Toujours dans la série "petits loisirs créatifs" (quand je me lance, on ne m'arrête plus), voici notre dernier opus en progression. Je dis bien "notre" car Éric y contribue largement. Pendant qu'il se charge de l'aspect technique, je m'occupe de l'aspect artistique.
La petite histoire
J'avais depuis deux ans le projet de fabriquer une table bistro pour prendre le petit déjeuner, un café ou un verre de bière sur le petit balcon qui surplombe le patio et profiter de la vue plongeante sur le jardin arrière. Je me lançais dans une recherche effrénée d'un pied en fonte comme on en trouve partout dans les bistros parisiens, avec des pattes de lion ! Miraculeusement, Jacques, le compagnon de mon amie Françoise, en a trouvé un exactement comme je le voulais auprès d'une succursale du café Van Houte qui se débarrassait justement d'une grande quantité de son vieux mobilier entreposé dans un sous-sol et qui s'apprêtait à le jeter à la ferraille. C'est drôle comment la vie est faite, d'heureux hasards ou de surprenantes coïncidences.
Depuis, Éric a pris la peine de rénover le pied en fonte, de le nettoyer, de le consolider (nous sommes même allés jusqu'au Saguenay pour trouver les écrous métriques correspondant aux vis européennes), de le sabler, de le traiter contre la rouille, de le repeindre... et de préparer le plateau sur lequel je vais pouvoir travailler pour l'aspect plus "artistique". Si c'est pas formidable, ça ! Avoir un beau support me donne le cœur à l'ouvrage, me facilite considérablement la tâche et me permet de me concentrer sur l'aspect purement artistique et créatif du projet.
Le projet
Comme je l'avais fait il y a deux ans pour la grande table du patio, je voulais utiliser les restes de carreaux des précédentes rénovations pour carreler le plateau de la table façon "mosaïque".
Après avoir fait le tour des boîtes de chutes accumulées au sous-sol, j'ai choisi d'utiliser les restes des carreaux de terre-cuite dont nous avions recouvert les sols de la cuisine, des deux entrées et de la salle de bain des "artistes", les seules que j'avais en assez grande quantité et de la même épaisseur.
Deux teintes : rouge brique et caramel à la vanille !
Création du modèle
Pour décider de la répartition des couleurs, j'ai commencé par faire des simulations de dessin sur l'ordinateur afin de définir le motif final. Ce qui a abouti assez spontanément à ceci :
Après impression du résultat, en reportant le dessin sur du papier à taille réelle (grâce à un quadrillage rigoureux), j'ai fabriqué un patron dont j'ai pu reporter les contours au marker sur le plateau de la table.
Puzzle
À partir de là, nous entrons dans le vif de l'action !
La première étape consiste à briser à coups de marteau les carreaux de céramique pour obtenir mille et un petits morceaux de tailles sensiblement équivalentes. C'est la phase défoulement. Il y a un certain plaisir à cela !
Il s'agit ensuite de disposer les pièces du puzzle en veillant à trouver LA pièce qu'il faut pour aller LÀ où il faut... sans savoir si elle existe, mon parti (qui peut apparaître ici comme une contrainte) étant d'utiliser les pièces disponibles telles quelles, sans chercher à les retailler à la pince pour les ajuster.
Un travail de recherche, de concentration, d'imagination et de patience !
Des heures et des heures de plaisir !
Cela me rappelle les heures que j'ai passées jadis à faire des puzzles lors d'une hospitalisation, enfant. Ça n'avait duré que 10 jours, mais ça m'a marquée à vie. En réalité, je me souviens davantage de l'activité que de l'hospitalisation.
Progression
Ainsi, j'ai consacré ces deux derniers jours quelques bonnes heures à choisir, disposer, encoller et fixer les petits morceaux du puzzle (12 heures au total, je crois, encouragée par les voix estivales de la 1ère chaîne de Radio-Canada), et je n'ai absolument pas vu le temps passer, mais pas du tout ! Il y a quelque chose de zen dans cette activité.
Chaque fois, je n'ai réussi à m'arrêter que lorsque mes yeux se fermaient tous seuls et que je tombais de sommeil.
L'état du projet à ce jour, en cours de progression
Ce soir, j'aurai fini de disposer les petits morceaux. Il restera à fixer le plateau sur son support, à faire la finition du contour avec une bande de métal (ça, c'est pour Éric) et à faire les joints avec du coulis. J'avais essayé, il y a deux ans, le coulis à l'époxy pour la grande table. J'ai développé alors une allergie cutanée sévère à l'époxy dont les symptômes ont duré des mois et des mois. Nous testerons cette fois-ci le coulis à l'uréthane, "révolutionnaire" car, en plus d'avoir les mêmes propriétés de dureté, de durabilité et d'imperméabilité que l'époxy, il est flexible, non allergénique, facile à appliquer et à nettoyer, mais difficile à trouver par chez nous. Pour le moment, je cherche...
À suivre, donc !
N.B.: Soyez patients ! Le dénouement final risque de se faire attendre, les dernières étapes dépendant de la disponibilité des deux intervenants et du coulis à l'uréthane.
En attendant, j'ai d'autres projets en tête...
Vous trouverez la table achevée ICI !