Le Lac Saint-Jean
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le village historique de Val-Jalbert
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Petite histoire du village
La naissance d’un site au fort potentiel (1901-1903)
À la fin du XIXe siècle, le secteur des pâtes et papier connaît une croissance fulgurante notamment aux États-Unis et en Europe. C'est dans ce contexte de forte demande pour le papier que Damase Jalbert entreprend la construction d'une pulperie au pied de la chute, près de Chambord, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La production de pulpe débute dès 1902.
À la fin du XIXe siècle, le secteur des pâtes et papier connaît une croissance fulgurante notamment aux États-Unis et en Europe. C'est dans ce contexte de forte demande pour le papier que Damase Jalbert entreprend la construction d'une pulperie au pied de la chute, près de Chambord, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La production de pulpe débute dès 1902.
Décédé le 31 mars 1904, Damase Jalbert est considéré comme le père fondateur du village-usine qui portera plus tard son nom.
Les premières embûches (1904-1909)
Trois ans après l’ouverture de la pulperie, la mort de Damase Jalbert et le manque de capitaux laissent présager une faillite. Rachetée par des actionnaires américains, la compagnie fonctionne toujours au ralenti. La Compagnie de pulpe de Chicoutimi, avec à sa tête Joseph-Édouard-Alfred Dubuc, en fait l’acquisition en 1909. Un vent de modernisation déferlera sur Val-Jalbert pendant quelques années.
L’âge d’or (1909-1922)
En 1910, d’importants travaux mènent à l’inauguration d’une usine plus performante. Une véritable vie municipale et dynamique s’implante avec tous les services modernes. Un plan d’urbanisme guide la croissance du village. Au début des années 1920, le confort caractérise la vie à Val-Jalbert et fait l’envie des populations environnantes.
L'agrandissement de la pulperie « Moulin Saint-Georges »
Afin d'accroître sa capacité de production, la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi (CPC) procède, à partir de 1910, à différents travaux d'agrandissements comprenant la construction d'une chambre des meules en pierre devant accueillir 3 grosses turbines.
Ensuite, une annexe (en pierre et ciment avec plancher de béton armé) sera ajoutée afin d'y recevoir des métiers, des presse hydrauliques, des pompes et des tamis. Quatre ans plus tard, du côté ouest de l'usine, une salle destinée aux écorceurs manuels et à la bouilloire est construite, puis, en 1916 et 1917, on recouvre de pierre la partie initiale de l'usine qui était à l'origine en bois. Certains vestiges de ces pièces d'équipements et de machinerie existent encore de nos jours dans l'usine.
Le développement urbain
Parallèlement aux travaux d'agrandissement de l'usine, le village se dotera d'un plan d'urbanisme piloté par Monsieur Dubuc, un modèle du genre pour les villages environnants. En 1910, la première église et le presbytère sont érigés du côté ouest de la rue Saint-Georges. Elle sera bénie en 1911 avec l'arrivée du premier curé, l'abbé Joseph-Edmond Tremblay.
Ce qu'il reste de l'église...
La deuxième rue, la rue Saint-Joseph apparaîtra peu avant 1913 avec d'autres maisons doubles.
Trois autres rues seront ouvertes en 1915 (Sainte-Anne, Dubuc et Tremblay). Dans cette même année, une commission scolaire sera créée, de même qu'un couvent école.
Le couvent-école
Le développement du quartier ouvrier du plateau s'amorce en 1917 pour y loger des ouvriers et se poursuivra jusqu'en 1919. En tout, 40 maisons habitées seront érigées sur le village de Val-Jalbert.
La vie quotidienne des résidents du village
Sous Monsieur Dubuc, le village est doté de bornes-fontaines et de trottoirs de bois. La rue principale, bordée d'arbres, est macadamisée. Chaque rue du village bénéficie d'éclairage, ce qui fait du village un modèle de modernisme dans un milieu traditionnellement rural. Chaque famille bénéficie de l'eau courante, des égouts et de l'électricité et se chauffe au poêle à bois avec les résidus de bois de l'usine. La journée commence très tôt par la traite des vaches par la femme de maison, puis le mari débute son quart de travail à 7h00 et les enfants doivent être à l'école pour 8h00.
Toutes les emplettes se font au magasin général de la rue Saint-Georges, la boucherie est située juste à côté de même que le bureau de poste en face. Les femmes ont peu de contacts sociaux tandis que les hommes bénéficient de plus d'activités de sport et de loisirs. Pour les soins médicaux, il faut se rendre par train ou par voiture jusqu'à Roberval.
La vie à l'usine
Les activités de travail à l'usine sont divisées en trois quarts de travail, six jours sur sept. L'usine est humide et bruyante. Des équipes d'employés se relaient à tous les quarts de travail et ce dans plusieurs secteurs: aux meules, aux tamis, aux métiers, à l'entretien, au graissage, au nettoyage, etc...
Un contremaître supervise les employés. Certains d'entre eux travaillent dans les chantiers l'hiver à préparer le bois qui, durant l'été, sera transformé en pulpe. Les salaires des employés, comme les conditions de travail, sont considérés comme les meilleurs de la région.
L’effondrement (1923-1927)
En mai 1924, la plupart des travailleurs sont mis à pied à la suite d’une série de déboires administratifs. Le fait que ses usines ne produisent que de la pulpe et non du papier s’ajoute aux ennuis financiers de la compagnie. Le 13 août 1927, on suspend définitivement la production. Le village mono-industriel est délaissé en moins de quelques années. Le gouvernement du Québec exproprie le site pour taxes impayées en 1942.
Par où on commence ?
Une seconde vie (à partir de 1970)
Laissé à l’abandon, ce village fantôme renaît au cours des années 1970. Aujourd’hui, le Village historique de Val-Jalbert accueille les touristes et figure parmi les plus beaux attraits de la région, avec ses multiples vestiges qui ont traversé le temps.

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