mercredi 29 septembre 2010

Posted by Marie Posted on 20:41:00 | No comments

pas toujours facile...

... de récupérer les élèves des autres !

Je compte parmi mes élèves de cette rentrée 7 nouveaux élèves dont 6 proviennent d'une collègue qui a déménagé au printemps dernier. Celle-ci m'avait demandé l'autorisation de m'envoyer ses élèves. Je prenais sa demande comme une marque de confiance mais aussi comme un privilège. Je connaissais un de ses brillants élèves. J'avais le secret espoir que tous seraient aussi brillants que lui. Pour toutes ces raisons, je n'ai pas eu envie de les refuser. Et quand j'ai considéré mon emploi du temps rempli, je me suis laissée encore convaincre devant l'insistance d'une maman de prendre sa fille qui avait deux années d'expérience de cours. Seulement voilà, la réalité est un peu différente de l'idée que j'en avais...
Depuis deux semaines, je reçois donc 6 de ces élèves orphelins.

Le premier cours est une prise de contact. Lorsque l'élève a déjà une expérience musicale, je tente de dresser un bilan sommaire et global de ses compétences. C'est aussi le moment de gagner sa confiance tout en lui donnant une idée de ce que, moi, je pourrai lui apporter. Nous ferons un bout de chemin ensemble. Pour cela, il nous faut nous accorder mutuellement pour que ce chemin soit le plus agréable mais aussi le plus fructueux possible. Je prends l'élève où il est et je lui tends la main pour lui servir de guide.

J'aime accueillir des tout débutants car, vierges de tout apprentissage, ils n'ont qu'une motivation : apprendre, peu importe comment, pourvu qu'on ait du plaisir à le faire. À moi de leur montrer avec quelle méthode, de leur apprendre à apprendre.
La tâche est plus difficile quand l'élève a déjà une expérience de cours avec un autre professeur. Il a déjà des habitudes qui ne sont pas forcément les miennes. Parfois, c'est intéressant. Cela peut être pour moi une source d'inspiration pour explorer d'autres avenues, mais parfois, c'est déprimant.

Dans le cas de mes nouveaux élèves du moment, le bilan de leurs acquisitions et compétences est assez décevant. Sur les 6 que j'ai récupérés de cette collègue, 4 ne savent pas lire une note de musique !
Lorsque je les questionne sur leur manière d'apprendre, ils affirment, non sans une certaine fierté : "moi, j'apprends à l'oreille." Soit. Peu convaincue que ce soit la meilleure méthode, je leur demande de me jouer une pièce qu'ils aiment, apprise dernièrement. Ils commencent, à toute vitesse, s'arrêtent en plein milieu, constatent la défaillance de leur mémoire, sont incapables de reprendre. Ils baissent les bras. Ils n'iront pas plus loin. La route s'arrête là. Je leur propose avec bienveillance de jeter un oeil sur la partition pour combler le trou de mémoire que je crois passager. Ils m'avouent sans trop de complexes qu'ils ne savent pas lire la musique. Ils ne savent pas lire la musique !!! Après cinq années de piano pour l'une d'elles ! Je lance quelques questions de repêchage sur d'autres signes de la partition. À quoi sert un dièse, par exemple ? "Euh... j'sais pas."
Je tente de dissimuler ma consternation. Des années d'apprentissage et aucune notion de solfège ! C'est comme de parler une langue sans savoir en lire un mot...

La première minute de surprise passée, j'essaye de comprendre comment ils sont arrivés à pratiquer durant toutes ces années sans savoir lire une note. J'entends dans leur jeu leur ignorance, un manque de compréhension évident de ce qu'ils jouent, une absence complète de repères, un manque de respiration... Bref, ils naviguent sur pilote automatique, sans réflexion ni jugement, comme des automates qui alignent des notes à toute vitesse sans se laisser le temps ni la possibilité de penser ni de respirer, de peur de ne pas savoir où il en est... Comme des apprentis équilibristes en danger sur un fil, ils se dépêchent d'aller à l'autre bout de crainte de chuter en route. Et fatalement, ils chutent.

J'essaye de leur donner quelques clés pour se repérer, quelques points de repères qui pourraient les sortir de ce no-note's-land. Il faut bien commencer quelque part ! Certains ont de la misère à saisir l'intérêt de tout cela. À quoi bon apprendre à lire si je suis capable d'apprendre par imitation ? Seulement voilà, on n'a pas toujours un modèle à côté de soi pour nous dire quoi jouer. Évidemment, je ne peux m'empêcher de me lancer dans un long discours espérant les convaincre de l'importance d'apprendre à lire la musique tout en ayant bien conscience qu'il me faudra utiliser d'autres outils plus convaincants pour les rallier à mon point de vue. J'invente un jeu surnommé pour l'occasion "la course aux notes" auquel mes anciens élèves ont tous mordu. Ils se laissent prendre au jeu. Peut-être finiront-ils par apprendre à lire...

Je prends ainsi connaissance, par élèves interposés, de la pédagogie de ma collègue.
Je déduis qu'elle leur a donné la béquée durant toutes ces années comme à de petits oisillons, note à note. Ils attendaient sûrement de moi que je continue sur le même mode. Ils veulent "jouer des pièces" sans se poser la question de la méthode.

La tâche est rude pour tenter de les convaincre que la meilleure voie est celle de l'effort et du plaisir différé quand ils ont été habitués au plaisir immédiat mais superficiel. Le défi est de taille pour certains. Voudront-ils embarquer avec moi dans l'apprentissage de la lecture lorsqu'ils ont développé depuis des années des réflexes d'analphabètes ?
Déjà, une des plus jeunes commence à rechigner devant les petits exercices que je lui ai donnés parce qu'elle les trouve "plates". Ils n'ont vraisemblablement pas appris à vivre avec le concept du résultat à long terme. Il faut que tout soit l'fun, là, immédiatement, sans effort et sans patience. Toute une éducation à refaire ! Des enfants, mais aussi des parents qui sont un peu surpris de découvrir une méthode différente...

Moi qui suis tellement soucieuse de donner à mes élèves les bases nécessaires pour qu'ils comprennent ce qu'ils font, pour qu'un jour ils deviennent des musiciens articulés, épanouis, intelligents et autonomes, de grands oiseaux capables de voler de leurs propres ailes, je ne comprends pas qu'on entretienne à ce point la dépendance chez ces jeunes apprentis.
Ils choisiront de me suivre ou de me quitter. En faisant ce choix ils choisiront la voie de l'effort ou celle de la facilité, celle de l'autonomie ou celle de la dépendance. Sans le savoir ils choisiront les adultes qu'ils seront demain. Combien d'adultes regrettent, après des années de cours de piano, de n'avoir pas appris à lire la musique, ni compris celle qu'ils ont jouée, d'avoir tout oublié de ce qu'ils ont mémorisé, de n'avoir pas eu de "bons professeurs" pour leur donner les bonnes méthodes !...
Je ne lâcherai pas. Mes élèves ne seront pas de ceux-là ! Mais je ne pourrai seule combler les lacunes de ces élèves-là. J'ai besoin de leur aide.

À suivre...

mercredi 22 septembre 2010

Posted by Marie Posted on 23:34:00 | No comments

Ti-minou sorti du poêle


Parmi les réjouissances du moment, il y a la présence de Ti-minou (sobriquet donné à Diabolo, alias Zorro), notre petit minou tout noir, noir comme le fond du poêle. Diabolo ne connaît pas le plein air. Il n'a jamais été exposé aux rayons du soleil. C'est ce qui le rend si noir. Incroyablement noir. Un noir aussi noir que le blanc Bonux est blanc ! Un cadeau de tous les jours !



On l'a cru sauvage, car il est resté cloîtré une semaine durant dans le local à peintures. Éric commençait à regretter d'avoir cédé à mon insistance à vouloir prendre ce chaton de 6 mois à l'animalerie. 6 mois ! C'est bien trop vieux ! Il va rester sauvage. On ne pourra jamais l'approcher... 
Mais Diabolo a commencé à se montrer la nuit, quand la maison était silencieuse. Les premiers jours, le moindre bruit le terrorisait. Il fuyait aussitôt dans son repère à peintures. Mais à force de caresses, je l'ai attiré progressivement hors de sa cachette. Ainsi, petit à petit, progressant un jour à la fois sur le chemin de la confiance, notre Ti-minou s'est laissé apprivoiser. Depuis une semaine, il dort avec nous la nuit et vit sa vie de chaton le jour, avec ses quarts-d'heure de folie et une insatiable curiosité pour son nouvel environnement. Un rien l'amuse. Éric se laisse séduire. Même Scapin se laisse amadouer !

Le jour où Diabolo est sorti de sa cachette...
On s'apprivoise !

Posted by Marie Posted on 00:04:00 | No comments

Nouvelles d'automne

Déjà l'automne. Je viens de souffler (virtuellement) mes 44 bougies. Je dis "virtuellement" car point de gâteau cette année pour fêter cela... mais plein de petites surprises ! Des petits mots, plein de petits mots ! Certains attendus, d'autres inattendus. Certains en avance, d'autres en retard. Un "Ma chère Mariiiiie, c'est à ton touuuur, de te laisseeeeer parleeeeer d'amouuuuur" entonné à pleine voix par les 40 enfants des Jeunes voix du coeur à la fin de la répétition de mardi soir. Une petite carte signée de tous avec plein de jolis mots et de petits coeurs. La voix de mon pôpa et celle de ma môman au bout du fil. Celle d'une amie qui aurait eu de bonnes raisons de penser à autre chose. Des petits cadeaux de mon amoureux et plein de douceurs... C'était la veille de l'automne. Il pleuvait. Un peu. Mais j'avais plein de soleil dans le coeur.

Merci à tous ceux qui y ont pensé et me l'ont fait savoir. Merci aussi à tous ceux qui y ont pensé mais ont préféré le silence. Quant à ceux qui n'y ont pas pensé, c'est qu'ils avaient sans doute mieux à faire...

dimanche 12 septembre 2010

Posted by Marie Posted on 20:34:00 | No comments

un nouveau résident

Depuis jeudi, nous partageons notre maison avec un nouveau locataire : un petit minou de six mois, noir comme le fond du poêle. Mon coup de coeur de la semaine !
Depuis jeudi, nous le savons caché au fond du placard à peintures, au sous-sol, mais n'avons pas réussi à l'apercevoir en journée. Il ne sort de sa cachette que la nuit, quand la maison est silencieuse, que plus rien ne bouge. Alors, nous entendons un petit couinement en guise de miaulement. Il explore.
Chaque nuit, il vient me visiter. Il s'approche du lit dans un silence total. Les grognements de notre gros Scapin étalé à mes pieds m'avertissent que le petit minou n'est pas loin. Celui-ci contourne le lit, toujours en silence, en évitant de s'approcher trop près du gros monstre qui le surveille.
Sa silhouette apparaît soudain dans l'obscurité comme un spectre surgi de nulle part. Je suis chaque fois surprise de le voir là, tout près du lit, apparu comme par magie. Fantôme de mes nuits, il me regarde, en silence. Il m'observe. Me guette. Je gratte le bord du sommier. Il se met sur ses deux pattes arrière, prend appui sur le bord du lit et tend le cou pour renifler ma main. Puis il repart, aussi lentement qu'il est arrivé. En silence. Ce petit scénario se reproduit chaque nuit depuis jeudi. Ainsi, nous nous apprivoisons, peu à peu.

Ce petit minou hante mes nuits.
Quand enfin il se montrera au grand jour, nous lui donnerons un nom.

mardi 7 septembre 2010

Posted by Marie Posted on 10:29:00 | No comments

C'est la rentrée !

Mardi 7 septembre. C'est aujourd'hui ma rentrée.
Une semaine après la rentrée scolaire officielle, je reprends ma cape de professeur et ouvre à nouveau la porte de ma maison à mes nombreux élèves.

Mélange de hâte et d'appréhension...
Hâte de revoir toutes ces bouilles souriantes avides d'apprendre, mais aussi appréhension devant la charge d'un emploi du temps déjà bien trop plein.
En plus de mes anciens élèves fidèles et motivés, j'ai accepté de nouveaux élèves dont la plupart m'ont été envoyés par une prof de la région qui a déménagé au printemps pour Trois-Rivières. Pour avoir entendu chacune les élèves de l'autre en concours, nous nous sommes senti des affinités musicales et pédagogiques. Elle a de son côté beaucoup insisté auprès de ses élèves pour qu'ils viennent vers moi, assurée de la continuité que je pourrai donner à leur apprentissage. Pour l'estime réciproque que nous nous avons exprimée, pour la confiance dont elle témoigne en me confiant ses élèves, je n'ai pas eu ni l'envie, ni la volonté de refuser leur demande. C'est pourquoi je me trouve aujourd'hui, avec 20 heures de cours, bien au-delà de la limite de 16 heures que je m'étais fixée. 20 heures de cours, c'est beaucoup ! Trop. Mais bon. Je compte sur la motivation et l'énergie de tous ces jeunes pour y puiser celles qui me seront nécessaires pour traverser l'hiver.

Cette semaine reprennent aussi les nombreuses activités qui truffent mon emploi du temps de rencontres stimulantes.
Ce soir, première répétition des Jeunes voix du coeur. Le choeur bat son plein avec 40 choristes et des demandes d'inscriptions qui continuent d'affluer. Au choeur des enfants se joindra en décembre celui des adultes, le Choeur de la Montagne, pour une série de concerts "de Noël". Beau projet ! Stimulant pour les jeunes. Un beau défi pour la troisième année du jeune choeur ! Une récompense pour les adultes qui l'entourent.
Demain, reprise de mes cours de violoncelle et première réunion de rentrée à l'école secondaire où j'enseignerai le piano à quelques élèves en second instrument et accompagnerai les concerts solistes à la fin de l'hiver.  
Vendredi, première répétition de l'Orchestre Symphonique Pop de Montréal. J'ai bien hâte de retrouver tous mes potes de l'orchestre et de commencer à répéter avec notre nouveau chef que j'apprécie beaucoup.
Enfin, d'ici la fin du mois, je reprendrai également les répétitions en trio (au piano) et en quatuor (au violoncelle).
De beaux projets ! Mais tout juste une vie pour les réaliser...

vendredi 20 août 2010

Posted by Marie Posted on 23:30:00 | No comments

Le tour de la Gaspésie - jour 1 : Cap au Nord !

Cela faisait deux ans que nous envisagions de faire le tour de la Gaspésie. L'été dernier, notre projet avait été contrarié à la dernière minute par la santé incertaine de notre minette, Michka. Ce ne fut que partie remise. Convaincus par les amis pour qui la Gaspésie est une destination de voyage incontournable (quand on veut bien connaître sa province), nous avons décidé d'y faire notre tour.

La Gaspésie est une large péninsule qui se dégage du bouclier canadien comme une grosse langue de terre qui veut aller lècher la mer à l'embouchure du Saint-Laurent. Aller en Gaspésie est une véritable expédition.
On voudrait aller directement à la pointe de la péninsule pour y admirer les paysages qui en font sa réputation, mais la seule route qui y mène oblige à faire le tour complet de la péninsule. Compter au total quelques 2500 Km.
Une seule route y mène, désespérément droite et monotone, la même qui passe devant chez nous, à 5 minutes de la maison (Autoroute 20 puis Route 132). Cette platitude nous a longtemps dissuadés de faire le voyage. Mais cette année, prenant notre élan, quelques jours de vacances et notre courage à quatre mains, nous avons entrepris de partir à la découverte de ce lieu touristique incontournable, planifiant toutefois quelques escales agréables pour agrémenter notre road-trip.


Jour 1 : Cap au Nord !

Dans cette première journée, nous ferons 550 Km pour rejoindre Ste-Flavie,
notre première escale. 
À partir de Québec, la route longe tout le temps la rive-sud du Saint-Laurent.  



En chemin, nous apercevons quelques rares villages, sans caractéristiques ni cachet particuliers.
Nous sortirons un peu plus tard de la grande route pour rejoindre le charmant et mythique village de Kamouraska, afin d'y assouvir un peu de notre curiosité.

Sur le bord de l'eau, nous y découvrons les sculptures grandeur nature d'Alain Dionne, un artiste résident de Mont-Saint-Hilaire, dont je connaissais les miniatures taillées dans la pierre à savon.


J'aime ses personnages, mais quel dommage qu'ils soient faits en béton !

Pause gourmande à la terrasse du café dans l'ancienne écurie...

Dernier détour par la boulangerie pour faire des provisions...




... et cap sur la Gaspésie !

En fin de journée, nous arrivons à Ste-Flavie.
Ste-Flavie est la porte d'entrée de la Gaspésie. Une sorte de passage obligé pour les touristes qui veulent faire le tour de la péninsule.

Nous y poserons nos bagages pour une nuit.


Demain, route vers le Parc National de la Gaspésie ! 

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie
 
Jour 2 : de Ste-Flavie à Ste-Anne-des-Monts (Parc de la Gaspésie)

Aujourd'hui, direction le Parc de la Gaspésie,
zone montagneuse protégée, pour un bain de nature sauvage.

En passant, un petit regard sur "Le grand rassemblement". 

"Le grand rassemblement" est une procession de statues semblant sortir de la mer, à l'initiative d'un artiste de la région, qui s'est approprié la plage et a su y imposer sa personnalité en y créant un centre culturel à son nom (on n'est jamais mieux servi que par soi-même !), centre qui rassemble tous les élèments nécessaires pour qu'une telle structure soit attrayante, associant une auberge-restaurant, une galerie de peinture, une boutique artisanale et une librairie où l'on peut y trouver bien sûr ses propres oeuvres, surtout ses oeuvres, picturales comme littéraires à tendance ésotérique...

Les Jardins de Métis seront notre halte du jour.
Nous y passerons une bonne partie de la journée.
Promenade, pique-nique, pleins de couleurs et pleins de soleil.



J'y reviendrai plus tard, dans un prochain article.

Continuant notre route en longeant la côte Nord de la péninsule,
un coup d'oeil sur le champ d'éoliennes de Cap-Chat.

En fin de journée, nous quittons la côte pour rejoindre le Parc de la Gaspésie où nous poserons la tente pour les deux prochaines nuits au milieu des montagnes.


Silence et crépitements.


Demain, c'est randonnée.

Les autres articles du voyage
Le tour de la Gaspésie


 Les Jardins de Métis

Pause verdure

"Au cours de l’été 1926, Elsie Reford (1872-1967) entreprend de
transformer en jardins son camp de pêche, qui se trouve au bord de la rivière Métis.
Situés sur la partie nord de la péninsule de la Gaspésie,
ceux-ci sont alors les jardins les plus nordiques de la partie est de l’Amérique du Nord."
(extrait du site Internet des Jardins de Métis).

La suite ici





Festival international des jardins 2010
aux Jardins de Métis

 Oursins

"Positionné parmi les festivals de jardins les plus importants à l'échelle internationale,
le Festival international de jardins aux Jardins de Métis présente des jardins éphémères
qui se situent à la croisée de plusieurs disciplines:
le design de paysage, le design de jardin, l'architecture, le design et l'art environnemental."
(extrait du site Internet)

La suite ici

Jardin de la connaissance

Réflexions suspendues

Avant de poursuivre le récit de notre périple, un peu de géographie !
Nous sommes partis de Ste-Flavie (en haut à gauche) et sommes à présent au Parc de la Gaspésie à la hauteur de Ste-Anne-des-monts, à 40 Km de la côte, dans la zone gris vert de la carte. (cliquer sur la carte pour l'agrandir)



Nous sommes en pleine montagne, mais rien de comparable aux Pyrénées ! Culminant à 1268 m avec le Mont Jacques-Cartier - plus haut sommet accessible aux randonneurs au Québec, 2e plus haut sommet au total (le plus haut - le Mont Iberville - se situant dans le grand Nord où "y fait frète en maudit"), le relief ressemble davantage à celui des Vosges.
Ces montagnes regroupées en une bande de 90 Km sur 10 Km parallèle au Saint-Laurent, de 20 à 40 Km à l'intérieur des terres, constituent le massif des Chics-Chocs, la fin de l'immense chaîne des Appalaches qui prend naissance aux Etats-Unis.

photo : ouellette001.com

 "L'altitude de ces montagnes influence profondément le climat qui modèle tout le paysage et crée une diversité d'espèces unique au Québec et même au monde. Plantes arctiques-alpines et paysages de toundra constituent l'habitat d'un troupeau de caribous des bois, derniers représentants de cette espèce au sud du fleuve Saint-Laurent." (extrait du site Internet du Parc)

Nous décidons donc de partir à la rencontre des caribous.

Jour 3 : ascension du Mont Jacques-Cartier (1268 m),
à la rencontre des caribous.

Départ : 9 h le matin.
Le temps est incertain. On annonce de la pluie mais le ciel semble hésiter. De toutes façons, les conditions météo, dans cette montagne-là, sont imprévisibles. À défaut de dépasser les nuages, nous resterons dessous. C'est mieux que de marcher en plein cagnard, sous un soleil de plomb...
Le départ du sentier se trouve à 40 Km du camping. Après 35 minutes de voiture et 12 autres dans une petite navette qui nous épargne les 4 premiers Km sur route, nous voilà partis pour une marche de 8,2 Km... dans les nuages !


Là-haut, après une heure de marche, le paysage devient désertique. L'humidité est totale et un petit vent frète vient nous glacer les joues. Évidemment, point de caribou ! Inutile de dire que si un caribou s'était pointé, nous ne l'aurions même pas aperçu dans ce brouillard à couper au couteau.

Là-haut, tout là-haut, au bout du bout du sentier, dans un horizon bouché, le découragement nous guette. Mais un gentil guide du parc nous a préparé un bon feu de bois dans le poèle du poste d'observation. Un peu de chaleur et de détente réconforte les randonneurs déçus de ne pas avoir rencontré le soleil... et les caribous !
De retour au centre du parc, en milieu d'après-midi, après avoir pris une bonne douche et s'être mis au sec, nous sommes allé prendre un bon goûter à la fameuse table du Gîte du Mont-Albert.
photos : Internet

On se gâte !
Après l'effort, le réconfort !

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