"Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au-dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder de plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache."
"Le Voyage", extrait de "Fragiles" de Philippe et Martine DELERM
Je pars.
Je pars. Je reviens aux sources.
Je volerai bientôt au-dessus de l'Atlantique pour rattraper le temps perdu et retrouver mes chers parents en Alsace après une courte escale au bucolique aéroport de Roissy.
Je pars. Le temps d'un court été, le temps de voir passer le temps, le temps de voir grossir les vignes, le temps de quelques marches à travers les Vosges, le temps de retrouver la grande famille, les vieux amis et la Française qui est en moi, le temps de m'ennuyer du Québec.
Je pars. C'est décidé, je prends Waldo. Waldo ? Waldo ! Mon compagnon à cordes. Car mes vacances, si elles seront lointaines seront aussi musicales.
Je pars. J'abandonne Éric, la maison, le jardin et les deux minous à leur triste sort. Enfin, pas si triste quand même ! Éric a déjà des projets plein la tête et les minous n'y verront que du feu.
« Ce que j'aime dans les voyages, c'est l'étonnement du retour. » - Stendhal
Je pars. Pour mieux revenir.
1 commentaires:
Bon voyage, petite Marie!
Reviens-nous avec des histoires plein la tête et des images plein les mirettes!
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