vendredi 20 août 2010


En plus de son Magasin Général découvert hier,
L'Anse-à-Beaufils détient un autre trésor de culture.
Il s'agit d'une Ancienne Usine désaffectée reconvertie en havre culturel touristique.
On y trouve notamment une salle de spectacle, un café-bistro et une galerie d'artistes.

La Vieille Usine de l'Anse-à-Beaufils

C'est dans la galerie que nous nous sommes attardés.

Photo : Internet

Nous y avons découvert une multitude de talents de la région exposés dans un vaste espace. 
La diversité et l'originalité de leurs créations m'ont profondément touchée.
Après nous être saturés de mauvais goût dans les boutiques à souvenirs de Percé,
se trouver dans un lieu aussi créatif est un baume sur le coeur !
Ça fait du bien !
C'est donc là qu'ils sont tous, les artistes de la région.
Ils ont trouvé un lieu chaleureux et accueillant pour se rassembler.
Cette visite a fait mon bonheur pour la journée !

Pour en savoir plus sur La Vieille Usine de l'Anse-à-Beaufils

Remplis d'émotions, nous poursuivons notre périple.


Jour 8 : Entrée dans la Baie des Chaleurs

La Baie des Chaleurs est la côte Sud de la Gaspésie.
A l'abri des grands courants marins, l'eau y est plus chaude qu'ailleurs...
mais pas suffisamment pour que nous nous laissions tentés par une baignade.
Il faut dire qu'il faisait ce jour-là un vent à décorner les boeufs.
Sur les conseils de la dame qui tenait la galerie de la Vieille Usine,
nous avons quitté la grande route
pour rejoindre une petite plage bien tranquille pour notre pique-nique.
Plage de l'Anse McInnis, à Gascons.

En après-midi, poursuivant notre route vers l'Ouest,
nous faisons une halte à Bonaventure.

Une autre boutique artisanale à ne pas manquer :
L'Atelier Verre et Bulles...
... où nous cèderons à nouveau à quelques coups de coeur.

Nous poserons finalement nos bagages à Carleton.
les montagnes gaspésiennes, vues depuis le Mont-St-Jacques, à Carleton

Carleton

Petite soirée sympa dans un bistro à tapas gaspésiennes.
Grande marche le long de la mer.
Demain nous remonterons à Ste-Flavie.
Ainsi s'achèvera notre tour de la Gaspésie.

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie
 

Jour 9 : de Carleton à Ste-Flavie, bouclons la boucle !

Tout près de Carleton se situe le site archéologique exceptionnel. C'est ici que l'on a trouvé les fossiles les plus anciens au monde, fossiles d'invertébrés remarquablement bien conservés et mis en valeurs dans une très belle exposition au Parc National de Miguasha.

Musée du Parc National de Miguasha
Photos : Internet
Petite visite sur le site même où se cachent les fossiles.

Après un bon pique-nique, nous poursuivrons notre route.
Pour rejoindre notre point de départ, Ste-Flavie,
nous remontons au Nord par la vallée de la rivière Matapedia.
Pont couvert de Routhierville


Dernière escale à Mont-Joli,
où nous profiterons du temps qu'il nous reste pour partir à la recherche
des 19 fresques murales qui colorent les bâtiments de la ville.





Après cette promenade divertissante, nous rejoignons Ste-Flavie.
La boucle est bouclée.
Ici s'achève notre tour de la Gaspésie.
Demain, nous rentrons à la maison.

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie
 


Jour 10 : de Ste-Flavie à Mont-Saint-Hilaire, le retour !

Ce dernier jour est le plus long. La Route 132 puis l'Autoroute 20 sont aussi monotones dans ce sens-là que dans l'autre.
Pour tuer le temps, nous tenterons un retour sur nos impressions de voyage. En guise de bilan.


La découverte de la Gaspésie a été pour nous celle d'un monde à part, parmi toutes les régions que nous avons parcourrues au Québec, de par l'omniprésence de la mer. L'économie, la culture, le tourisme, tout semble axé sur la richesse maritime.
Bien qu'ayant fait le tour de la Gaspésie en 10 jours (certains l'ont fait en 5 jours, je l'ai lu sur Internet !), nous ne prétendons pas avoir tout vu, ni tout perçu de la Gaspésie. Mais, heureux d'avoir découvert ce bout de Québec avec nos propres yeux, nous garderons quelques impressions personnelles générales mais aussi contrastées de ce voyage.


Quelques aspects marquants :

La rudesse de la Côte Nord, à travers son climat, son relief, 
la pauvreté qui se dégage de ses villages,
qui autrefois vivaient de la pêche et ont aujourd'hui du mal à subsister. 

La beauté de la nature à l'état brut, accessible par le Parc de la Gaspésie, le Parc Forillon,
dans un mélange heureux entre mer et montagnes, prairies de fleurs sauvages et falaises.

La beauté de la Pointe dont Percé rafle, avec son rocher, tous les suffrages en matière de charme touristique, mais dont l'aspect "vitrine de la Gaspésie"
a provoqué chez moi un certain malaise. 
Sans le tourisme, il n'y aurait plus de Percé. Sans Percé, il n'y aurait plus de tourisme.

Le vent dans la Baie des Chaleurs, région dont nous n'avons pas pris suffisamment
le temps d'explorer les recoins. Ce sera pour une prochaine fois.

Partout, l'omniprésence de la mer qui alimente le sentiment d'appartenance
des Gaspésiens à leur région.
"Vous avez les pommes. Nous, on a la mer!"

Mais aussi la tendance fatiguante typiquement québécoise de faire payer tout ce qui peut être source de profit : l'accès à un panorama, un phare, un parc,
une promenade, un stationnement, le moindre attrait... même le plus anodin. 
Il n'y a pas de petits profits !
Nous avons fini notre périple avec l'étrange sentiment d'être des vaches à lait. 
Quand une curiosité s'offre à nous gracieusement, 
on finit par croire que c'est par hasard... ou par négligence ! 
 

Il faut savoir que de nombreux Gaspésiens comptent sur les deux mois d'été de travail intensif pour pouvoir subsister jusqu'à l'été prochain.
Peut-être est-ce une explication à la multitude de chinoiseries qui prolifèrent dans les boutiques de souvenirs : puisqu'il y a une demande pour cela, on augmente son profit en répondant à cette demande. C'est la loi du marché. 
Accumuler les heures de travail est pour certains la principale préoccupation. Le sésame pour les allocations chômage. Cette dépendance, si elle motive la région à une vie culturelle saisonnière foisonnante, crée parfois chez ses habitants une lassitude teintée d'inquiétude. Pas assez de touristes est pour la plupart synonyme de pas d'allocations pour l'hiver... La précarité de cette situation provoque chez certains une palette de sentiments contradictoires. De fierté et de lassitude. De satisfaction et d'insécurité. Sans le tourisme, la Gaspésie ne survivrait pas. Mais sans les Gaspésiens, la Gaspésie ne serait pas cette destination touristique mondialement appréciée.
 
En fin de saison, les touristes se font plus rares. Nous avons bénéficié de cette accalmie non sans délectation, bien que la fatigue de certains hôteliers ou restaurateurs était palpable.

Une petite halte à Kamouraska.
Une dernière après Québec.
La route est plate mais les souvenirs sont tout en relief.


Ainsi s'achève notre périple.
La maison est toujours là.
Scapin, notre félin tigré, nous y attend.

mercredi 18 août 2010

Posted by Marie Posted on 22:25:00 | No comments

De retour dans mes pénates

Après un mois d'absence, partie à la rencontre de mes proches, amis et parents, de l'autre côté de la grande mare, me voici de retour dans mes pénates.
Ce voyage fut riche de petits moments à conserver dans la boîte à tendresse.

Quelques chaleureuses retrouvailles intenses et intensives avec des amis de toujours mais aussi avec d'autres jadis perdus de vue aujourd'hui joyeusement retrouvés, autour d'un repas, d'un déménagement, lors d'une balade, dans une gare ou un bistrot parisien, pour un tête à tête ou un simple coup de fil; des rencontres alsaciennes et familiales dont les journées animées furent orchestrées par des petits neveux trop contents de retrouver leur tante canadienne - j'en garderai le souvenir d'un petit ange gardien bien attentionné -; des échanges inattendus avec chacun d'eux, au gré des situations et des envies, empreints de tendresse et de sincérité, mais qui n'ont peut-être pas laissé beaucoup de place aux conversations d'adultes; de chouettes moments de musique partagés avec un petit frère sensible qui s'est laissé toucher, simplement; et, pour terminer, une virée amicale oxygénante dans les hautes montagnes pyrénéennes, à crapahuter de sommets en sommets, de crêtes en valons, de cols en refuges, des heures durant, sous un ciel exagérément clément, nécessaire retrouvaille avec soi-même, transition salutaire pour appréhender sereinement le chemin du retour.
Ainsi, je retrouve aujourd'hui mon cadre habituel avec plaisir : ma grande maison, mes petites affaires, Éric et Scapin, sans Michka, mon jardin sauvage qui recommence à fleurir, mon potager qui s'est avéré peu prolifique, les jolis villages de la région et leurs animations estivales, les jolies routes de campagne et leurs jolies maisons bien entretenues... et les multiples appels en attente sur mon répondeur, parents soucieux d'assurer une place parmi mes élèves à leur progéniture.
C'est aussi cela, le retour des vacances : une pile de courrier, une liste de courriels, une série de messages sur le répondeur...
Laissez-moi le temps d'atterrir !

Qu'à cela ne tienne, je repars !... avec Éric.
Direction : La Gaspésie !

dimanche 15 août 2010

Posted by Marie Posted on 13:38:00 | No comments

Randonnée dans les Pyrénées : Jour 1


De retour d'Alsace, mon séjour sur le vieux continent s'est achevé par une virée sportive dans les Pyrénées, où m'attendaient mon amie Sabine,
son mari, Paul, et leur fille Jeanne, 9 ans.
Ensemble, nous sommes partis avec nos petites chaussures de randonnée
à la conquête des hautes montagnes du Parc National des Pyrénées et de la vallée d'Aure, autour de Saint-Lary-Soulan.

Première journée : randonnée jusqu'au Pic de Bastan (2715 m), 6 heures de marche.

Départ du Col de Portet (2215 m d'alt.), au dessus de Saint-Lary-Soulan.
(une image vaut mille mots...)


GR 5 surplombant le Lac de L'Oule

 
Au loin, notre objectif, le Pic de Bastan

Pause-Pique-nique au Lac Supérieur (2260 m d'alt.)

 Panorama à partir du Col de Bastanet (2507 m d'alt.)
Au loin, le Pic du Midi.

Pause avant l'ascension du Pic de Bastan (2715 m d'alt.)

Redescente dans le pierrier du Col de Bastanet.

Pause au Refuge du Bastanet, vue sur les Lacs du Milieu.
Posted by Marie Posted on 13:30:00 | No comments

Randonnée dans les Pyrénées : Jour 2

Deuxième journée : montée au Lac de Bareilles ou de Bordères (1760 m d'alt.)

Petite marche santé de 45 minutes dans une sacrée pente !



Après une marche d'approche très sportive sous un cagnard abrutissant,
pause baignade (très) rafraîchissante au Lac de Bareilles
et pique-nique copieux pour régénérer les joyeux randonneurs.
Posted by Marie Posted on 13:00:00 | No comments

Randonnée dans les Pyrénées : Jour 3

Après 2 jours d'effort, un peu de répit pour les marcheurs.

Visite des petits villages d'Eget et de Tramezaïgues, à flanc de montagne.


Le clocher d'Eget

Le joli petit village d'Eget


Un peu plus loin...

... une chapelle sur la route de Tramezaïgues.

Posted by Marie Posted on 12:30:00 | No comments

Randonnée dans les Pyrénées : Jour 4

Dernier jour : Chemin des Crêtes

entre le Col de Portet (2215 m d'alt.) et le Pichaley (2626 m d'alt.)
 
 
Pâturage autour du ruisseau de Montarrouyet.


Rencontres sur la Crête de la Soumaye (2359 m d'alt.)


Cap d'Armade (2427 m d'alt.)

Entre pierres et gazon.

En dessous, le précipice.

Nouvelles rencontres


Dernier gros dénivelé avant l'arrivée au sommet du Pichaley (2626 m d'alt.).
Après 3 heures de marche, pause déjeûner.

Vue panoramique depuis le Pichaley et 12 lacs à nos pieds !

Puis retour au col de Portet.
Traversée des pâturages de Montarrouyes.

Ultimes rencontres.

"Rien ne sert d'embellir la nature; il ne s'agit que de voir." Auguste Rodin
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