vendredi 22 août 2008

Posted by Marie Posted on 22:24:00 | No comments

faire du neuf avec du vieux

Depuis quelques semaines (quelques mois) nous avons entrepris de rénover la cuisine qui nous apparaissait quotidiennement comme un point noir au centre de la maison tant nous étions lassés de voir au sol le mille-feuille indigeste d'un vieux prélart fatigué (lino) intercalé en trois couches avec des tranches de plywood (contreplaqué) bien vissées. Et ces vieux meubles de cuisine dans une mélamine incertaine hésitant entre le beige fade et le gris sale, définitivement sans relief ni intérêt ! La bande rouge-lie-de-vin qui soulignait la rectitude des armoires aux arrêtes déjà trop vives ne suffisait plus à compenser le manque de fantaisie de cette cuisine triste et sans charme.


à vos marteaux !

Après avoir repeint les murs assez vite, posé le carrelage au sol (juin 2008), revisité installations électriques et plomberie, nous nous sommes attaqués aux armoires avec la vaillante idée de réaménager l'espace, d'ajouter quelques meubles et de tous les revamper, anciens comme neufs.


Respectant toutes les étapes de la rénovation, en bons revampeurs de mélamine, nous avons lessivé, poncé les surfaces, arrondi les arrêtes, collé des moulures en guise de cadre pour chaque panneau, appliqué une couche d'apprêt spécial mélamine et quelques couches de peinture d'un colori "poireau blanc" de circonstance, posé les poignées et charnières.
La réalisation faisant suite à des semaines (des mois) de préparation, de réflexion... aujourd'hui, c'était le grand jour ! Celui où nous raccrochions les portes revampées sur leurs meubles respectifs.


adieu, mélamine !

Ce soir, je suis vraiment heureuse d'avoir pour la première fois sous les yeux un aperçu de ce que sera le résultat final de notre cuisine.
Pour satisfaire la curiosité des quelques irréductibles qui suivent l'évolution des travaux de près, voici à peu près à quoi ressemble notre décor...














Même s'il reste beaucoup à faire (installation de l'évier, de la hotte, du lave-vaisselle et du plan de travail, pose des plinthes et corniches, multiples retouches de peinture...) notre cuisine a déjà un autre visage et une petite allure de campagne. Cela nous donne du baume au coeur et le coeur à l'ouvrage pour les prochaines étapes. Quoi qu'il en soit, on la fêtera cette cuisine, c'est sûr !

lundi 18 août 2008

Posted by Marie Posted on 23:50:00 | 1 comment

Alsace : au coeur du folklore...


Le mois dernier, à peine arrivée en France, après avoir dévoré à la descente de l'avion une première et incontournable tarte flambée alsacienne, je me suis trouvée rapidement impliquée dans la préparation de la fête du village de mes parents avec la confection de fleurs en papier qui allaient servir à la décoration du char du Conseil Municipal des Jeunes pour le grand défilé annuel.
Ce n'était que le début d'une grande aventure festive qui allait mobiliser toute la famille durant tout un week-end.
Je ne résiste pas, je vous en livre quelques images dans ce petit montage maison qui figurera à coup sûr pour les prochaines années dans les archives familiales.

Un char pour le "Pfingstapflettri"
Fête des vins de Pfaffenheim
12 et 13 juillet 2008

Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de m'occuper de mon décalage horaire...

N.B. : le téléchargement peut être un peu long
mais soyez patients.
Je vous assure, ça vaut le coup !

Posted by Marie Posted on 22:29:00 | No comments

pause


Posted by Marie Posted on 22:22:00 | No comments

Alsace : au pied du rocher...


village de Dabo




Posted by Marie Posted on 22:17:00 | No comments

Alsace : au milieu des fleurs...




Posted by Marie Posted on 22:07:00 | No comments

Alsace : au milieu des vignes




dimanche 17 août 2008

Posted by Marie Posted on 22:46:00 | No comments

de retour



De retour au Québec après une longue escapade dans le vieux pays, au milieu des vignes et des rondeurs alsaciennes, après un long séjour de retrouvailles familiales et amicales, je reprends doucement le cours de ma vie québécoise.
Avant d'être totalement happée par une rentrée imminente, je prendrai le temps dans les prochains messages de partager avec vous quelques images de mon séjour dans cette Alsace pittoresque. Beaucoup de nature et surtout une petite surprise toute folklorique. À surveiller dans les prochains jours...

mardi 8 juillet 2008

Posted by Marie Posted on 10:58:00 | 1 comment

je pars

"Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au-dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder de plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache."
"Le Voyage", extrait de "Fragiles" de Philippe et Martine DELERM


Je pars.
Je pars. Je reviens aux sources.
Je volerai bientôt au-dessus de l'Atlantique pour rattraper le temps perdu et retrouver mes chers parents en Alsace après une courte escale au bucolique aéroport de Roissy.

Je pars. Le temps d'un court été, le temps de voir passer le temps, le temps de voir grossir les vignes, le temps de quelques marches à travers les Vosges, le temps de retrouver la grande famille, les vieux amis et la Française qui est en moi, le temps de m'ennuyer du Québec.

Je pars. C'est décidé, je prends Waldo. Waldo ? Waldo ! Mon compagnon à cordes. Car mes vacances, si elles seront lointaines seront aussi musicales.

Je pars. J'abandonne Éric, la maison, le jardin et les deux minous à leur triste sort. Enfin, pas si triste quand même ! Éric a déjà des projets plein la tête et les minous n'y verront que du feu.

« Ce que j'aime dans les voyages, c'est l'étonnement du retour. » - Stendhal

Je pars. Pour mieux revenir.

samedi 5 juillet 2008

Posted by Marie Posted on 23:00:00 | No comments

Le Moulin à images de Robert Lepage

Durant tout l'été, à l'occasion du 400e anniversaire de Québec, la ville présente chaque soir, sept jours sur sept, le spectacle le plus marquant de ses festivités : le Moulin à images de Robert Lepage.

Le Moulin à images est un gigantesque spectacle multimédia avec lequel Robert Lepage a relevé le défi d'utiliser les 81 silos à grains du vieux port comme vaste écran de 30 mètres de haut sur 600 mètres de large (l'équivalent de 25 écrans Imax !).

Le défi technique est énorme. Du jamais vu ! La taille de l'écran et la forme atypique de celui-ci, la synchronisation de la bande sonore, de l'image, des effets lumineux et des effets spéciaux, la sonorisation de tout le quartier environnant, tous ces points font de cette réalisation un exploit de taille, le projet le plus complexe que le concepteur lui-même dit n'avoir jamais réalisé. Il lui a fallu pour cela 27 projecteurs, 329 hauts parleurs et caissons de basses dissimulés sous le ponton du port, 238 appareils d'éclairage...



Le spectacle est visible de partout dans la ville du côté du bassin Louise. Tout proche, le son est parfaitement synchronisé mais on perd une partie de la vue d'ensemble... Un peu éloigné du côté des remparts, la vue d'ensemble est meilleure mais le son un peu décalé. J'ai pu résoudre ce problème en écoutant avec ma petite radio de poche branchée dans les oreilles la bande son diffusée en direct sur les ondes de la radio locale CKIA FM. Miracle de la technique, c'est comme si j'étais dans mon salon avec la bande son en stéréo !


Le Moulin à images se déroule en quatre tableaux :

I - le chemin d'eau

II - le chemin de terre

III - le chemin de fer

IV - le chemin d'air


Par un collage savant d'images tantôt d'archives tantôt d'animation, Robert Lepage y raconte à sa manière 400 ans d'histoire de la ville avec une succession de clins d'oeil aux domaines de l'histoire, de l'économie, de la politique, des arts, des sciences...

J'ai été fascinée par la perfection du résultat, techniquement. Artistiquement, Robert Lepage est d'une créativité immense. Tout dans le montage est songé, pensé, relié, avec une extraordinaire inventivité qui exploite les ressources du support industriel à son maximum.

Ce Moulin à images est un gigantesque jeu de devinettes où le regard du spectateur sollicité de toutes parts traque le détail qui lui échappe dans une bousculade d'évocations successives. Les images nous plongent dans la nostalgie d'une histoire que je n'ai pas connue mais dont j'ai reconnu pour la plupart les évènements. Les silos se font oublier pour devenir tour à tour cierges, rouleaux de presse, bobines de fil, cigarettes et cigares, tubes à essais, touches de piano... La bande son d'une redoutable efficacité dramatique nous transporte dans un univers entre deux, entre l'ici et l'ailleurs, entre jadis et aujourd'hui...

J'aime profondément cette oeuvre pour ce qu'elle laisse à l'imaginaire la possibilité de se perdre et parce qu'elle ne se laisse pas posséder immédiatement par le spectacteur avec évidence. Elle inscite à la récidive. Je voudrais pouvoir la voir et la revoir, et continuer de jouer à essayer de reconstituer le cheminement qui a mené Robert Lepage à ces choix-là, reconnaître les liens subtils qu'il a imaginés entre une séquence et une autre.


les photos du Moulin à images en action sont de Francis Vachon


Je ne regarderai plus jamais les silos comme avant.

pour voir le Moulin à images en mouvement :
vidéo reportage sur canoë.ca

reportage nouvelles sur tqs
Le Moulin à images est présenté tous les soirs à 22h jusqu'au 24 août. Durée : 40 mn
Posted by Marie Posted on 00:34:00 | No comments

Bonne fête, Québec !

En 1608, Samuel de Champlain quitte Honfleur pour venir fonder Québec. "Champlain", et non "Chaplin" comme l'a surnommé "son excellence" Môssieur François Fillion, premier ministre français en visite officielle lors de son allocution télédiffusée. La honte ! Quelle inculture, ces Français...

Quatre siècles plus tard, Québec fête les 400 ans de sa fondation.


Pour ne pas rester en marge de cette grande célébration, nous sommes allés faire un tour à Québec, pour voir...
Il faut dire que j'aime particulièrement "faire mon tour" à Québec chaque fois que j'en ai l'occasion, que ce soit pour une escale sur la route du Saguenay ou simplement pour un aller-retour dans la journée avec le prétexte d'une visite au Musée des beaux arts où se succèdent de magnifiques expositions d'origines tantôt québécoise tantôt internationales.

Cette fois-ci, nous avons pris un peu notre temps : deux belles grosses journées de flânerie, de soleil, de lèche-vitrine (quand je serai riche, je viendrai m'habiller à Québec), de visites programmées et d'escales imprévues. Nous avons marché, marché et mouliné, mouliné sur nos bicycles à pédales, sillonnant la ville au hasard à la recherche des traces du "400e". L'esprit de fête était bien présent quoi que diffus à travers la ville : ici une animation de rue, musiciens ou danseurs se partageaient l'animation des points stratégiques et touristiques ; là une exposition éphémère de jardins improbables: aussi, un voilier du XIXe accosté le jour-même offre sa visite aux badots; ailleurs quelques vestiges d'anciens murs des châteaux forts mis à nus; à côté une vidéo sans doute passionnante sur ledit Champlain que nous ne verrons pas car... "Il est 6h30, on ferme !". Qu'à cela ne tienne, nous irons nous consoler avec une crème glacée sur la terrasse Dufferin au pied du gros château.

Partout, suspendues aux balcons, placardées sur les vitrines des magasins, accrochées aux lampadaires, des bannières colorées invitent à la fête.







Après une journée de marche, les pattes fatiguées, nous sommes retournés dans notre chambre de motel à deux sous (le moins cher de Québec !) pour une pause récupératrice. Nous en sommes ressortis quelques dizaines de minutes plus tard pour nous dégourdir les jambes, à cheval sur nos vélos, et rejoindre la Rue des Remparts de laquelle nous allions pouvoir assister à la très annoncée projection du Moulin à images de Robert Lepage sur les silos à grains du port de Québec.
Moment inoubliable, fantastique, magique, impressionnant, magistral, grandiose, fascinant, éblouissant... J'y reviendrai dans un prochain article. Des images plein les yeux, nous sommes rentrés sagement nous reposer de cette première grosse journée d'anniversaire.

Le lendemain, après une matinée (incontournable) de magasinage (nous avons nos repaires...) et la visite en après-midi de l'exposition Le Louvre à Québec au Musée des beaux arts (définitivement, le vrai Louvre se trouve à Paris...), nous avons enfourché une nouvelle fois nos chevaux à deux roues et sommes partis explorer le long du fleuve la promenade Samuel de Champlain tout récemment inaugurée. Belle grosse piste pour les vélos et les patins à roue alignées mais moins bucolique que je l'avais imaginée, la plupart du temps coincée entre la voie rapide du Boulevard Champlain et les installations portuaires aux allures de friche industrielle. Sans doute n'avons-nous pas poussé assez loin notre exploration pour en apprécier les meilleures perspectives... Mais peu importe, ça valait la peine d'y faire notre tour.


Au retour, petite pause pique-nique sur l'herbe fraîche puis flânerie vélocipédique sur les promenades du vieux port.


Par hasard, nous nous sommes trouvés devant l'Agora au moment-même où la première des quatre soirées programmées de projection en plein air du documentaire Infiniment Québec allait commencer. Petits mots d'introduction des organisateurs, des commanditaires, de représentants de l'O.N.F. (Office National du Film) et du réalisateur Jean-Claude Labrecque. Happés par la curiosité, nous nous sommes assis sur un talus d'herbes hautes, et, un peu en retrait pour surveiller nos montures, avons assisté religieusement à la projection.


"Jean-Claude Labrecque prête son regard, ainsi que sa mémoire d'enfant et d'homme mûr, à la ville de Québec qui célèbre, en 2008, le 400e anniversaire de sa fondation par Samuel de Champlain. Surgissent, dans Infiniment Québec, d'éclatantes images constituées d'aquarelles, de cartes, de gravures, de tableaux et de photos que le cinéaste a réunis pour reconstituer l'histoire et le présent de sa ville natale. Québec vibre donc ici sous le vent d'hiver comme sous la chaleur de l'été. On voit naître la ville qui, après avoir résisté aux guerres, s'épanouit et grandit, toujours caractérisée par son cap Diamant, ses côtes et ses escaliers; ses hivers venteux et froids; ses institutions et ses monuments chargés de symboles. Le cinéaste présente le tout avec une poésie où perce la tendresse infinie qu'il réserve à Québec, phare du Canada français et de l'Amérique française."
texte de présentation de l'O.N.F.

La musique suave de Jorane accompagne le film avec une grande douceur et lui confère une étrange atmosphère d'irréel, onirique, nostalgique. La bande sonore du documentaire, remarquable par ailleurs, fait entendre à plusieurs reprises le même extrait ascendant du Concerto de Québec d'André Mathieu, interprété au piano par Alain Lefèvre, comme un élan de passion pour la ville du même nom.

Nous sommes sortis tout émus de cette projection avec la conscience d'avoir assisté à la première d'un documentaire hors du commun, touchant, d'une émotion toute pudique et retenue, montage amoureux et nostalgique d'images jamais montrées de cette belle ville de Québec dont les habitants sont si fiers.
Cette escale impromptue eut pu suffire à faire de notre soirée une soirée inoubliable, mais aussitôt le générique achevé commença à quelques dizaines de mètre la projection quotidienne et monumentale du Moulin à images. Nous allions pouvoir revoir ce monstre d'innovation d'un autre point de vue, cette fois-ci au pied des silos.

Le troisième jour fut le jour officiel de la fête de Québec : le 3 juillet. Petit déjeuner offert, messe, célébrations et discours en hommage à Champlain se sont succédé toute la matinée, sous la pluie. Découragés par la foule et le mauvais temps mais somme toute emplis de toutes les belles choses que nous avions vues les deux jours précédents nous avons renoncé à voir le grand spectacle commémoratif en après-midi puis les feux d'artifices le soir et avons repris tranquillement la route vers la maison, des images plein le moulin.

Ainsi, à notre manière nous avons fêté les 400 ans de Québec et remercions la ville de Québec d'avoir su nous ouvrir gracieusement et généreusement les portes de son histoire et de nous avoir donné la possibilité d'ajouter une "pierre de souvenirs" à la nôtre.

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