent toute mon énergie. Les anciennes constituent le socle sur lequel je me repose pour que naissent de nouveaux défis. Mais la montagne de choses à faire est chaque année un peu plus haute...
Depuis quelques semaines, je sens que mon emploi du temps ne me laisse plus assez de temps pour respirer, paresser, écrire, marcher, souffler. J'ai l'impression de courir après le temps sans jamais parvenir à le rattraper. Bien qu'apprenant à gérer les priorités, j'ai l'impression de ne plus faire les choses correctement. J’aime prendre mon temps pour faire les choses et n'aime pas les faire à moitié. La qualité de ce que je fais dépend essentiellement du temps que j’y passe. Quand le temps me manque, mon plaisir s'amenuise. La frustration me gagne. Je perds ma motivation. Je ne supporte pas longtemps les tiraillements.
C'est ma sérénité qui est en jeu. Mon sommeil aussi.
Il est temps de faire des choix. Sarcler, désherber, sacrifier une plante pour que vivent et s'épanouissent les autres à proximité. La nature fait bien les choses. En imposant la rigueur de l'hiver, elle fait des choix.
Je fais de même.
Je choisis de ne plus m'en faire pour ce qui ne mérite pas qu'on s'en fasse, de concentrer mes efforts sur ce qui est fondamental et vital pour moi. C'est un peu choisir un combat à ma portée, réaliste et à la mesure de mes compétences :
- Continuer d'assurer un service de qualité comme pianiste et pédagogue.
- Relever le défi enthousiasmant de nouvelles collaborations, en trio, à 2 pianos...
- À l'école secondaire, ne porter la responsabilité que de ce qui m'incombe réellement et laisser mes collègues assumer leur tâche (et leurs erreurs), fatiguée de pédaler pour rattraper les négligences de certains...
- Au violoncelle, renoncer provisoirement à l'orchestre symphonique pour me concentrer plus sereinement à l'approfondissement de mon nouvel instrument. C'est un peu moins de pression sur mes épaules et un peu plus de satisfaction pour la qualité de mon jeu.
- Enfin, garder du temps pour le partager. Avec Éric. Avec mes proches, mes amis, ici ou ailleurs...
Il m'appartient de prendre soin de cette terre sur laquelle se bâtit mon avenir, proche et lointain, pour qu'elle soit un terreau fertile afin que naissent de beaux fruits.

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